Le ciel finira-t-il par s'éclaircir pour le réseau Go Sport, avant que celui-ci ne connaisse le même sort que son cousin Camaïeu, lui aussi détenu par le groupe Hermione People & Brands (HPB), propriété de l'homme d'affaires bordelais Michel Ohayon à travers sa filiale de la Financière immobilière bordelaise (FIB) ?
Avec la charge de mener sa propre enquête, et notamment de faire la lumière sur une ponction de 36 millions d'euros réalisée au cours des derniers mois (et dont les salariés soupçonnent qu'elle ait pu servir à payer les salaires des anciens employés de Camaïeu, dont la liquidation a été prononcée fin septembre). Après la remise des conclusions d'un rapport remis au tribunal le 9 janvier et demeuré confidentiel, une nouvelle audience doit à nouveau se tenir à huis clos, ce lundi 16 janvier au matin.
Entre temps, le groupe HPB avait répondu en nommant un nouveau directeur général pour remplacer le départ de Benoît Verdier, resté moins d'une année en poste : et il ne s'agit pas de n'importe quel profil, puisque le bordelais a choisi, pour venir à la rescousse du réseau Go Sport (2.160 salariés, 223 magasins dont 80 magasins affiliés), un spécialiste de la restructuration d'entreprise.
Celui que beaucoup surnomment également « le liquidateur », Patrick Puy, a en effet mené une carrière qui l'a amené à s'occuper du dépôt de bilan du groupe Moulinex-Brandt en 2001, jusqu'au démantèlement de Vivarte, dont il a été PDG de 2016 à 2021.
Diplômé de l'École polytechnique et ingénieur de l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, ce nouveau profil a donc été chargé, par la maison-mère HPB, de « poursuivre la nécessaire transformation de Go Sport » en « s'appuyant sur sa solide expérience dans la mutation des entreprises ».