"Plan de croissance" franco-allemand : en route vers la récession

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Paris et Berlin semblent unis pour une politique économique dangereuse.
Paris et Berlin semblent unis pour une politique économique dangereuse. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les projets franco-allemands semblent profondément déséquilibrés : ce que la France perdra avec les "réformes", elle ne le gagnera pas avec la "relance" allemande. Mais, plus largement, ce plan trahit une erreur d'analyse.

Peu importe que le « plan pour la croissance » franco-allemand dévoilé succinctement par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel ce dimanche 23 novembre soit un vrai plan d'action ou un simple rêve d'artistes. Il trahit une réalité : depuis la rentrée, le « couple franco-allemand » se dirige, pour tenter de soigner les maux de l'économie européenne vers un marché que l'on pourrait baptiser « réformes contre relance. » L'idée est de convaincre les Allemands de dépenser plus en les amadouant par des « réformes structurelles » d'envergure dans l'Hexagone. Or, comme le montre le plan esquissé par Der Spiegel, ce marché n'est qu'un marché de dupes.

La logique qui préside à ce plan

Quelle est la logique économique de cette stratégie ? Il s'agit avant tout « d'améliorer la compétitivité » externe de la France. L'économie française étant plus compétitive, elle pourra profiter pleinement des richesses crées par la relance allemande. Moyennant quoi le rebond de la croissance française viendrait alimenter à son tour les exportations allemandes et la croissance de nos voisins orientaux. Un cercle vertueux se mettrait alors en mouvement, assurant la croissance « à long terme » du vieux continent. Autrement dit, la logique ici à l'œuvre n'est guère différente de celle qui a présidé aux politiques d'austérité de 2010-2013 : le salut ne peut venir que de l'extérieur, autrement dit des exportations. Le modèle allemand - celui qui a plongé l'Europe dans la situation où elle se trouve actuellement - reste la référence.

Les effets du plan de croissance sur la France

L'ennui, c'est que la réalité ne plaide guère en faveur du succès d'une telle logique. Un plan tel que celui présenté par Der Spiegel plongerait immanquablement la France dans une récession déflationniste. La perspective d'un gel des salaires sur trois ans conduirait les ménages à reporter leurs dépenses à plus tard. Un des rares moteurs qui fonctionne tant bien que mal de l'économie hexagonale s'arrêterait net. Les entreprises n'auraient alors d'autres choix que de baisser leurs prix pour inciter les ménages à consommer. En compensation, pour tenter de sauver leurs marges, il y aurait alors un gel des investissements et des licenciements. Peu importe le CICE et les taux bas, les entreprises auront d'autres chats à fouetter que d'investir. La spirale déflationniste serait alors inévitable. D'autant que les autres « réformes » prévues, assouplissement des 35 heures et « flexibilisation du marché du travail » permettraient des licenciements massifs et une explosion du chômage. Outre la récession, la France plongerait alors dans une zone politiquement à risque.

L'illusoire relance allemande

Et quelle sera la récompense d'un tel sacrifice ? 30 milliards d'investissements allemands entre 2016 et 2018. Une relance de 0,3 % du PIB par an dont l'impact sur l'économie allemande et européenne sera minime et, pour tout dire, inexistante. Selon les calculs de Standard & Poor's qui s'est penché sérieusement sur le sujet, un point de PIB de relance en Allemagne conduit à un effet positif de 0,12 point en France. Le plan d'investissement allemand aura donc dans un deux ans un effet de 0,04 point de croissance. Et encore, les calculs de l'agence ne prennent pas en compte un plan de relance uniquement centré sur les infrastructures. Peut-on sérieusement imaginer que cette goutte d'eau vienne compenser les effets des « réformes » en France ?

Trappe à liquidités

Certes, nous dira-t-on, mais la croissance française sera soutenue par le CICE, les fameuses baisses de charges qui auront un effet plein grâce au gel des salaires, mais aussi par la baisse de l'euro et par la politique de la BCE. Mais là aussi, on pourrait bien se bercer d'illusion. Faute de perspectives de croissance sérieuses, le CICE pourrait bien ne servir qu'à compenser la baisse des marges provoquée par la déflation. Quant aux milliards de la BCE, ils pourraient davantage alimenter des bulles financières que des investissements. A quoi bon investir dans l'économie française lorsque la demande semble devoir demeurer atone pendant des années et alors que les marchés financiers sont dopés par l'assouplissement quantitatif de la BCE ? Très clairement, et c'est ce qu'a avoué en août dernier Mario Draghi, la zone euro se trouve dans une trappe à liquidité. Pour paraphraser Balzac dans son roman Les Employés, l'argent que l'on jette par les fenêtres ne rentre plus par les caves.

Quant à la baisse de l'euro, rappelons qu'elle est loin d'être une panacée. D'abord, parce qu'elle ne règle pas les problèmes de compétitivité au sein de la zone euro et que, partant, elle ne permet pas de freiner les courses à la déflation salariale au sein des 19, mais aussi parce que l'économie française fortement désindustrialisée ne peut pas réellement être tirée par les exportations dans l'immédiat et parce que la croissance de la demande mondiale ralentit, réduisant d'autant l'effet positif de la baisse de l'euro.

La route vers la récession

Bref, si ce « plan de croissance » est appliqué, il sera difficile d'éviter à la France la récession. La deuxième économie de la zone euro tombant dans une récession où continue de s'engluer depuis 2011 l'Italie, la zone euro aura bien du mal à éviter une nouvelle rechute. D'autant que l'Allemagne aussi ralentit suite à une demande mondiale moins dynamique. Dans ce cas, le cercle vertueux rêvé par les experts en « réformes structurelles » pourrait bien se muer en cercle vicieux auquel la fragile économie de la zone euro ne résistera pas. Le « plan de croissance » se muera alors bientôt en « plan de récession. »

Refus de la seule arme efficace

Comme le souligne l'économiste britannique Simon Wren-Lewis, le seul moyen de sortir d'une trappe à liquidité est une relance budgétaire « suffisamment large. » Il faut donc relancer tous azimuts, y compris dans les pays endettés comme la France, l'Italie ou l'Espagne et précisément pour cela : seule la croissance et l'inflation est aujourd'hui capable de régler le problème de l'endettement si l'on se refuse à organiser des défauts de paiement. L'avantage de la relance par rapport à la politique monétaire, c'est qu'elle peut avoir un impact direct sur l'économie réelle, non médiatisée par les banques et les marchés. Lorsque la politique monétaire est inefficace, lorsque plus aucun agent économique ne veut dépenser, l'Etat doit agir et relancer la machine. Or, dans la logique qui domine dans la zone euro, l'arme budgétaire est écartée. L'Allemagne ne veut relancer que dans le cadre de son équilibre budgétaire et la Commission enserre dans les griffes du semestre européen les autres budgets nationaux. Autrement dit, l'Europe refuse la seule arme capable de combattre le mal dont souffre l'Europe. Tout cela ressemble à de l'inconscience qui frise le suicide collectif.

Idéologie à l'œuvre

Pourquoi cet aveuglement ? Parce que la pensée économique allemande a gagné la bataille idéologique et que les dirigeants de tous les pays de la zone euro estiment que toute dépense budgétaire est mauvaise et que seul le modèle de croissance fondé sur les exportations assure une « croissance saine et durable. » Dans ce cas, la réalité importe peu, l'essentiel est d'appliquer cette idéologie, de gré ou de force. Voilà qui est inquiétant pour l'état de l'Europe et pour son avenir.

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a écrit le 25/11/2014 à 18:29 :
Une marche de plus pour le FN. Quant à l'idée du FN de quitter l'UE et l'Euro, si j'ai longtemps été contre, j'en viens à me demander si ça ne va pas devenir vital pour la France.
a écrit le 25/11/2014 à 10:26 :
on ne s'attaque pas au seul vrai problème de ce pays qui est le nombre de fonctionnaires que le secteur privé ne peut plus financer (dont le coût de leurs retraites....)
a écrit le 25/11/2014 à 8:12 :
Il faudrait arrêter ces articles à l'idéologie démagogique, Monsieur Godin. Tant que nous aurons des multiplicateurs <1 sur les investissements d'Etat (ce qui est le cas dans les économies développées où les infrastructures permettant de dynamiser l'économie existent déjà), investir par l'endettement conduit à terme à apauvrir le pays, même si à court terme cela peut générer quelques emplois. C'est à peu près équivalent à faire des emplois aidés! (ce qui n'a jamais résolu le problème dans la durée).
Ce qu'il faudrait, c'est commencer à considérer que la croissance mondiale pourrait bien être durablement plus faible que dans le passé, et prendre les mesures structurelles pour ajuster les dépenses de la France à des sources de revenus durablement plus faibles. Les Français ont vécu pendant près de 40 ans largement au-dessus de leurs moyens, le réajustement est incontournable ; il sera effectivement d'autant plus douloureux que les excès ont été forts et ont duré longtemps.
Réponse de le 25/11/2014 à 9:52 :
@demo
Maglev à Shanghaï, ultra haut débit dans les lieux publics à Tokyo, énergies vertes..
L'économie Européenne a besoin d'un electro-choc maintenant, pas de probiotiques. Diminution durable de la croissance ou pas, une génération sous la déflation n'est pas concevable. Notez que ça ne dispense pas de réformes structurelles.
a écrit le 25/11/2014 à 6:55 :
Au lieu d'effectuer un QE au seul bénéfice des marchés financier la BCE ferait bien d'acheter massivement des project bonds. Cela permettait d'avoir un plan avec un effet d'entraînement bien supérieur à 300 milliards d'euros. Quitte à donner à la gouvernance de la zone euro le soin de choisir ces investissements!
a écrit le 24/11/2014 à 22:04 :
tout à fait d'accord avec l'analyse de Churchill.
par ailleurs Ce qui reléve de l'inconscience pour paraphraser l'auteur de cet article , c'est surement sa théorie de la relance à tout va . Quand comprendra t il qu'en économie , comme dans la plupart des domaines,les déséquilibres ne sont pas durables, et que les accentuer ne fait qu'aggraver la situation.
a écrit le 24/11/2014 à 21:56 :
Tout à f
a écrit le 24/11/2014 à 21:24 :
A quoi bon une relance qui profiterait aux entreprises chinoises? Tant que certains pays comme la France n'auront pas fait les réformes pour être compétitifs, c'est à dire être en capacité de répondre à la demande, toute relance sera inutile. Et c'est tout le problème. Si on avait fait les réformes nécessaires il y a 10 ans, ont pourrait se permettre une relance qui aura un effet réel sur l'économie. Aujourd'hui c'est hélas trop tard. On est partie pour une décennie perdue et difficile. Mais si on fait le job, l'économie sera en ordre de marche pour repartir.
Réponse de le 24/11/2014 à 21:41 :
Pour simplifier:
La zone Euro exporte plus qu'elle n'importe. La Chine est un partenaire de second rang pour les pays européen. Les échanges se font surtout à l'intérieur de la zone.

Ce sont les économies européennes qui profiteraient majoritairement d'une relance.

Le passage sur la Chine base de votre commentaire relève de la croyance.
Réponse de le 24/11/2014 à 23:27 :
Je parle bien de la France, j'aurais du préciser. Notre pays a une balance très déficitaire avec la Chine. Et le problème reste de toute façon le même avec nos voisins européens. Si nos entreprises ne sont pas compétitives, elle ne profiteront pas de la reprise.
a écrit le 24/11/2014 à 20:45 :
romaric, le pb , c'est que vous n'avez pas compris le fond ( enfin 'fonds' !!) du pb vu que vous ne connaissez pas les allemands....
ils ne veulent PAS payer pour le systeme social francais
voila, si vous avez compris ca, vous avez compris le pourquoi du comment... cela dit je suis d'accord, on est dans une trappe a liquidite, la relance allemande ne donnera rien en france, etc....
les allemands arreteront d'etre butes le jour ou les francais arreteront de prendre leurs partenaires pour des cons...
Réponse de le 24/11/2014 à 21:45 :
Les Allemands ne financent absolument pas le système social français. Toute la politique imposée ne vise que la protection de l'épargne des Allemands mal investie mais indispensable au financement du papy boom qui va les ruiner.

Ces mesures inefficaces qui auront couté au moins 7 ans de croissance à l'UE, ont finalement comme unique objectif que les politiques des pays de l'UE financent les retraites allemandes. C'est donc l'inverse de ce que vous croyez!
Réponse de le 25/11/2014 à 7:04 :
@Gringo: les allemands possèdent des bas de laines pour leur vieux jours grâce à leur épargne et leurs excédents commerciaux. Ils se l'ont constitué tout seuls pendant que la France accumulait... 2000 milliards de dettes!
Réponse de le 28/11/2014 à 10:54 :
Le point soulevé par Gringo est que justement ces bas de laines sont mal investis, dans les obligations grecques par exemple, d'où les efforts faits pour sauver les créanciers et pas Grecs.
a écrit le 24/11/2014 à 19:01 :
les Français n.ont encore rien vu des résultantes du plan d'économies et des hausses d'impôts , ils ne vont s'en rendre compte qu'en 2015 ! et là , il faudra bien arrêter de vivre au dessus de ses moyens : le particulier comme l'Etat et les collectivités territoriales ! les baisses de dotation aux communes vont assècher les carnets de commandes des PME locales et le chômage va exploser ! on n'a encore rien vu !
a écrit le 24/11/2014 à 18:45 :
En France le panier de la ménagère est 30/100 plus chère quant allemagne, il y des tas de produit beaucoups moins chère quant France, est dans notre pays l'impôts directe et indirect est supérieur .... Pourquoi diminuer nos salaires, il faut d'abords diminuer les charge obligatoire, l'énergie ( essence et électricité ) , et le reste ...... Alors il faut diminuer les prélèvement donc moins de fonctionnaire, moins de représentation politique, moins d'aide au étranger ..... Car petite histoire a l'étranger il faut payer ses soient médicaux
a écrit le 24/11/2014 à 15:08 :
Les réformes structurelles vont-elles de pair avec la croissance ? Oui, c'est une évidence. Pourquoi en discuter ? La relance monétaire et l'endettement (Etat, ménages compris) sont des fausses solutions. Dire que le modèle idéologique allemand domine, c'est déplacer le débat. L'Allemagne tente de tirer les dividendes de sa puissance économique au maximum. Ce type de sommet, c'est de l'affichage. Dans les coulisses, l'Allemagne est beaucoup moins conciliante et tente de rabaisser ses voisins, pour mieux régner.
Réponse de le 24/11/2014 à 21:26 :
L'Europe c'est du donnant donnant. Les Allemands seraient vraiment prêt à faire une relance européenne si la France faisait les réformes dont elle a besoin. Mais ça fait 5 ans qu'on en parle et qu'on ne fait rien. Pas étonnant que les Allemands soient septiques et refusent de suivre Paris.
Réponse de le 24/11/2014 à 21:47 :
7 ans de réformes structurelles, 7 ans de décrochage de l'UE, et on en a encore pour 10 ans à ce rythme.

Les faits ne vous intéressent pas?
Réponse de le 24/11/2014 à 23:29 :
Mais quelles réformes structurelles? Si vous parlez de l'Espagne on peut en discuter, mais pas pour la France! Nous n'avons fait aucune réforme économique majeure depuis 20 ans au moins.
a écrit le 24/11/2014 à 14:57 :
Tres bonne analyse, don't les predictions risquent de se realizer. Un petit espoir subsiste pourtant, celle du compromis entre l'ideologie allemande qui, au moins en partie, resulte de la volonte de changement, et d'autre part la relance, qui ne peut se faire sans changements profonds de sa propre ideologie.
a écrit le 24/11/2014 à 14:51 :
Marine a raison, prendre ses distances avec cette Europe bureaucratique est la seule issue raisonnable. Les anglais agissent loin de Bruxelles et ont une croissance de 3 %.
Réponse de le 24/11/2014 à 18:57 :
Les anglais ont une croissance car ils rattrapent des années de déficit et de stagnation .., la grande bretagne, à part les banques anglaises, c'est un pays fini, mort. Et vous voulez copier ces zombies ? Ta marine devrait changer de modèle.
a écrit le 24/11/2014 à 14:49 :
" relancer tous azimuts" c'est s'endetter pour dépenser. Mais est ce que ces dépenses sont dépenses d'investissement d'avenir ou des dépenses pour maintenir notre train de vie ? Qui voudra nous prêter de l'argent ? La BCE ? L'Allemagne dira "nein" et cela se traduirait par une dépréciation de l'Euro donc hausse des coûts des matières premières.
Qui distribuerait cet argent ? Les banques locale ? Impossible avec les nouvelles règles Bale3.
En fin on n'oblige pas un âne qui n'a pas soif à boire. Si les entreprises ne veulent investir c'est qu'il y a de bonnes raisons.
L'auteur de cet article devrait pousser plus loin son raisonnement.
Réponse de le 24/11/2014 à 21:55 :
L’État français emprunte principalement aux citoyens français qui ont des assurances vie en fonds en euro. Et les français ont bien besoin de placer leur épargne, ne vous inquiétez pas! Et je vous évite le passage sr la BCE qui ne peut laisser les taux français sous peine de faire à nouveau exploser le système bancaire!

Et si les entreprises n’investissent pas c'est parce qu'elles ont déjà du mal à vendre leurs produits et services et qu'elles n'ont aucun besoin de croitre.

Mais la raison fondamentale est l'insuffisance de la demande due à des revenus trop faibles et une réduction des dépenses de l’État!

Peut-être pourriez vous maintenant "pousser plus loin votre raisonnement"?
Réponse de le 24/11/2014 à 22:41 :
Pas de doute on se marre bien en lisant les bonnes blagues de gringo. On devine aisément sa sensibilité politique derrière ses raisonnements quelques peu biaisés.
a écrit le 24/11/2014 à 14:47 :
Pourquoi écrire "en route vers la récession" quand nous y sommes déjà ?. Et, moins drôle, encore, sans perspectives pour s'en sortir dans les prochaines années.
a écrit le 24/11/2014 à 13:52 :
Faut arrêter de nous faire croire que c'est l'idéologie qui motive les décisions. Il y a tout simplement un plan qui est appliqué à la lettre pour uniformiser la planète. Toutes les dérégulations misent en place devaient nous mener inexorablement à cette situation. Une croissance proche de zero pour l'occident n'est pas le fait du hasard. L'inaction et les gesticulation ne sont que des diversions pour gagner du temps dans cette terraformation économique.
a écrit le 24/11/2014 à 13:42 :
petits français , pas sérieux ... les cigales ne chantent , plus elles coassent !
a écrit le 24/11/2014 à 13:37 :
"L'histoire, la seule leçon qu'elle prétend donner, c'est qu'il n'y a pas de leçons de l'histoire."(Lucien Febvre). On a dit aussi que l'histoire ne se répétait jamais, sinon comme farce. Il faut se méfier des comparaisons entre l'Europe de 1932 et celle de 2014. La montée des populismes a laquelle on assiste actuellement a bien d'autres causes que la situation économique et fort heureusement, les leaders politiques d'aujourd'hui qui exploitent cette veine n'ont fort heureusement pas la trempe et la détermination d'un Hitler. Mais ils en feront peut-être pire que le dictateur allemand.
Réponse de le 24/11/2014 à 14:30 :
N'oubliez pas votre casque à l'avenir. Je ne pensais pas que les roquettes avaient de tels effets!!!
a écrit le 24/11/2014 à 13:32 :
Mr Reagan, que l’on présente à tort comme l’inventeur de l’ultra-libéralisme et comme le meilleur ami des super-riches, avait relancé une économie américaine complètement ramollie en faisant deux choses :
- des gros allègements d’impôts pour les classes moyennes (et surtout pas pour les riches), qui ont allègrement consommé ce surcroît de monnaie disponible,
- une restauration de l’autorité de l’Etat, notamment en matant des professions qui exagéraient : les contrôleurs aériens, par exemple.
Bref....
Réponse de le 24/11/2014 à 14:39 :
et comment ça finit les années Reagan? par un krack obligataire et la faillite des caisses d'épargne US= big crise financière....
a écrit le 24/11/2014 à 13:23 :
Mr Godin fait dans la facilité : a) tout çà, c'est de la faute des autres, donc des Allemands, des radins qui ne dépensent pas assez, b) l'apocalypse sociale façon Germinal est pour demain en France, et, c) seule solution : la relance budgétaire, sous-entendu : injecter pouvoir d'achat pour relancer la demande.
Mr Godin se plante et veux nous planter : a) l'Allemagne ne peut pas faire mieux : sa croissance vient de l’export, où elle fait déjà le max, b) Zola, c’était il y a un siècle et demi : c’est totalement obsolète, c) les relances budgétaires à la Keynes, çà ne marche que quand le budget est au préalable à l’équilibre : çà ne peut pas marcher en France.
Et, oui ! : il n’y a qu’une chose à faire : les réformes. Mais, apparemment, personne n’a la force (ou les c…) pour çà, et tout le monde se cherche des prétextes pour ne pas les faire. Prétextes que Mr Godin semble fabriquer à longueur de journées. Payé pour çà, même, qu’il est….
Réponse de le 24/11/2014 à 15:20 :
Et oui, là est le problème. Le groupe politique qui fera des réformes "à la tatcher" ne sera jamais élu sur ce programme, d'une part, d'autre part il prend un risque énorme de ne pas revoir le pouvoir avant 10 ans.
Et ça, nos politiques professionnels, pour eux ça n'est pas possible.
Réponse de le 24/11/2014 à 18:46 :
et pourquoi pas ? ils sont presque tous fonctionnaires : ils pourraient très bien perdre le pouvoir et ne rien faire pendant 10 ans. C'est donc qu'ils n'ont pas la force, ou pas les c....
a écrit le 24/11/2014 à 13:22 :
Personnellement, j'ai prévu bien avant son élection que Hollande laisserait le pays en ruine. Il suffit de voir son bilan de président du PS et de maire de Tulle pour en être convaincu :-)
Réponse de le 24/11/2014 à 13:50 :
Moi, pas Président, moi j'avais prévu le même pour Sarkozy, mais je serais encore plus ulcéré d'avoir une Ségolène Royal comme Président ! alors j'ai voté contre elle. Et j'ai disais le même de Hollande, qu'il serait le fossoyeur de la France. Mais j'ai été presque obligé de voter pour lui car sin ce serait dobler la mise à Sarkozy. Nous nous trouvons en France sans plus de classe politique crédible et cela c'est le pire scénario pour une nation.
Réponse de le 24/11/2014 à 17:09 :
@Grad..: c'est vrai qu'entre la peste et le choléra, on est mal barré. Espérons que des plus jeunes sans casier judiciaire et sans casseroles prendront la relève :-)
Réponse de le 24/11/2014 à 19:13 :
C'est donc le moment de faire un renouveau avec d'autres européens. Par ex. je suis sûr qu'un Donald Tuck, l'actuel président polonais de la Commission Européenne, il accepterai se représenter volontiers pour la Présidence de la République Française. Et si l'Europe accueille l'Ukraine dans son sein, alors on pourrait inviter quelques politiciens ukrainiens à venir faire leur carrière aussi en France, pourquoi pas ?
a écrit le 24/11/2014 à 13:03 :
c'est faisable tout depend de quoi on parle
on peut bloquer le salaire BRUT ET maintenir voir agmenter le salaire net il sufft de faire des ECONOMIES SUR LES CHARGES ;exemple pourqoi payer un directeur et plein de bureaucrates pour les cheques vacances ,les tickets restaurant etc supprimons ces organisme et rallongeons le salaire

sur les
a écrit le 24/11/2014 à 12:29 :
Un tel manque de lucidité, du côté de l'Allemagne comme du côté de la France, fait le lit du Front National... A se demander si ce n'est pas au final ce qu'ils cherchent! Parce que le Front National a bien évolué dans son analyse économique, et sa proposition de sortir de l'Europe, puis de l'Euro, n'est plus finalement aussi iconoclaste que cela pouvait paraître il y a quelque temps.

Je ne suis pas vraiment sympathisant de ce parti, mais je dois bien reconnaître que leur analyses sont juste. Ce sont les solutions qui ne me paraissent pas totalement adaptées... Mais s'il continue d'évoluer vers plus de pragmatisme et moins d'idéologie, le FN pourrait bien être le prochain premier parti de France, n'en déplaise à tous les pseudo républicains qui nous dirigent actuellement, à droite comme à gauche...
Réponse de le 24/11/2014 à 12:50 :
@Carpatrick : le FN ne veut pas sortir de l'UE, arrêtez de dire n'importe quoi ! Ils veulent renégocier les traités, eux-aussi (c'est à la mode ces temps-ci). Ils rêvent d'une Europe des nations, une autre Europe quoi... Comme l'UMP, comme le PS, comme EELV ou encore DLR, qui ont chacun leur propre vision de l'Europe.

De qui se moque t-on !
Réponse de le 24/11/2014 à 14:10 :
Alerte, troll de l'UPR détecté !

Arrêtez de répandre votre propagande ridicule sur DLR, merci.
Réponse de le 24/11/2014 à 15:10 :
Nous sommes entrés dans l'Europe des Nations,à cause de la politique allemande et britannique, depuis une dizaine d'années. Le reste, c'est de la rhétorique pétainiste pour amadouer les foules.
Réponse de le 24/11/2014 à 18:28 :
@Grognard : qui est le troll sinon celui qui ment comme il respire ? DLR ne veut pas sortir de l'UE sinon nous en aurions entendu parler et nous l'aurions lu dans son programme, ce qui n'est pas le cas ! Alors qui est le troll ?
a écrit le 24/11/2014 à 12:28 :
Le contexte ou la situation mondiale c'est quoi ? 1. La loi des multinationales aveugles et court termistes appuyés par les financiers et les spéculateurs, avec souvent des atteintes majeures à l'environnement, 2. Une surconsommation de produits finalement inutiles (smartphones à gogo et autres tablettes, grosse bagnoles ou bagnoles et...) et au plan alimentaire des produits de plus en plus industrialisés et douteux au plan de la qualité ou de la provenance. 3 Au plan de la production de biens et de services, une automatisation sans limite avec la robotique et l'informatique à côté de l'instauration de l'esclavage à bas salaires partout où c'est possible ou partout où les gens l'admettent ou où on leur fait admettre par tous les moyens. 4. En contrepartie nous avons l'enrichissement financier de quelques-uns les pseudos entrepreneurs et les financiers parasites ou autres spéculateurs et traders. Le fric correspondant au sur enrichissement financier de ces derniers est dans les paradis fiscaux directement ou indirectement, car ces gens-là ne paient pas d'impôts ou le moins possible ni sur le capital ni sur les profits et superprofits ni de TVA (free taxe et toutes les magouilles associées au free tax). 5. En face au plan de la situation des Etats on a un surendettement patent et encore beaucoup de rentes de situation comme celle des politicards et des technocrates (le Sénat en France est une caricature de rente) ou même des élus (en sur représentation car on en a au plan local, régional, national et européen). Donc si l’accumulation de capital ne peut plus se faire, faute de consommateurs (notamment de services) les salaires baissant en termes réels et les prélèvements sociaux et fiscaux augmentant, il faut frapper un grand coup consistant en deux OU trois mesures simples 1. La fin des paradis fiscaux et l’imposition forfaitaire de tous les capitaux qui s’y trouvent le produit de cette taxation venant rembourser les dettes publiques 2. La fin des rentes des administrations, politicards et autres technocrates 3. La taxation sociale de tout ce qui réduit l’emploi par automatisation ou informatisation.
Réponse de le 24/11/2014 à 16:38 :
...l'intégration des objets d'art à l'ISF, ISF étant un impôt à généraliser, pas de surenchère entre pays, même taux, même assiette, même impôt.
a écrit le 24/11/2014 à 12:18 :
On est déjà en récession, alors pour quoi dire "en route" ? chantons ensemble: "c'est la carotte devant les yeux de l'âne, ohoohohoh qui le fait tirer la carrosse ohohohohoho"
a écrit le 24/11/2014 à 12:13 :
toujours l'illusion de la croissance par les déficits : quand comprendra t on que les croissances à 4 ou 5 % sont révolues et que s'il faut imprimer chaque année 3 euros pour 1 euro de croissance, on sacrifie toutes les générations futures qui devront payer les intérêts des impérities des irresponsables actuels
Encore plus de déficits pour davantage d'autoroutes ou de béton, non merci, ce n'est pas comme ça qu'on restaurera le tissu industriel et la compétitivité des entreprises françaises
Il faut réinventer de nouveaux rapports à la consommation, à l'énergie , à l'emploi et à la solidarité mais ça c'est du long terme et aujourd'hui le long terme est démonétisé ..
a écrit le 24/11/2014 à 12:13 :
Ces hommes politiques ne lisent pas les livres d'histoire. Un plan trop déséquilibré conduira les Français à faire sauter l'Europe en votant MLP, et là ça coutera cher à tout le monde . L'inverse serait également vrai. Voir l'histoire des années 20
a écrit le 24/11/2014 à 12:07 :
Je pense que relancer l'économie par la dépense budgétaire ne sera pas efficace.

Des grands travaux seront accaparés par de grandes entreprises internationales, employant de la main d'oeuvre à bas coût de l'UE ou d'ailleurs. Les petites entreprises françaises ne pourront lutter.

Des augmentations de salaires seront absorbées par les particuliers pour boucler les fins de mois ou reconstituer son épargne, pas pour investir. Pour investir à long terme, il faut être raisonnablement certain de garder son emploi et d'améliorer ses revenus dans l'avenir.

Je vois deux points à régler.

- La compétitivité française : il faut sortir de l'Euro et limiter la compétition des pays à bas coût.

- Réguler le système financier international, afin que les banques aient plus d'intérêt à prêter de l'argent qu'à jouer au casino avec des milliards virtuels.
Réponse de le 24/11/2014 à 15:25 :
Tout à fait d'accord. La seule vraie relance c'est de baisser les charges salariales et patronales pour que le salaire net et les bénéfices des sociétés augmentent.
Et pour faire ça il faut réformer durement l'état, en particulier les collectivités locales qui craquent un fric colossal (ex parmi tant d'autres : 130 000 le bans public dans un parc à Versailles...).
a écrit le 24/11/2014 à 12:01 :
Excellente analyse. Ceci dit, tant que le gouvernement français n'aura pas le courage d'épurer le code du travail, d'alléger les taxes et millefeuilles administratifs et structurels, on tournera en rond. Sauf que depuis des années, trop d'années, les politiciens, lobbyistes et les "régimes spéciaux", pensent avant tout, à conserver leurs avantages en tous genres. La France est plombée et visiblement, le restera. Nos lendemains risquent d'être encore obscurs !
Réponse de le 24/11/2014 à 12:12 :
Vous etes sur que dans votre activité vous ne faites pas parti d'un de ces lobbys que vous critiquez !Quand à la jalousie des regimes speciaux ils pesent une goutte d'eau dans l'économie .......
Réponse de le 24/11/2014 à 15:28 :
Ils pèsent une goutte d'eau ? Et ça justifie ces inégalités ?
Quelques uns sont surprotégés et vivent sur une rente. Les autres enchainent les CDD et le chômage.
Liberté, Egalité, Fraternité ? Non ?
a écrit le 24/11/2014 à 12:00 :
La croissance budgetaire ? Avec quel argent ? Deux solutions!L'emprunt ou la pression fiscale .L'emprunt vu le niveau de la dette (un des criteres de Maastricht ) pourrait etre trés mal vu des marchés (sans compter la commission européenne ) et ils pourraient demander une prime de risque hypothèquent l'avenir !Comme l'a dit Hollande ,----un president travaille toujours pour son successeur ---La pression fiscale !Vers qui !Les capitaux qui risquent de fuir ,les entreprises vu leurs marges et le niveau de l'emploi il n'en est pas question .Reste les contribuables qui ont deja donnés ,ces memes contribuables qui sont à la base de la consommation interieure .Justement parlons en de cette consommation interieure .En temps normal quand la croissance est là (2pts en moyenne pour la France ) les français ,qui ont le moral ,économisent 12 % de leurs revenus .En temps de crise ,alors qu'au premier abord on pourrait penser qu'ils ont moins de pouvoir d'achat ,ils économisent jusqu'a 17 % de leur revenu.Les depenses totales des français (y compris l'immobilier )est de 1100 milliards .5 % font sur cette somme 55 milliards en moins qui circulent dans l'économie .Plus que le CICE et en plus efficace car le CICE on sait pas trop ou il va se perdre .La psychologie n'est pas le fort des économistes car elle n'est pas integrable dans les équations qu'ils manipulent .Il fut une époque ou un premier ministre disait ----français n'aillez pas peur ,consommez ----On en est loin et pourtant derriere la confiance des consommateurs il y a celle des entreprenneurs et celle des investisseurs.....
a écrit le 24/11/2014 à 11:42 :
Merci d'écrire.
il y aurait alors des licenciements et un gel des investissements.
au lieu de
il y aurait alors un gel des investissements et des licenciements.
C'est identique mais plus clair.
a écrit le 24/11/2014 à 11:41 :
Encore 3 ans de Hollande ? Mais c'est pas vrai :-(
Réponse de le 24/11/2014 à 12:09 :
Le successeur de Hollande ferra exactement la meme chose à part peut etre de s'attaquer au code du travail !Vous etes salariés ...........
Réponse de le 24/11/2014 à 14:49 :
T'en fais pas, il peut encore en avoir 8 !!
a écrit le 24/11/2014 à 11:39 :
La France fait du déficit public et du chômage depuis des décennies. Elle y perd son industrie et gagne des dettes. En plus elle fait de la surtaxe. Maintenant elle est cuite et sans avenir. Normal. Elle sera maintenant soumise et fermera sa grande bouche a donner des leçons de morale.
a écrit le 24/11/2014 à 11:38 :
curieux personne ne parle de l'expérience Laval en 32 ou 34 de baisser les salaires des fonctionnaires de 10 %;.. personne ne parle des baisses de pouvoir d'achats des retraités,?? blocage de l'indexation 0.3 % retiré pour la dépendance (non déductible de l'impot sur le revenu) de la réduction de 30 % des retraites de l UMR pour les retraits complémentaires des instituteurs;..la gabegie du crédit compétitiivité qui va a la grande distribution qui rackete ses salariés...au lieu d'aller à la production...curieux personne ne veut réduire les dépenses de l'état et des collectivités publiques qui augmentent leur salariés et son pleine de José et de gens absolument débordés;..voir scenes de ménage...
Réponse de le 24/11/2014 à 12:18 :
Les fonctionnaires ont deja leur pouvoir d'achat blocqué depuis 2008 et ils avaient dela perdus avant !Quand au budget de l'éta vous oubliez un peu vite qu'il est redistributif !L'état comme les collectivités remet tout son budget dans l'économie .Baissez le ,et l'économie serra moins irriguée ;Un enfant de 12 ans peut comprendre ça .
Réponse de le 24/11/2014 à 15:32 :
@ saz,
Les fonctionnaires ont conservé les avancements liés à l'ancienneté donc leur pouvoir d'achat n'est pas bloqué du tout.
L'état met son budget dans l'économie mais aussi et surtout dans paiement des intérêts de la dette (je crois montant équivalent au budget de l'éducation nationale).
L'état doit rendre l'argent aux citoyens et aux sociétés, elles en feront un meilleur usage.
a écrit le 24/11/2014 à 11:21 :
Une relance budgétaire sans transformation préalable de l'économie serait stupide.L'argent irait au gros BTP,aux banques,a la grande distribution ou aux collectivités locales,tous secteurs improductfs et destructeurs de valeur.On n'arrose pas une société clientéliste
a écrit le 24/11/2014 à 11:06 :
La solution d'injection ou création monétaire en dehors de l'économie réelle, ne maintient artificiellement que les bourses, la Japonisation référencielle depuis 20 ans, ne donne pas de croissance, les charges sociales et l'anachronisme énarchiques à l’œuvre sont un fléau mais l’État doit subsister mais sous une forme restreinte - nous vivons sans doute les derniers jours cette dérive capitalistique ...
a écrit le 24/11/2014 à 11:03 :
Les principaux partenaires de la France, les Etats-Unis et l'Allemagne, sont ses principaux et plus dangereux ennemis!
Ils y voient un marché solvable et une mine de technologie et brevets! C'est tout!
Et, pour les allemands, on peut ajouter un zeste de goût de revanche!
L'Europe est devenue, toute entière, un marché de dupe!
La France doit s'extraire des griffes de ces rapaces nauséabonds et se tourner vers ses alliés de coeur que représentent toute la francophonie et toute la francophilie!
La France serait bien mieux inspirées de se rapprocher des BRICS, qui a s'y intégrer: elle y serait bien mieux considérée et y trouverait à s'épanouir, bien mieux que sous les perpétuelles menaces des USA et des fonctionnaires européens!
a écrit le 24/11/2014 à 10:50 :
Que l'on arrête d'invoquer la croissance à tout bout de champ ! Dans une Europe sans ressources énergtiques, on ne peut espérer (au mieux) qu'une stagnation. Alors mettons-nous en ordre de marche pour stagner dans l'ordre au leu de continuer la gabegie et de laisser gonfler la dette que devront rembourser nos enfants.
Réponse de le 24/11/2014 à 11:56 :
Stoppons cette religion, le "djihad de la croissance" qui nous mène de toute façon à notre perte ...!
Ne pouvons nous vivre autrement, remettre un peu d'humanité, de bien-être et de plaisir de la vie.
Réponse de le 24/11/2014 à 12:19 :
Oui revenons au moyen age ou tout était tellement mieux .....
Réponse de le 24/11/2014 à 15:37 :
J'aimerai bien remettre un peu d'humanité, de bien être et de plaisir dans ma vie. Ah mince, je suis au chômage à 33 ans depuis 6 mois.
Je suis d'accord qu'il ne faut pas faire n'importe quoi pour la croissance ; mais il faut quand même que les gens puissent travailler pour faire vivre leur famille. Non ? Ah oui c'est vrai je vais aller chercher des marrons en forêt.
Réponse de le 25/11/2014 à 11:55 :
La croissance ce n'est pas forcément des usines à charbon : le PIB de la France c'est 70% des services ! la croissance économique c'est relancée une industrie en berne en France mais pas l'industrie lourde une industrie de pointe , technologique (bio technologie, chimie à haute valeur ajoutée, nouveaux composants etc ...) relancée les services : immenses besoins dans les services à la personne. "la bête humaine" c'était au XIX ieme siècle. il faut repenser votre logiciel économique
a écrit le 24/11/2014 à 10:50 :
La chute des prix du pétrole de 30 % cette année a déjà dégagé une économie de 25 miliards d euro pour l industrie et pour les ménages allemands. Un tel programme de relance économique n était même pas prévu au programme de l année 2014.
Ca ne peut pas être différent en France, laquelle à priori paie le même prix pour ses importations de brut.
Alors cherchez l erreur !!!
a écrit le 24/11/2014 à 10:43 :
la vérité non dite est tant que la France restera le grand malade européen, elle ne pourra rien imposer à personne..la France est trop faible pour dicter sa loi et l'Allemagne a pris possession de l'Europe et dicte ses lois et exigences..
Réponse de le 24/11/2014 à 14:26 :
l'Allemagne, non plus?
a écrit le 24/11/2014 à 10:39 :
Après avoir été consommateur de produit Allemand, nous voulons copier en produisant.... alors que nous n'avons pas de consommateur face a nous!
a écrit le 24/11/2014 à 10:35 :
ils vont vraiment finir par couler l'Europe définitivement ces deux guignols. Une décennie déjà à la fosse, ca ne leurs suffit donc pas? Y'aurait des extra-terrestres qui passeraient dans le coin et qui pourraient nous débarrasser de ces deux coincés?
Réponse de le 24/11/2014 à 11:10 :
je ne le pense pas, ces pseudos élites ne peuvent se réformer et donc ce sera par le bas, l'argent jeté par les fenêtres ne va plus à la cave, les boursicoteurs spoliés par les hedges funds et les machines des traders spéculateurs entre eux..

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