Le plus souvent, les vacanciers se rendent au ski durant les vacances de Noël comme de février sur une semaine, c'est-à-dire du samedi au samedi. Un calendrier calqué sur les vacances scolaires françaises et sur l'organisation mise en place par une chaîne des acteurs de la montagne (hébergements, services de nettoyages, écoles de ski...), qui s'observe aussi depuis plusieurs années sur les routes, demeurant encore de loin le principal mode d'accès aux stations. Et aussi celui qui pèse le plus sur l'empreinte carbone de l'industrie du ski (pour 70 % des émissions carbone du secteur).
Un phénomène qui s'observera ce week-end encore : à l'occasion du coup d'envoi des vacances d'hiver de la zone B, ce sont près de 35 000 véhicules qui sont attendus ce samedi dans la montée, rien que dans la vallée de la Tarentaise, et près de 30 000 véhicules à la descente.
Une affluence qui provoque, chaque année, d'importants embouteillages sur les principaux axes, situés en amont des stations de ski. Avec, ce mois de février, une complexité supplémentaire puisqu'un éboulement de 50 mètres cubes de roches, intervenu samedi dernier en amont de la commune de Moûtiers — un carrefour particulièrement emprunté pour accéder aux stations de 3 Vallées —, aura eu pour effet de paralyser l'itinéraire principal permettant de rejoindre les massifs.
Mais les acteurs locaux savent depuis plusieurs années que la réponse ne sera pas uniquement routière, d'autant plus dans la perspective des JO 2030 des Alpes, où trois des épreuves reines se dérouleront en Tarentaise.