LA TRIBUNE - Les Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 2022, qui rassemblent 3.000 athlètes de haut niveau sur 3 sites (Pékin, Yanqing et Zhangjiakou) démarrent ce vendredi 04 février. La Chine n'est pas considérée comme un pays de ski historiquement, mais ce marché a connu un grand coup d'accélérateur avec la préparation des Jeux Olympiques (JO), y compris pour les entreprises françaises ?
BENOIT ROBERT - Historiquement, les Français sont arrivés sur le marché chinois par l'intermédiaire de l'entreprise grenobloise Poma, qui a fait ses débuts avec la construction d'une remontée pour la Grande muraille de Chine. Il s'agissait d'une installation touristique, mais rapidement, la demande s'est orientée vers des commandes provenant des stations de ski.
Les premières ont été réalisées entre les années 1990 et 2000, puis ce marché a connu une brutale accélération à compter de 2015, date à laquelle la Chine a été retenue par le Comité International Olympique pour accueillir les Jeux de Pékin en 2022. Plusieurs bureaux d'études français ont été sollicités en prévision de ces Jeux comme le savoyard Abest, qui a dessiné les sites nordiques pour les Jeux, Geode, qui a travaillé sur les sites de ski alpin, ou MDP Consulting, qui a planché sur la diversification de l'offre touristique.
La Compagnie des Alpes a apporté une aide à l'exploitation, à la formation des professionnels et à des réflexions sur l'avenir des sites olympiques, tandis que les équipementiers n'ont pas été en reste, avec Poma et MND Group pour les remontées mécaniques, mais aussi sur la neige de culture. Sans oublier les groupes Club Med ou Pierre et Vacances, qui ont installé leurs villages sur les sites olympiques.
Est-ce à dire qu'à l'heure où de fortes préoccupations émergent pour une diversification du tourisme hivernale, les acteurs français auront paradoxalement profité de cette expérience en Chine pour tester également de nouveaux modèles ?