La question des accès du Lyon-Turin n'en finit pas de serpenter en coulisses, sans pour autant être actée à ce stade... En cette fin d'année, le dossier de cette LGV au budget qui se compte en milliards d'euros est particulièrement sensible : il faisait l'objet d'une commission intergouvernementale à Rome ce mardi, avant d'être à l'agenda du Conseil d'orientation des infrastructures (COI) : une instance certes, consultative, mais dont l'avis est regardé de près par le gouvernement.
A l'agenda tous les cinq ans, le rapport qui doit être remis par cet organisme, présidé par le député apparenté Renaissance et vice-président de la région Grand Est, David Valence, pourrait même s'avérer déterminant pour le dossier du Lyon-Turin, dont la question des accès piétine depuis de nombreuses années.
"Le COI est une démarche un peu confidentielle, qui échappe au grand public, mais qui est fondamentale dans la mesure où ce conseil, composé d'élus et de représentants des administrations concernées, a pour mission de fixer la trajectoire d'investissements de l'Etat sur les grands projets de transports, avec des recommandations budgétaires sur cinq ans, et une vision des trajectoires plus larges à 5, 10 et 15 ans", explique Stéphane Guggino, délégué général de la Transalpine, l'association qui fédère les acteurs et collectivités en soutien au projet de LGV, en projet depuis près d'une décennie.
Mais si le calendrier des accès français à ce projet XXL piétine depuis de longs mois -sans que la récente visite de Clément Beaune à Lyon n'y ait pour l'heure rien changé-, celle de l'infrastructure principale du tunnel (sur 58 kilomètres) est déjà sur les rails. Des travaux de creusement de l'entrée du tunnel principal, côté français, viennent même de démarrer le 8 décembre, alors qu'une portion centrale de 10 km a déjà été creusée.
Avec à la clé, un budget de 8,6 milliards d'euros et une livraison prévue en 2030.