"L'encadrement des loyers est indispensable à Paris"

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Ian Brossat aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo.
Ian Brossat aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo. (Crédits : Reuters)
Dans un entretien accordé à La Tribune, Ian Brossat, adjoint au maire de Paris en charge du logement, revient notamment sur le pacte que compte passer la capitale avec les promoteurs immobiliers pour optimiser la construction de nouveaux logements.

La Tribune - L'encadrement des loyers s'appliquera donc à Paris. Aura-t-il une influence significative sur le marché de la location dans la Capitale. Et aurait-il dû selon vous être maintenu sur tout le territoire du Grand Paris ?

Ian Brossat - L'encadrement des loyers est indispensable à Paris car l'augmentation de l'offre ne suffira pas, à elle seule, à diminuer les loyers. Il est par ailleurs logique que d'autres communes limitrophes de Paris, qui connaissent une gentrification [embourgeoisement des quartiers populaires] importante comme Montreuil, demandent son application. D'autant que l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (Olap) possède les données nécessaires pour que cette mesure soit appliquée sur toute l'agglomération. ‎

Les investisseurs vont-ils fuir Paris à cause de cette mesure ? C'est un argument que l'on entend souvent chez les plus fervents opposants à l'encadrement des loyers...

L'encadrement des loyers à Paris ne représente pas une contrainte insurmontable pour les investisseurs. Depuis un moment déjà, personne ne doute du fait que cette mesure serait appliquée à Paris. Et il y a un consensus autour de l'idée que le niveau des loyers actuels est incompatible avec les revenus des ménages parisiens. Du reste, nous travaillons en parallèle sur d'autres éléments susceptibles de répondre aux attentes des acteurs du logement comme la simplification des normes d'urbanisme.

Comment atteindrez-vous la promesse d'Anne Hidalgo de produire 10.000 logements par an ?

Concrètement, l'objectif de relancer de manière dynamique la production de logements à Paris renvoie à la question de la mobilisation du foncier. Que ce soit celui de la ville, de l'Etat avec lequel quelques opérations seront - je l'espère - amorcées d'ici la fin de l'année, et des entreprises publiques comme la SNCF, RFF, l'APHP ou la RATP qui sont de gros propriétaires fonciers. Nous avons par exemple déjà identifié 2.000 logements constructibles au dessus des dépôts de bus de la RATP.

Nous devons par ailleurs réfléchir à relancer l'accession à la propriété à des niveaux de prix non prohibitifs. Cela suppose que nous rendions la charge foncière moins chère. La collectivité ferait son choix entre les différents projets en fonction de leur qualité et non du meilleur prix proposé.

Justement, comment rendre la charge foncière moins chère pour les acteurs de la construction ?

Il y a deux solutions clairement identifiées. La première : dissocier le foncier du bâti, ce que la loi ALUR permet désormais avec le BRILO (bail réel immobilier relatif au logement). La deuxième : élaborer un pacte avec les promoteurs, un peu comme l'ancienne maire de Saint-Ouen Jacqueline Rouillon (Front de Gauche) l'avait fait. Concrètement, un tel pacte suppose que nous vendions les terrains aux promoteurs à des prix réduits sous condition que les logements construits soient commercialisés à prix abordables pour les Parisiens.

La dissociation du foncier du bâti sera-t-elle vraiment efficace? On voit qu'à Londres où ce type de procédé est très utilisé, les prix explosent...

Certes, mais la dissociation du foncier du bâti est quelque chose qui n'a jamais été essayé à Paris. Ce concept reste très intéressant et permet de faire baisser les prix pour l'acquéreur du logement. C'est une des pistes que nous souhaitons explorer. Un atelier composé d'experts chargés d'y réfléchir sera dans ce cadre lancé le 15 septembre prochain par la Ville de Paris.

N'est-il pas vain à Paris de tenter de réduire le coût réel du logement pour ses habitants au regard de l'offre limitée et de la demande illimitée ?

On ne peut pas observer la situation sans réagir. Paris est une des villes qui en valeur absolue construit le plus en France. Mais évidemment pour rattraper la demande, il faut déployer des efforts considérables. Bien entendu, on ne résoudra pas le problème du logement à l'échelle de Paris intramuros, mais Paris doit prendre ses responsabilités et surtout pas se défausser sur les communes voisines. Une telle politique serait inconcevable.
La Capitale doit susciter un effet d'entraînement. Nous devons donner l'exemple, être moteurs en matière de production de logements à l'échelle de la métropole. Avec Anne Hidalgo nous avons été élus pour cela.

A partir du 1er juillet 2015, la Ville de Paris taxera les bureaux vides à hauteur de 20% de leur valeur locative la première année, de 30% la deuxième et de 40% la troisième. Pour quelles raisons instaurer une nouvelle taxe ?

Nous ne ferons en fait qu'appliquer une disposition sur les bureaux vacants qui est déjà prévue par le code des impôts. Elle n'avait pas été activée à Paris jusqu'à présent. Je souligne que l'objectif de cette taxe n'est pas de remplir les caisses, mais bien de stimuler la transformation de bureaux en logements. Nous voulons transformer 200.000 mètres carrés de bureaux en logements durant la mandature, ce qui représentera environ 4.000 logements.
Pour faciliter ces transformations, nous n'hésiterons pas à faire évoluer quelques normes qui pourraient bloquer les opérations, comme par exemple le nombre de places de parking minimum par logement aujourd'hui prévu par le PLU.
Cet objectif est largement atteignable car la plupart des bureaux obsolètes, souvent situés dans les arrondissements du centre de Paris, sont d'anciens immeubles de logements. Par ailleurs, ces arrondissements sont aussi les plus déficitaires en logements sociaux. Il est donc d'autant plus intéressant de les transformer en habitations.

Vous avez aussi promis de mobiliser les logements vacants, dont le nombre est évalué à plusieurs dizaines de milliers dans la capitale...

Conformément à nos engagements, nous allons créer une agence « Multiloc », associant acteurs publics et privés, qui nous permettra de mobiliser le parc de logements vacants à Paris en donnant des garanties aux propriétaires. Ce, en échange de loyers fixés entre 18 et 20 euros du mètre carré. L'objectif est de mobiliser grâce à l'agence 600 logements la première année pour monter en puissance ensuite.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2014 à 21:25 :
Les politiciens sont les spécialistes de la divergence travail confort ....,un système où vous ne travaillez pas ou peu (en étant fonctionnaire à la ville de paris par ex ) et bénéficiez d'un logement social plutôt que de trimer comme un chien dans le privé en habitant dans un logment insalubre à 3h de votre travail allez retour pour un salaire de misère...
Bienvenu dans le monde merveilleux du clientélisme où la gauche actuelle rénove des hotels particuliers avec les millions d'euro de vos impôts . J'espère que ces électeurs la, lui seront au moins reconnaissants ... Plus sérieusement , les élus entretiennent soigneusement un climat de clientélisme à droite comme à gauche ... Il faut réformer tout ça quitte à en envoyer certains à l'ombre pour longtemps car la gabegie de l'état ne peut plus durer .... Faudra t-il faire une révolution et refuser de payer l'impôt pour faire en sorte que cela cesse ?
a écrit le 10/09/2014 à 23:35 :
POURQUOI le PS hurle t'il pour plus de logements sociaux alors qu'il est incapable DEPUIS DES ANNEES d'en sortir ceux qui ne devraient plus y habiter??? quelle est cette MASCARADE? a quoi sert HUCHON ?? a quoi sert HIDALGO ?
Réponse de le 15/09/2014 à 10:55 :
¨Parce que le PS a besoin de beaucoup de logements pour acheter les voix des électeurs...
a écrit le 10/09/2014 à 21:53 :
Il y aura donc encore moins d'appartements proposés à la location et une pression accrue sur les prix des logements. Ils n'ont toujours rien compris...
Réponse de le 10/09/2014 à 22:17 :
Le pauvre garçon rêve encore des années 1930 et des lendemains qui chantent...
a écrit le 10/09/2014 à 20:07 :
Le parcours de ce Monsieur montre combien le logement est bien loin d'être passe de thé. encore un qui est là politiquement à défaut de compétence sur le sujet qu'il pense traité.
a écrit le 10/09/2014 à 19:54 :
30 m2 achetés en 1994 pour 300 000 Francs, soit environ 45K€, loués aujourd'hui 1200€ par mois : ça n'est pas une subvention aux rentiers ? L'encadrement des loyers est juste une nécessité qui n'a que trop tardé!
Réponse de le 10/09/2014 à 20:05 :
On ne peut blâmer personne d'avoir investi sur le bon support au bon moment. Par ailleurs, pour 1200 euros, on peut avoir bien plus grand que 30m2 même dans les quartiers prisés de Paris. Il faut être maso ou intégriste d'un micro quartier pour louer ça.
Réponse de le 10/09/2014 à 20:06 :
"L'encadrement des loyers est juste une nécessité qui n'a que trop tardé! "... Au point qu'il est peut-être trop tard et nécessaire d'appliquer une règle de bon sens : Les subventions n'ont pas à finir dans les rentes, en présence d'APL, les loyers doivent respecter la règle du tiers des revenus du locataire. Si ce n'est pas le cas, les loyers sont baissés d'autorités!
L'escroquerie dure depuis trop longtemps, mes impôts n'ont pas à alimenter les rentes des bailleurs et encore moins à subventionner la concurrence pour me faire payer plus cher mon loyer sans les aides (ça vaut pour le prix à l'achat quand il est possible pour un investisseur de rentabiliser l'achat d'un studio à 150 000 euros).
Réponse de le 10/09/2014 à 20:12 :
Mais pourquoi louer à l'année il suffit de partir en vacances 1 mois, se faire loger pendant un autre mois par un système tournant pendant l'été et la rentabilité est bien supérieure à la location annuelle sans aucun souci de savoir si le loyer est ou sera bloqué. Je pense que le politique mesure mal les possibilités offertes aujourd'hui par le tourisme et demain encore mieux.
Réponse de le 11/09/2014 à 0:20 :
"Je pense que le politique mesure mal les possibilités offertes aujourd'hui par le tourisme et demain encore mieux. " : Je pense surtout que les parasites de la pierre mesure mal ce qui les attends quand ils auront conduit à l'exil ceux qui payent leurs pensions de retraite, leurs compléments de retraite sous forme de loyer...
Quand ils goûteront au libéralisme sur les domaines où ils adorent la solidarité nationale (les retraites et la santé), que les jeunes auront le choix de leurs caisses de retraite (quand on leur demande de bosser jusqu'à 70 ans pour ne pas toucher aux zacquis des papi boomers détenant l'immobilier) et de la sécu (où on rembourse mieux une cure thermale en couple qu'une dent); ils regretteront le communisme actuel.
Qu'ils transforment la France et ses villes en musée. L'heure des comptes viendra.
Réponse de le 11/09/2014 à 8:55 :
Je me suis amusé!!! à regarder la retraite. En général pour les salariés du privé la part liée directement à la solidarité qui passe par la CNAV (sécu) est de 50 pour cent du plafond de la sécu soit environ 1500€ de pension/mois mais ceux qui arrivent à cette somme doivent toucher un salaire brut supérieur à ce plafond ce qui ne concerne pas les ouvriers , employés, une partie des techniciens et certains cadres. Rentre ensuite des complémentaires qui ne dépendent pas de la solidarité nationale. Enfin pour les plus chanceux, en général salariés des grandes groupes une retraite complémentaire de plus en plus supprimée par ces groupes. Pour être complet il faut savoir que ces complémentaires, versées pour l’ensemble de la pyramide ouvriers employés techniciens et cadres, ont été taxées à hauteur de 7 et 10 pour cent par l’ancien gouvernement libéral!!!!!! de M. Sarkozy. Croire que les retraités sont des nantis montrent une nouvelle fois que les idées toutes faites sont bien la meilleure des mayonnaises inventées et crées par le politique pour éviter un lien entre toutes les couches de la société qui serait peut-être le cimetière d’une classe politique incompétente et corrompue. On ne construit pas son patrimoine à la retraite mais pendant son parcours professionnel et là effectivement on peut se poser la question pourquoi un grand nombre de nos concitoyens passent leur vie à compter à avoir des difficultés de fin de mois et vivre une vie dans la précarité, la réponse est vaste mais elle ne peut en aucun se résumer à une cause, l’âge légal de la retraite et sa pension trop facile et pas crédible. Si nous prenons celle de la fonction publique nous parlons de plus de 30 milliards tous les fonctionnaires sont-ils des nantis à la retraite n’étant pas fonctionnaire je dirais simplement je ne le pense pas. Le chômage et la dette étant les seuls maux de notre situation actuelle, la responsabilité est à nos institutions gestionnaires!!!! de l’économie, le politique , le Medef et les syndicats de salariés qui ont refusé de se mettre en phase pour que ce pays connaisse une croissance permettant l’acceptable un chômage en dessous de 4 pour cent, refus lié pour certains exclusivement au bulletin de vote pour le politique et syndicats, moindre mais également une partie du Medef politisé avant d’être industriel, avec à la clé ceux dont la représentation est symbolique mais certainement pas en phase avec les difficultés du terrain, l’UPA symbole d’une représentation fictive et dont la voix muette. J’ai la chance de voyager pour mon job, des pays démocrates libéraux en économie je ne connais pas encore un fantasme de beaucoup de nos concitoyens car dans toute démocratie il existe toujours une part de contrainte étatique et de solidarité qu’elle soit par l’Etat ou par l’Entreprise ou les deux et dans toute démocratie il y les laissés pour compte. Reste à trouver le bon équilibre pour éviter aux politiques et à ceux qui tiennent le système une révolution. Bonne journée.
a écrit le 10/09/2014 à 19:28 :
Un logement social parisien est un bien de luxe aujourd'hui: une rente de 10 000 €-12000 €/mois/50 m2 par comparaison a ce que les auttres doivent payer. Soit 120 -140 K€ de subvention en 20 ans. cela ne me fait pas rire de subventionner le bien-etre de ces "ayants droits".Il devient tres anormal qu'une meme famille en garde le benefice pendant plus de 10 ans.
a écrit le 10/09/2014 à 15:23 :
Il y a 2 manières de détruire une ville : la bombarder ou encadrer les loyers....
Réponse de le 10/09/2014 à 15:48 :
Les rentiers occupent 90% du terrains à Paris à quoi bon bombarder ?
a écrit le 10/09/2014 à 14:54 :
La déflation interne aura les mêmes effets durables qu'un encadrement. Mariole de voir des parisiens, nec plus ultra des frenchies, réclamer un encadrement des loyers.
a écrit le 10/09/2014 à 14:40 :
Au Venezuela, ils ont "encadré " le prix de certains produits et maintenant il n'y a plus de PQ et ils s'essuient avec les mains. A Paris, il n'y aura bientot plus d'appartements a louer.
a écrit le 10/09/2014 à 14:31 :
Il serait temps!
a écrit le 10/09/2014 à 14:23 :
1. Arreter tous les APL et forcer la baisse des loyers
(ce sera au propriétaires de payer l'impact de l'arret des APL car ce sont eux qui en ont profité)

Ce n'est pas grave si les investisseurs d'appartements anciens quittent la france => la bulle va creuver est c'est tres bien ainsi

par contre pour les logements neufs nous avons besoin d'investissements.
=> Est ce vraiment un déficit d'investisseur ou une bulle sur le foncier ?
Pour gérer la bulle sur le foncier :
- enlever les permis de construire si non construit dans les 5 ans
- racheter les terrains non constructibles par l'etat et les passer en constructibles (rachat a prix non constructibles pas cher par l'etat)

Pour gérer le manque d'investisseurs :
- vente des HLM des beaux quartiers (de toutes les manieres ils sont occupés par des amis des politiques, il est inutile d'avoir des HLM dans les quatiers ou la vie est extrement chers)
- investissement des montants des APL économisés avec la création de fonds immobiliers (avec un effet levier : autant profiter des taux d'interet tres bas)
- incitations fiscales a l'achat ? (assez reservé sur cette mesure elle a toujours profité aux promoteurs / banquier / apporteur d'affaire, tout comme les APL ont profité aux propriétaires)
Réponse de le 10/09/2014 à 14:33 :
Trop radical
"Il est urgent de ne rien faire et d'attendre que tout se resolve tout seul."

Si si, certains votent pour des personnes qui tiennent ce discours !
a écrit le 10/09/2014 à 14:15 :
Qu'ils limitent les appartements loués exclusivement sur de courte periode (AirBNB & Co.)
=> Super amende pour ces propriétaires

Il s'agit de la loi. Il faut qu'elle soit respectée par tous ou qu'elle soit modifiée
=> Soit c'est autorisé, soit ce n'est pas autorisé et cela devrait faire l'objet de controles + grosse amende
Réponse de le 10/09/2014 à 14:32 :
La loi ?
Mais elle n'est faite que pour les "sans-dents" ou les quelques gros poissons qui se font pincer pour faire plaisir à ces "sans-dents"
a écrit le 10/09/2014 à 13:55 :
on verra si cela n'est qu'un effet d'annonce , mais pour l'instant rien ne change c'est plein pot loyers en hausses et aux augmentations annuelles
a écrit le 10/09/2014 à 13:48 :
Quand donc va -t-on enfin laisser les particuliers contracter librement entre eux ?
Réponse de le 10/09/2014 à 13:58 :
En partie parce que le rapport de force est déséquilibré, s'agissant de plus d'un bien de première nécessité.
Réponse de le 11/09/2014 à 7:15 :
"Quand donc va -t-on enfin laisser les particuliers contracter librement entre eux ? "

certains sont très libéraux à ce sujet, et bien moins lorsqu'il s'agit d'encaisser les subventions publiques
a écrit le 10/09/2014 à 13:47 :
ce qu il faudrait surtout c est que tout le travail ne se concentre pas sur paris. ap partir de la,les gens se seront pas oblige de s aglutiner sur 2 % de la france s ils veulent echapper a pole emploi.
Solution a court terme: encourager l emigration des jeunes francais. A moyen terme taxer plus les societes domiciliees a paris et moins les autres. Delocaliser massivement les services de l etat
Réponse de le 10/09/2014 à 14:04 :
La déconcentration de l'économie est évidemment nécessaire ! Mais regardez par exemple où nos énarques ont choisi de faire construire notre Pentagone à nous : dans Paris. Cela dénote bien de la haute considération qu'ont nos dirigeants des problématiques d'aménagement du territoire...
a écrit le 10/09/2014 à 13:07 :
Le CV du Monsieur est effarant. Il n'a jamais investit, par contre c'est toujours l'etat qui l'a payé, et membre actif du PCF... Tout est dit : Pur ideologie
Réponse de le 10/09/2014 à 13:33 :
4 commentaires et déjà 2 procès d'intention et 1 délit de sale gueule. Nous sommes sur de bonnes bases :)
a écrit le 10/09/2014 à 13:05 :
Il faut bien lire entre les lignes. Ce n'est pas l'encadrement des loyers, mais bien la baisse des Forcées Loyers. Mr les investisseurs, vous savez à quoi vous en tenir. Raison de plus pour ne plus mettre un Kopec dans l'immo francais. en attendant que le parc privé devienne massivement vestuste.
Réponse de le 10/09/2014 à 13:31 :
Les loyers sont conditionnés aux seuls revenus et ont atteint un plafond. On ne peut quasiment plus jouer sur ce levier. Les investisseurs doivent apprendre à négocier les prix d'achat. Ainsi trouveront-ils une meilleure rentabilité.
Réponse de le 10/09/2014 à 14:38 :
Le prix d'achat comme vous dites reflete d'un certain nombre de points non négociables ( le prix du foncier, l'ensemble des taxes ). Si vous pensez que c'est si facile, allez y, achetez, investissez, negociez. Et surtout n'oubliez pas Soit c'est votre épargne, soit c'est un pret bancaire et vous devrez le rembourser quoi qu'il arrive, et surtout quand ce genre de personne qui n'a surement aucune bille dans le systeme en change les regles du Jeu. La seule Liberté qu'il me reste, c'est de ne pas jouer. Et je peux vous dire que c'est puissant, car sans l'argent des autres plus de socialisme, plus de communisme...
Réponse de le 10/09/2014 à 19:41 :
Les investisseurs ont-ils un pistolet sur la tempe lorsqu'il s'agit d'acheter n'importe quoi à n'importe quel prix ? Ne savent-ils pas calculer un rendement ? Ne fondaient-ils pas en fait leurs espoirs sur une plus-value qui s'évapore de plus en plus ? Que tout ceux-là arrêtent de nourrir la bulle stupidement.
Réponse de le 10/09/2014 à 20:18 :
"Si vous pensez que c'est si facile, allez y, achetez, investissez, negociez. " : On pense surtout que ça l'était et qu'on nous prend pour des ânes en nous conseillant d'acheter après une hausse de 100 à 300% des prix si nous ne sommes pas heureux.
On pense surtout qu'ils se plaignent que les règles du jeu changent quand ils ne bénéficient plus d'avantage fiscaux scandaleux (ça vaut pour l'immobilier, ça vaut pour les célibataires mais veuf, ça vaut pour les 3 enfants de 50 ans, etc.)
Quand au socialisme, au communisme : Vous nous faites bien rire!
Qu'on devienne libéraux sur les caisses de retraites et on verra si nos investisseurs qui ont pour seul mérite d'être nés plus tôt dans une génération sur-représentée aux urnes auront ni besoin de vendre, ni besoin de louer pour maintenir le même train de vie.
Qu'on devienne au passage libéraux pour la dépendance des personnes âgées : Nous verrons si leurs héritiers seront heureux de les voir taper dans les réserves quand ils donnent des leçons à ceux qui ne peuvent payer que 200 000 euros pour se loger sans apport familial et ont trop la valeur de l'argent en tête pour ne pas acheter un 2 pièces à ce prix là!
Réponse de le 10/09/2014 à 20:38 :
"en attendant que le parc privé devienne massivement vestuste. " : C'est bien connu, un immeuble où les investisseurs sont sur-représentés est un immeuble bien entretenu. Les investisseurs votent évidemment pour toutes les dépenses inutiles pour trouver un locataire... Les propriétaires occupants refont ni l'isolation pour réduire la facture, ni l'électricité de peur de cramer...
a écrit le 10/09/2014 à 12:51 :
Effarant. Le blocage des loyers est une mesure strictement politique sans efficacite c'est pourquoi il n'ya qu'en france que c'est un sujet. Quel est le bon niveau des loyers a Paris, celui de Limoges?
Réponse de le 10/09/2014 à 19:50 :
Encadrement large pas blocage. L'Allemagne fait de même.
a écrit le 10/09/2014 à 11:57 :
Il a une bonne tête de Commissaire politique le Ian Brossat. Il devrait aussi réquisitionner les palaces parisiens pour en faire des HLM

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