Annecy va bientôt achever la phase de concertation concernant sa future ZFE-m (Zone à faible émission mobilité). Classée en « territoire de vigilance par l'État », elle entrera en vigueur au 1er janvier 2025 : une première étape, « ultra-light », qui ne concernera que 700 véhicules immatriculés sur son territoire. Une deuxième étape est attendue pour 2028, ce qui devrait laisser le temps à la communauté d’agglomération de se construire un réseau de transports en commun plus performant.Entamée mi-décembre, la concertation doit s'achever d'ici une dizaine de jours, le 16 février très précisément. Elle doit permettre à la communauté d'agglomération du Grand Annecy (34 communes ; 215.286 habitants) de recueillir l'avis des habitants de son territoire, des associations, des entreprises, des communes et collectivités voisines etc, quant à la mise en œuvre de sa zone à faibles émissions mobilité.
Classé en « territoire de vigilance par l'État », et conformément à la loi « Climat et résilience », le Grand Annecy doit en effet mettre en place sa ZFE-m d'ici le 1er janvier 2025.
L'enjeu ? Évidemment, améliorer la qualité de l'air du Grand Annecy. Et en la matière, la ville ne fait pas vraiment figure de première de la classe, même si, selon une étude récente publiée mi-décembre par le Figaro, elle occupe la première place des villes de plus de 50.000 habitants dont la pollution a le plus baissé entre 2011 et 2021 (-43,11% pour les quatre polluants retenus dans l'étude, calquée sur un indicateur développé par AtmoSud : dioxyde d'azote, ozone, ainsi que les particules fines PM10 et PM2,5).
Malgré cette nette amélioration, Annecy continue d'afficher, selon la même étude, des niveaux de pollution bien supérieurs à certains territoires à la population comparable, comme Clermont-Ferrand par exemple.
Selon les chiffres fournis par le Grand Annecy, 69% des émissions d'oxydes d'azote sont générés par le trafic routier et seraient responsables de 59 décès prématurés par an sur son territoire. Les particules fines, elles, engendreraient 121 décès prématurés chaque année.
Une ZFE-m « light » pour commencer
La mise en place de cette ZFE-m, qui couvre la moitié du territoire (en termes de population), se fera progressivement. Et c'est un euphémisme : la première étape qui entrera en œuvre au 1er janvier 2025, ne concernera que les véhicules non classés c'est-à-dire ceux dont le niveau de pollution est jugé trop élevé pour atteindre le niveau 5 des vignettes Crit'Air.
Stéphanie Gallo Triouleyre