Sur le fond, habitants, professionnels et élus s'accordent globalement à dire que la ZFE (zone à faibles émissions), en tant que dispositif pour lutter contre la pollution atmosphérique en ville, est un outil pertinent. Sur la forme, son acceptation et sa mise en application, elle divise encore.
Les questions en suspens restent toutefois sur la façon dont va être déployée cette ZFE et les accompagnements de la Métropole pour aider les habitants. Autant de sujets qu'ont pu aborder les grands lyonnais lors de la concertation publique, qui s'est tenue du 3 septembre 2021 au 5 mars dernier.
Le 1er mars, une réunion de synthèse de cette concertation s'est tenue avec des habitants de la Métropole et des élus. Au total, la concertation a réunie quelques 4.200 participants.
En préambule, il a notamment été évoqué que la ZFE est avant tout un "sujet crucial de santé publique de lutte contre la pollution". Mais sa mise en place "crée des inquiétudes légitimes".
Laurence Boffet, a rappelé que la ZFE est "une disposition de la loi nationale qu'on doit appliquer dans toutes les métropoles de plus de 150.000 habitants". En effet, les ZFE ont été rendues obligatoires par la Loi d'orientation des mobilités de fin 2019 et la loi Climat et résilience du 22 août 2021, qui fixe un échéancier d'interdiction aux communes de plus de 150.000 habitants.