Après Grenoble, c'est désormais Lyon qui entre en résistance. Attaquées de toutes parts depuis quelques mois par les services de l'État, les délibérations votées par plusieurs collectivités de gauche, instaurant des autorisations spéciales d'absence pour de nouveaux motifs (règles incapacitantes, interruption naturelle ou volontaire de grossesse, congé 2e parent) se retrouvent à nouveau sur le devant de la scène.
A quelques jours de la journée internationale des droits des femmes, la Ville de Lyon a fait savoir qu'elle entrait « en résistance » face à un courrier du 10 février dernier, adressé par la préfète du Rhône, Fabienne Buccio. Celui-ci réclamait que les deux collectivités lyonnaises (Ville et Métropole) ayant adopté fin 2023 (sous forme de délibération ou expérimentale) un congé spécial pour règles douloureuses retirent ces dispositions, jugées contraires à la jurisprudence.
En s'appuyant sur les ordonnances en référé rendues le 20 novembre dernier par le Tribunal administratif de la Haute-Garonne, soulevant « le caractère illégal de la création des ASA congé menstruel, congé lié à une interruption médicale, volontaire ou naturel de grossesse, congé paternité et d'accueil d'un enfant », ainsi que sur « la décision du Tribunal administratif de Grenoble du 17 février 2025 allant dans le même sens », la Préfète du Rhône a en effet demandé aux deux collectivités « de mettre fin à leurs expérimentations », confirment ses services.