Société Générale : l'idée d'une marque unique à tout le réseau tient la corde
Florine Galéron et Eric Benhamou
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Reuters
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Article mis à jour à 20h00.
C'est un véritable « big bang » dans la banque de détail en France que prépare la Société Générale. Il est rare que nombreuses enseignes, comme la Banque Tarneaud, la Société Marseillaise de Crédit ou la Banque Courtois, souvent centenaires, soient appelées à disparaître du paysage bancaire. C'est pourtant bien ce qui risque de se passer. Selon nos informations, la banque au logo en rouge et noir envisage, en effet, dans le cadre de la réorganisation de son réseau, de « fondre » sa filiale Crédit du Nord et ses huit filiales régionales au sein d'une seule et même enseigne, Société Générale.
Lorsque les réflexions sur l'avenir du réseau ont été lancées, sous la responsabilité de Sébastien Proto, directeur général adjoint, en charge des réseaux, trois scénarios ont été envisagés : la vente du Groupe Crédit du Nord, la fusion de la Société Générale et du groupe Crédit du Nord pour créer une nouvelle entité et une nouvelle marque en France et, enfin, l'absorption des réseaux du groupe Crédit du Nord au sein du réseau Société Générale. C'est donc cette dernière option qui serait retenue par l'étude menée en interne.
Sollicitée par La Tribune, Société Générale a "catégoriquement" démenti cette information. Dans un communiqué publié dans la soirée, le groupe réaffirme "que jamais la direction générale n'a acté une telle décision qui aurait prise au mépris de la méthode de consultation et de réflexion mise en place au travers de l'étude".
Les conclusions de cette étude seront en effet présentées, le 30 novembre prochain, au conseil d'administration du groupe, avant une consultation auprès de l'ensemble des comités sociaux et économiques (CES) d'ici la fin de l'année. Ces derniers auront alors quatre mois pour se prononcer. C'est un chantier de longue haleine qui s'engage, d'au moins deux ans.
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Mais, selon des sources syndicales,c'est bien cette option de l'absorption qui sera privilégiée. Et l'inquiétude est vive. Les syndicats redoutent des doublons, notamment dans les fonctions support, et des suppressions d'agences, si la spécificité des enseignes devait disparaître.
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Florine Galéron et Eric Benhamou