Ce livre qui dénonce le "chantage" européen sur l'Allemagne

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Le président de l'Ifo, Hans-Werner Sinn publie un livre où il dénonce le piège du système Target 2 pour l'Allemagne. Une thèse contestée outre-Rhin.

L?homme au collier de barbe frappe encore. Hans-Werner Sinn, le patron de l?institut Ifo de Munich, est devenu une icône des eurosceptiques allemands par ses critiques répétées contre la gestion de la crise par les dirigeants européens. Lundi, il a sorti un livre qui, une nouvelle fois, crée la polémique outre-Rhin.

«L?affaire Target»

Baptisé, «le piège Target» (Die Target Falle), cet ouvrage reprend l?essentiel d?une argumentation développée par Hans-Werner Sinn depuis 2010: le système de règlement des paiements au sein de la zone euro, baptisé «Target 2» est une forme déguisée d?aide aux pays les moins compétitifs de la zone euro. Et d?égrener les chiffres: au sein de ce système, la Bundesbank affiche un crédit de 727 milliards d?euros, tandis que Grèce, Irlande, Portugal, Espagne et Chypre accusent ensemble un déficit de 692 milliards d?euros. Conclusion du patron de l?Ifo: l?argent allemand finance les déficits courants de ces cinq pays, ce qui assure leur maintien dans la zone euro.

Dévaluation interne inexistante

Pour Hans-Werner Sinn, ces divergences au sein de la zone euro sont intenables. Pour réduire ce déséquilibre, il faudrait que les pays «du sud» réduisent leurs déficits externes en améliorant drastiquement leur compétitivité. Or, pour Hans-Werner Sinn, le seul moyen d?améliorer réellement cette compétitivité, c?est que l?inflation soit durablement inférieure dans ces pays à celle de l?Allemagne. C?est la logique de la «dévaluation interne compétitive»: par les prix, on joue sur les salaires et sur la compétitivité du pays. Or, souligne Hans-Werner Sinn, l?inflation reste plus forte dans les pays en crise qu?en Allemagne (ce n?est plus le cas en Grèce, ndlr). Les pays en crise ne font donc pas suffisamment d?efforts et le déséquilibre au sein de Target va se creuser. Jusqu?au jour où il faudra le régler par une sortie des pays en crise de la zone euro qui entraînera l?annulation de leurs dettes au sein de Target et, partant, des pertes pour les créanciers. Target, affirme Hans-Werner Sinn est «un danger pour notre argent et nos enfants.»

« Chantage »

Du coup, Hans-Werner Sinn en tire une conclusion politique: l?Allemagne est soumise au «chantage» de la zone euro. Car si elle cesse de payer pour soutenir les pays en crise, elle devra payer pour l?effondrement du système Target. Elle doit donc payer, et payer pour des pays qui refusent de faire les «vrais efforts» d?ajustement. La république fédérale doit donc continuer d?entretenir à ses frais la «paresse» des pays à faible compétitivité et leurs déficits jumeaux.

Polémique

La publication de ce livre a entraîné une vive réaction au sein des économistes allemands. L?économiste en chef de l?institut IMK, proche des syndicats, parle d?une vision «nationaliste-chauvine», tandis que beaucoup évoque la soif de renommée du président de l?Ifo. Le spécialiste budgétaire du SPD, Cartsen Schneider évoque «une campagne de peur».
Plus généralement, les économistes soulignent que le système Target n?est qu?un symptôme de la crise qui reflète la fuite des capitaux des pays du sud. «Le système Target est comme un thermomètre qui mesure la fièvre des déséquilibres croissants au sein de la zone euro», estime ainsi Thomas Mayer, le chef économiste de la Deutsche Bank au quotidien FAZ. On notera cependant qu?en deux ans, l?argument de Sinn a gagné en portée outre-Rhin, il a même été repris par le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, dans sa guérilla contre la BCE.
 

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a écrit le 09/10/2012 à 17:34 :
@ xavier-marc
le phénomène que la France a connu au 19ème siècle en abolissant les douanes intérieures n'est pas comparable à ce qui devrait se passer actuellement, selon vôtre théorie (qui est aussi celle des Allemands, d'ailleurs).
Le mouvement de personne actuel devrait avoir lieu entre pays de langue et culture différentes, ce qui n'était pas le cas de la France à l'époque. Ce détail est d'autant plus important vu le nationalisme et la xénophobie des masses allemandes, surtout depuis la réunification. Les anciens allemands de l'est n'ayant pas étés éduques de la même façon que ceux de l'ouest et n'ayant pas eu l'occasion de s'habituer à côtoyer d'égal à égal des étrangers (surtout venant du sud). La plus part des étrangers que l'on rencontrait en Allemagne de l'est avant la réunification étaient originaires du Vietnam ou de l'Angola et vivaient dans des dortoirs bien à l'écart de la population allemande. Ils étaient en fait la pour travailler à la chaine dans les usines et considérés comme des Gastarbeiter.
De plus, si les jeunes chômeurs surtout du sud de l'Europe sont obligés d'émigrer pour cause de chômage ils iront chercher fortune sur d'autres continents plus tôt qu'en Allemagne, ce qui serait une perte certaine pour l'Europe.
Je crois que la meilleure solution pour l'Europe serait de déplacer le travail et non pas les hommes!
Réponse de le 09/10/2012 à 18:19 :
La France était rurale au 19ème siècle, les questions agricoles (prix, météos, etc) avaient donc une grande importance. La population rurale était aussi très solidaire dans la difficulté... Pour suivre votre raisonnement, il faut trouver un mécanisme pour accompagner le déplacement du travail, quelque chose de plus malin qu'une subvention ou une zone franche, et qui s'incorpore naturellement à l'économie! Pour le déplacement des hommes, je crois qu'il s'agit d'un fait inévitable : les hommes bougent et les sociétés s'acculturent. Il y a peut être quelque chose de positif en gestation.
a écrit le 09/10/2012 à 16:06 :
La géographie prime, il est logique que si les capitaux et les hommes peuvent bouger dans un même espace monétaire, il va y avoir des accumulations en capitaux industries et savoirs et donc aussi des désertifications; la France a connu le même phénomène au 19ème siècle en abolissant les douanes intérieures.
Se préoccuper du déficit ou de l'excédent allemand c'est donc exactement comme se préoccuper du déficit ou de l'excédent de l'Ile-de-france vis-à-vis du reste de la France. Et vous voyez donc que cela n'a pas de sens autre que dans celui d'un aménagement( homogène) du territoire.
Et comme la France interdit les déficits à ses régions( car le phénomène de mouvement libre des capitaux pousse à une probabilité proche de 100% d'être en faillite un jour), il est logique que l'Europe interdise les déficits à ses pays.
Donc voilà les solutions, interdiction des déficits et transferts d'argent pour maintenir les infrastructures de l'Europe "désertifiée".
Va t-on forcer la Corrèze( région la plus endettée de France) à quitter la France pour pouvoir dévaluer avec sa propre monnaie ? Va t-on forcer la Corrèze à s'industrialiser pour pouvoir être compétitive face à la Rhur ? Parle t-on d'interdire à la Corrèze de bénéficier de l'argent français ? Clame t-on que les Corréziens sont des fainéants ?
Non bien sûr, alors pourquoi attaquer la Grèce qui n'a subit que ce qui était hautement prévisible ?
a écrit le 09/10/2012 à 15:44 :
Pourra-t-on éviter une crise ? Espérons que oui, mais nous y arrivons lentement !
http://www.contreligne.eu/2012/09/question-allemande-economie-euro-histoire-diplomatie/
a écrit le 09/10/2012 à 14:49 :
L´auteur va loin avec sa " Thése contestée". Le livre n´est apparu qu´hier et n´est pas du tout connu du grand public. Les premiers commentaires sur les magazines economiques en ligne annoncent des avis partagés sue la These du Prof.Sinn mais n´empeche qu il jouit d´ une certaine sympathie auprès du grand public.
Il a la pouvoir de s´exprimer de facon claire, et facile a comprendre. De plus toutes les théses qu il a annoncées dans le passé se sont avérées exactes.
Cette derniere these le "piège du Target 2" est en effet explosive et ne manquera pas d´exciter les humeurs ....une fois de plus !
Fait est que certains points sonr irrefutables et provoquent des sueurs dans le dos ...
Quant aux consequences ? L´avenir nous dira si il a vu juste ou non !



c
a écrit le 09/10/2012 à 12:41 :
L'Allemagne, pour qui tout va très bien et qui profite même sur tous les plans de la crise actuelle, a par conséquent tout intérêt à son prolongement.
Le manque de main d'?uvre hautement qualifiée en Allemagne est ainsi compensé par l'arrivée de jeunes chômeurs des pays en crise, de même le coût de l'emprunt non seulement pour l'Allemagne mais aussi pour les grandes entreprises allemandes. Un taux d'interet quelques fois même négatif et qui leur permet de racheter beaucoup d'entreprises florissantes des pays en difficulté. (ex. Ducati en Italie par Volkswagen)
Le vrai problème vient des accords Européens, conçus et imposés aux autres membres par l'axe franco-allemand et qui favorisent les économies fortes aux dépens des économies moins fortes parce que pénalisée par des facteurs naturels immuables.
Ne soyons donc pas dupes, ce n'est pas par amour que la France et l'Allemagne ont choisi la réconciliation mais par intérêt.
La France a moins su profiter de ces accords, Mitterrand c'est trompé. Il a sous-estimé la docilité des allemands et leur disposition « Bereitschaft » à accepter des sacrifices sans poser de questions, contrairement aux français, toujours prêts à se battre.
La docilité et soumission, qui en soi sont des défauts, peuvent parfois avoir des résultats positifs! (bien sur pas pour tout le monde et pas indéfiniment)
Réponse de le 09/10/2012 à 19:38 :
point de vue intéressant.
effectivement on peut se poser la question de savoir si la Grèce avec toutes les reformes du monde, ou même l'Irlande pourront un jour être aussi "forte" que l'Allemagne sans dumping d'aucune sorte ?
Beaucoup de théories économiques montrent le renforcement du centre envers les périphéries dans le cas d'unions monétaires.
Il semblerait que la réalité leur donne raison...et c'est pourquoi tous les états "fédéraux" ont organisé des transferts pour faire face aux chocs asymétriques et garantir un minimum de cohésion, en attendant que la roue tourne et que le centre se déplace. Ce qui avec l'Allemagne finira par se passer du fait d'une démographie peu dynamique et qui risque d'handicaper ses entreprises dans les 20 prochaines années (mais le Sud n'est pas mieux la dessus)
a écrit le 09/10/2012 à 12:24 :
Info pour le redaction: (Die Target Falle) ne signifie pas «l?Affaire Target» mais le piège ou traquenard Target! (en fait le nom exact de l'accord en question est « TARGET2« 
Quant à ce professeur, docteur et autres titres du même genre Sinn, sa logique ne fonctionne plus normalement, le nationalisme paralyse une partie importante de son cerveau, ce qui l'amène à des théorie qui ne sont au mieux que des « Halbe Wahrheiten » pour parler dans la langue de Goethe ou (semi-verité) en bon français.
Il oublie volontairement et totalement que l'Allemagne, par sa politique d'exportation à tout va, a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne et ceci depuis 18 ans.
Donc elle est elle même responsable du problème de la « Target Falle » ou du « piège Target » dont il se dit victime.
N'importe quel imbécile devrait se rendre compte que si un pays exporte en permanence beaucoup plus qu'il n'importe à un moment quelconque cela ne va plus fonctionner. Avec quoi voulez-vous que les acheteurs payent si on achète rien chez eux?
Mais lui et beaucoup d'autres en Allemagne ne le comprennent pas ou font semblant de ne pas le comprendre. Alors à vous de juger, est-il vraiment aussi naif ou fait-il seulement semblant?
Réponse de le 09/10/2012 à 15:32 :
Tout à fait d'accord, les déséquilibres marqués entre importations et exportations doivent trouver une compensation à un moment ou un autre. On peut cacher les déséquilibres, mais pas les faire disparaître.
Réponse de le 09/10/2012 à 17:06 :
Un truc intéressant : qui empêchent les autres de faire la même politique (qu'ont ne vienne pas me dire que les Francais Italiens et compagnie sont plus solidaires, les fraudes fiscales y sont biens plus élevées... la solidarité ca commence par accepter de cotiser...)
Réponse de le 12/12/2012 à 6:38 :
@ Benoit,
Ta question est tellement naive que je n'aivais pas voulu y répondre.
Voici donc la simple réponse:
Il est mathematiquement impossible que tous les autres fassent la même chose, pour qu'il y ait des excédents il faut mathematiquement qu'il y ait des déficits!
a écrit le 09/10/2012 à 11:56 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes souvent hautement qualifiés dans les pays périphériques (Portugal, Espagne, Grèce 50% de chômage des jeunes).
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
L'exemple allemand restera espérons le une exception, il nous faut maintenant trouver un remède au mal et aux préjudices causés aux autres économies de l'Union Monétaire Européenne par des traités avantageux surtout pour les économies fortes!
Réponse de le 09/10/2012 à 14:59 :
Vous aviez je crois déjà exposé cette analyse sous un autre pseudo. Il me semble d'ailleurs y avoir répondu en apportant une légère nuance : je suis réservé sur les "facteurs naturels et immuables" et j'avais indiqué que le marché unique (au delà de l'euro) avait été un énorme avantage pour une nation industrielle comme l'Allemagne. Pour le reste, je partage entièrement votre point de vue quant au fait qu'il faut tenir compte de réalité et non raisonner dans l'abstrait. L'article utilise une notion de "thermomètre" que je trouve très judicieuse. C'est une notion à méditer.
Réponse de le 09/10/2012 à 17:22 :
La vie, c'est marche ou crève, donc si on ne s'adapte pas à son environnement, on disparait, les Grecs étaient puissants, qd les Allemands ne savaient même pas encore écrire ;) L'industrie allemande a été riducule par rapport aux voisins Anglais, Italiens et Francais avant Bismark, pourtant les ressources étaient présentes.
Autre exemple : le Japon n'a aucune ressource, est un des pays le plus sujet aux catastrophes naturelles et pourtant ils sont 3 fois plus puissants que les Italiens qui possèdent bien plus de ressources.
Bon Ok, le Japon est fini financièrement... mais il y a 20 ans c'etait un exemple à suivre.

Moral de l'histoire, plutot que de se remettre en cause soi-même on remet la politique du voisin en cause, c'est bien plus facile, les Francais pleurnichent parce qu'ils sont trop cher... les Allemands pleurnichent parce que les autres travaillent moins et cotisent moins. Après les gens comprendrons peut-être un jour que le problème fondamentale est la concentration de richesse, du coup si on continue à encourager ce système, faut pas s'étonner qu'on aille droit dans le mur.
Je n'ai jamais entendu qq1 se plaindre qu'il gagnait trop... Le problème du salaire minimum est constament sur le tapis, qu'en est-il du salaire maximum? Qu'en est-il des gens qui ne savent pas gérer leur portefeuille et qui touchent le smig et se ballade avec un smartphone à 700? ?

Autre exemple de gestion de portefeuille: les Grecs pleurnichent parce qu'on va sucrer bcp d'aides dans la santé, par contre on va financer en partie un circuit de F1 qui va generer 0? (quasiment aucun n'obtient de bénéfices... en Allemagne on refuse de financer ca avec l'argent publique de même qu'en France...). A méditer...
Mais les Allemands profitent du malheur des autres, ou plutot les autres on été suffisament stupides pour se mettre dans la merde tout seul...
Réponse de le 09/10/2012 à 18:43 :
Tout á fait d'accord avec vous, Monsieur Benoit. Beaucoup de gens qui font des commentaires sur les pays du sud ne connaissent rien á leur comportement. J'habite depuis 10 ans dans un de ces pays, croyez-moi, très souvent ils ont ce qu'ils méritent. Le far niente est un jeux très devéloppé chez nos voisins du sud.
Réponse de le 10/10/2012 à 18:40 :

"les Allemands pleurnichent parce que les autres travaillent moins et cotisent moins."
Je dirais qu'ils pleurnichent parce que ils croient que les autres travaillent moins et cotisent moins, en regardant les statistiques independantes on se rend compte que cela est loin d'être vrai.
Les Bulgares travaillent le plus en Europe et ils sont loin d'être les plus riches.
L'Allemand qui travaille beaucoup c'est du passé, avec un reste de lavage cerveau.
Réponse de le 10/10/2012 à 19:42 :
Machiavelli, vous ne connaissez pas la pratique du travail dans les pays du sud de L'Europe.
Les personnes qui ont la chance d'avoir du travail dans certains ce ses pays, font beaucoup plus d'heures par semaine que nous en France, par exemple. Il es très courant de faire 60
heures par semaine pour un salaire de 1.000,--? par mois. Si vous acceptez ces conditions, pas de problème, si vous ne les acceptez pas, il y a la queu pour prendre ce travail. Ceux qui travaillent dans le pays oú j'habite, font beaucoup plus d'heures que les gens du nord. Par contre, la combine et reine á tous niveau, á tous les niveaux.
Réponse de le 10/10/2012 à 21:17 :
Je persiste à dire que les Allemand travaillent plus et cotisent plus. Le fait d'être plus longtemps au travail ne signifie pas "travailler". Je parle de dynamisme, les Allemand sont dynamiques, n'attendent pas que çà se passe, et quand ils manifestent, ils ne manifestent pas pour dire "pas content" mais pour proposer des solutions concrètes avec des syndicats bcp plus puissant que chez nous. Depuis la chute de l'empire Romain ça a toujours été comme ça, n'ont pas eu besoin de centralisation pour unir les peuples, c'est leur nature, après on peut parler de nationalisme etc, mais chaque pays européen à eu ça dose, et plus on isole un peuple plus le nationalisme augmente, donc isoler l'Allemagne n'a aucun intérêt, c'est le seul pays européen qui a reussi à stabiliser ses parts de marchés hors Europe (de çà personne n'en parle mais on peut les trouver les stats). En gros ils ont adapté leur système à la mondialisation et comme le reste des pays européens se sont tournés les pouces, ils sont devenus moins compétitifs.
Certes, l'efficacité de l'industrie allemande n'est peut-etre pas aussi bonne que dans d'autres pays mais elle l'est suffisamment pour rester compétitive.
Ensuite, ce qui est intéressant c'est que dans tous les secteur d'exportation, sauf l'agriculture les salaires minimums sont mis en place, et sont supérieur su smig français, par contre là encore ils ont été plus malin et l'on adapté en fonction du lieu où l'on travaille (cout de la vie).
Les secteurs où les salaires sont inadmissible sont: restauration, entretien (ménage), agriculture.

Pour info, je travaille en Allemagne, dans le secteur de la recherche. Les méthodes de travail sont très différentes. Après 1h de réunion entre Allemand des décisions concrètes sont et les prochaines étapes/tâches sont définies clairement. Quand je suis avec des français, après 4h d'entretiens ils continuent à se poser des question est ce que c bien ou pas... de faire comme-ci/comme-ca et après 2 ans un projet en allemagne a été fini et a permis de financer une personne et d'avancer le travail alors qu'avec les frenchies on se demande tjs ce qu'on va faire...

Pour finaliser, un truc intéressant dont on ne parle biensur jamais non plus : imaginez en France un impot que seul l'Île de France, Alsace, Rhone-Alpes Midi-Pyrénées paieraient pour financer d'autres régiosn sinistrées... quel tapage cela ferait. Pourtant en ex Allemagne de l'Ouest, on paye un impots que les habitants de l'ex-RDA ne paient pas qui sont destinés à financer les infrastructures... à méditer, par contre l'ex-RDA a accepté de jouer avec les même règles.
Réponse de le 15/10/2012 à 20:26 :
Bla, bla, bla.....
L'Allemagne, grâce à la complicité de la France, a pu dicter aux autres pays les règles du jeux et ces règles du jeux, comme par hasard, avantagent les économies fortes et désavantages les économies faibles.
Une contradiction existe dans notre Europe; c'est la concurrence "libre et non faussé" que recommande l'Union et la disparition des monnaies nationales qui faisaient parti de cette concurrence. Une monnaie unique demande la coopération et non pas l'affrontement!. Et c'est précisément l'Allemagne qui a imposé le chacun pour soi et la loi du plus fort.
Réponse de le 15/10/2012 à 21:12 :
Tout à fait, personne ne vous empêche de vivre comme vous le voulez... l'Allemagne ne se laisse juste pas marcher dessus, elle réagit pdt que les économies faibles restent faibles (quelle était la richesse des Grecs/Espagnol avant leur rentrée dans l'Euro... ils étaient bien plus faibles économiquement qu'à l'heure actuelle).
Le chacun pour soit en Allemagne... suffit de voir les grèves pour comprendre que le fonctionnement Allemand est basé sur le compromis. Les Allemands refusent de bosser pour les autres, si ceux-ci n'ont pas les même règles. Ils acceptent d'aider si on fait des concessions, mais en tant que Français c'est très compliqué à comprendre car par défaut en France un dirigeant est incompétent, il est critiqué ou plutôt déscendu, car critique rime pour moi avec "constructif".
Et peut-être que les gens résonneront une fois en tant qu'Européen et pas en tant que Français, l'objectif est que l'Europe puisse rester puissante mondialement et non que la Grèce soit la meilleure des pays en voie de développement. De plus personne n'a forcé la Grèce à suivre... ni à emprunter d'ailleurs...

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