"L'Allemagne ne peut pas être un modèle pour la zone euro"

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Philippe Legrain estime que le modèle allemand ne fonctionne pas.
Philippe Legrain estime que le "modèle allemand" ne fonctionne pas. (Crédits : DR)
"Il faut d'urgence changer la politique européenne", c'est le cri d'alarme que lance Philippe Legrain, ancien conseiller économique de José Manuel Barroso et chercheur associé à la London School of Economics. Pour La Tribune, il livre sa vision très critique du modèle allemand et de l'Europe.

La Tribune - Dans un texte récemment publié sur la plateforme Project Syndicate, vous estimiez que le « miracle économique allemand » n'était en réalité qu'un « mirage. » Comment fonctionne, selon vous, l'économie allemande ?

Philippe Legrain - Depuis le début des années 2000, lorsqu'elle était perçue comme « l'homme malade de l'Europe », l'Allemagne n'a pas montré de vrai dynamisme économique - depuis dix ans, la productivité des travailleurs allemands augmente de seulement 0,9 % par an en moyenne, c'est moins même qu'au Portugal - elle s'est contentée de baisser les coûts, notamment salariaux. L'allemand moyen gagne moins en termes réels qu'en 1999 ! Ces coûts artificiellement bas ont dopé la compétitivité du pays et ont soutenu les exportations, ce qui a conduit à de très forts excédents. Mais ces excédents ont été très mal investis. Jusqu'en 2008, ces investissements se sont dirigés vers l'Europe du sud où ils ont alimenté les bulles et vers les produits de subprime américains.

LT - C'est ce qui explique les difficultés du secteur bancaire allemand ?

PL - Tout à fait. Les opérateurs de marché le savent bien, l'argent des banques allemandes - donc de l'épargne allemande issue des excédents - est très souvent mal investi. Partout au monde où le capital est mal alloué, on retrouve les banques allemandes.

LT - Selon vous, ce modèle économique n'a pas d'avenir ?

PL - En comprimant en permanence les salaires et en investissant peu, l'Allemagne ne peut guère compter sur le dynamisme de sa demande intérieure. Elle reste dépendante des exportations. Or, la croissance de ces dernières était tirée jusqu'à récemment par deux facteurs principaux : la croissance de l'Europe du sud et le développement industriel de la Chine. Ces deux facteurs n'existent plus. L'Europe du sud est entrée dans une longue crise et la Chine ralentit et change de modèle économique et se concentre désormais sur le développement du secteur des services, elle a donc moins besoin des biens d'équipement allemands. Le modèle allemand est donc sur le déclin. La part de marché mondiale de l'Allemagne est revenue à son niveau des années 2000 et la valeur ajoutée des entreprises allemandes est au plus bas.

LT - En Allemagne, on estime pourtant que la demande intérieure pourrait reprendre le relais...

PL - Depuis des années, on nous annonce le « rééquilibrage » de l'économie allemande. Mais rien de concret ne vient réellement. En 2013, selon l'office fédéral des statistiques, les salaires réels allemands ont encore reculé de 0,1 %. Les salaires ne s'ajustent donc pas. La demande intérieure demeure faible et les excédents continuent de battre des records...

LT - Ce serait donc une erreur de vouloir imposer le modèle allemand au reste de la zone euro ?

PL - L'Allemagne ne peut pas être un modèle. C'est une immense erreur de vouloir copier ce qui ne marche guère en Allemagne au reste de la zone euro. Dans un contexte où la croissance mondiale est faible et où les exportations ne peuvent plus guère progresser, l'Allemagne exporte sa déflation au reste de l'Europe.

LT - L'Allemagne ne semble cependant pas prête à se remettre en cause. Votre texte a provoqué de vives réactions outre-Rhin où l'on vous a accusé de « German Bashing »....

PL - Je récuse totalement cette accusation. Mon propos n'est pas xénophobe, c'est une critique d'une politique, celle menée par Angela Merkel. Il est pour moi de la même nature que les critiques que je peux adresser au gouvernement britannique. Cette réaction me rend triste, mais je constate qu'en Allemagne, il existe un mouvement qui commence à engager cette critique également. L'ouvrage de Marcel Fratzscher intitulé L'illusion allemande a été bien reçu au sein de la SPD, c'est un premier signe...

LT - Pour sortir de la crise de la zone euro, vous préconisez une restructuration des dettes...

PL  - La dette publique et privée n'a pas baissé depuis le début de la crise en 2007. Alors que l'on affirme que cette crise est une crise de surendettement. C'est une preuve que les politiques actuelles ne réussissent pas. Vu les contraintes imposées par les règles fiscales européennes et les tabous monétaires allemands, je ne pense pas que la zone euro puisse échapper à la stagnation et croître assez rapidement pour sortir de la dette. Il faut donc réfléchir à la restructuration des dettes. C'est le seul moyen d'éviter la déflation. Dans le cas de la dette publique, cela paraît inévitable en Grèce et hautement souhaitable dans le cas du Portugal. Dans le cas de la dette privée, le FMI défend l'idée qu'il faut restructurer la dette des entreprises en Europe du sud, ainsi que la dette immobilière. Les Etats-Unis sont parvenus à réduire leur dette immobilière par la restructuration et l'inflation. En Europe, nous n'avons ni l'une, l'autre. La sortie de crise n'est pas possible dans ces conditions.

LT - L'euro peut-il continuer à exister si la zone euro reste dans la logique du « modèle allemand » ?

PL - Il existe deux forces très puissantes en faveur de l'euro : un engagement fort des institutions pour sauver la monnaie unique et une volonté majoritaire des épargnants de vouloir que leur épargne demeure libellée dans une monnaie forte. Il y a aussi la peur du changement. Mais qu'en sera-t-il après 10 ans ou plus de stagnation ? Les opinions publiques peuvent changer et choisir des gouvernements qui souhaitent ou qui sont prêts à sortir de la zone euro. Si Matteo Renzi échoue en Italie, le mouvement de Beppe Grillo pourrait imposer un référendum sur l'euro. Syriza pourrait l'emporter dès l'année prochaine en Grèce. Sans compter qu'avec la politique actuelle, on peut imaginer que l'Italie devienne insolvable. Comment alors sauver l'euro ?

De façon générale, je suis frappé de constater que les dirigeants européens sont davantage obsédé par le sauvetage de l'euro que par le bien-être des européens. J'ai pu en faire l'expérience lorsque je travaillais à la Commission européenne. Mais si le chômage reste élevé, les salaires bas et la croissance faible, ce n'est pas une réussite. Si une génération perdue de jeunes ne peux pas trouver d'emploi, ce n'est pas une réussite. Si l'Europe est de plus en plus impopulaire et Marine Le Pen de plus en plus populaire, ce n'est pas une réussite. Certes, je souhaite que l'euro survive, mais le plus important, c'est le bien-être des européens. Il faut donc changer de politique d'urgence.

Philippe Legrain est l'auteur de European Spring : Why Our Economies and Politics are in a Mess - and How to Put Them Right, (Le printemps européen : pourquoi nos économies et nos politiques sont en désordre et comment le remettre d'aplomb), édition Creative Books, 484 pages, 13,70 euros.

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a écrit le 09/10/2014 à 15:02 :
l'Allemagne a - depuis longtemps - d'immense atouts. Elle a une main d'oeuvre hyper qualifiée, un industrie dont la qualité et reconnue qui lui permettent un positionnement haut de gamme donc de vendre plus cher ses produits (on pourrait presque dire à n'importe quel prix). cette politique industrielle est indéniable et fantastique. Le problème de l'allemagne n'est pas sa puissance intrinsèque: qui se plaindrait aux etats unis que la californie soit la 8ieme economie du monde ? le problème de l'allemagne c'est l'aveuglement d'un gouvernement qui depuis des années n'a pas compris où en était l'économie du monde et en particulier de l'europe. Ce gouvernement veut punir des soit disant "fainéants du sud" et voit en l'austérité globale et en tout temps (y compris en allemagne) l'alpha et l'oméga de toute politique économique. C'est une erreur fondamentale. Cette politique l'Allemagne l'a mené et avec succès car c'est celle qui consiste à jouer contre le voisin. Désormais avec l'Euro et surtout depuis qu'on demande aux autres de faire la même chose c'est simplement entrer dans un cercle vicieux dont il sera difficile de sortir. la Destruction en terme de capital (humain et industriel) qui a eu lieu ces dernières années en Europe sera impossible à rattraper : des compétences perdues, du sous investissements, une génération sacrifiée. Le monde lui pendant ce temps evolue et très vite. Le gouvernement allemand par la pression politique (illégale) qu'il a exercé sur la BCE et la pression qu'il exerce au niveau de la commission (légale) a une grande responsabilité non pas dans la crise mais dans la poursuite pendant plus de 5ans de cette dernière. L'industrie allemande est et doit être le fleuron de l'industrie européenne. Le gouvernement allemand doit comprendre qu'il est la clé de la sortie de crise, savoir évoluer et s'adapter au contexte et ne chercher à faire expier des pêchés à X ou Y. l'économie ce n'est pas la bible
Réponse de le 09/10/2014 à 19:22 :
Allez y vivre et essayez d'y travailler... Ou disons plutôt essayez d'aller là bas y survivre. Avec les salaires à 500 euro pour un pays de ce type; ca s'appelle de l’esclavagisme plus qu'un exemple.
a écrit le 09/10/2014 à 12:16 :
A force de déngrer l Allemagne et même de traiter Angela Merkel d´ennemie (lue dans la presse d aujourd´hui) un beau jour l Allemagne enverra le reste ballader.
La tendance avec l essort de l AfD est indiscutable.
Critzquer, rouspeter mais be rien faire !
Hier Hollande reclame de monter le programme d aide contre le chomage des
jeune à ... 20 milliards !! Alors que le budget de 6 millliards mis a disposition par l EU il y a un an n a pas pratiquement pas ete utilisé !!
C est ca qui fait bouillir certains !
a écrit le 09/10/2014 à 10:22 :
Un peu plus et notre ami Legrain va nous vanter les vertus du modèle français...
Modèle déja en faillite depuis 20 ans.
C'est comme mes enfants lorsqu'ils ont une mauvaise note : c'est de la faute du prof...
a écrit le 09/10/2014 à 9:41 :
Moi, tout ce que je sais, c'est que les ménages allemands se coûtent facilement deux fois moins cher pour se loger que les ménages français. Et que par conséquent l'économie allemande est bien mieux gérée que l'économie française. Il sait çà, Mr Legrain ?
Réponse de le 09/10/2014 à 12:09 :
Ce ne sont pas que les logements. je me promene beaucoup entre ces pays et constate entre temps que dans beaucoup de domaines la vie coûte de 20 a 30 % moins cher en Allemagne. Allez a l hotel et au restaurant vous comprendrez vite. Avant j´ allais regulierement faire des achats en Alsace. C est fini entre temps.Le fromage ou le pinard francais coute moins cher au LIDL du coin .
a écrit le 09/10/2014 à 8:20 :
On peut critiquer l'Allemagne autant qu'on veut, ce n'est pas le sujet : le sujet c'est l'Europe. Qui est la plus grande économie du monde, ce qui énerve beaucoup de gens qui voudraient bien que çà s'arrête : les américains, par exemple, qui voient leur suprématie, et le dollar tout puissant, menacée, ou encore les petits politiciens français, qui n'ont rien à faire dans cette belle histoire, puisqu'ils n'y comprennent rien.
a écrit le 09/10/2014 à 7:20 :
Le socle de la réussite allemande est la QUALITE de ses produits et l'avance technologique. On n'en parle pas? Cet article est réducteur. La réalité économique n'est pas que dans les statistiques et les livres. Les consommateurs le savent bien quand ils choisissent. La France adore dénigrer ceux qui réussissent. Cela sans doute pour relativiser ses échecs.... ou par "égalitarisme". USA, Chine, GB, Suisse sont eux aussi rabaissés régulièrement par les médias français. Minable bien sûr et comme toujours.....
a écrit le 09/10/2014 à 7:15 :
Le pb est politique. Dans tous les domaines ou forums, groupe de recherche, europeens l'Allemagne est le seul pays qui ne coopère pas ou cherche a nuire aux intérêts français. Même les britanniques sont plus coorects.
Réponse de le 09/10/2014 à 9:37 :
@ helios : je vous vous trouve bien péremptoire : c'est vous qui cherchez à nuire
a écrit le 09/10/2014 à 7:11 :
"les dirigeants européens sont davantage obsédé par le sauvetage de l'euro que par le bien-être des européens" tout est dit.
a écrit le 09/10/2014 à 7:04 :
Avec 10% de chômage, peut on se permettre d'acheter allemand? Non, alors achetez français : elgydium dentifrice, linvosges, l'arbre vert lessive, le slip français, archos téléphone, etc.
Réponse de le 10/10/2014 à 17:55 :
On produit autre chose que des chômeurs? En tous cas dans tous ce que vous citez, peux de chose son de fabrication française... Au mieux elles sont fini d'être assemblé en France.
Réponse de le 13/10/2014 à 0:09 :
Hé bien proposez quelque chose plutôt que critiquer quelqu'un qui apporte une solution. Soyez fier de votre pays bordel. Soyez positif et constructif.
a écrit le 08/10/2014 à 21:41 :
la solution a tous les problemes economiques: emprunter plus et repayer moins..
a écrit le 08/10/2014 à 21:36 :
Mr Legrain parle de "ces coûts artificiellement bas" qui aurait dopé la compétitivité; incroyable comme introductions dans la "matière", car je ne connais que des coûts -réellement- bas. En ce qui concerne la productivité, il faudrait que M Legrain analyse les -incroyables- gains de productivité des "travailleurs" français après l'introduction centralisée des 35 h. Une économie compétitive doit impérativement réagir au niveau des prix qui valorisent la production; si celle-ci ne prend pas de valeur, impossible de valoriser le travailleur. Ceci dit, il ne mentionne pas l'incroyable réussite de l'Allemagne qui affiche une des meilleures qualités de vie parmi les pays riches et parmi les grandes économies européennes. D'autant plus, les Allemands sont de plus en plus heureux travaillent bien moins que les autres européens et que les français, à l'exception des fonctionnaires allemand -qui surprise! travaille le -plus- en Europe. L'allocation des ressources ratée des banques allemandes est une réalité, mais "la faible productivité" a produite tant de ressources en capitaux que l'Allemagne a été effectivement la plus grande victime de le crise des crédits pourris en 2008/2009. La réussite a son prix. Il faudrait toutefois que quelqu'un m'explique pourquoi l'Allemagne a autant de réticence de rejoindre l'union bancaire pour socialiser ses pertes dans l'avenir...Pourquoi ont-ils si peu de confiance dans la solidarité des français, italiens, portugais etc? Le modèle franco-italien; Ah la blague!
Réponse de le 08/10/2014 à 21:46 :
Pourquoi ne pas pas sortir de l'UE et de l'euro pour en finir?
Réponse de le 09/10/2014 à 1:21 :
pour en finir avec la France ??? ne vous inquiétez pas, c'est pour bientôt : apprétez-vous à travailler !!!
a écrit le 08/10/2014 à 20:12 :
D'ailleurs le grand diva a chanté aujourd'hui devant l'esplanade de l'assemblée de Bruxelles, invité par des eurodéputés pour lutter contre les discriminations et les fausses notes. mdr
Réponse de le 08/10/2014 à 22:47 :
ouais! pauvre monde !!!!!
a écrit le 08/10/2014 à 19:02 :
Résumer la réussite de l Allemagne a du dumping social il faut oser et etre de mauvaise fois
Les audi bmw mieile hilti still etc.. Les clients les achètent car c est du très bon matériel
Renault Peugeot moulinex etc ont choisis le bas gamme et a priori ça ne plait pas au client lol !!
Réponse de le 08/10/2014 à 21:49 :
L"Allemagne a su parasiter le reste de l'UE au bon moment très simplement!
Réponse de le 08/10/2014 à 22:26 :
Les audi bmw et mercedes avaient aussi du succès il y a 30 ans et à l'époque c'était de la vrai qualité (maintenant c'est du pipo, de la com, tous les possesseurs d'Audi que je connais sont emmerdés) . Mais elles étaient 30% plus cher que maintenant à cause du Mark !
Oui l'Allemagne nous parasite avec l'Euro , et nous pipote. La qualité de ses produits est merdique quoi qu'en disent les journaleux abreuvés de com, ce même si les planches de bords sont aussi solides et affriolantes que des pierres tombales.
Et les Allemands qui veulent se faire passer pour de bons gestionnaires ont été les premiers a se vautrer dans les sublimes par cupidité (rappel subprime = créance immobilise d'américain insolvable qui rapportait 15% par an).

La politique eco Européenne dirigée par les Allemands que dans leur intérêt est un bel exemple de beau foirage.
Les Américains , les Anglais , les Japonais ont compris que les milliers de milliards de dollars évaporés avec la crise des subprimes permettait de faire quelques milliers de milliards de création monétaire sans inflation pour soutenir l'économie et ne pas "punir" leurs contribuables à payer.
Nous les Européens à cause des Allemands et de leur rigidité allons devoir payer la note, cela prendra 30 ans pour revenir à des dettes à 60% du PIB et pendant ces 30 ans nous aurons déflation ou au mieux stagflation, bref de la décroissance.

Les Allemands sont cupides, égoïstes, prétentieux.

Vive Merkel ! Vive la decroissance ! En attendant la premiére économie à faire consiste a ne plus acheter Teuton !
Réponse de le 13/10/2014 à 0:11 :
+1
a écrit le 08/10/2014 à 18:09 :
on aime les discours baveux sur ce qui ne marche pas chez les autres ( surtout les allemands ou les americains)..... on va se contenter de regarder les resultats, ca ira plus vite... et la, pas de pot il semblerait que l'allemagne ait de meilleurs resultats que la france ou le portugal
Réponse de le 08/10/2014 à 18:13 :
Tu parles!!!
Réponse de le 08/10/2014 à 19:32 :
@churchill bonsoir,L'économie ne se regarde pas à 10 ans, les politiques ont besoin d'une vision à court terme car la se joue le bulletin de vote pas l'avenir d'un pays encore moins d'une zone comme l'Europe. En comparaison une grande entreprise se projette à minimum 10 ans pour ses investissements lourds alors qu’un politique qui change au gré du mécontentement populaire mécontentement que l’on peut comprendre car le politique par exemple pour la France est incapable de donner une perspective à plus de 1 ans c’est à dire à chaque budget, révisé en hausse de l’impotaxe tous les 6 mois et cela que l’on soit un gouvernement de droite ou de gauche. On voit aujourd’hui une Allemagne puissante!!!! avec la découverte d’un armement militaire en déconfiture un grand écart entre pauvres et riches. Si l’Allemagne est riche sur les chiffres comment se fait-il qu’elle permette une pauvreté qui explose, des vieux qui doivent « immigrés » dans les maisons de retraite de l’est car incapable de les maintenir financièrement dans leur pays. L’Allemagne a réussi une partie du chemin mais en a raté un autre qui engendre beaucoup de pauvreté. L’Allemagne doit relancer une nouvelle vision car le programme Schröder ne correspond plus aux données économiques d’aujourd’hui. La France politique cherche depuis 40 ans un modèle qui corresponde à l’économie mondiale qui n’est pas un sujet inerte bien au contraire mais la France politique n’a pas compris que l’économie n’est plus à la sortie du village et que les barrières douanières n’existent plus que des pays émergent etc etc La France joue le bulletin de vote à cela se rajoute pour notre pays une classe politique trop vieille même les quadras ou quinquas son des vieux politiciens qui vit sur le mensonge la magouille et la corruption la France n’est plus gouvernée depuis des décennies le plus grave une majorité de français pensent qu’ils ont des gouvernants, alors que nous avons des personnages lisses, visqueux, sans trop de scrupules , sans aucune ambition pour la France à la différence de leur ambition personnelle.
a écrit le 08/10/2014 à 17:31 :
magnifique discours de gauchiste, déconnecté de la réalité comme d'habitude et avec qu'un seul objectif : que rien ne change.
Peu importe que la France emprunte chaque année plus que la masse salariale et les retraites des fonctionnaires, tout va bien puisqu'on trouve des gens pour nous prêter.
Nous sommes en train de ruiner nos propres enfants, non seulement en leur donnant un niveau d'éducation qui fait rigoler les coréens et les chinois, mais surtout en leur laissant une montagne de dette et un système politique sclérosé et dans les mains des fonctionnaires qui se servent grassement sur la bête. Si on ajoute des syndicats qui vivent comme des parasites, comme on peut le voir à la SNCM ou chez les dockers, je ne vois pas comment ce pays pourrait éviter de s'effondrer s'il veut conserver son "modèle".

Alors c'est vrai qu'appliquer le modèle allemand en France, donnerait quelques coups de pieds au fesses et surtout réduirait le gaspillage et la montagne d'impôts que nous devons payer.
Mais ceux qui profitent du système actuel n'ont pas vraiment envie que ça change...
Réponse de le 08/10/2014 à 18:12 :
Très bien, alors adoptons le ce superbe modèle allemand... N'oublions pas toutes les équations... Car les aides sociales que vous connaissez en France n'ont pas cours en Allemagne. Ceci est également valable pour la politique familiale, qui est très généreuse en France... La réduction des déficits ne passe pas seulement par quelques coups de pieds aux fesses des fonctionnaires mais par un réel effort général et très certainement une remise en cause du système européen actuel qui contribue à nous étouffer lentement mais sûrement .....
Réponse de le 08/10/2014 à 18:13 :
...il n'est pas question de coups de pieds aux fesses justifiés ou pas! il est question que l'Allemagne n'est pas à même de donner des leçons aux autres, vu le niveau de vie de ses habitants, du taux auxquels ils sont payés, etc ce n'est pas pour rien qu'un courant monte doucement, mais monte durablement, identique au FN, chez nous.; les Allemands sont plus longs " à la détente", mais ils y arrivent doucement....
Réponse de le 08/10/2014 à 19:04 :
Tout à fait d'accord avec vous !! on étouffe lentement, on agonise "lentement mais sûrement " !
Réponse de le 09/10/2014 à 1:27 :
je vais régulièrement en Allemagne, et je vois tout le contraire de ce que vous dîtes, mais alors tout le contraire : l'allemand moyen est 2 fois plus riche que le français. Des allemands pauvres, je n'en vois qu'à Berlin !!!
a écrit le 08/10/2014 à 16:41 :
eh! bien, voilà, un autre son de cloche, qui somme toute, parait juste !!!
a écrit le 08/10/2014 à 16:32 :
Pour ce coco, le modele c´est surement la politique de Bercy! Que ce minable aille se faire voir par Borroso et compagnie. Triste de lire des inepties du genre de celles professees par ce gus.
Réponse de le 08/10/2014 à 16:42 :
_100000000
Réponse de le 08/10/2014 à 17:12 :
Ce que j'ai lu me semble mesuré et juste.
Donc pour vous ce sera -1000
a écrit le 08/10/2014 à 16:25 :
En attendant le modèle allemand va être appliqué encore plus à la France dans quelques semaines car, à la demande de la commission européenne, elle va devoir réviser son budget dans le sens du modèle allemand. Même s’il ne marche pas il faut l’appliquer, en attendant Marine Lepen et la sortie de l’euro.
Réponse de le 08/10/2014 à 16:43 :
Sortons de cette m...de !!!
Réponse de le 08/10/2014 à 19:06 :
ils veulent nous y laisser de force, c'est bien qu'ils ont GRAND INTERET à nous y laisser avec cet euro et cette europe dévastatrice.
a écrit le 08/10/2014 à 15:51 :
Tres bonne analyse. Le pb de fonds est celui de traiter globalement sous le vocable europeen des situations nationales sans rapport et sans convergence. Il est clair que l'allemagne n'est pas un modele, reste a trouver le modele avec une Europe qui se resume a une monnaie et des institutions en perdition.
Réponse de le 08/10/2014 à 16:41 :
+ 10000000
a écrit le 08/10/2014 à 15:51 :
Le modèle allemand, le sujet de prédilection de R.Godin. Chaque semaine, il nous pond inlassablement le même article. Lassant.
Réponse de le 08/10/2014 à 16:05 :
ceux qui nous lassent sont ceux qui depuis 30 ans nous vantent le modèle néolibéral, le plus immoral et inégalitaire qui soit ! ce que dit ce Mr est tres intéressant et novateur ne vous en déplaise .....
Réponse de le 08/10/2014 à 16:44 :
ABSOLUMENT de votre avis !
Réponse de le 08/10/2014 à 16:54 :
La France est tout l'inverse du modèle libéral. Alors ne critiquez pas ce que vous n'avez jamais vécu. Vous êtes dans le modèle le plus égalitariste du G20 avec 57% de dépenses publiques.
Ca ne marche pas depuis 40 ans.
Qu'est ce qui reste à tanter?..... le modèle libéral
LIBERTE EGALITE FRATERNITE
Réponse de le 08/10/2014 à 17:00 :
Tout à fait d'accord, j'ai 34 ans et depuis mon plus jeune âge j'entends nos hommes et femmes nous vanter les joies de la mondialisation; que seul cette voix allait nous sauver... Voilà le résultat... Ce n'est pas en faisant des chômeurs ou des travailleurs pauvre que l'on va s'en sortir
Réponse de le 08/10/2014 à 17:16 :
+ 1
Réponse de le 08/10/2014 à 17:40 :
"Qu'est ce qui reste à tenter?..... le modèle libéral"
Mutualisation des dettes, privatisation des bénéfices… spoliation et esclavagisme... !
Quel beau programme Henri…
Réponse de le 08/10/2014 à 19:27 :
Bien vu !
Réponse de le 08/10/2014 à 23:02 :
@Henri
Arrêtons de nous bassiner avec les 57%. Ils sont moins problématiques que les 4,4% de déficit qui sont au moins autant dus au manque de productivité de certaines fonctions pas si nombreuses que ça au demeurant (enseignement secondaire, santé, collectivités locales) qu’au fait surtout que les français qui sont les européens les moins endettés et détenant le patrimoine privé le plus élevé ne payent tout simplement pas les services et les transferts dont ils profitent. Ces 57% sont constitués pour une partie importante de transferts réinjectés dans l’économie et proportionnels à la population (qui augmente d’ailleurs vite chez nous malgré les exilés) : retraites allocations familiales, etc...
D’ailleurs il suffit de prendre au mot les cassandres de la dépense publique pour que ceux-ci subitement commencent à protester : par exemple alignons les retraites publiques moyennes sur celles des allemands (nous avons à peu près le même pourcentage de retraités), alignons nos dépenses militaires sur le ratio des allemands, faisons de même sur la politique familiale, etc...On verra alors comment réagira l’UMP.
a écrit le 08/10/2014 à 15:48 :
Je ne connaissais pas le modèle allemand, à priori les ouvriers allemands fabriquent des voitures allemandes mais ne peuvent les acheter. Si on reprend bien la logique nos investissements à l'étranger comme Renault en Afrique ne son pas déconnant.
Réponse de le 08/10/2014 à 21:54 :
C'est simplement le principe du parasite sur un corps sain grâce a un environnement qui a changé en sa faveur!

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