Immobilier : quand les temps sont durs, la colocation est une solution

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Alors que l’offre globale de logement en colocation a baissé de 16% en 2013, la demande reste elle constante dans les grandes villes françaises, selon les données du site spécialisé Appartager.com. La situation se tend.

Réputé comme étant un moyen de se loger à moindre frais, la colocation est en train de voir son marché se tendre sous le poids d'une offre en diminution et d'une demande solide. Selon les données du site spécialisé Appartager.com, collectées dans 7 des plus grandes villes françaises ( Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, Rennes, Montpellier), l'offre globale a en effet baissé de 16% en 2013 par rapport à 2012, alors que la demande est restée stable.
La faute à un marché de l'immobilier qui tourne au ralenti en cette année 2013, mais aussi à l'absence de cadre juridique dédié à la colocation. Il n'existe par exemple pas de contrat de colocation. On parle plutôt de bail avec plusieurs locataires ou cotitulaires et dans lequel ils s'engagent solidairement vis-à-vis du bailleur pour le paiement du loyer et du mobilier dégradé. En fait, "il n'y a pas de produits spécifiques de garanties ou d'assurances dédiés à la colocation", explique Antonia Piersanti, responsable France d'Appartager.com. Résultat,  les propriétaires sont confrontés à davantage d'obstacles s'ils veulent louer en colocation, ce qui peut les décourager.

Un resserrement entre demandeurs étudiants et jeunes actifs

Pour ne rien arranger, la demande de colocations devrait rester soutenue dans les prochaines années. L'étude d'Appartager.com note notamment qu'à Paris, les étudiants, principaux occupants des collocations (48% des demandeurs en juin à Paris), voient d'autres types de profils les concurrencer. "On constate un resserrement du rapport entre demandeurs étudiants et jeunes actifs en comparaison des autres villes universitaires", indique le site Appartgaer.com.
Pour les jeunes actifs aux revenus modestes notamment, le prix du logement devient en effet inaccessible dans les zones tendues. La colocation devient pour eux le moyen idoine pour se loger à prix plus abordables et dans des conditions décentes.
Par exemple, le loyer moyen proposé à Paris par l'ensemble des offres de colocations du site Appartager.com s'élève à 540 euros par mois en 2013, contre 500 en 2012. A titre de comparaison, en fin d'année dernière, l'Agence départementale d'information pour le logement de Paris (Adil 75) a réalisé une enquête sur le logement des jeunes locataires qui a évalué le montant moyen du loyer acquitté par les locataires enquêtés à...742 euros!
Malheureusement, tout laisse à penser que l'écart de loyer entre la colocation et le reste du marché va rétrécir au regard de la structure de l'offre et la demande.

La loi Duflot permettra à davantage de monde d'accéder à la colocation

D'autres profils arrivent d'ailleurs en masse vers la colocation comme "les séniors, les actifs de plus de 35 ans, les salariés en mobilité ou les personnes divorcées qui ont peur de se retrouver isolées", constate Antonia Piersanti. Ce sont cependant les mères seules qui, après les jeunes actifs, sont les plus représentées en colocation, estime la responsable France d'Appartager.com.
La demande pourrait même croître une fois la nouvelle loi Duflot adoptée au Parlement. Les nouveaux dispositifs qui y sont intégrés font notamment évoluer "la clause de solidarité garantissant jusqu'alors les bailleurs contre les impayés", indique Antonia Piersanti. En effet dans le projet de loi, le ministère du logement indique que "pour favoriser la colocation, la clause de solidarité en cas de colocation sera limitée : le colocataire sortant sera ainsi libéré de cette clause s'il est remplacé, avec l'accord de son bailleur par un autre colocataire". La réaction des propriétaires à cette nouvelle mesure sera également à observer de près.

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Commentaires
a écrit le 29/11/2013 à 14:20 :
C'est faux ! Il existe pourtant un réseau franchisé d'agences spécialisées dans la colocation en France, renseignez-vous ! Ça s'appelle l'Auberge, L'agence de colocation. Un contrat de bail individuel est fourni, pouvant nous donner la possibilité d'être indépendant financièrement et juridiquement. Donc pas besoin de payer le loyer manquant d'un des colocataires (car bon au final, on ne les connait pas vraiment). J'ai pu faire ma demande d'APL et même LOCAPASS sans problème. J'ai payé 90€ de frais d'agence. Mais sans regret l'appartement était complétement équipé et le mobilier était neuf et moderne et la fille qui s'en occupé très sympa :).
a écrit le 03/09/2013 à 11:39 :
Que va t il se passer si dans une colocation, le colocataire peut partir sans être redevable d'aucune garantie sur les loyers futurs envers le propriétaire, en laissant son ancien colocataire dans les lieux qui n'a pas forcément la possibilité de payer ?
Réponse : le propriétaire ne prendra pas de risque et ne louera plus à aucun colocataire.
Comme toujours les bonnes intentions en matière d'immobilier aboutissent à un résultat contraire à ce qui était souhaité.

On ne peut pas demander à un propriétaire privé d'acheter cher un bien immobilier, (les frais de notaire augmentent encore), de s'endetter, de payer des impôts fonciers qui augmentent sans cesse, et de ne pas pouvoir faire partir avant 2 ans un locataire de mauvaise foi qui ne paye pas.
a écrit le 27/08/2013 à 16:59 :
Nous on est des musicos. On est 6 dans un 3 pièces. Résultat : il nous reste plein de fric pour se saouler la gueule...
a écrit le 27/08/2013 à 14:25 :
Bientôt tous en logements communs comme dans la sinistre époque soviétique
Réponse de le 27/08/2013 à 15:01 :
@arthur: tu as raison, mais ce système existe aussi dans les pays anglosaxons sans qu'on en parle trop, parce qu'en Occident, c'est démocratique et chez les autres, c'est "sinistre" :-)
Réponse de le 27/08/2013 à 15:14 :
Les logements en commun ne datent pas de l'époque soviètique. il n'y a pas si longtemps en France tout le monde vivait sous le même toit et c'est pour cette raison entre autre que beaucoup de cité ont été construites.
Réponse de le 27/08/2013 à 16:57 :
Vous avez raison : je vis actuellement aux USA. Comme les loyers sont très chers et les salaires faibles , on est en colocation dans un 2 pièces. En faisant preuve d'ingéniosité , on arrive à y tenir à 4.
a écrit le 27/08/2013 à 10:22 :
Louer une maison en colocation me permet aussi d'augmenter le loyer, c'est toujours intéressant pour nous retraités qui souffrons de la hausse des impôts.
Réponse de le 27/08/2013 à 11:46 :
profiter de la desesperance, c'est pas les salopards qui manquent...plus rares, ceux qui s'en vantent.
Réponse de le 27/08/2013 à 12:09 :
En effet. Lorsqu'on est un pauvre retraité qui ne demande qu'à faire fructifier sa maigre retraite... Et ... vous avez beaucoup d'autres logements..??
Réponse de le 27/08/2013 à 13:22 :
Personne ne vous interdit d'épargner dans la pierre pour pouvoir à 60 ans, vivre décemment.
Réponse de le 27/08/2013 à 14:49 :
Clair que la décence des uns s'arrête là où commence celle des autres...
Réponse de le 29/08/2013 à 13:19 :
Le temps passe mais le troll est toujours aussi bon.
a écrit le 27/08/2013 à 8:00 :
C'est cela le regroupement familial!
Réponse de le 27/08/2013 à 12:09 :
Il n'y a que ceux qui ont déjà vécu en colloc qui savent que c'est l'enfer.
a écrit le 26/08/2013 à 23:39 :
Avec des dizaines d'années de retard sur le Royaume Uni, les français n'auront bientôt plus le choix si l'immo ne baisse pas, avec de moins en moins de capacité de financement pour le poste du "logement". J'y ai goûté à l'étranger, tous le monde n'est pas fait pour la collocation. Bonne chance à ceux et celles qui n'auront plus le choix. Bientôt ce sera le retour des pensions, comme aux XIX eme, que l'on retrouve dans la littérature chez Balzac (le père Goriot) ou Dotoïevski (crime et châtiment). Préparez vous a une belle régression sociale.
Réponse de le 27/08/2013 à 10:15 :
Tout à fait de votre avis + 1000000 on ne le voit venir que lentement, mais entre la régression au travail, pour se loger, pour la santé, pour TOUT! nous allons nous retrouver comme vous le dites si bien, et sans plaisanter (ce n'est pas pour tout de suite, évidemment..tout grand changement de vie prend un certain à se mettre en place !) dans des gargottes qui seront de nouveau à la mode, où tout le monde se retrouve, fini la tranquillité, l'intimité etc, etc.....se supporter, faire des concessions, fermer sa g..ule, wouhaaaa ! quelle perspective réjouissante ....Pauvres de nous !
a écrit le 26/08/2013 à 23:11 :
colocation, covoiturage, coplat du jour, coclope ca va s'arreter ou ?
Réponse de le 27/08/2013 à 10:09 :
On nous impose, on nous enfume, on nous ment, on NOUS DIRIGE de force ici ou là..et la LIBERTE, elle est où?? avez vous remarqué qu'il y en a de moins en moins? Ils veulent que nous vivions à 10 ou 12 comme des cloportes dans un bocal, "tous ensemble, tous ensemble, ouais " !pendant que eux, vivent dans des manoirs et apparts luxueux, ils nous prennent pour des C..NS !! à quand une baisse raisonnable des loyersq? à quand la construction de logements sociaux? il sert à quoi le livret A?? Gangsters !!!
Réponse de le 27/08/2013 à 10:17 :
c'est vers le 'tout ensemble " que nous allons à grands pas hélas ! de quoi péter les plombs !!
a écrit le 26/08/2013 à 21:21 :
On se loge peut être à moindre frais, mais il faut une endurance à toute épreuve, et une patience,diplomatie infinies.....
a écrit le 26/08/2013 à 21:01 :
Ils avaient promis de bloquer les loyers, paroles paroles, la solution serait de faire baisser les loyers en mettant sur le marché plus de locations à loyers modérés.Les salaires ne suivent pas la courbe ascendante des augmentations de loyers Il n'y a pas de volonté politique et pour cause! . L'UNPI.à plein pouvoir, soutenu par les politiques de gauche et de droite qui détiennent un important patrimoine.
Réponse de le 26/08/2013 à 22:19 :
Il faut pas de logements à loyer modérés, mais tout simplement plus de logements, c'est mécanique c'est la loi de l'offre et de la demande.
Réponse de le 27/08/2013 à 6:42 :
Ah ouais ? Et on fait comment si le foncier n'est pas libéré ? Ne ne parlez pas d'incitations fiscales et autres PTZ qui sont juste des facteurs d'inflations et de spéculation !
Réponse de le 27/08/2013 à 12:23 :
pour baisser les loyers, il faudrait arrêter de taxer et d'imposer des diagnostics et autres obligations légales à n'en plus finir aux propriétaires qui croulent désormais sous ces textes de loi. Et les services HLM ne font plus leur travail car ils préfèrent garder des salariés aux hauts revenus plutôt que de prendre le risque d'avoir des RMIstes sans ressources......finalement ce sont les bailleurs privés qui se saignent pour essayer de concilier loyer raisonnable (même s'ils paraissent élevés pour les candidats locataires..ils seront de toute façon toujours trop élévés) et racket fiscal organisé par l'état et toutes ses collectivités locales qui prennent leur pourcentage au passage (régions, départements, villes, communautés d'agglomérations, communautés de communes, services des eaux, services de l'urbanismes, services des voiries, services ......)
Réponse de le 27/08/2013 à 15:25 :
Si les contraintes sont aussi importantes, comment expliquez vous l'engouement des investisseurs, surtout la génération des trente glorieuses pour l'immobilier? pourquoi ne pas investir dans l'entreprise? ou faire tourner la machine croissance en consommant au lieu de placer son argent dans la pierre? Ce qui ne va pas dans le système, l'état a octroyé des exonérations, des subventions aux bailleurs sans aucune contre partie, ce qui a provoqué une inflation des prix, et le sentiment de gagner de l'argent facilement sur le dos des jeunes générations qui subissent de plein fouet les hausses de l'immobilier et sont les plus à plaindre.
a écrit le 26/08/2013 à 20:49 :
Allons-y en colloc' avec les parents, puis les grands parents. Et puis s'ajouteront les enfants. De quoi faire un bon foyer chaleureux...
La colloc' ne devrait être nécessairement que transitoire. Ils voudraient nous y contraindre pour gagner encore un peu de ronds...
Réponse de le 27/08/2013 à 10:02 :
...transitoire, qui ne devrait pas durer....un peu comme "la crise".........
a écrit le 26/08/2013 à 19:41 :
Le site appartager estime que la demande de coloc' est forte. La fnaim que les agencies immo sont plebiscites, les notaires que les francais apprecient leur professionnalisme et les bouchers que les vegetariens sont de plus en plus rares...

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