Ma feuille de route avait l'objectif de transformer l'entreprise et d'amorcer son chemin vers la croissance. Et cela, alors que j'ai passé 17 ans de ma carrière chez Valeo sur des postes très opérationnels, où j'ai pu monter des usines et contribuer à la stratégie de transformation du groupe sur des cycles de 10 à 15 années notamment, avec la définition de plans stratégiques et d'acquisitions adjacentes. Puis chez Solvay, où j'ai pu réaliser l'intégration et la transformation vers une offre de chimie de spécialité notamment. J'ai donc pris en main mes nouveaux sujets chez Navya depuis janvier, avec une découverte de la situation et de points qui étaient à régler.
Avec parmi eux, le passage à l'industrialisation, mais pas seulement ?
Il y a effectivement l'enjeu du passage à l'échelle, car il existe beaucoup de signaux en faveur du véhicule autonome, qui n'est plus un épiphénomène, et une réglementation qui évolue. Cependant, je n'ai pas pu tracer de ligne droite : le premier semestre a consisté en une réactivation des relations avec nos parties prenantes, y compris avec nos actionnaires historiques comme Valeo et Bpifrance, ce qui est important à la fois pour définir la feuille de route technologique et donner de la visibilité.
Navya est donc idéalement positionné pour répondre aux attentes du marché comme l'atteste par exemple la pré-commandes de 100 navettes par notre distributeur sur le territoire japonais annoncé l'été dernier.