La Tribune

Quatre ans après, l'Islande nargue l'Europe

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Romaric Godin  |   -  659  mots
Le 6 octobre 2008, les trois grandes banques islandaises faisaient faillite, provoquant une grave crise dans ce petit pays. Mais à présent, l'économie va beaucoup mieux grâce à une méthode inverse de celle suivie dans la zone euro.

Voici quatre ans, le 6 octobre 2008, le premier ministre islandais d'alors, Geir Haarde, provoque une onde de choc sur ce petit pays de 320.000 habitants. Trois semaines après la faillite de Lehman Brothers, il annonce que les trois grandes banques du pays, Kaupthing, Glitnir et Landsbanki, sont désormais incapables de faire face à leurs engagements. L'île nordique entre alors dans une des crises économiques les plus sévères de son histoire.

Un pays redressé

Quatre ans plus tard, l'économie islandaise affiche de nouveau une santé des plus robustes. Le PIB, qui avait reculé de 6,6% en 2009 et de 4% en 2010, devrait croître de 2,1% cette année, bien plus que le niveau de la plupart des pays européens. Le déficit budgétaire, de 13,5% du PIB en 2008 devrait être équilibré l'an prochain. Le chômage, qui était monté à près de 8% de la population active en 2010 devrait redescendre en 2013 à près de 5%. Enfin, le prêt d'urgence du FMI, de 2,1 milliards d'euros a été remboursé en avance.

Pas de pitié pour les banques et les créanciers

Comment l'Islande a-t-elle réalisée ce «miracle»? En suivant, il faut bien le dire, le chemin inverse de celui où s'est engagée la zone euro depuis 2010. Première clé du succès islandais : Reykjavik n'a «jamais essayé de sauver ses banques», comme le remarquait récemment le ministre de l'Industrie, Steingrimur Sigfusson au quotidien allemand FAZ. Les trois géants bancaires, dont les bilans cumulés étaient 10 fois supérieurs au PIB du pays, n'ont pas été recapitalisés. Les créanciers étrangers ont été mis à contribution d'emblée. Reykjavik n'a jamais tenté de sauver leur mise, comme cela a été le cas pour les créanciers islandais. Ainsi, il n'y a pas eu, comme en Espagne, de transfert du risque bancaire vers les finances publiques.

Une dévaluation réussie

Mais la vraie raison du succès islandais, c'est la dévaluation de la couronne qui a atteint jusqu'à 70%. Certes, cette baisse de la monnaie dans une économie si dépendante de l'étranger a provoqué une inflation qui a frôlé les 18% en rythme annuel au cours de l'année 2009 (elle atteint encore 4,3%). Il a fallu ralentir la hausse des salaires en 2009 et 2010. Mais cette baisse de la monnaie nationale a permis aux «parties saines» de l'économie nationale de profiter à plein de la reprise de l'économie mondiale. Ces parties saines sont principalement la pêche et le tourisme (le nombre de touristes est en hausse de 16% sur un an en 2012). Deux éléments qui ont permis au pays de bénéficier d'un fort et constant excédent courant. Au final, cet argent réinvesti dans l'économie nationale a créé un cercle vertueux en relançant les investissements.

Mécontentement

L'histoire du redressement islandais n'est certes pas un conte de fées. La population a été traumatisée par l'apparition d'une pauvreté et d'une précarité jusqu'ici inconnues. Reykjavik a fortement augmenté ses impôts, notamment sur les entrepreneurs, comme nul autre pays d'Europe depuis 2008. Du reste, le gouvernement social-démocrate qui avait déboulonné les conservateurs en 2009 après la crise est aujourd'hui au plus bas dans les sondages. Le pays est également très divisé sur la question de l'adhésion à l'UE et l'adoption de l'euro, vantée récemment par la banque centrale. Il est vrai que cette perspective, attractive voici quatre ans, l'est beaucoup moins aujourd'hui.

Un modèle?

L'Islande peut-elle être un modèle? Difficilement. La taille du pays rend la transposition de cette expérience difficile. Mais elle montre que la voie européenne qui consiste à se préoccuper d'abord des intérêts des créanciers et des banques n'est pas sans alternative. De même, elle prouve qu'il peut y avoir des expériences de dévaluations réussies, alors que l'on prétend que toute sortie de l'euro provoquerait la ruine des pays concernés.

 

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Commentaires

Brunigonda  a écrit le 11/10/2013 à 9:21 :

Je n'aime pas ! Mon avis est contestataire ... Le modèle de l'Islande n'est pas du tout à suivre dans nos contrées pour changer le modèle Européen. Tout d'abord les islandais ne sont que 321000, environ, soit 3 habitants au km² contre 97 pour la France, ce qui permet à ce peuple de ne vivre que de la pêche s'il le désire, avec une faune maritime abondante et de faire un bras d'honneur à qui il veut (solution de facilité). D'autre part suite à la crise financière de 2008, l'Islande a tout simplement envoyé balader tous ses créanciers qui avaient investi dans les infrastructures du pays auparavant, et dont la plupart étaient des petits porteurs voir de très petits porteurs, comme vous et moi, j'appelle personnellement cela du vol ! Ensuite l'Islande n'est pas autofinancée, il faut savoir que sa couronne qui a dévaluée de 80 % en 3 ans est soutenue par la planche à billets Canadienne, elle même soutenue par la Livre Sterling. Enfin parce que l'herbe est toujours plus verte ailleurs, il faut aussi savoir qu'actuellement 20 % de la population Islandaise est en grave difficulté financière, 10 % sous le seuil de pauvreté et que 10 % de sa population a émigré à l'étranger depuis la soi-disante félicitée parce qu'elle crevait misère ! Non pour moi pas de fier drapeau, désolée de jouer les avocats du "diable"

jojojaujac  a écrit le 18/10/2012 à 7:28 :

on pense l'union fait sa force. c
est vrai aussi

Un Passant  a écrit le 09/10/2012 à 16:05 :

On peut faire bien mieux : changer de système. Ce n'est pas dans l'intérêt d'une poignée de "puissants", mais c'est possible, cela le sera si les gens se réveillent, arrivent à voir leur conditionnement. Comprendre, c'est changer. Mais pour comprendre, il faut prendre le temps pour, et s'abreuver auprès de sources d'infomation pertinentes.

* Loïc Wacquant sur la valeur travail : http://www.youtube.com/watch?v=X0UUfNiui38&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=17&feature=plpp_video

* Paul Jorion, le travail disparaît : http://www.youtube.com/watch?v=15RlUOE5h5M

* Albert Jacquard - Reflexion sur le comportement humain : http://www.youtube.com/watch?v=JwPGoMHfG6w

* Film sur le revenu de base inconditionnel : http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

* Film argumentaire en faveur d'un système basé sur les ressources : http://www.youtube.com/watch?v=pj3Q9H6c44w

Piero  a répondu le 09/10/2012 à 22:09:

tu as raison le passant et tu as bien fait de passer et comme tu dis il faudrait prendre le temps de s'informer mais les gens ne le prennent et beaucoup n'ont pas envie de le prendre trop enracinés dans leur petit confort,ils n'ont pas envie que ça change... mais la clef c l'information c'est sur, alors j'en profite pour rajouter un lien d'une solution, de LA solution, et je m'empresse d'aller voir les tiens. Espérons qu'un jour tout le monde comprennent.
http://www.mouvement-zeitgeist.fr/

Gerland  a écrit le 07/10/2012 à 18:23 :

Et voici qu'on nous rebat les oreilles avec un prétendu modèle suédois, quand on sait ce que sont devenus les précédents on n'a vraiment pas envie d'essayer.

Norvège  a écrit le 07/10/2012 à 9:55 :

Na nana nanèreeee !!!! C'est moi qui vous nargueeeee !!!! Mais on s'en fou de la Norvège !!!

nicolasfrbo  a écrit le 06/10/2012 à 18:22 :

il n'y a aucune transposition possible. Elle a laissé ses clients ruinés parce qu'ils etaient étrangers. Rine ne l'a intéréssé des anglais et autres étrangers qui y ont laissé leur sous. ça c'est résté dans ces autres pays. Si les banques européennes avaient fait faillites ça aurait tragique de façon imporatnate.

Autree détail trés important, l'islande a reçu des fonds plusieursa pays car c'etait une somme relativement petite par rapport a celle qu'on doit sortir pour la grèce. Elle n'a pas noon plus des charges sociales comparables, pas de problèmes liés aux dependances des grandes villes...

pour les banques europèennes,, les états ont eu peur il y a déja longtemps lors de la faillite du'une petite banque et ont créés des controles en espèrant que ça ne revienne pas (accords de bale entre la plupart des banques.

dernier point: les banques islandaises avaient lançés un système de crédits qui leur rapportaient gros et qui n'obéissaient pas au règle de garantie que doivent prendre les banques européennes en général. des banques spéculatives qui perdent l'argent de l'etranger sans vouloir le rembourser sont loin des banques plus ordinaires

samarinda  a écrit le 06/10/2012 à 7:05 :

Le titre est flambant mais pas en accord avec le texte. Concernant la sortie des pays de l'euro, il fallait tout d'abord pour la Grèce étudier le cas. Pas pour le pays mais les consequences pour les banques des autres pays de l'euro, car le pb n'est pas la Grèce mais les banques que l'on apprécie ou pas le sujet n'est pas d'actualité les politiques incompétents leur ont donné tout le champ libre de la dérégulation à outrance. . Concernant le non remboursement des créanciers là on peut en discuter comme par exemple que la Grèce cesse de rembourser les 435 millions annuel à GS et cela jusqu'en 2035. Intérêt du pret pour magouiller les comptes des grecs lors de l'introduction de l'euro avec la bénédiction des politiques de l'Union bien sur. Enfin l'Islande n'a pas de poids économique ni par son apapreil industriel, ni par son potentiel. Un beau pays mais pas une référence en terme d'impact en dehors des hollandais et anglais qui y ont laissé quelques plumes mais pas non plus de quoi en renverser ces deux pays.

Hercule Poivrot  a écrit le 06/10/2012 à 3:12 :

Comme le conclut très justement l'article , " la taille du pays rend la transposition de cette expérience difficile". Un euphémisme pour le moins. La piste du non-remboursement des dettes, ou de certaines d'entre elles - pour cause d'implication des créditeurs dans la crise - semble plus prometteuse. Au fond, la macro-économie est devenue un exercice rituel de comptabilité à parts indéfinies. L'essentiel est d'avoir la foi... Le reste est du latin. Qui parle encore cette belle langue?

Don camillo  a répondu le 06/10/2012 à 16:02:

Poivrot:"La piste du non remboursement des dettes semble plus prometteuse."
**************
T'aurais pas 10 millions?
Don Camillo

SoixanteQuatre  a écrit le 06/10/2012 à 0:46 :

Je rappelle à ceux qui l'ont oublié que depuis la faillite de Lehman Brothers il y a quatre ans, la croissance moyenne en France est de 0,1% par an. Lehman, c'est une banque non française, même pas européenne, avec un bilan avant la faillite bien plus petit que celui des grandes banques françaises. Je pense que certains ne réalisent pas à quel point la chute d'une banque française serait catastrophique. D'ailleurs, si on sauve la Grèce à n'importe quel prix, c'est parce que ça reviendra toujours moins cher que la faillite d'une grande banque française ou allemande.

Richess  a répondu le 11/10/2013 à 9:05:

N'importe quoi, vous voulez faire peur aux gens, c'est tout, laissez les banques faire faillite et assumer leurs conneries

wanderer  a écrit le 05/10/2012 à 23:45 :

Tout ça c'est bien beau mais qui paye la facture de la faillite des banqyes et de l'inflation ?

Les épargnants et retraités et en Allemagne , ils votent ... pur un gouvernement qui défend leurs intérêts.

Si on laisse les banques couler qui paye ? les epargnants (retraités ou presque)
Si on laisse l'euro couler avec une bonne dose d'inflation (bonne chose pour l'économie européenne)) qui paye ? les mêmes
Si on met des droits de douanes pour renchérir les importations et protéger l'activité en européenne
la politique menée est celle des gouvernements élus part ces catégories pour mener la politique qui leur convient...
Qui y perd ? encore les mêmes

jonathanlyng  a écrit le 05/10/2012 à 20:52 :

Et effectivement un taux est en lui Même une Rémunération du risque pris... La garantie d'un état est inutile et complètement inverse et a l'intérêt qu'il existe des taux differents et a l'esprit du capitalisme... Si certains états sont assez débiles pour le faire, il n'y a pas de raisons de le refuser.

Racine  a écrit le 05/10/2012 à 18:13 :

Bienvenue en Suède, le pays où la crise n?est déjà plus qu?un mauvais souvenir?! Depuis quelques mois, toute la zone euro en bave d?envie. L?affaire était pourtant mal engagée?: en 2009, le royaume a été frappé par une récession de 5%. Ni plus ni moins que le Royaume-Uni ou l?Allemagne. Mais sa croissance est repartie aussi sec dès l?année suivante (+ 5,7%) et, avec elle, tous les indicateurs économiques. Les exportations ont grimpé de 10% en six mois, l?investissement, de 15%, et la consommation ? qui avait relativement bien tenu pendant la crise ? de 5%.
Quant aux perspectives de croissance, elles sont bien meilleures qu?en Allemagne, avec une hausse de 4,5% prévue en 2011, contre 3% outre-Rhin et à peine 2% chez nous. «Aucun Etat du Vieux Continent n?a enregistré de rebond aussi rapide et aussi solide», se réjouit Nils Karlson, économiste à l?institut de recherche Ratio, à Stockholm. Nom d?un Krisprolls?! Mais quel est donc le secret des Suédois??
D?abord, ils ont réussi ce qu?aucun des gouvernements français n?est parvenu à faire depuis trente ans?: redresser leurs finances publiques. En 1993, elles étaient encore plombées par un déficit abyssal de 12,3% et par une dette de 73% du PIB. Une bulle spéculative immobilière et financière venait alors d?éclater, jetant le royaume à genoux. «Nous avons vécu notre crise des subprimes quinze ans avant vous, résume l?économiste Per Molander. A cette époque, le modèle suédois, que nous pensions infaillible, menaçait d?exploser.»
Pour le sauver, les sociaux-démocrates, au pouvoir entre?1994 et?2006, ont travaillé main dans la main avec les leaders d?opposition pour changer radicalement les règles du jeu budgétaire. Auparavant, chaque ministère présentait son budget tous les ans, le Premier ministre additionnait le tout, et le Parlement validait les totaux. Désormais, les députés fixent d?abord une enveloppe générale, en se basant uniquement sur l?état des rentrées fiscales.
Puis ils déterminent, pour les trois années à venir, les plafonds de dépenses que chaque administration devra respecter à la lettre (ou plus exactement au chiffre). Si, par exemple, le ministère de l?Enseignement supérieur est contraint d?accorder plus de bourses que prévu, il devra se débrouiller pour économiser ailleurs, sur les frais informatiques, les salaires ou les primes? Peu importe, tant que le plafond n?est pas dépassé. Et la règle vaut aussi pour les régions et les communes. «Cela a pris un peu de temps, mais tout le monde s?est fait à cette discipline», assure Per Molander.
Autre principe intangible?: le gouvernement doit impérativement dégager un ex¬cédent d?au moins 1% sur un cycle économique (cinq ans en moyenne). Les déficits sont autorisés les mauvaises années, lorsque les rentrées fiscales baissent.
Mais, les bonnes, toutes les recettes supplémentaires sont automatiquement mises de côté. «Ces règles nous paraissent bien plus intelligentes que celles de Maastricht, et plus encore que celles des Allemands?: ils ont interdit les déficits dans leur Constitution», commente Håkan A. Bentgsson, du centre de réflexion Arena. C?est en tout cas grâce à elles que le royaume a pu entrer dans la tourmente de 2008 avec un excédent budgétaire de 3%. Et qu?il est parvenu à financer sa relance sans creuser sa dette. Résultat?: cette dernière ne dépasse pas aujourd?hui 40% du PIB, un niveau deux fois plus faible qu?en France et en Allemagne. «Nous avons tapé dans la graisse pendant que les autres pays rongeaient l?os», résume Magnus Falkehed, auteur du «Modèle suédois».
Deuxième secret du pays de «Millenium»?: ils ont réussi à moderniser leur Etat tout en conservant un haut niveau de protection sociale. Là encore, c?est la crise de 1993 qui a servi de déclencheur. «Nous avons compris que, pour sauver notre modèle, il fallait très vite rendre notre administration plus productive», se rappelle Klas Eklund, économiste à la banque SEB. Et la transformation a été plutôt brutale. Après avoir aligné le statut des fonctionnaires sur celui des salariés du privé, dégraissé les effectifs publics (20% des postes supprimés, soit 80?000) et développé massivement les nouvelles technologies (les Suédois déclarent leurs impôts par SMS), les gouvernements, de gauche comme de droite, ont dynamité le monopole de toutes les grandes entreprises publiques jugées peu performantes.
La SJ, l?équivalent de la SNCF, la Vattenfall, l?EDF locale, et la Posten, la poste, ont été les premières à y passer. Aujourd?hui, une demi-douzaine d?entreprises privées se partagent le réseau ferré, autant vendent de l?électricité à des tarifs défiant toute concurrence, et les Suédois vont chercher leurs colis à l?épicerie, où un coin courrier a été aménagé?: tous les bureaux de la Posten ont été fermés il y a dix ans.
Chez nous, la moitié du quart de tels bouleversements aurait donné lieu dans l?heure à une série d?émeutes prérévolutionnaires. Là-bas, rien. «Nous avons la culture du consensus"...

Observateur de la vie économique  a répondu le 05/10/2012 à 23:20:

Racine@ oublie de dire que la Suède n'est pas dans la zone euro et qu'elle a donc la maîtrise de sa monnaie,et qu'elle peut donc dévaluer (comme a fait l'Islande).

Burp  a répondu le 06/10/2012 à 15:16:

Et Observateur oublie de dire que les réformes structurelles, en Suède, ont eu lieu dans les années 90, AVANT la naissance de l'euro. Ce sont ces réformes qui permettent à la Suède d'être dans une situation profitable. Donc l'euro, dévalué ou pas, n'a rien à voir dans l'histoire.
Le principe de mener une politique budgétaire saine et équilibrée et de dégager des excédents une fois de temps en temps, on commence à peine en parler dans la zone euro (cf. règle d'or), malheureusement.

JB38  a répondu le 07/10/2012 à 0:30:

@Racine
Je n'ai retenu que le fait que les suédois déclarent leurs impôts par sms. Belle réussite.
Mais ma mémoire me rappelle qu'ils ont aussi été proches des nazis, et il en reste des traces, ce qui ne me permet pas de considérer la Suède comme on veut me la vendre.

JB38  a répondu le 07/10/2012 à 0:30:

@Racine
Je n'ai retenu que le fait que les suédois déclarent leurs impôts par sms. Belle réussite.
Mais ma mémoire me rappelle qu'ils ont aussi été proches des nazis, et il en reste des traces, ce qui ne me permet pas de considérer la Suède comme on veut me la vendre.

Observateur de la vie économique  a répondu le 07/10/2012 à 1:39:

Burp oublie de dire que le Canada a aussi réalisé des "réformes structurelles" en 93(sous le faux prétexte que le Canada était trop endetté) des centaines d'écoles et hôpitaux furent fermés et des dizaines de milliers de profs et infirmières se retrouvèrent au chômage.Résultat des courses,dans l'état de l'Ontario beaucoup de personnes ont été obligées ,après 93 ,d'aller se faire soigner aux USA (région des grands lacs) aux frais de la sécurité sociale canadienne,à cause du manque d'hôpitaux provoqué par les "réformes structurelles".

ninilepetit  a écrit le 05/10/2012 à 18:05 :

Bon article mais il y a à mon avis un grand "trou" dans le déroulement des événements. D'abord, Geir Haarde a été viré par le peuple, ainsi que leur parlement. S'en est suivi une constitution d'un nouveau gouvernement et la poursuite en justice des responsables de la crise (Geir Haarde a été reconnu responsable en 2011...). Puis, deux référendums (le deuxième en avril 2011) ont refusé le sauvetage des banques et le remboursement de la dette extérieure. Le redressement de leur pays n'a donc rien à voir avec une vision "libérale" ou "communiste", mais sûrement plus avec l'éviction des instances dirigeantes à la solde de la finance, par le peuple lui-même.


(et plus tard reconnu coupable

@John  a répondu le 06/10/2012 à 14:18:

Islande démontre que si le gouvernement de Sarko avait nationaliser les banques comme on fait les anglais sans sauver les actionnaires, aujourd?hui la dette publiques serais remboursé, ce qui se passe au contraire c'est que c'est même banques on pris le pouvoir sur le gouvernement.

E=mc²  a écrit le 05/10/2012 à 17:37 :

L'Euro aujourd'hui est un point au milieu du désert. Soit on fait demi tour et on reprend comme avant, sauf que la donne mondiale a changer. Soit on tente l'affaire jusqu'au bout, mais on y va vraiment; parce qu'à force de ne rien décider, les acteurs mondiaux vont décider pour nous. Je me souviens avoir été anti-européen longtemps et puis je me suis rendu compte qu'il n'y avait plus d'autres alternatives pour notre vieux continent. Merci à la vision d'un mec comme DeGaulle, d'avoir démarré si tôt cette aventure, ça nous sauvera peut être. Sauf si on bouge pas du milieu du désert.

Yohan  a écrit le 05/10/2012 à 16:12 :

Sans évoquer la dissolution de l'euro, sa d'évaluation serait elle envisageable ?

Oui mais  a répondu le 06/10/2012 à 0:54:

Ca fait un bout de temps qu'on dévalue, le problème c'est que les anglais et les américains en font autant donc ça s'annule. Mais si vous avez un doute, regardez l'évolution du prix du pétrole ou de l'or, ça monte de plus en plus .... parce que l'euro et le dollar baissent de plus en plus

JB38  a répondu le 06/10/2012 à 23:50:

Oui mais encore le pétrole monte par raréfaction et coûts d'exploitation exponentiels, quand à l'or, viendra un jour où le déclenchement de ventes massives(il faut bien un jour prendre son bénéfice) fera boire le bouillon, comme d'habitude, au plus grand nombre. Il y a toujours un gogo qui paie.

A tous ceux qui prennent l'Islande en exemple.....  a écrit le 05/10/2012 à 16:10 :

J'ai l'impression que nous n'avons pas lu le meme article, car derniere l'optimosme engendré par le retour à un taux de croissance positif, il ne faut pas oublier ce qui s'est apssé depuis 2008:
- plusieures années de recession severe, (-6.6 et -4%),
- une degradation de la monnaie de 70%, qui a engendré une forte inflation induite par le cout des produits importés,
- une hausse des salaires apparemment insuffisante pour pallier cette inflation, ce qui ajouté à un matraquage fiscal a créé de la pauvreté et de la précarité dans un pays ou les habitants se sont appauvris,
- un secteur d'export (peche, tourisme) en hausse grace a la baisse de ses couts nationaux; désormais prestés par des travaileurs pauvres.
- Au final, les dirigeants sont aussi au plus bas dans les sondages, signe que la population est mécontente de ces solutions.

Au final, apres la pluie vient le beau temps, et la dévaluation compétitive dans laquelle l'Islande s'est retrouvée suite au lachage de ses banques est toujours le dernier recours appliqué par les marchés. mais réfléchissez bien car je ne suis pas sur qu'il soit enviable de subir de telles cures pour voir un jour certains indicateurs virer au vert.

pemmore  a écrit le 05/10/2012 à 15:46 :

Article intéressant ,et solution radicale.
Impossible de comparer à la correze (lol!),on doit comparer avec des régions ou départements ayant un espace maritime et une richesse touristique. Bretagne ,vendée ,ça reste dans les possibles ,mais en Corse et dom-tom c'est pas la peine d'y penser ,C'est vrai que si chaque région Française avait une monnaie flottante la crise serait dernière nous.

M92  a répondu le 05/10/2012 à 16:17:

L'euro est une monnaie flottante

R89  a répondu le 05/10/2012 à 16:38:

Au contraire, l'euro est fixe : aucune dévaluation n'est possible.
Ce sont les taux de changes qui sont flottants.

Déni de réalité  a répondu le 05/10/2012 à 17:34:

La réalité: l'euro est une monnaie flottante ET la BCE a la mission principale de maintenir la stabilité des prix. Elle peut mener une politique de change. Déjà à travers les différentiels des taux de refinancement fixés et qui seront en compétition avec d'autres banques centrales. Donc la BCE pourrait dévaluer l'euro.Mais cela n'est pas "vraiment" son objectif, voir mission principale. L'Islande n'a jamais dévalué ET sa monnaie a été dévaluée.

Merl mokeur  a répondu le 06/10/2012 à 8:01:

Les taux de chômage gigantesques de 25% en Grèce et Espagne, toujours en augmentation du fait de la politique de déflation menée par les intégristes européistes néolibéraux, ne sont pas tenables. Les pays extérieurs à la zone euro s'en tirent mieux ou moins mal sauf le Royaume Uni géré par l'ultra conservateur néolibéral Cameronqui supporte à 100% la City, le premier casino financier mondial.
L'euro flotte vis à vis du Reste du monde mais les parités sont IRREVOCABLEMENT fixes entre les pays très différents de la zone. L'Allemagne au début des années 2000 a fait le maximum pour réduire l'inflation déjà basse alors que les autres pays surtout d'Europe du Sud avaient une inflation plus élevée. En conséquence les déficits extérieurs de l'Europe du Sud se sont envolés. La solution est la création d'un euro commun vis à vis du Reste du monde mais d'un euro national ou plurinational par groupe de pays comparables: euromark pour l'Europe du Nord, eurofranc, eurosud pour les pays d'Europe du Sud,...
La politique intégriste néolibérale de déflation, chômage massif et précarisation du travail,, démantèlement de la protection sociale, libéralisation totale des mouvements de capitaux au profit de l'oligarchie financière et des paradis fiscaux et surendettement des travailleurs contribuables se heurte aux intérêts des 90 ou 95%, le collectif des travailleurs actifs, retraités et jeunes en formation ainsi qu'aux intérêts nationaux et de l'Europe. Presque tout le monde sait que cette politique va dans le mur.

JB38  a répondu le 06/10/2012 à 23:57:

Juste constat Merl mokeur. On va dans le mur, mais le camp d'en face dit aussi la même chose, on va dans le mur.Ce pourrait être le même mur, un bulldozer devrait pouvoir en venir à bout, avec un bon conducteur aux manettes.

raphael  a écrit le 05/10/2012 à 14:48 :

pour nous les français, au vu de cet article, faut-il rester dans la zone euro pour mieux rebondir ?

Etienne  a écrit le 05/10/2012 à 14:29 :

Quand la dette d'un pays est multiplié par 5 en 5 ans je crois que c'est la moindre des choses. J'espère maintenant qu'ils vont arrêter de prendre exemple sur la Grêce.

Etienne  a écrit le 05/10/2012 à 14:29 :

Quand la dette d'un pays est multiplié par 5 en 5 ans je crois que c'est la moindre des choses. J'espère maintenant qu'ils vont arrêter de prendre exemple sur la Grêce.

plop  a écrit le 05/10/2012 à 14:28 :

Aux libéraux dans les commentaires qui disent : les islandais s'en sortent en étant libéraux, puisqu'ils ont laissé tombés leur banques et sont passés à autre chose. D'une, ça ne s'est pas fait comme ça, genre entre copains costard-cravate "les banques nous emm...bon ben tant pis on laisse tomber les banques".... non non non, ça ne s'est pas du tout, mais alors pas du tout passé comme ça. Ce qu'il s'est passé là bas n'a rien de libérale, comme vous l'entendez d'habitude. De deux, en voyant certaines de vos réactions, on se rend vite compte qu'en fait vous n'avez absolument aucun, ne serait ce que de début de réflexion idéologique. Si on vous montre un pays riche qui s'en sort : il est libérale. S'il est pauvre : il est rouge. Du coup sans savoir pourquoi vous supportez des politiques très interventionnistes (je ne parle même pas des USA), plutôt très à gauche. Décidément, vous méritez bien votre surnom de yes men.

M92  a répondu le 05/10/2012 à 15:33:

Si ca ne s'est pas passer comme ca, dites comment ca s'est passer alors...

Malar  a répondu le 05/10/2012 à 18:19:

Le libéralisme ne mène pas forcément à la richesse. Mais ce qui est sûr, c'est que c'est le seul chemin menant à la justice sociale.

plines  a répondu le 05/10/2012 à 19:40:

faudrait développer

JB38  a répondu le 07/10/2012 à 0:03:

@malar
Le libéralisme bien compris peut mener à plus de justice sociale, plutôt à un certain paternalisme. Mais nous sommes au-delà, pour le cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, nous passés au néo-libéralisme, qui n'en a rien à "secouer " de la justice sociale.

JB38  a répondu le 07/10/2012 à 0:03:

@malar
Le libéralisme bien compris peut mener à plus de justice sociale, plutôt à un certain paternalisme. Mais nous sommes au-delà, pour le cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, nous passés au néo-libéralisme, qui n'en a rien à "secouer " de la justice sociale.

Corso  a écrit le 05/10/2012 à 14:25 :

Tous complices. L'Islande a pillé les créanciers qui lui avaient fait confiance en ne remboursant pas alors qu'il est évident que toute la population était complice de la dérive financière. Ce type d'arnaque n'est possible qu'à petit niveau on le comprend. inutile donc de vouloir comparer un "modèle" de solution. Le pays a ensuite utilisé la pire des solutions, celle de la dévaluation massive qui a ruiné ses habitants qui pensent à tort que tout va rentrer dans l'ordre. Les plus grands voleurs auront quitté l'île (leurs capitaux) au moins par précaution, les autres vont commencent à se débattre avec le déclin. Pas un modèle l'Islande, une honte certainement.

charlib  a écrit le 05/10/2012 à 14:14 :

Ce petit pays laboratoire par sa taille démographique est à peine plus petit que notre illustre département laboratoire de Corrèze. Serait-il possible que la Corrèze, département le plus endetté de France, cesse de payer ses dettes? A titre de fausse comparaison, la dette publique de l'Iceland est de 10 milliards d'euros alors que l'endettement de la Corrèze est de 360 millions en propre + sa part dans la dette publique de l'état français (1700 milliards).
L'Iceland n'a pas fait défaut sur sa dette, et refusé d'aider ses banques. C'est bien le schéma adopté pour l'Espagne.

John  a répondu le 06/10/2012 à 15:07:

L?Islande na pas payer la dette des créanciers parce que pour la plupart ils n?étais pas Islandais mais bien anglais est la GB à fait bien pression avec des forts menaces pour que L'Islande rembourse partiellement les dépôts au anglais dans les banques islandaise,
Le peuples à été simplement victime de sont système bancaires, écrire maintenant que tous est au beaux fixe comme indique l'article me semble pas donner justice au peuple bafouer islandais par c'est banques.

Mortimer  a écrit le 05/10/2012 à 14:02 :

Je ne suis pas d'accord avec cet article.
L'Islande n'a PAS devalué sa monnaie. Pour dévaluer il faut avoir un systeme de taux de change fixes comme dans le SME par exemple. Le système monétaire islandais est un systeme de taux de change flottants. La couronne a simplement perdu de sa valeur face a l'Euro et d'autres monnaies mondiales en 2008. Cette variation a refleté le risque accru des actifs islandais et de sa monnaie à l'époque.
D'autre part, les taux d'imposition en Iceland sont malgre tout moins eleve que dans beaucoup de pays de l'UE. Avec un IS de 20% et une taxe sur les plus value de 20% par exemple, meme si le taux marginal d'imposition sur le revenu est de plus de 45%.
Le secret du retour de l'économie islandaise tient au fait que l'economie avait ete assainie et liberee dans les dernières decennies. Voir l'index d'Economic Freedom du Fraser Institute par exemple.

déni de réalité  a répondu le 05/10/2012 à 16:12:

Oui Mortimer, vous avez raison; Je ne suis pas d'accord avec l'article. L'Islande a tout fait pour éviter l'effondrement de sa monnaie. Par des mesures de contrôle des flux des capitaux etc. Elle n'a jamais devalué. Le déni passe toujours par la recherche de "modèle" économique transposable à la France. Bien que dans l'article il est souligné que cette miniscule économie est dans une situation différente. Mais quel mensonges de dire qu'il y a eu dévaluation!

Merci  a écrit le 05/10/2012 à 12:52 :

Merci d'avoir parler de l'Islande. Et oui : « Mais la vraie raison du succès islandais, c'est la dévaluation ». Votre conclusion est à transmettre aux plus hautes instances : « la voie européenne qui consiste à se préoccuper d'abord des intérêts des créanciers et des banques n'est pas sans alternative. De même, elle prouve qu'il peut y avoir des expériences de dévaluations réussies, alors que l'on prétend que toute sortie de l'euro provoquerait la ruine des pays concernés. »

ICIDEMAIN  a répondu le 05/10/2012 à 17:17:

On se souvient du temps du franc français et de la lire, des dévaluations sordidement appelées "compétitives" qui n'avaient d'autre effet qu'un appel d'air frais temporaire...avant une nouvelle dévaluation compétitive...c'est comme cela que le mark allemand(et désormais l'euro)a pu prendre son essor: gràce aux dévaluations "compétitives" de ses voisins...

Tyler  a écrit le 05/10/2012 à 12:26 :

Tout cela apporte de bonnes pistes de reflexion pour l'Europe. La Tribune oublie de dire cependant que parallelement au lachage de ses banques, le pays a mis en place une severe cure d'austerite pour assainir ses finances publiques (ainsi que des lois visant a limiter l'endettement des menages, qui eux aussi avaient pris gout a la periode fast et qui commettaient comme les banques du pays, les plus grandes imprudences).

Hervé  a écrit le 05/10/2012 à 11:54 :

Une fois de plus La Tribune se distingue par son courage, sa capacité à aller à l'encontre de la pensée unique (exemple: hors de l'Euro point de salut).
Bravo ! Continuez et grand merci pour ce vent d'air frais, quasi islandais...

STONE1  a écrit le 05/10/2012 à 11:52 :

Question: d'après vous le "modèle islandais " est-il transposable à l'Europe ? Je ramasse les copies dans 4 heures! Et qu'en pensent les entrepreneurs rapaces qui se sont déguisés en colombes si on leur demandait de payer plus d'impôts pour redresser les finances de leur pays ?

M92  a répondu le 05/10/2012 à 12:07:

Et pourquoi pas tout simplement demander a vos énarques cheris totallement inproductifs de depenser moins?

DrDoom  a écrit le 05/10/2012 à 11:14 :

Pays non systémique dont la population représente la moitié de Grenoble agglomération..
Toute comparaison transposition du modèle est vaine et non avenue.

aiglenoir  a répondu le 05/10/2012 à 11:35:

Un peu d'imagination ne saurait faire de mal. Tous les fleuves coulent vers la mer: on vous l'a enseigné, à l'école socialiste républicaine. Et bien non! l'Okavango, et quelques autres, sont là pour nous prouver la faiblesse de La Grande Vérité.

Inca  a répondu le 05/10/2012 à 11:47:

Surtout ne jamais parler des exemples contradictoires à son idéologie.

Si l'exemple émerge, le défausser immédiatement sous un prétexte ou un autre.

Si un exemple de même nature mais applicable à son idéologie (ex "les contrats de travail sont trop contraignants en France, faisons comme aux USA" "euhhh mais c'est pas du tout le même pays, ducon?") émerge, le reprendre immédiatement à son compte en argumentant de la façon suivante: "prenons exemple sur ce qui marche ailleurs".

Bravo DrDoom, vous venez donc de gagner un point CaféDuCommerce!

Inca  a répondu le 05/10/2012 à 11:47:

Surtout ne jamais parler des exemples contradictoires à son idéologie.

Si l'exemple émerge, le défausser immédiatement sous un prétexte ou un autre.

Si un exemple de même nature mais applicable à son idéologie (ex "les contrats de travail sont trop contraignants en France, faisons comme aux USA" "euhhh mais c'est pas du tout le même pays, ducon?") émerge, le reprendre immédiatement à son compte en argumentant de la façon suivante: "prenons exemple sur ce qui marche ailleurs".

Bravo DrDoom, vous venez donc de gagner un point CaféDuCommerce!

DrDoom  a répondu le 05/10/2012 à 12:47:

On peut imaginer que le consensus social est très différent dans un pays de 300,000 habitants vivant dans une relative autarcie (du point de vue des flux migratoires) et soudé par des siècles de conditions de vie difficiles comparé à un carrefour européen de 65 milions d'habitants comme la France ou cela dépasse t'il vos capacités d'abstraction. c'est vous qui donnez des leçons du "café du commerce" en l'occurrence.
Comment comparer un système bancaire qui représente dans sa globalité moins que l'équivalent d'une caisse régionale d'un de nos groupes mutualistes ?
Il est facile de donner des leçons et de se draper dans un discours moralisateur lorsque l'on a pas le commencement du'un début de culture économique en la matière.

Ah?  a répondu le 05/10/2012 à 14:05:

"Pays non systémique dont la population représente la moitié de Grenoble agglomération.. Toute comparaison transposition du modèle est vaine et non avenue"
Phrase à méditer... il est bien connu que la France est trop petite pour exister sans l' Heurope, comme nous le rappellent ad nauseam nos penseurs médiatiques...

Merci  a écrit le 05/10/2012 à 10:03 :

Merci la tribune, ca fait 2 ans qu'on attendait que la presse alignée européenne parle un peu du cas Islandais. Ils ont tout fait voler en éclat. Ils ont viré le Fmi ce grand vampire (tt comme l'argentine avant eux et qui s'en porte bcp mieux!), ils ont laissé coulé les banques, ont dégager les vieux politicars, ont fait écrire une nouvelle constitution par les citoyens et ont massivement eu recours au référendum. Une vraie démocratie en somme ;pas une europe totalitaire orwelienne gouvernée par des banquiers non élus meme pas responsables devant les peuples.
Lisez sur le diplo F Lordon, c'est édifiant!

Clyde  a répondu le 05/10/2012 à 10:25:

Ce n'est pas la première fois que Romaric Godin rédige, fort à propos, des articles dissonants de la pensée dominante pro-européiste. C'est à souligner et à apprécier.

Pensée magique  a répondu le 05/10/2012 à 10:29:

Lordon propose une pensée magique suivant laquelle l'Etat produirait un meilleur résultat que les personnes libres poursuivant leurs rêves. Et ça ne marche pas, jamais, même pas une fois par hasard. Pour ceux qui l'ont compris, Orwell critique justement les constructivismes, y compris la "Big Mother" social-démocrate en fin de vie et désespérément soutenue par les faux économistes atterrants, entièrement responsables de l'affaiblissement de nos pays.

M92  a répondu le 05/10/2012 à 12:08:

@Pensée magique : +1000

churchill  a écrit le 05/10/2012 à 10:02 :

augmentation des impots, augmentation de l'inflation ( qui agit comme un impot) ca arrive en zone euro ( les impots ' c'est maintenant'), l'inflation ' c'est demain'......... pour les creanciers, un credit crunch sur un pays de 300 000 habitants ou sur une zone de 300 millions, c'est pas la meme chose.... les allemands ne voulaient pas sauver leurs banques, s'ils l'ont ft c'est qu'ils savent pq.............

aiglenoir  a répondu le 05/10/2012 à 10:29:

C'est peut-être parce que l'Allemagne vit encore pour quelque temps avec le souvenir et la honte du nazisme... Mais nous Français, qu'avons nous fait de mal devant l'Histoire?

Tania  a répondu le 05/10/2012 à 10:31:

Vous oubliez un point crucial : la dette! Eux n'en ont plus ! Voilà qui change tout, n'est ce pas! Ils sont maitres de leur monnaie et la banque centrale nationale pourvoit directement aux besoins de l état. Comme ici du temps de De Gaulle. Cela fait 2 différences majeures puisque les banquiers ne vivent plus sur le dos de létat mais se contentent de faire leur job de base. Quant à l allemagne, ses dirigeants sont tout autant inféodés que les nôtres au cercle des banquiers, nouveaux rois du monde. Mais ça bouge la-bas, 10 que les allemands se sèrent la ceinture sans l ombre d une sortie de tunnel. Les grèves commencent et Merkel ne sera pas reconduite...

Tutututut  a répondu le 05/10/2012 à 11:02:

Ah, c'est beau les fantasmes de grève et de violence prônés par le peuple de gôche indiniais. Arrêtez de rêver les gars, c'est fini. Personne ne veut de votre idéal. Vous avez perdu, deux fois, d'abord avec l'URSS, maintenant dans le reste de l'Europe.

JB38  a répondu le 07/10/2012 à 0:14:

@Tania
"Les banquiers font leur job de base", oui , celui de faire payer des intérêts aux Etats en leur octroyant des prêts, ce qu'il leur était interdit de faire avant 1973.
@Tutututut
Les fantasmes du peuple de droite arrogant peuvent aussi finir en eau de boudin. Tout n'est à la fin qu'un rapport de force, et tant que ce n'est pas terminé, on n'est pas sûr d'être du bon côté. Mais on aura toujours le droit de faire Tututututut.

EL CABALLERO  a écrit le 05/10/2012 à 9:59 :

Un pays de 250 000 habitants, l'explication ne tient qu'à cette caractéristique.

aiglenoir  a répondu le 05/10/2012 à 10:25:

Small is beautifull...

@el caballero  a répondu le 05/10/2012 à 10:36:

vous êtes pour l'auvergne indépendante, vous !!?

aiglenoir  a répondu le 05/10/2012 à 11:31:

L'Auvergne? Mais pourquoi? L'Occitanie, ou la Catalogne cis et trans-pyrénéenne pourquoi pas? Qu'on m'explique la justification des DOM par rapport à l'euro! Et qu'on regarde, à l'inverse, les cas de la norvège, de la Suède... ou du Kiribati. Qu'avons-nous à leur apprendre? De bon pour eux, celà s'entend!

FYN  a répondu le 05/10/2012 à 12:48:

Non, certes plus de 320 000 habitants, c'est peu, mais c'est surtout l'état d'esprit des Islandais qui change tout. Leur courage, leur volonté, leur calme, leur réalisme. Leur réaction a été pragmatique, pas idéologique.

DRRW  a écrit le 05/10/2012 à 9:44 :

Y aurait il plusieurs verites? Dire non aux creanciers, augmenter les impots, laisser a son triste sort le secteur financier qui nous a abandonne depuis longtemps ne releverait pas du mythe? Quelle triste nouvelle pour les ideologues...La conclusion de l'article est des plus fines car effectivement le vrai exemple de l'Islande, c'est qu'il y a toujours un plan B, C, D, etc Eh oui comme le disait Pascal «Quelle est cette justice qu?une rivière borne ? Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà.»

@drrw  a répondu le 05/10/2012 à 9:57:

Rassurez-vous, il n'y a qu'une vérité intangible : toutes les idéologies, tous les collectivismes, tous ceux qui pensent imposer à l'homme une finalité ("l'Homme Nouveau" socialiste de Hollande ou encore "l'Entreprise France" mercantiliste chère à Sarkozy), en niant farouchement que l'homme est sa propre finalité, détruisent inéluctablement les économies et les sociétés qui les subissent. Combien de crises, combien de malheurs supplémentaires, devrons-nous subir avant que les politiciens comprennent cette vérité ?

DRRW  a répondu le 05/10/2012 à 12:09:

Tout a fait d'accord. Vive les hommes libres a bas les sytemes qui les oppriment! Mais restons optimistes, nous sommes maintenant 2 a etre d'accord et 2 c'est deja plusieurs. Tous les espoirs sont donc permis

Labellapintura  a répondu le 06/10/2012 à 8:59:

Il est exact que tous les systèmes, TOUS ' oublient bien vite qu'ils ne doivent qu'être au service des hommes, et pas l'inverse . Nous sommes inféodés aux sytèmes , c'est une bine triste vérité . Npous avons besoin de PLUS de démocratie .

Democratie  a répondu le 06/10/2012 à 15:19:

La démocratie est pour les ânes élus par des ânes

JB38  a répondu le 07/10/2012 à 0:21:

@Démocratie
Certainement Monseigneur vous préférâtes une royauté et des tas de petits serfs. Le Moyen-âge vous va si bien, si possible teinté d'ultra-libéralisme (Pour faire moderne).

le diktat des rentiers  a écrit le 05/10/2012 à 9:00 :

en france et en Europe , ce sont les rentiers qui dictent les règles ! Ils prêchent le libéralisme mais se comportent comme des fonctionnaires , LEUR SECURITE FINANCIERE doit, selon eux ,être la priorité du pays et tous les hauts fonctionnaires et les gouvernements de droite vont dans leur sens. Une éruption volcanique serait la bienvenue dans cet ordre financier

Exact  a répondu le 05/10/2012 à 9:41:

Oui, le diktat des rentiers bénéficiaires des subventions publiques (les rentiers de la sécurité sociale, les politiciens, les faux fonctionnaires non régaliens en surnombre, les oligopoles pseudo-privés subventionnées, EDF ou GDF en tête) est de plus en plus insupportable : le système ressemble de plus en plus aux rentes d'ancien régime versées par le roi aux nobles, et déjà à l'époque, ces rentes étaient financées par la spoliation violente et la répression menée à l'encontre des producteurs privés. Il est temps de mettre à bas ce système immoral et de remettre de l'ordre dans le pays.

exact aussi  a répondu le 05/10/2012 à 10:03:

@exact +1 'les rentiers de la republique', c'est autorise en france vu qu'ils sont de gooooooche

Burp  a répondu le 06/10/2012 à 14:22:

Vous oubliez de dire que les 1ers des rentiers... ce sont les retraités.
Et ca, ca fait un paquet d'électeurs.

Astro  a écrit le 05/10/2012 à 8:47 :

Ce qui ne marche pas et qui est injuste c'est certaine entreprise, tel les banques, sont subventionner pour ne pas faire faillite!

Libérale  a écrit le 05/10/2012 à 8:05 :

C'est une approche libérale et de marché libre et ça fonctionne. Laisser faire les entrepreneurs, s'ils font des conneries, comme les banques islandaises, ils doivent assumer et faire faillite et on recommence avec des gens plus compétent. Il faut donner la liberté aux entreprises à se développer et à créer des emplois. Chez nous, on est dirigé par des communistes et cela ne fonctionne pas.
On est vraiment con!! le communisme n'a déjà pas fonctionné chez les russes, pourquoi devrait-il fonctionner chez nous.

hum hum  a répondu le 05/10/2012 à 8:55:

quand sarkosy voulait sauver les banques, j'avais pas l'impression qu'il s'agissait d'un communiste !!!

@Libérale  a répondu le 05/10/2012 à 9:28:

Dévaluer la monnaie ou instaurer un contrôle des changes n'a rien de libéral : c'est du constructivisme pur et dur. Si vous êtes vraiment ce que votre pseudo suggère, vous ne pouvez ignorer que la monnaie n'appartient pas à l'Etat mais aux individus qui la créent et la détruisent par leur travail. En conséquence, jamais l'Etat ne doit toucher à la monnaie, même pas en rêve. Pour revenir au sujet, la dette islandaise en déshérence était privée et détenue par des étrangers, tandis que la dette qui pose problème en Europe est essentiellement publique et en grande partie détenue par des Européens. En Europe, les aides aux banques représentent une part tout à fait marginale dans les dettes publiques. Souvenons-nous qu'en France, les aides aux banques privées représentent... 0% de la dette publique, cette dernière provenant en totalité de la gabegie des dépenses publiques. Les seules banques aidées en France sont des banques publiques (cf Dexia). Pour les aficionados de la dévaluation, Il faut bien comprendre que les engagements croisés entre pays européens annulerait les effets espérés d'une dévaluation et que chacun de nos voisins avec lesquels nous faisons l'essentiel de notre commerce international serait amené à dévaluer au moins autant que nous en cas de retour aux monnaies nationales, à l'abandon du régime de changes flottants et à l'instauration du contrôle des changes. La principale conséquence du retour aux monnaies nationales, des dévaluations et du contrôle des changes serait l'effondrement du commerce entre pays européens, ruinant a minima un tiers du PIB de la zone, sans parler des pays hors zone qui prendraient immédiatement des mesures de rétorsions violentes.

aiglenoir  a répondu le 05/10/2012 à 9:32:

Plus dirigiste que Sarkozy, tu meurs! C'est typiquement un socialo-communiste à la française, qui avance en rampant pour ne pas effrayer les rares personnes travailleuses et de bon sens qu'il reste encore dans notre pays de centralisme despotique.

Antilibéral  a répondu le 05/10/2012 à 9:38:

Encore des clichés genre tout le monde il est communiste, et c'est seulement le libéralisme qui va sauver le monde.Connaissez vous au moins ce que vivaient les gens du temps du communisme où pour de telles paroles vous finisiez votre vie au goulag ! C'est aussi énorme que la négation des génocides. On devait laisser les banques faire faillite, dites vous : même si cela ne faisait pas plaisir de sauver ces suceurs de sang, que serait devenue l'économie des pays industrialisés ?

toccata  a répondu le 05/10/2012 à 9:42:

Sarkosy est un interventionniste. Il a donc la même perception du pouvoir de l'Etat qu'un socialiste ou communiste, même si ses motivations sont légèrement différentes (soutenir les entreprises françaises plutôt que de vouloir redistribuer directement les richesses). Indéniablement Sarkozy est idéologiquement beaucoup plus proche des communistes que des libéraux.

@Anti  a répondu le 05/10/2012 à 9:45:

Que serait devenue l'économie des pays industrialisés ? Prospère, tout simplement.

Libérale  a répondu le 05/10/2012 à 13:47:

On pourrait encore parler de l'Estonie ou de l'Irlande qui est en passe réussir de s'en sortir dans la douleur certe, mais elle va y arriver. La Suisse avec un frein à l'endettement depuis 2003, alligne les exédents budgetaire et la dette a diminué de 56.4 % en 2005 à 40.2 % en 2010 du PIB malgré la crise.
Pendant ce temps, les pays qui n'ont rien fait, l'endettement a augmenté et la situation se dégrade continuellement.
J'insiste, l'apporche communiste ne fonctionne pas!!!

@Libérale  a répondu le 05/10/2012 à 15:42:

Tout à fait d'accord avec vous à propos de l'Estonie, de l'Irlande et de l'exemplaire suisse qu'on envie pour son Etat bien géré et fermement contenu dans ses limites. Cependant, vous vous trompez sur le cas islandais qui n'a rien de libéral. C'est du vol en bande organisée. Ne confondez pas tout.

Burp  a répondu le 06/10/2012 à 14:20:

Parler de "vol en bande organisée" est un peu exagéré, mais je vous rejoins sur l'idée. Surtout, n'oublions pas que c'est un fusil à un coup.
Qu'a fait l'Islande? Emprunter à l'étranger des centaines de milliards, et puis dire 10 ans plus tard "nous ne remboursons plus rien". Ca ne marche qu'une fois, surtout pour un pays aussi petit et avec aussi peu d'influence au niveau géopolitique.

FREDDY  a écrit le 05/10/2012 à 8:05 :

La Grece aurait beaucoup plus de chance de s'en sortir en s'inspirant de l'expérience islandaise qu'en se laissant dicter ses options par les fonctionnaires de Bruxelles !.......Les européistes extrémistes de Bruxelles sont les memes qui nous disent aujourd'hui que sortir de l'Euro serait une catastrophe économique pour le pays qui le déciderait alors qu'ils nous disaient que l'entrée dans l'euro serait synonyme de prospérité il y a 15 ans !!!

GABUZO  a répondu le 05/10/2012 à 8:45:

+1 les"européistes extrêmistes de Bruxelles" sont issus de la fiance internationale il ne faut pas compter sur eux pour pénaliser les banques au contraire ils les font passer avant les citoyens.

Herboriste  a répondu le 05/10/2012 à 9:44:

Les gars, vous devez connaître un sacré herboriste. Mais ça vous monte au cerveau.

Casanis  a répondu le 05/10/2012 à 12:56:

Un sacré herboriste, vive l'anis! Bon c'est l'heure de mon petit jaune...

Greg le Prolétaire  a écrit le 05/10/2012 à 8:00 :

D'un côté l'europe propose aux grecs ( par exemple ) la pauvreté dans une économie en constante récession et de l'autre, on a certes la pauvreté, mais apparemment moins généralisée, mais dans une économie en redressement. Tout ceci pour aboutir au final au non remboursement des créanciers. A choisir, la solution islandaise est meilleure.

Solution islandaise  a répondu le 05/10/2012 à 9:49:

Il n'y a qu'une conséquence positive à la "solution finale" islandaise : l'Etat ne peut plus accéder aux marchés financiers et ne peut plus s'endetter. Plus question d'acheter des votes avec des promesses financées par la dette publique. Autrement dit, le socialisme prétendument démocratique est devenu impossible en Islande. Excellente nouvelle pour les Islandais, non ?

K  a répondu le 05/10/2012 à 10:18:

Bien vu en effet, un Etat qui ne peut s'endetter, ce sont des politiciens qui ne peuvent promettre la Lune :-).

M92  a répondu le 05/10/2012 à 12:28:

Exactement, l'etat ne peu plus s'endetter et donc va devoir laisser l'economie se debrouiller toute seule... Ce qui est tres bien puisque que cela a tendance a tiré vers un regime liberale qui ne peut etre que constructif pour l'economie. La seule chose non liberale qu'il aient faites est la devaluation. Elle juste permis de repartir plus vite au detriment d'une periode plus rude pour la population moins plus courte egalement... On peut faire la meme chose en zone euro. Il suffit que les etat arretent d'intervenir dans l'economie et laisse couler ceux qui coullent et laissent prosperer ceux qui montent... Ce sera un petit peu plus long car pas de devaluation mais san devaluation se sera moins lourd pour les peuples... Au final ont s'y retrouve... C'est pas compliqué!

Malar  a répondu le 05/10/2012 à 19:04:

J'approuve à 100% ce qui a été dit par M92 sans rien rajouter.