Crédit du Nord - Société Générale : l’alerte des syndicats résonne jusqu’en AuRA

Marie Lyan
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Epais de 1.600 pages, le rapport commandé et remis récemment par le cabinet d'expertise Secafi, alerte sur l'existence de plusieurs risques inhérents au projet de fusion des deux réseaux Crédit du Nord - Société Générale.
Ce projet, annoncé à l'automne dernier, visait ainsi à rapprocher les deux réseaux, en passant de 2.100 agences au niveau national à environ 1.500 d'ici fin 2025, pour une réduction nette de la base des coûts attendue « de plus de 350 millions d'euros » en 2024, et « 450 millions par an dès 2025 », moyennant des coûts de restructuration compris « entre 700 et 800 millions ».
Avec un effectif global qui regrouperait les 20.000 salariés du périmètre BDDF (réseaux et siège) de « la Générale », et les 7.800 collaborateurs du Crédit du Nord et ses filiales sous un dénominateur commun.
« Ce rapport qui a été réalisé par un cabinet d'expertise indépendant représente un véritable coup de massue. Nous sommes dans un cercle vicieux où depuis 10 ans, à chaque fois que le PNB baisse, la réponse est uniquement de supprimer des agences et de centraliser », regrette Joséphine Laforêt, déléguée CFDT de la Banque Laydernier.
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Si officiellement, le projet de l'enseigne au logo noir et rouge ne communique pas le nombre de postes touchés, leur nature ou encore le maillage d'agences envisagé, le rapport Secafi en a traduit les conséquences en matière sociale, et envisage qu'il pourrait conduire à la suppression de 5.000 à 6.000 emplois à terme. « Ces variables ont été évaluées et confirmées par le rapport d'expertise, en partant de l'objectif et des ambitions du projet, qui annonce 450 millions d'euros d'économies et 30% d'agences en moins », glisse Joséphine Laforêt.
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