A partir du 1er juillet 2015, la Ville de Paris taxera les bureaux vides à hauteur de 20% de leur valeur locative la première année, de 30% la deuxième et de 40% la troisième. La mairie l'affirme, cette nouvelle taxe a pour premier objectif d'encourager la transformation de bureaux en logements... et non d'accroître les recettes fiscales de la Ville. "L'objectif n'est pas de remplir les caisses", a assuré à l'AFP Ian Brossat (PCF), l'adjoint au maire de Paris chargé du logement. "Il s'agit pour la Ville de lutter contre la rétention foncière", a-t-il ajouté.
Le maire de Courbevoie (Haut-de-Seine) Jacques Kossowski (UMP) n'y croit pas : "Il n'est pas évident que ce soit l'objectif prioritaire de ces mesures, tant la municipalité semble avoir besoin de recettes urgentes", juge-t-il dans une chronique sur slate.fr. "Cet énième prélèvement ne résoudra en rien le problème du logement francilien", a-t-il par ailleurs indiqué.
Jacques Kossowski milite en fait pour que la mairie de Paris se montre encore plus radicale.
Durant sa campagne, la nouvelle maire de Paris Anne Hidalgo a promis qu'elle transformerait durant son mandat au moins 200.000 mètres carrés de bureaux en logements. Cet objectif est à mettre en perspective avec les 1,2 million de mètres carrés de bureaux qui seraient vacants dans la capitale.
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Reste que transformer des bureaux en logements ne sera efficient que si les nouvelles habitations sont mises sur le marché à des prix abordables. Ce qui est loin d'être acquis. "Le coût de cette transformation est prohibitif", juge Ulrich Maurel, président du courtier immobilier Immoprêt. "Et, si cela peut finalement se faire, le coût de la vente comme celui de la mise en location sera si élevé que ce logement s'adressera à la frange de la population la plus aisée. Il ne répondra pas aux besoins des ménages en difficulté pour acquérir ou louer un logement compte tenu des prix", s'inquiète-t-il.
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