Ligne Lyon – Grenoble : passe d’armes entre la Région et la SNCF, après une réduction du trafic par deux

Marie Lyan
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Alstom

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L'ouverture à la concurrence n'est pas encore effective en Auvergne Rhône-Alpes (et pas forcément une option avancée d'ailleurs, à ce stade, par la nouvelle mandature LR de Laurent Wauquiez), mais le dernier épisode en date pourrait prendre, à ce titre, une résonance particulière.
Cette semaine, la SNCF vient d'informer la Région qu'elle allait procéder à une diminution immédiate du nombre de TER, de l'ordre de 50% quotidiennement, sur la ligne Lyon-Grenoble. Et ce, durant les quinze prochains jours.
En retour, la Région est montée immédiatement au créneau par voie de communiqué ce mardi, avec une position tranchée : « Une telle annonce, du jour au lendemain, pour la Région et pour les voyageurs, qui vient s'ajouter à une longue liste de dysfonctionnements, n'est pas acceptable », estime l'exécutif régional, avançant que d'autres réductions de dessertes significatives toucheraient également d'autres lignes, comme Chambéry/Grenoble, Grenoble/Saint-Marcellin ou Mâcon/Lyon.
Le tout, en rappelant dans son courrier que la Région Auvergne Rhône Alpes, « autorité organisatrice des mobilités », alloue un budget annuel de 800 millions d'euros à la circulation ferroviaire, comprenant à la fois les investissements nécessaires en matériel et la convention annuelle passée avec SNCF.
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Une convention dans laquelle l'exécutif régional avait par ailleurs intégré la ligne TER Grenoble/Lyon parmi « les lignes stratégiques faisant l'objet d'un paiement de bonus ou de malus en fonction de la circulation des trains afin d'améliorer la régularité de cette ligne ». En 2018, la Région avait par ailleurs exigé de la SNCF de renforcer les effectifs de ses centres de maintenance afin de limiter l'indisponibilité de ses rames.
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Marie Lyan