Logements neufs : les mises en chantier poursuivent leur repli

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A quand une reprise des mises en chantier de logements neufs ?
A quand une reprise des mises en chantier de logements neufs ? (Crédits : © Mike Blake / Reuters)
Si les mises en chantier de logements neufs sont toujours en berne, la hausse du nombre de permis de construire accordés laisse espérer de meilleurs lendemains.

Comme chaque mois, les statistiques des mises en chantier de logements neufs sont scrutées par les observateurs qui attendent une reprise sur ce secteur pourvoyeur d'emplois. Mais malheureusement au deuxième trimestre, elles ont poursuivi leur repli. Ainsi, les mises en chantier de logements neufs en France ont continué à se rétracter au deuxième trimestre sur un an, avec un repli de 7,4%, à 86.100 unités, a annoncé mardi le ministère du Logement.

Hausse des permis de construire

En revanche, toujours d'avril à juin, le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseignent sur les futures mises en chantier, est repassé dans le vert, pour la première fois depuis neuf mois. Une bonne nouvelle qui laisse pourquoi pas espérer une reprise. Ils ont ainsi progressé de 3,9% à 92.100 au deuxième trimestre, comparé à la même période un an plus tôt.

En août et septembre 2014, les permis de construire sur les trois mois écoulés avaient augmenté de 1,1% puis de 5,3% sur un an, mais le rebond n'avait pas duré, et ils n'ont fait que fondre depuis.

Les logements en résidence dévissent

Par type de construction, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en repli de 5,3%, à 81.100 unités. Celles des logements en résidence (pour séniors, étudiants ou dédiés au tourisme), un segment de niche, ont dévissé de 31,2% à 5.000 unités. Sur la période de douze mois achevée fin juin, les mises en chantier ont baissé de 5,8%, à 344.000. Quant aux permis de construire, ils sont toujours dans le rouge, eux aussi, sur les 12 mois écoulés, avec un repli équivalent, de 5,4% à 362.400 unités.

Nouveau mode de calcul

Le ministère du Logement a dévoilé fin février une nouvelle méthode pour évaluer les logements mis en chantier, qu'il estime plus fiable. Celle-ci a conduit à comptabiliser plusieurs dizaines de milliers de logements supplémentaires par an, ces dernières années. Désormais, le nombre des logements mis en chantier est estimé à l'aide d'un modèle statistique censé délivrer une information en temps réel de la conjoncture et fournir des résultats "plus fidèles à la réalité du terrain". Les données collectées sur le terrain sont complétées par des enquêtes annuelles et croisées avec d'autres paramètres (stock de logements invendus des promoteurs, taux d'intérêt, moral des ménages).

 (Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/08/2015 à 13:57 :
Enfin des bonnes nouvelles.
Les professionnels de l'immobiliers ne peuvent plus cacher leur naufrage au yeux de tous .L'état ayant compris que l'immobilier est une impasse que cela ne créer que de la dette et stérilise la consommation des ménages, il arrête de subventionner le secteur.
Sans les dispositifs de défiscalisations qui assurent 50% des ventes les promoteurs stoppent volontairement leurs chantiers en Mai et revendent leurs véhicules haut de gamme en Septembre. C'est cyclique, c'est parti pour 15 ans de baisse mes chers messieurs.
Réponse de le 24/08/2015 à 20:30 :
Le Baby-boom a duré 30 ans en France.
Le Papy-boom durera donc 30ans. la baisse ira donc crescendo pendant 30ans et non 15, selon toutes vraisemblance.
Les pauvres vendeurs qui pensent que c'est une bonne idée d'attendre vont avoir des regrets...
a écrit le 05/08/2015 à 17:42 :
Déjà que l'ancien, c'est beaucoup trop cher, alors ne parlons même pas du neuf, avec ces 30% à 40% de plus. Aucun interêt.

Faut attendre que la bulle se dégonfle, ou mieux, qu'elle éclate. (les taux qui montent vont créer un gros manque à gagner pour les vendeurs qui n'auront pas vendu avant...)
a écrit le 04/08/2015 à 2:59 :
Pourquoi acheter du neuf 20 à 40% plus cher que l'ancien?

Surtout alors que l'immobilier risque une vente panique à cause de la conjoncture? En effet, plus les vendeurs attendent, et moins ils vont toucher d'argent.

Donc: pourquoi acheter du neuf 20 à 40% plus cher que l'ancien? Lorsqu'on voudra vendre, ce sera de l'ancien! Il faudra que le bien regagne ces 20% à 40% de valeur pour compenser cette perte "naturelle"... Ca c'est pour ne pas perdre d'argent... mais si vous espérez une plus-value, il faudra que votre bien gagne entre 30 et 50%... et dans notre contexte c'est pire que de la folie, c'est de la stupidité volontaire.
a écrit le 29/07/2015 à 16:05 :
15.000 à 20.000 euros le m2 à Paris 15è pour entendre les gémissements de ses voisins autères et viriles toutes les nuits y compris les ouestquennes. Merci pour moi. C'est non trois fois non
a écrit le 29/07/2015 à 15:24 :
De mémoire le prix moyen au m² d'un logement neuf est autour de 3500 euros. Juste le prix exclu déja d'office une grande partie de la population .
Pour ceux qui ont les moyens d'acheter , le prix exclu aussi ceux qui voudrait acheter pour investir, car le rendement charges et impôts déduits est souvent minable.
Il ne reste plus grand monde pour acheter dans le neuf , surtout qu'en province les prix de l'ancien ont fortement chuté et concurrencent le neuf.
Il va falloir faire des effort sur les prix du neuf , a mon avis le premier poste qui va en pâtir est le prix du foncier , surtout avec la hausse des taxes foncières sur les terrain a bâtir en zone tendu qui arrive cette automne.
Réponse de le 29/07/2015 à 16:12 :
et dites donc U189290 vous habites à Vierzon? à Brive la Gaillade? etc mais monsieur 3.500 le m2 je reves. Pincez moi à Paris c'est 4 fois plus sinon 5 fois mon bon monsieur de la lune
Réponse de le 29/07/2015 à 17:08 :
@lahaieasauter: @U....à parfaitement raison ..Le prix moyen en france est de 3500 m2 pour les grandes villes . Il faut quand même vous aerez et sortir du périf !
a écrit le 29/07/2015 à 9:09 :
Prix du neuf et de l'ancien sont liés.

Il y a 3 cas.

CAS1: Lorsqu'il y a 5 vendeurs et 100 acheteurs, le prix du marché, c'est celui des 5 acheteurs les plus riches.

CAS2: Lorsqu'il y a 100 vendeurs face à 100 acheteurs, les acheteurs les plus riches prennent les plus "belles" maisons, et les plus pauvres prennent les plus "moches".

CAS3: Lorsqu'il y a 100 vendeurs face à 5 acheteurs, alors il n'y a plus de concept de prix du marché. Seuls les vendeurs les plus désespérés vendent.

Actuellement l'indice iti donne le nombre d'acheteurs par vendeur (Cherchez "indice de tension immobilier - indice iti") en France est de 0,4. Il y a plus de vendeurs que d'acheteurs. On est dans le CAS#3.

De plus, le papyboom, le chomage, les emplois précaires, la fuite des investisseurs, la baisse des loyers, la montée des taxes proprio, la fuite des retraités à l'étranger (Portugal, Thailande, Belgique...), la baisse de la vente de crédits (cherchez "accord de Bâle III") la remontée de la courbe de dépendance des français, poussent à anticiper une situation dégradée pour les vendeurs.

Et je ne parle même pas des taux qui pourraient augmenter. Century21 annonce qu'une hausse des taux de 1% fera mécaniquement baisser les prix de 15%. Cela fera un grand manque à gagner pour les vendeurs. (Cela ne changera rien pour les acheteurs qui devront donner plus à a la banque et moins au vendeur).

Bref, plus le temps passe, et plus la situation s'empire pour les vendeurs... Ceux qui n'auront pas vendu à la fin de l'été seront les grands perdants. Lorsqu'ils réaliseront que la pente est descendante pour les 30 prochaines années à cause du papy-boom, il n'est pas exclus d'assister à une vente panique.

Il ne fait pas bon être propriétaire durant l'éclatement de la bulle immobilière.
a écrit le 28/07/2015 à 20:32 :
Sur le littoral de la Côte Azur, l'immobilier neuf se porte à merveille vous savez.
Lire que soi-disant ce secteur se porterait mal cela me fait toujours aussi rire.
a écrit le 28/07/2015 à 17:07 :
j'ai discute y a 15 jours avec des entrepreneurs du batiment
la joli reprise annoncee, ca fait rigoler tt le monde, plus personne ne vend plus rien, les faits sont la; ni apparts, et encore moins des maisons
et ceux qui achetent, meme quand ils ont un peu d'argent et un boulot de fonctionnaire, prennent le minima minimalis en surface et en qualite de construction
et apres le leger rebond T1 c'est largement reparti a la baisse au T2...
tant qu'il n'y aura pas une remise a plat du neuf ca ne repartira pas, et tant que l'ancien n'aura pas corrige, ca ne repartira pas non plus...
a écrit le 28/07/2015 à 15:56 :
Les mises en chantier en baisse? Pas du côté de chez moi!
En allant prendre le tram (petite couronne, même pas du Paris intra-muros), je reçois au moins une fois par semaine des tracts pour des merveilleux "programmes neufs idéal investisseur", et chaque semaine je reçois 4 ou 5 prospectus "le rêve à portée de main, du studio au 5 pièces" dans ma boîte aux lettres, donc il faut croire que la construction n'est pas au point mort. Certes, ils semblent avoir du mal à trouver des acheteurs pour un studio de 25m² à 300 000€ (idéal jeune actif en début de carrière qui gagne plus de 5000€ nets par mois et qui veut s'endetter sur 25 ans), des 2 pièces à 600 000€ (idéal jeune couple qui gagne 10 000€ par mois et qui veut s'endetter sur 25 ans, ne pas faire d'enfants et ne pas s'agrandir), des 4-5 pièces qui dépassent le million (idéal famille dynamique avec enfants qui gagne 20 000€ par mois et qui veut s'endetter pendant 25 ans).
Non non, je ne comprends pas pourquoi ces appartements ne se vendent pas comme des petits pains! Certes, ils semblent tous se trouver à des niveaux de prix qui excluent 95% de la population, mais on nous jure la main sur le coeur que le niveau des prix n'est pas le problème, et qu'on n'entrevoit aucune baisse, donc il faut sans doute détourner la tête et aller chercher des causes ailleurs! (célafotaduflo, célafotozimpos, etc...)
Réponse de le 28/07/2015 à 16:20 :
Justement, ils amplifient la pub quand tout va mal...

Ce que je vois fleurir surtout c'est les pancartes "à vendre" (Pays de la loire).

Ca va faire bientôt 2 ans qu'une maison affiche cette pancarte et sur le bon coin je constate la baisse du prix tout les 4 mois...
Réponse de le 29/07/2015 à 8:22 :
Paris étant bien entendu le centre du monde et que toutes les statistiques en dépendent. Les tarifs pratiqués dans les autres régions et leurs influences sur les statistiques nationales dont bien sur insignifiants.
Réponse de le 29/07/2015 à 8:43 :
@alatar
"Paris étant bien entendu le centre du monde et que toutes les statistiques en dépendent"

Bien tenté, mais dans les 2 posts qui suivent, une personne confirme pour le Pays de La Loire et une autre pour la région PACA.
J'ai également eu souvent des confirmations comme quoi c'est le cas dans toutes les zones tendues.

Et accessoirement, la priorité est-elle vraiment de construire plus encore dans un pays qui compte :
- 2,6 millions de logements vacants.
- Près d'1,5 millions de logements en vente sur seloger
- Près de 1,2 millions de logements en vente sur leboncoin
Réponse de le 29/07/2015 à 15:47 :
@alatar : chouette @zola vous vous cachez plus? Effectivement si on regarde les courbes de friggit l immobilier ancien à augmenté de 60 % en province et 200% en ile de france .Quand on sait que les normes BBC et rt2012 ont participé pour 30 % dans le neuf la hausse de l immobilier même si trop forte pour 80 % de la france est quand à relativiser . Alors surtout restez dans votre province .Ah oui vous allez me parlez de la région PACA ou vous vous agglutinés l été et dire que les prix sont élevés . Je vais vous dire le fond du problème de l immobilier neuf en france ( enfin pour 80% des gens) : même si vous disposez gratuitement d un terrain à bâtir il sera moins cher d acheter de l ancien compte tenu du coût de la construction à cause des normes et de la fiscalité ..vous doutez?
Réponse de le 29/07/2015 à 16:26 :
@zola : lapsus ..surtout restez dans votre île de France
Réponse de le 29/07/2015 à 16:33 :
@zola : lapsus ..surtout restez dans votre île de France
Réponse de le 30/07/2015 à 9:27 :
@malcomprenant
Il n'est pas question de se cacher. Ici en l'occurence, j'initiais la discussion, je ne répondais pas à un de vos posts.
Au passage, le prix de la construction neuve est de 2000€/m² à Paris, moins ailleurs. Le prix du neuf à Paris est de 12 000€/m² à plus de 20 000€/m². Les coûts de construction ne sont clairement pas incriminés.
Et comme je vous disais, cela ne se limite pas à "Paris et PACA" mais on nous le confirme également pour le Pays de la Loire et pour toutes les zones tendues / bassin d'activité (où curieusement les gens veulent habiter parce que c'est là qu'on trouve du boulot).

Au passage, les normes sont plus exigeantes encore chez nos voisins allemands et pourtant le coût de la construction y est encore plus bas, donc ne me faites pas le coût des normes. Et inutile non plus de citer le "koudutravail des sales Français trop payés avec leur SMIC", vous avez dû passer comme moi à proximité de nombreux chantiers en France, on y parle très peu français, ce sont essentiellement des travailleurs détachés importés de l'étranger et payés au lance-pierre, dans une sorte de quasi-esclavage.
Réponse de le 30/07/2015 à 11:16 :
@alatar: vous avez sûrement l article du jour dans lequel les promoteurs parlent d une hausse de la construction de 50% depuis 10 ans . Je suis pas promoteur mais envisageait le détachement d un lot de ma propriété pour un de mes enfants
mais je constate comme les promoteurs que le coût d une construction d une maison individuelle , même plan qu il y a 10 ans , donc mieux d acheter de l ancien à un vieux boomers cupide comme on peut le lire en permanence . Je reste persuadé que notre bon pays des 1000 lois comme nous appelle les chinois ne vera pas les prix de l immobilier baisser et persuadé même si vous partagez pas cet avis que la fiscalité délirante sur l immobilier , incontestable , ne fera jamais baisser les prix . Quand à paris que je connais bien , vous le savez , je regrette de vous le dire encore une fois , ce n est pas cher ou du moins conforme aux prix des grandes agglomérations mondiales ( ex munich centre , je dis bien munich centre et non Berlin est).
Réponse de le 30/07/2015 à 13:27 :
Il faut que je me relise ! correction : hausse du coût de la construction 50% en 10 ans ..
Réponse de le 03/08/2015 à 13:13 :
@malcomprenant,

Bon, dans l'intérêt de la discussion, je vais prendre pour argent comptant votre argument selon lequel le coût de la construction était de 1000€/m² à Paris (moins en Province) jusqu'en 2005 et qu'ensuite il est subitement passé à 2000€/m² à Paris (moins en Province aussi).

Les prix de vente (rien que dans l'ancien, construit il y a plus de 40 ans) sont eux passés de 2700€/m² en 1997 à 13 000€/m² aujourd'hui dans le 2ème arrondissement de Paris (pas le plus cher, et une fois de plus, constat valable pour tous les bassins d'activité où on peut espérer trouver du boulot). Les prix ont pris une envolée (+250%) par rapport aux revenus (+30%) de 1998 à aujourd'hui, et on est gravement sortis du tunnel de Friggit. A partir de là, 3 solutions possibles :

1) Revenir dans le tunnel de Friggit en multipliant tous les salaires aussi par 3. Tant pis pour la compétitivité du pays, tant que la rente immobilière (plus-values et loyers stratosphériques) est assurée.

2) Considérer que "tout va bien Madame la Marquise", que les prix sont parfaitement sains, et considérer que les losers qui gagnent moins de 15 000€ par mois (par tête) n'ont rien à faire dans notre belle région capitale (disons 8 000€/mois pour nos grandes métropoles). Dans ce cas, il ne faudra pas se plaindre que tous les jeunes partent à l'étranger, que Paris se vide de ses classes moyennes, ses cadres et même ses cadres supérieurs, et du gros de ses professions libérales. Ou bien retour à un modèle pseudo-féodal dans nos bassins d'emploi : tout le parc immo détenu par des riches multipropriétaires, et les classes "inférieures" (aussi bien le smicard que l'ingénieur à 3000€/mois, le cadre sup à 5000€/mois, le libéral à 7000€/mois et d'autres) qui travaillent dans ces villes et payent une rente aux Seigneurs possédants pour avoir le droit d'habiter dans le coin.

3) Un retour dans le tunnel de Friggit en divisant les prix de l'immo par 3, mais cela vous n'osez l'envisager.

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