Le parc immobilier tertiaire de la Métropole de Lyon représente environ sept millions de mètres carrés. Et si 2019 avait constitué une année "record", jugée même "exceptionnelle" pour ce marché (avec 443.000 m2 placés), la crise avait eu raison de son envolée, puisque les volumes ne se sont relevés, depuis, que de 218.000 m2 commercialisés en 2020, contre 293.000 m2 en 2021.
"Dans un contexteéconomique, social et géopolitique de plus en plus tendu, lemarché tertiaire lyonnais maintient sa dynamique et garde le capavec plus de 221.500 m² commercialisés àfin septembre 2022.Cette tendance, portée par le regaind'activité des grandes signatures, ne faiblit pas etpermetune croissance de 20 % desvolumes commercialisés sur 1 an et de + 13 % par rapport à la moyenne décennale", selon le cabinet en immobilier tertiaire JLL, qui accompagne les bailleurs et les entreprises dans leurs investissements et transformations.
Au regard des chiffres, le troisième trimestre de 2022 semble déjà plus avancé que celui de 2021, ce qui semble confirmer la dynamique envisagée par JLL.
Concernant le premier semestre 2022, "avec 169.000 m² placés, Lille confirme sa pole position, en détrônant, pour le deuxième trimestre consécutif, Lyon, qui atteint 147.000 m² commercialisés", remarque le cabinet BNP Paribas Real Estate. Lyon occupe donc désormais la deuxième place devant Aix/Marseille (86.0000 m2), Nantes (73.000 m2), Montpellier (71.000 m2) et Bordeaux (66.000 m2).
Selon JLL, si le nombre de transactions s'affiche en légère baisse, elles sont cependant aussi plus conséquentes en termes de surface. Les grandes surfaces (plus de 1.000 m2) représentent ainsi près 60% de des surfaces commercialisées. Un marché qui a d'ailleurs augmenté de +37% en un an (+16% sur la moyenne décennale) dans la capitale des Gaules, alors que celui des moyennes surfaces (500 - 999 m²) n'a augmenté que de +3%.