Elle peut ressembler à un vieux serpent de mer, et en même temps, à un sujet qui cristallise des inquiétudes tant sociales, qu'économiques et opérationnelles à l'égard de l'opérateur français historique, qu'est la SNCF. L'ouverture à la concurrence du marché du transport ferroviaire, engagée par des réglementations européennes transposées au sein de la loi française depuis 2018, n'est pas nouvelle, mais elle s'approche doucement mais surement de sa gare d'arrivée...
Car si la loi fixe ainsi désormais la date butoir de janvier 2021 dans le cas des TGV, et de fin 2023 pour les TER et trains d'équilibres du territoire (TET), dans les faits, certaines Régions ont déjà lancé des appels d'offres, en vue d'anticiper le renouvellement des concessions TER passées sur plusieurs années avec leur opérateur historique, la SNCF.
Car depuis 2002, ce sont bien les Régions qui ont hérité de la gestion des TER, et qui y consacrent un budget estimé à plus de 5,5 milliards d'euros par année. La Région Auvergne Rhône-Alpes y affecte elle-même une enveloppe annuelle de 1,3 milliards d'euros (coûts de fonctionnements), soit un tiers de son enveloppe dédiée aux transports.