Le FMI révise ses calculs : l'austérité nuit beaucoup plus que prévu à la croissance

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John Maynard Keynes Copyright Reuters
John Maynard Keynes Copyright Reuters (Crédits : Via Bloomberg)
Le Fonds monétaire international basait auparavant ses calculs de croissance sur une hypothèse d'impact limité des mesures d'austérité. Il revoit aujourd'hui en forte hausse l'effet multiplicateur -négatif- des politiques de réduction du déficit

Alors que le gouvernement britannique, face à une économie engluée dans la récession, accentue encore les coupes dans les dépenses publiques, afin de tenter de réduire le déficit public, le Fonds monétaire international se livre à une étude de l'impact des politiques dites de consolidation budgétaire. Sa conclusion, en forme de mea culpa, est sans ambiguïté: l'austérité réduit plus fortement que prévul'activité économique, et donc les rentrées fiscales, provoquant en fait un creusement du déficit. Le FMI examine ce que les experts appellent les multiplicateurs keynésiens, autrement dit l'impact sur l'économie des mesures d'austérité (ou de relance, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui). Si une réduction de dépense publique d'un euro entraîne une baisse du PIB d'un euro, le multiplicateur est alors estimé à un. Avant la crise, il était d'usage, c'était en tous cas celui en cours au FMI, de considérer que l'effet multiplicateur était limité à 0,5. Mais l'examen de la situation des grands pays industriels depuis le début de la crise conduit à réviser totalement cette estimation. Le multiplicateur serait actuellement compris entre 0,9 et 1,7, écrit aujourd'hui le FMI.
Quelle est la signification de cette fourchette ? Cela veut dire qu'une baisse de dépense publique (ou une hausse d'impôt) d'un euro, destinée à diminuer le déficit, peut entraîner un recul de 1,7 euro du PIB. Dans ce cas, la mesure prise un gouvernement manque sa cible : un recul de 1,7 euro de la richesse produite entraîne un accroissement du déficit public proche d'un euro -cela dépend bien sûr du poids de la sphère publique- , compte tenu des pertes de recettes fiscales et des dépenses sociales supplémentaires (chômage, pauvreté...). Autrement dit, le déficit n'est pas réduit in fine. Et l'économie s'en trouve évidemment plus mal en point.

Sur les raisons de cet effet multiplicateur, le FMI ne s'étend pas outre mesure. Mais il cite le fait que les politiques monétaires n'ont plus guère de marge de manoeuvre (les taux d'intérêt sont partout proches de zéro) et que les politiques d'austérité sont menées partout en même temps. 
 

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Commentaires
a écrit le 21/04/2013 à 10:10 :
Le FMI quel bande d'incompétents.
a écrit le 20/04/2013 à 21:27 :
apres les boulettes en france Mme LAGARDE continu tranquillement a degrader l'economie et a augmenter la misere en europe ,mais tout va bien pour Mme soleil!!!!!
a écrit le 20/04/2013 à 17:26 :
FMI:fabrique de mediocres incompetents et bientot sous les verrous comme madame Lagarde!
a écrit le 20/04/2013 à 11:31 :
tant qu'on n'acceptera pas que le modèle tout croissance et mondialisation débridée nous mène dans le mur.....le massacre continuera..... même la chine s'essoufflera.... risque de dette majeur en chine....si ça casse... aie aie aie
a écrit le 20/04/2013 à 11:09 :
L'éloquence de Lagarde devrait convaincre les Français de la pertinence de chausser des patins à roulettes sur des plaques de verglas afin de mieux faire la toupie. Tout le monde sait bien que personne n'a compris, de même que personne ne sait que tout le monde a compris.
a écrit le 20/04/2013 à 10:23 :
Chouette, comme disent les Economistes: "On va mourir guéris !".

Comme dit notre bon souverain François IV 'Le Mou' : "je m'en fous!"
a écrit le 19/04/2013 à 19:36 :
Moi ce qui me répugne, me scandalise, et finira peut être par me révolter, c'est que les responsables politiques NE MONTRENT PAS L'EXEMPLE ! 1000 salariés à l'Elysée ! Des repas immenses et les plus luxueux offerts, tout les voyages dans des avions privés offerts etc etc... MAIS BON SANG ! QUAND EST-CE QU'UN PRESIDENT METTRA UN PEU SON EGO DE COTE ET VIVRA COMME LES PAYS VOISINS ? En payant ses repas, en payant ses vacances ETC... Ca devient insupportable et extrêmement énervant !
a écrit le 19/04/2013 à 17:26 :
Ce n'est pas l'austérité qui nuit à la croissance, ce sont les hausses démentielles des impots, cad le socialisme rampant. Mais le socialisme c'est bien à ce qu'il parait, alors ne nous étonnons pas ...
Réponse de le 20/04/2013 à 11:29 :
je vous signale que ça a commencé avant la gauche.... 600 milliards de déficit et 1 millions de chômeurs en plus.......ça, c'était entre 2007 et 2012.. sous le règne de sarkosy...

ceci étant, pour les impôts....quand on aura tout pris on ne pourra même plus les payer... donc il faut manifestement trouver un autre chemin, mais contrairement à ce que vous pensez,ce n'est pas notre droite qui le trouvera...(elle avait d'ailleurs déjà recommencé à augmenter les impôts...).et probablement pas la gauche...... c'est bien la le problème...
Réponse de le 21/04/2013 à 10:22 :
Il suffit de voter des gens compétant au pouvoir, gauche et droite, ils sont tous pareille, que des énarques incompétents qui nous conduit au désastre.
a écrit le 19/04/2013 à 17:02 :
l'austérité nuit OK . mais des économies comme diviser par deux ,ministres,députés sénateurs, agence d'états ,personne ne s'en apercevrait et LES FRANCAIS ACCEPTERAIENT DE FAIRE DES EFFORTS ;
a écrit le 10/01/2013 à 12:21 :
Pour quelle raison pensez vous qu'on a fait croire que c'était la solution à un moment donné?
Les fonds d'investissement s'en sont mit plein les poches....et maintenant ils vont pouvoir racheter à prix au plus bas et nous le revendre une seconde fois à prix d'or puisque de toute façon on en a besoin!
Quelle crédulité!
a écrit le 22/12/2012 à 18:19 :
l'austérité nuit beaucoup plus que prévu à la croissance

C'est pas vrai ho ben ça alors!!!!
Ma petite Christine adorée si elle n'existait pas ,il ne vaudrait surtout pas l'inventer
a écrit le 29/10/2012 à 15:59 :
forcement, le maintien des dépenses a credit accroit le chaos, mais clis le reporte à un peu plus tard.
a écrit le 12/10/2012 à 0:14 :
Certains devraient comprendre que le cumul des plans d'austérité finit par se contrecarrer.
Il est évident qu'un euro non dépensé manque ailleurs.
Il s'agit surtout de bien dépenser, à des choses utiles.
a écrit le 11/10/2012 à 21:56 :
Bon, alors moi j'ai fait quelques études d'éco entre 1995 et 2004. Je me souviens très bien du keynésianisme et on disait "à cette époque (entre 2 guerres et après) ça marchait mais c plus le cas aujourd'hui, les marchés sont mondialisés, les capitaux partent à l'étranger au lieu d'arriver dans les caisses des états qui dépensent. Soit. Mais on me ressort, par le GRAND FMI, des types de Harvard, HEC et autres consorts, qu'au final, puisque tout le monde est dans la m**de et bien c'est pas si mal que ça finalement... Donc, on se fout un peu de ma gueule, les types payés des briques pour revenir sur leurs dires une fois qu'on est encore plus dans la m**de et bien je les félicite pas, RETOURNEZ EN 2ème économique et sociale, on vivra peut-être mieux !!! PS : dans 10 ans on nous reparlera du Club de Rome (%croissance = %évolution démographique pour faire simple) car on pourra plus rien faire d'autre.
a écrit le 11/10/2012 à 13:52 :
Chapeau aux têtes pensantes et notamment à celles du FMI ...
Découvrir enfin que réduire trop rapidement le pouvoir d'achat des ménages, de l' Etat, des Collectivités territoriales, ... pénalise fortement la consommation, donc les marges des entreprises trop franco-française, donc les investissements, donc les recettes de l'Etat, conduisant ce dernier à prélever davantage sur les ménages et les entreprises tandis qu'en parallèle le chômage augmente ainsi que son coût social ...
Nos brillants esprits devraient peut être demander conseil en la matière à un artisan ou à un paysan : ils auraient une réponse précise et juste !
a écrit le 11/10/2012 à 10:48 :
Curieux que ce type d'article ne fasse pas l'objet de commentaire sur les "grands" médias!
On préfère parler de la contestation contre le FMI tout en promouvant le discours libéral.
Sans remettre en cause la nécessité de réduire les dépenses, cela pose pourtant une vraie question sur les politiques d'austérité. Le FMI n'est pas à une contradiction près...
a écrit le 10/10/2012 à 21:27 :
Avant que l'opinion comprenne que la "croissance" est un mythe qui plombe l'avenir de l'espèce humaine, il faudra encore quelques crises.
Réponse de le 10/10/2012 à 23:48 :
Bien vu! Après les crises économiques, déjà se dessinent à l'horizon les crises écologiques !
Réponse de le 20/04/2013 à 11:34 :
hercule, on est juste en début de la vraie crise......
a écrit le 10/10/2012 à 13:22 :
Super-heureux de savoir que des gens grassement payés ont pondu un rapport sur ce qui est évident pour beaucoup depuis près de 2 ans !! Évidemment, pour les autres qui sont directement touchés par le problème (sans avoir la même paie !), ... c'est trop tard !
a écrit le 09/10/2012 à 22:49 :
FMI = Fou Mentalement Imbecile
a écrit le 09/10/2012 à 22:46 :
ce sont des nulles !!!
Réponse de le 11/10/2012 à 13:54 :
Même si Christine Lagarde est la patronne du FMI, il y a aussi des hommes qui y travaillent !
a écrit le 09/10/2012 à 20:42 :
Ben faut pas qui s'inquiète le FMI, on s'inquiète pas nous, on a Montebourg alors.
a écrit le 09/10/2012 à 16:21 :
Ils oublient tous l'aspect psychologique.
En France, je vois beaucoup de monde qui met de l'épargne de côté ou qui arrête d'investir alors qu'ils ont pourtant les moyens et peu de risque de tomber au chômage. La psychologie c'est plus important que le reste.
a écrit le 09/10/2012 à 15:42 :
Ah, cette fois-ci, c'est ce "pauvre" FMI qui fait l'impossible pour entrer au club. On se demande où les "experts" du FMI ont trouvé le moindre exemple d'un pays en crise qui aurait coupé dans ses dépenses, parce qu'il n'y en pas un seul. Partout, les pays en crise ont fait le choix d'augmenter les impôts et les dépenses publiques n'ont cessé d'y augmenter relativement au PIB ces dernières années. Au contraire, les pays aujourd'hui épargnés par la crise ont réduit en même temps les impôts et les dépenses publiques. Il n'y a pas de miracle à espérer avec les dépenses publiques. Dans le meilleur des cas, ces dernières ne créent aucune richesse car leur financement consiste en un simple transfert : le gain des heureux bénéficiaires d'argent "gratuit" est une perte pour les victimes du transfert contraint. Plus fréquemment, les dépenses publiques détruisent la richesse sous l'effet des bureaucraties tentaculaires ou des oligarchies complices qu'elles nourrissent généreusement. Sans doute possible, l'augmentation des impôts produit toujours de la récession économique. D'ailleurs, n'est-ce pas l'effet récessif qu'on espère obtenir avec les taxes sur le tabac ou les taxes à l'importation ? Eh bien, l'effet récessif des hausses d'impôts est exactement le même sur l'économie en général. Est-ce si difficile à comprendre ? Quant à nous resservir la vieille guignolade du multiplicateur keynésien, on croit rêver ! Les prétendus experts du FMI, certainement pas des économistes mais plutôt de vrais politiciens, n'ont pas encore compris que Keynes n'est pas un économiste et que toute référence positive à son oeuvre décrédibilise irrémédiablement celui qui s'en réclame. Allez, un guignol d'or au FMI pour l'ensemble de son oeuvre !
Réponse de le 09/10/2012 à 16:54 :
Pas mal de contre-vérités si je peux me permettre : 1) regarde les dépenses de l'Etat en Grèce (entre les baisses de salaires et de retraites, les baisses de financement des écoles, des hôpitaux, etc ...), leur budget est en forte baisse. Et en parallèle, la récession est forte ... A côté de ça, ça reste la gabegie sur bcp de choses, et il reste fort à faire là-bas, on est d'accord ;-). Et ici aussi, d'ailleurs. 2) Les dépenses publiques sont parfois une richesse (les filets sociaux sont l'essence de la société : hopitaux, indemnité chômage, sécu, ... Les accidents de la vie arrive, il faut de la solidarité. Ca ne veut pas dire qu'il ne faille pas contrôler et traquer les fraudes, of course, mais c'est important que les filets existent !). 3) Keynes : en 2008, les Etats ont relancé les dépenses et l'économe s'est stabilisée, en 2011 les Etats qui ont réduit les dépenses voient la récession revenir (et pas encore les autres) ... N'y vois-tu pas une corrélation directe et claire qui montre, une fois de plus, Keynes ??? Pour autant, on est d'accord que vivre à crédit n'est plus tenable. Je suis de droite, plutôt libéral, mais je dis juste que réduire drastiquement les dépenses des Etats aujourd'hui nous plonge(rait) dans le gouffre de la récession, et donc du ratio dette/PIB qui augmente. Il faut le faire à terme, mais pas trop vite, sinon on plonge en récession / dépression ... : j'ai bien conscience que la voie est étroite et le chemin escarpé ! Bref, on n'est pas sortis de l'auberge.
Réponse de le 09/10/2012 à 21:11 :
1/ les dépenses publiques grecques n'ont jamais été aussi élevée qu'actuellement (les coupes dans les dépenses sont symboliques, pas les hausses d'impôts) 2/ Bien sûr que les dépenses publiques peuvent être des richesses mais il faut toujours détruire une autre richesse à côté : ça ne crée pas de richesse supplémentaire (hôpitaux, assu. chômage et sécu doivent être privés). C'est pourquoi il faut les réduire au minimum indispensable. Les filet sociaux doivent également être privés : ça s'appelle l'assurance ! 3/ Les relances budgétaires mettent plusieurs mois voir plusieurs années avant d'affecter l'économie : aucun lien donc avec la stabilisation de l'économie qui se stabilise toute seule. En revanche, au bout de quelques années, on paye cash les plans de relance budgétaires (récession actuelle). 4/ Ralentir le rythme de réduction des dépenses publiques est une bonne blague : celle-ci n'ont pas encore commencé à décroître, nulle part. 5/ Penser qu'il y aurait la moindre parcelle de vérité dans les fariboles keynésiennes est la meilleure façon de prolonger la crise. PS : pas besoin d'être de droite ou de gauche, libéral ou coco, il suffit d'être logique. L'économie, la vraie, c'est l'école de la logique.
Réponse de le 09/10/2012 à 23:18 :
Bcp de certitudes et d'affirmations de ta part ... En vrac : "les hopitaux doivent être privés" : va voir le grand succès aux US, avec un coût monstrueux de la santé et bcp d'américains non couverts (donc malade = pas de chance, tu peux crever). Est-ce la solution ? Dépenses publiques en Grèce : elles ont fortement diminué contrairement à ce que tu dis (de 13% du PIB en 2009 à une perspective de 6,5% en 2012, alors que le PIB et les recettes de l'Etat ont baissé fortement). Les dépenses publiques ne crééent pas de richesse : totalement faux, une richesse dépensée d'un côté ne veut absolument pas dire détruite de l'autre (ex : soigner un travailleur malade est une dépense publique, mais c'est évidemment rentable ! Je te parle même pas du côté Humain de la chose ...). Filets sociaux = assurance : tu proposes que les gens paient une "assurance chômage", qui les paient en cas de chômage ? Merci d'en expliquer le fonctionnement ... Bref, bcp de certitudes mais bcp d'idées franchement douteuses, voire carrément fausses ...
Réponse de le 09/10/2012 à 23:42 :
En complément, j'ajouterais que la logique seule ne suffit pas en économie : il y a aussi la psychologie, et bcp de choses pas si logiques qu'on pourrait le croire au premier abord ... J'ai fait suffisamment de maths et d'économétrie pour savoir que ce ne sont que des tentatives de modélisations, qui ne reflètent que très imparfaitement la réalité. Si l'éco était aussi prévisible qu'un problème de mécanique ou de chimie, ça serait "facile". Mais l'économie, ce sont des hommes, et les hommes ne sont pas franchement toujours rationnels : l'oublier est pour le moins gênant ... Un dernier mot : suggérer que Keynes est un imbécile qui n'a rien compris est d'une suffisance que je ne commenterai pas (sans compter que les faits récents semblent montrer qu'il avait raison).
Réponse de le 10/10/2012 à 18:33 :
@ ..@K les économistes logiques, la logique mathématique...c'est celle des probabilités qui amenait les stratèges des banques US à dire, 1 chance sur 1 000 000 pour l'occurence d'une crise systèmique mondiale...il a suffit que le gouvernement US dise : "je ne paie pas pour Lheman Bros..." et la probabilité s'est volatilisée.. et tous les crédits fictifs sont devenus bien réels dans les têtes humaines...désespéremment humaines comme le dit K...et nous allons payer pendant au moins 15 ans.
a écrit le 09/10/2012 à 13:44 :
Comment est il possible qu'un effet multiplicateur soit multiplié par 3 du jour au lendemain ? Le FMI dispose d'une armée de statisticiens, et personne n'a rien vu venir ?
Réponse de le 09/10/2012 à 15:20 :
Ca fait pourtant au moins 2 ans qu'on le constate (cf Grèce, Irlande, et plus récemment Italie et Espagne) : une baisse des dépenses de l'Etat entraîne une forte récession qui baisse les recettes ... Du coup, la solution me semble trouvée : tailler dans les dépenses de l'Etat, comme le font ces pays, MAIS en parallèle, investir cet argent économisé dans de grands programmes de relance : transports en commun (rail notamment), énergies renouvelables (pour être plus indépendants du pétrole !), report de charges du travail vers la consommation (pour relancer la compétitivité). Ca éviterait la récession, donnerait des emplois (en France !), relancerait l'industrie, et aiderait in fine à rembourser la dette. Il n'y aurait qu'à espérer que ça suffise à rembourser, sinon, qu'on le veuille ou non, il ne restera que le défaut de paiement (mais pour positiver, on aura une alternative : le choix de la méthode pour faire défaut ... :-).
Réponse de le 09/10/2012 à 21:05 :
Votre remarque semble pleine de bon sens sauf qu'investir l'argent économisé (grâce aux économies de fonctionnement) dans de grands programmes "industriels d'avenir" ne sera pas assimilé COMPTABLEMENT comme des investissements structurels. Les dépenses de l'Etat sont les dépenses de l'Etat. Imaginez un dirigeant européen se pointer à Bruxelles en disant : "vous voyez, j'investis une partie de l'argent économisé dans les infrastructures ! Pour attérir en douceur et éviter la récession." Même si c'est vrai, les autres vont lui dire : Ok, mais tu n'as pas assez baissé ton ration déficit/PIB !!!!
Réponse de le 09/10/2012 à 22:16 :
les moutons n'ont pas fini d'etre bercés dans cette demoncracie ou regne les non élus qui fondent l'europe.
Réponse de le 10/10/2012 à 10:54 :
C'était la question de la Reine à la LSE : Why did nobody notice ? Ce sont des charlatans et des idéologues.
a écrit le 09/10/2012 à 13:08 :
le fmi vient de decouvrir, constat de la realité oblige, ce que tout le monde sait depuis longtemps sauf lui et l'allemagne. il est temps de supprimer cette institution qui acheve toujours le malade qu'il est censé soigner.
a écrit le 09/10/2012 à 13:03 :
les crabes sont de sorties
a écrit le 09/10/2012 à 11:22 :
Et ils s'en aperçoivent seulement maintenant ?! Il faudrait mettre en place des plans de maitrise de la dépense publique sur 10 ans avec des objectifs courageux mais réalistes et réalisables. Au lieu de cela, certains pays (Espagne, GB, demain la France...) taillent à la serpe dans les dépenses avec un nouveau train de mesures tous les 6 mois... Mais pour faire quoi ? Aujourd'hui, l'Espagne est morte ! Ils peuvent faire autant de réformes structurelles qu'ils veulent, autoriser le travail des enfants pour 1 ? de l'heure... Ca ne changera rien. Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire. Il faut agir aujourd'hui mais avec des objectifs à moyen terme car ce sont principalement les dépenses de fonctionnement qui posent problème. Regardez la Suède, le Canada... Ils ne se sont pas focalisés sur le court terme, c'est pour ça qu'ils s'en sont sortis.
Réponse de le 09/10/2012 à 11:40 :
Peut être mais si on laisse aller les choses on est pas près de résoudre nos problèmes de déficit. La cure d'austérité est proportionnelle aux laisser aller de nos politiques. En France, le régime de rigueur est pour l'instant bien insuffisant mais reste plus supportable qu'en Grèce, Italie et Espagne. Des mesures de réduction des aides inconsidérées de l'état devraient être programmées si le gouvernement veut rester crédible. Si cela ne vient pas alors, il sera temps de les condamner. La droite devrait être plus claire au lieu de manger ses pains au chocolat.
Réponse de le 09/10/2012 à 11:48 :
entièrement d'accord avec vous. franchement on se demande ce que ces réputés économistes peuvent bien apprendre dans leurs hautes grandes écoles !!! le premier venu est capable de voir cela... on reste sans mots
Réponse de le 09/10/2012 à 12:10 :
"On" baisse les salaires des gens, "on" leur prélève plus d'impôts, "on" les plonge dans le chômage de masse (avec indemnisation à payer) et "on" pense qu'ils vont consommer au moins autant sinon plus. Ah non tiens ! En tuant la consommation et le marché intérieur, on détruit la base fiscale assise notamment sur la TVA, premier poste de rentrées fiscales. Un élève de 1ère ES le comprendrait aisément. Toutes ces élites sont navrantes et ce diktat européen révoltant. Que chaque pays reprenne sa pleine souveraineté, applique la politique qui lui convient et tout ira mieux dans le cadre d'une Europe des Nations, libérée de Bruxelles, de la BCE et autres parasites.
Réponse de le 09/10/2012 à 12:25 :
On baisse les depenses qui servent a rien... Tous les postes administratifs en doublons voir triplon et toutes les agence d'etat ou para-etat qui elles aussi sont en doublons voir triplon... Economie : 50 milliards a l'aise, ce qui veux dire budget en deficit de moins de 2% l'année prochaine sur une crosisance a 0... C'est pourtant pas compliquer, mais vous comprenez c'est "difficile" de reconvertir a l'emplois privé 500000 fonctionnaires qui ont pris l'habitude de ne rien faire et qui votent socialiste...
Réponse de le 09/10/2012 à 12:55 :
Monsieur/Madame du 92 je présume (ça ne m'étonne pas à lecture de votre puant commentaire)

š500000 fonctionnaires qui ont pris l'habitude de ne rien faire et qui votent socialisteš S'il vous plait faites nous connaitre vos source !?

Et je ne suis pas socialiste.
Cordialement, du 44.
Réponse de le 09/10/2012 à 13:00 :
C'est vrai que ca embauche tellement dans le privé ces derniers temps que 500 000 fonctionnaires, ca va passer comme une lettre a la poste.
Réponse de le 09/10/2012 à 16:20 :
@M92 : il faudrait expliquer mille fois à M92 que 1) les fonctinnaires travaillent comme les autres (Poste, SNCF, enseignants, infirmières, juges, policiers) et parfois plus que dans le privé (journée d'un chercheur 9 h /jour dont parfois le samedi) 2) que les agents de l'état peuvent être diminués dans certains secteurs (élus locaux, agences d'état) mais pas dans tous sans nuance type 1 fonctionnaire sur 2. 3) que de somptueuses dépenses sont faites pour aider les entrprises (35 h). Bref, il faudrait que M92 ne soit pas bêtement manichéen. Tu comprends au moins ?
Réponse de le 13/10/2012 à 10:01 :
500000 personnes au chômage = 500000 personnes qui dépensent moins = recettes de TVA en moins... On verra bien dans quelle proportion, c'est quitte ou double, et bon si ça ne marche pas comme voulu, oh bien tant pis !
a écrit le 09/10/2012 à 11:15 :
Les doctes personnes qui officient au FMI si je m'en réfère à ce très pertinent article qui enfonce des portes toujours ouvertes sont effectivement choisies parce qu'elles maîtrisent parfaitement l'anglais.
a écrit le 09/10/2012 à 10:50 :
Tout ça pour ça !
Que vont répondre les bénis oui-oui du libéralisme ?
Qu'il faut plus d'austérité, moins d'impôts, moins de règles sociales. Comme d'hab.
Réponse de le 09/10/2012 à 11:50 :
Nous répondrons aux bénis oui-oui du socialisme et du libéralisme que la dette empêche l'investissement créatif, l'indépendance nationale et l'apaisement économique. Sortir de l'euro ou y rester ne change rien au problème. L'austérité lorsqu'elle est justement répartie n'est pas une solution de droite, c'est une solution de bon sens. Les efforts ne peuvent pas toujours être remis à plus tard !
Réponse de le 09/10/2012 à 13:14 :
Vous n'avez donc pas lu l'article, qui dit que l'austérité creuse la dette dans une certaine mesure. L'austérité est un mauvais choix, des économies doivent etre faites pour permettre de réinvestir dans l'économie afin de créer de l'activité qui elle seulement permettra de réduire les déficits. Tout l'inverse de ce qui est fait en Europe en somme.
Réponse de le 09/10/2012 à 16:51 :
"L'austérité lorsqu'elle est justement répartie n'est pas une solution de droite, c'est une solution de bon sens." elle peut marcher si tout le monde ne s'y met pas en même temps, hors c'est le cas ! Là ça empire la situation, y'a qu'a voir l'évolution du déficit de la dette grec entre 2008 et 2012 : affligeant..Mais y'en a encore pour dire qu'il faut continuer et que Keynes n'a rien compris, la bonne blague ;-)
a écrit le 09/10/2012 à 10:47 :
Cette nouvelle ne fera qu' augmenter le pessimième des population,et le portefeuille des actionnaires ...
Réponse de le 09/10/2012 à 12:21 :
Le portefeuilled es actionnaires???? Vous parlez de tout ces gens qui ont perdus plus de 50% de leur patrimoine sur les marchés durant ces deux derneires année???
Réponse de le 09/10/2012 à 13:11 :
Et qui avaient gagné combien avant? C'est le jeu des actionnaires de gagner ou de perdre de l'argent. Le soucis c'est que bien souvent l'employé (qualifié ou non d'ailleurs) ne gagne rien de plus quand l'actionnaire s'enrichit, mais perd quand l'actionnaire perd (licenciements, salaires en baisse ou du moins constants mais subissant l'inflation). Les regles du jeu sont donc faussées...
(je précise que je ne suis ni anti patrons, ni anti-investissement, etc)

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