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C'est un véritable chemin de croix que subit la France aux Emirats arabes unis (EAU) pour y vendre une soixantaine d'avions de combat Rafale via un contrat estimé entre 6 à 8 milliards d'euros. Après avoir gelé les négociations pourtant très avancées au coeur de l'été en raison d'un article dans "Le Figaro", propriété de Dassault, qui a fortement déplu, Abu Dhabi a récemment rajouté dans les discussions une nouvelle exigence pour acquérir le Rafale. Selon plusieurs sources concordantes, les Emiratis mettent désormais dans la balance des droits de trafic supplémentaires (autorisations de vols) en France, essentiellement à Roissy, pour leurs compagnies aériennes Emirates (Dubai) et surtout Etihad, le transporteur d'Abu Dhabi. Cela à près d'une semaine d'un deuxième round de négociations bilatérales sur les services aériens, six mois après l'échec du premier, lorsque Paris a rejeté en bloc les exigences colossales des Emirats (un doublement du nombre de vols en France). Les représentants d'Abu Dhabi étaient partis furieux.
Choix cornélien
Paris doit donc désormais choisir entre deux de ses fleurons industriels : Dassault Aviation, qui n'a pas encore vendu le Rafale à l'export, et Air France, qui demande de ne pas accorder de droits supplémentaires à ces compagnies, accusées de profiter du soutien massif de leur États actionnaires pour venir piller ses marchés naturels. Grosses clientes d'Airbus, les compagnies du Golfe ont déjà, par le passé, laissé planer la menace d'annulations de commandes d'avions afin d'augmenter leur présence en France.
Les négociations sur le Rafale sont aujourd'hui arrêtées et leur reprise dépend de la réponse de la France à l'exigence émiratie. « Il y a un gel des discussions, nous n'avons pas de date pour la suite », explique-t-on à « La Tribune ». En dépit de ce gel, des contacts entre la France et les EAU sont maintenus grâce, par exemple, à un séminaire franco-émirati sur la guerre électronique. Pour autant, Abu Dhabi reste toujours sous la pression des États-Unis, qui font un important lobbying pour empêcher la vente du Rafale aux forces aériennes émiraties.
Côté français, le prochain départ, très inattendu, de l'homme clé du Rafale et des avions de combat chez Thales, Pierre-Yves Chaltiel, selon plusieurs sources concordantes, est un coup dur pour le camp français. Il confirme à nouveau le malaise en interne dans le groupe d'électronique présidé par Luc Vigneron. Ce départ a tendu un peu plus les relations entre Dassault et Thales.
Michel Cabirol et Fabrice Gliszczynski
SIMPLE QUIDAM a écrit le 19/11/2010 à 16:01 :
Il y a quelque jours un "cassandre" affirmait qu'un jour les pétrodollards ayant crée sans souci de rendement commercial ,les compagnies "normales" devront déclarer forfait . Eux seuls auront achetés en plus la majorité des avions commerciaux ...prélude en cours...
gilles a écrit le 19/11/2010 à 15:17 :
Que l'on mette cet avion au musée et qu'on arrête les frais, cette affaire a déja couté assez cher
fred a répondu le 08/12/2010 à 20:34 :
ok,on arrete les frais et on met 4000 personnes au chomage!!!!!!!!!!!!!!!!!!
moonmartre a écrit le 18/11/2010 à 23:59 :
trop drôle A.F, c'est le seul argument à faire valoir quand en terme de service, il n'arrivent pas à la cheville d'Emirates. Je prends l'A380 et le 777 d'Emirates tous les 3 mois, et moins cher qu'A.F. Emirates et Etihad financés par les Emirats? Sans blague, quand je compte les milliards d'euros accumulés par Air France en terme d'aide publique, la dernière monte à 3milliards d'Euro avant la privatisation, c'est une plaisanterie. Et puis en terme de commandes d'A380, Emirates fait beaucoup plus qu'A.F pour soutenir l'industrie Européenne. Les Emirats auront leur droits de traffic et A.F les yeux pour pleurer.
pm a répondu le 14/02/2011 à 21:20 :
une fois que les scoriez du passé auront été réglées; et qu'un gouvernement français attaquera les émirats devant l'OMC, on reparlera de vos fantasmes. l'aide publique (inférieure à ce que vous avancez) date de 1993 je crois et a été largement couverte, et pas les impôts et par les dividendes versés à l'Etat. Concept inconnu chez vos 2 E: pas d'impôts, pas de taxes d'aéroport, pas de... Le rêve quoi (pour un capitaliste): non seulment on s'fait un max; et en plus, on emploie des esclaves... Le rêve, vous dis je...
bill a écrit le 16/11/2010 à 14:43 :
D'autant qu'on sait même pas si, en leur accordant les droits, ils achèteraient les Rafale....
Gogol a écrit le 16/11/2010 à 13:23 :
On pourrait confirmer leurs "droits" actuels seulement si ils achètent ce foutu Rafale et non pas leur accorder encore plus. Qui est au gouvernement, des émiratis ou des français ?
gerardc27 a écrit le 16/11/2010 à 12:49 :
Le bon sens voudrait que EADS dévore DASSAULT qu'il faut désormais considérer comme le ver dans le fruit (THALES) . Protéger des intérêts patrimoniaux c'est aller à l'encontre d'une logique industrielle européenne. On le paie tous les jours avec le RAFALE .A tout prendre il vaut mieux protéger AIRBUS à l'export ,on s'en portera mieux.
bill a écrit le 15/11/2010 à 21:27 :
Quand je pense que c'est le figaro (dassault) qui a fait passer l'interview du patron d'Air France ce week-end accusant les compagnies du Golfe de "tuer l'industrie". hi hi, je crois qu'à force cela va faire désordre
Patrickb a écrit le 15/11/2010 à 21:01 :
Et un petit oubli de la part des journalistes: Abou Dhabi a accordé l'implantation d'une base militaire française, et cela demande contrepartie.
robert a écrit le 15/11/2010 à 19:11 :
toujours du chantage, on veut vous acheter vos produit gratis sinon on vous fait payer...
nero51 a écrit le 15/11/2010 à 18:36 :
je trouve tout a fait normal que les émirats arabes unis veulent plus de crenaux horaire pour leurs compagnies.ils sont quand meme acheteurs de beaucoups d'airbus,notemment d'A380.quand a un doublement du nombre de vols,cela me parait exessif.je pense que d'état à état,il est possible d'etre intélligent et de trouver un compromis.60 rafales à la vente,cela ne se refuse pas.
fredvoyage a écrit le 15/11/2010 à 17:13 :
le rafale est une aberration qu il faut arreter au plus vite , il ne fait la fortune que d une poignée d ' entrepreneurs prives et pompe les fonds publics airbus , esa , alstom sont des succes bien heureusement
LOU-LOU a répondu le 16/11/2010 à 01:46 :
60 "Rafale" oui ...mais à quelles conditions? Le contrat des chars "Leclerc" dans le passé...pas mal non plus !!!!
fdf a répondu le 16/11/2010 à 18:47 :
J'ai du mal a vous suivre..... Prix unitaire entre rafale et eurofighter (sensiblement le même. selon la source..) donc aucune économie si on était rentré dans le projet eurofighter. Grâce aux rafales on a quand même gardé tout un savoir faire. Quel avion sur notre port-avion si on était dans le projet eurofighter ? Avion Américain, Russe ?? Bravo......
euqnabed a répondu le 17/11/2010 à 16:11 :
L'eurofighter vaut 1 million d'euros de moins et est a aujourd'hui vendu à 559 exemplaires, le rafale à 180 exemplaires. Si les Brésiliens achètent le Rafale ce savoir faire leur sera vendu. Vaut-il mieux un avion Français ou un avion Européen, telle est la question.
il faut dejà retrouver de la force d'âme a écrit le 15/11/2010 à 13:57 :
Les émirats sont en train de tondre le mouton, tellement on est désespérés au sujet de la vente de rafale. Les ventes d'états à états sont aussi une question de rapport de force psychologique, et là on est en train de sombrer et de passer pour un pays "inférieur" dont on peut tout exiger. Le mieux pour redresser la barre, serait déjà d'avoir un minimum de force d'âme et de savoir dire "non". Un contrat de perdu, certes, mais pour redresser la crédibilité et être considéré comme digne de respect, c'est une période de 20 ans devant nous à ne plus être des mendiants "s'il vous plait.. achetez notre technologie".
euqnabed a écrit le 15/11/2010 à 11:46 :
Les pays du golfe sont les plus importants acheteurs de l'A380, pour remplir la capacité des +90 A380 achetés il convient de se préparer à trouver des slots supplémentaires et ce n'est certainement pas unqiuement au moyen-orient que les clients seront trouvés
LOU-LOU a répondu le 16/11/2010 à 01:52 :
nous vendons des A 380 oui ... pour 30 % env.
euqnabed a répondu le 16/11/2010 à 12:00 :
La n'est pas la question quand on vend des A380 qui peuvent transporter (soyons conservateur) 525 passager, il faut savoir que le client va vouloir les remplir pour les amortir (90x525= 47 250 passagers maximum / jour à trouver)
joe a répondu le 19/11/2010 à 10:39 :
prostitution economique
bertie a répondu le 19/11/2010 à 18:12 :
faut il encore baisser le pantalon devant EUX ????
moonmartre a répondu le 14/02/2011 à 08:07 :
47 250 passagers par jour? Et ce n'est pas fini! La bonne blague, l'A380 désert essentiellement les destinations d'Asie ou se trouve la croissance du trafic aérien. Le moyen orient n'est qu'un immense hub reliant le traffic entre plusieurs continents, ce n'est donc pas là que les compagnies du golfe trouveront les clients et elles le savent.
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une fois que les scoriez du passé auront été réglées; et qu'un gouvernement français attaquera les émirats devant l'OMC, on reparlera de vos fantasmes. l'aide publique (inférieure à ce que vous avancez) date de 1993 je...
par pm le 14/02/2011 à 21:20
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