Une nouvelle ère pour la concentration bancaire en AuRA ?
Marie Lyan
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Une fois encore, la région Auvergne Rhône-Alpes pèse lourd dans la balance, et le secteur bancaire n'y fait pas exception : selon les chiffres de la Fédération Bancaire Française (FBF) et de la Banque de France, la région AuRA héberge en effet 3.309 agences ainsi que 32.100 salariés, pour près de 236,5 milliards d'euros de crédits annuels accordés.
Avec à l'intérieur, un poids sans surprise non négligeable pour la région du Rhône (747 agences), suivie par l'Isère (487 agences). Même chose en matière d'emploi, puisqu'Auvergne Rhône-Alpes est le second employeur du secteur bancaire, juste après l'île de France.
C'est justement sur ces deux centralités que la banque Auvergne Rhône-Alpes, filiale du groupe Crédit du Nord aujourd'hui concernée par le projet de fusion avec la Société Générale, est implantée : à raison d'un siège social à Grenoble, et d'un siège central à Lyon. Un positionnement qui reflétait bien l'ancrage territorial dans une région, où les deux grandes métropoles rayonnent plus particulièrement.
Ce nouveau projet de regroupement, basé sur une double justification liée à la fois au contexte sanitaire actuel, mais également à un environnement économique défavorable (environnement de taux bas, investissements nécessaires en matière de digitalisation et de conformité réglementaire, etc), commun à l'ensemble de la filière, laisse cependant planer à nouveau des doutes concernant l'ouverture d'une nouvelle phase de consolidation du secteur bancaire. Qu'en est-il réellement à l'échelle régionale ?
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En Auvergne Rhône-Alpes, l'une des principales opérations dans ce domaine avait été la fusion, au 1er janvier 2017, entérinant le regroupement des Banques Populaires des Alpes, Loire et Lyonnais et du Massif Central, au sein du groupe BPAURA. Deux ans plus tard, le groupe BP AURA (3.400 collaborateurs, 300 agences au sein de 15 départements, 1 million de clients) tirait un premier bilan lors de ses résultats annuels, dont un bénéfice net en hausse de 14%, et des charges d'exploitations réduites de 1%, allant de pair avec une réduction du nombre de collaborateurs (ils étaient 3.840 avant la fusion).
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Marie Lyan
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