Avec plus de 215.000 habitants, soit le quart de la population de Haute-Savoie, l'agglomération du Grand Annecy (et ses 34 communes) pèse lourd dans la démographie du département, mais aussi dans son économie puisqu'elle concentre près d'un tiers des travailleurs du territoire.
Dans ce cadre, le plan d'urbanisme intercommunal - qui doit permettre, dès 2026, de mettre au diapason l'aménagement des communes de l'Agglomération du Grand Annecy pour les 15 ans à venir - est attendu de pied ferme. Arrêté fin décembre et présenté aux élus, il fait aujourd'hui l'objet d'une enquête publique, ouverte jusqu'au 27 juin. Mais d'ores et déjà des voix s'élèvent contre celui-ci, notamment celle des professionnels de l'immobilier et de la construction.
Nicolas Bonnet, directeur général du groupe Artis et président du pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment en Haute-Savoie, critique « une position dogmatique sur le fait de réduire la construction sur un territoire en demande » couplée à des règles qui vont durablement empêcher la construction.
« C'est le premier plan intercommunal de l'Agglomération, qui a été fondé en 2017 et qui réunit 34 communes », rappelle Frédérique Lardet, présidente du Grand Annecy dont l'enjeu est de répondre aux objectifs de la loi zéro artificialisation nette (ZAN) qui nécessite de « diviser par deux les surfaces artificialisées par les communes au cours des 10 dernières années d'ici à 2040 ».