La Tribune

Faut-il être plus directif avec la génération Y ?

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Sophie Péters  |   -  1360  mots
Face aux difficultés de management que pose la génération Y, et d'une façon plus générale tous les "adultes rois", le psychologue clinicien, Didier Pleux, propose un management "à la culotte", plus conflictuel que relationnel, et surtout plus "éducatif".

Les clichés foisonnent autour du management des moins de 30 ans dans l'entreprise. Nés après 1978-80, on les appelle, de colloques en conférences, la génération "Y"...une génération dite "ingérable" et "qui n'en fait qu'à sa tête", à en croire bon nombre chefs d'entreprises et de DRH. Tout simplement parce qu'ils demandent beaucoup d'énergie et d'investissements. Certainement plus que la génération précédente, les X, nés entre 1960/65 et 1978-80, qui se débattent chaque jour pour rester adaptés aux changements de la société qui vieillit, créée par les baby boomers. Et si plutôt qu'un effet de génération "Y", il s'agissait d'un nouvel enjeu culturel et du symptôme de mutations de notre société ?
Ces jeunes gens sont souvent présentés comme émotifs, critiques, opportunistes, entreprenants et impatients, voire parfois cossards et "perso", faisant passer leur vie privée au premier rang. Ils aiment travailler avec des amis...pour un bon salaire. Les consultants de tous bords recommandent dans leur grande majorité de les "remotiver" par un poste plus attrayant et par encore plus d'attentions portées à leur endroit.

Des "adultes rois"

Et s'ils étaient plutôt des "enfants rois" devenus des "adultes rois" ? Et s'il fallait justement ne pas en rajouter en flattant leur narcissisme mais les aider à mieux accepter le principe de réalité ?
C'est la thèse défendue par Didier Pleux. Ce psychologue clinicien, auteur de "De l'adulte roi au tyran roi" qui vient de paraître chez Odile Jacob, estime que les tenants du "je fais ce que je veux quand je veux" rendent impuissants les adeptes du management participatif. A l'instar des "enfants rois", ce psy les appelle les "adultes rois", et les définit par un ego surdimensionné et une allergie à toute frustration.
"Ces individus qui dans la rue, au travail, au sein du couple ou en famille agissent en fonction de leur seul bon vouloir grignotent tous les liens sociaux. Le sentiment de l'autre leur est quasi inconnu, tout investi qu'ils sont dans une quête inlassable du plaisir immédiat. Au final, ils manifestent une volonté de toute-puissance qui gomme tout principe de réalité. Résultat : refus de se remettre en cause et quête permanente d'une solution miracle pour trouver une réalité confortable. Leur demande incessante de bonheur se confond avec l'immédiateté de leur volonté de jouissance. Progressivement l'homme du XXIème siècle devient un sujet à part entière, mais surtout un "adulte roi" qui n'a de cesse de régner sur autrui et sur le réel", avance le thérapeute.

Réfractaires à toute verticalité

Certes on les rencontre à tous âges, mais s'ils se retrouvent majoritaires dans la génération Y, c'est qu'ils ont été élevés dans des familles qui leur ont laissé, enfants, prendre le pouvoir. En faisant de leurs désirs des ordres, leurs parents les ont amené, malgré eux, à se la jouer perso en s'impliquant le moins possible. Mais les parents ne sont pas seuls responsables. La société de consommation et l'ère du "tout marketing" les ont également éduqués à ne jamais différer leur plaisir mais au contraire à le satisfaire sans attendre. Surconsommation, surstimulation, survalorisation, surprotection et surcommunication de l'enfant, ce que Didier Pleux nomme les "5 S", aurait petit à petit contribué à faire émerger des asociaux, peu heureux pour autant...Dont la pathologie se résume à la difficulté d'accepter la réalité, la sienne et celle des autres. Toute sa vie se construisant autour du "j'ai envie, je fais" ou "je n'ai pas envie, je ne fais pas", il est réfractaire à toute "verticalité", à toute forme d'autorité. "S'il est juste de contester certains autoritarismes, l'adulte roi, lui, n'est pas un "rebelle" au sens noble, il est réfractaire à ceux qui savent mieux que lui, à ceux qui peuvent le faire réfléchir, voire l'infléchir. Comme le disait Rousseau il passera sa vie à "réfuter avant de s'instruire"", poursuit ce psy.

Si ces "chacun pour soi" peuvent arranger certaines cultures d'entreprises, Didier Pleux juge qu'au final leur désinvestissement quotidien fait qu'ils ne correspondront jamais à certaines attentes : sens de l'effort, engagement, fiabilité. ""Ce refus de "partage" voulu par certains dirigeants d'entreprise leur paraît incompréhensible. Tout comme il l'est pour ceux qui tentent de rassembler les forces pour obtenir des avantages, écrit-il. S'associer, se syndiquer, n'est pas du goût de l'adulte roi qui ne revendique qu'un certain profil "anarchiste" pour masquer son désintérêt pour la chose commune".
Pour la plupart adeptes du turn over, ils courent après le milieu de travail idéal un environnement où ils pourront faire ce qu'ils veulent dans un travail tout le temps motivant. Rois de la procrastination (remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même) où on commence mille et une chose "amusante" sans jamais aller jusqu'au bout, ce sont aussi les rois de la mauvaise foi et des stratégies d'évitement.

Management "à la culotte"

Loin de recommander toujours plus de reconnaissance et d'attention face à cette génération émotive, comme le préconisent beaucoup de consultants, avec pléthore de modèles de management participatif - ce qui produit l'effet inverse comme avec un enfant capricieux- Didier Pleux n'envisage qu'une solution : l'éducation. "On a souvent tendance à continuer d'alimenter leur ego parce qu'on a peur de sanctionner ces personnalités assez imbus d'elles-mêmes. D'autant qu'elles sont souvent des pièces maîtresses de l'organisation parce qu'elles ont du talent. Mais il y a peu d'empathie à développer avec ce genre de personnes qui provoquent toujours l'autre sur le terrain émotionnel. C'est un rapport de force. Il faut être plus directif voire conflictuel. En somme leur réapprendre un tas de choses comme la vie en communauté, la politesse. Avec eux on attend souvent le super incident. Et après on est vite débordé".
Et de préconiser ce qu'il nomme un "management de tutorat" ou "management à la culotte" dans lequel font merveille toutes les techniques d'affirmation de soi étayées par des contrats où l'on vérifie et contrôle l'avancée des travaux. Où l'on exige plus de choses. Au final une énergie colossale à déployer, c'est le prix à payer pour réintroduire un peu plus de "verticalité" dans le management. Et pour les aider à se structurer.

Le participatif vécu comme du "blabla"

"Car ils sont fascinés par l'idéologie très ferme et méprisent en fait la permissivité. Le participatif est vécu comme du blabla. Ils attendent un management plus directif sans être coercitif, qui les sécurisera. Or on fait souvent l'inverse avec eux : on leur aménage des horaires, on leur confie les projets les plus valorisants comme s'ils avaient une carence narcissique. C'est tout l'inverse". Privilégiant toujours le "jouir", un déni de la réalité et de ses frustrations développe chez ces individus un sentiment d'omnipotence qui les conduit peu à peu vers la tyrannie, vers une prise de pouvoir sur tout ce qui l'environne. "S'ils ne rencontrent aucune opposition aucune rébellion de la part de leurs sujets devenus objets de satisfaction, si leurs comportements narcissiques irrationnels et leurs passages à l'acte destructeurs ne sont jamais sanctionnés, alors ils deviennent subrepticement des adultes tyrans. Et quittent toute humanité".

Mais attention : manager avec fermeté mais aussi toute en douceur. "Toute verticalité étant jugée comme du fascisme, ils ont tôt fait de provoquer leur manager sur le terrain de l'émotion et de l'envoyer aux prud'hommes pour harcèlement moral. D'autant qu'ils sont souvent plus intelligents que la moyenne et captent facilement l'énergie du groupe. C'est leur côté "tout puissant".
Jouisseurs immédiats en ce qui concerne toutes les tâches qu'ils persistent à différer, ces individus se créent, au final, plus de problèmes de frustrations que ceux qui se disciplinent au quotidien. Car nous le rappelle Didier Pleux, "à contrario de ce que beaucoup pensent, l'humain qui arrive à accepter les contraintes immédiates s'en trouve plus heureux et jouit mieux de sa vie".
 

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Commentaires

génération X  a écrit le 28/06/2013 à 13:38 :

Je suis bien contente de voir que la génération Y qui me suit ose dire et faire ce que ma génération n'a pas eu le courage de faire, courbant l'échine dans un monde du travail où seuls les plus serviles et plus incompétents pouvaient espérer rester et grimper dans le hiérarchie pendant que les derniers papy-boomers occupent les syndicats pour protéger leur fin de carrière sans aucune considération pour les jeunes entrant dans l'entreprise. De mon point de vue de femme sur-diplomée et dégouttée du monde de l'entreprise, il n'y a pas matière à s'étonner de l'adaptation de la génération Y. Il y a même lieu de s'en réjouir car ce sont eux qui devront réinventer les règles de demain et qui paieront chers les crispations finalement très conservatrices des 68huitards.
L'autoritarisme et le directivisme sont les solutions envisagées quand on a perdu tout pouvoir de contrôler autrui avec des discours manipulteurs. C'EST TANT MIEUX si la génération Y ne se laisse manoeuvrer comme la mienne.

Je leur si BRAVO et pour les autres aveugles de tout poil et de tout âge, je les invite à méditer Max Planck :
« Une vérité nouvelle (en science) n?arrive jamais à triompher en convaincant ses adversaires et en les amenant à voir la lumière, mais plutôt parce que finalement ces adversaires meurent et qu?une nouvelle génération grandit, à qui cette vérité est familière. »

boudiboud  a répondu le 08/11/2013 à 5:17:

Etrange que cet article, de qui parle t'il exactement? Qui sont ces gens de cette "drôle d'espèce" qu'il faudrait selon lui "mater"? Bizarrerie que les propos de ce psychologue...
Merci à génération X pour son commentaire...

génération 68  a écrit le 22/01/2013 à 8:02 :

Moi je suis partisan d'être plus directif avec la génération 68 : vous nous coûtez trop cher en retraite et vous spoliez les jeunes avec votre immobilier. Donc on va vous geler vos pensions et arrêter de subventionner l'immobilier !

Jean  a écrit le 22/01/2013 à 1:53 :

la génération Y écoute la radio, regarde la télévision, lit les journaux ou plutôt internet, elle voit comment se comporte les entreprises, surtout les grandes!!!
En discutant avec deux de mes fils qui venaient depuis quelques mois d'intégrer le monde du travail après des études supérieures, j'étais surpris par des réflexions du genre: je fais pour ce que l'on me paye...et moi de leurs dire que ce n'est pas comme ça que ...etc, etc.
Réponse: tu sais papa quand ils n'auront plus besoin de nous ils nous jetteront comme des m.....
Après tout la génération Y a sans doute compris le système actuel!

tic et tac  a écrit le 27/10/2012 à 19:03 :

Etre plus directif avec la génération Y! Moi j'en ai vu de cette génération harcelés par leur chef, licenciés au motif qu'ils ne respectaient pas la hiérarchie... et coup de théâtre ladite hiérarchie a été rétrogradée de 2 niveaux un an plus tard. Alors laissez rire notre génération Y. Elle n'a tout simplement peut-être pas envie qu'on la prenne pour une imbécile cette génération? L'incompétence managériale de la génération précédente est flagrante. Et surtout ce dont se rend compte cette génération c'est que le système vient à bout des individus les plus sérieux, les plus impliqués et les plus soucieux d'améliorer les choses. Alors cette génération répond à ce cynisme par un autre cynisme. Parce que pourquoi devrait-elle s'impliquer sans contrepartie? Le travail et l'effort n'a aucune valeur dans les entreprises de ce pays. Seule l'école et les relations comptent!

Bruno  a écrit le 17/10/2012 à 16:26 :

Article complètement orienté et subjectif. La génération Y a compris contrairement à ses ascendants que le travail n'est pas une fin en soin, et que la fidélité à une entreprise n'est plus récompensé ni valorisé. Combien de fois vois-t-on par semaine aux infos des salariés virés après des dizaines d'années passées au sein d'une même entreprise ?

Je suis toujours étonné de voir que certaines personnes de l'ancienne génération s'émeuve de voir que nous privilégions notre vie privée et notre vie professionnelle ? Quoi de plus normale que cela ? Est-ce déraisonnable et irrespectueux de d'aspirer à être épanoui en dehors des 35h passés dans un open space ?

Les entreprises traitent les salariés comme des ressources ajustables, la génération Y l'a compris et fait de même. C'est de la juste réciprocité.

Andy  a écrit le 10/10/2012 à 22:51 :

Tout à fait d'accord avec l'analyse de l'article ci-dessus vécue au quotidien, n'en déplaise à certains..
Après tout, personne ne conteste qu'il faille mettre des limites à un enfant ou un ado, n'est-ce pas ?
On ne nait pas adulte, on le devient..

Tycho  a écrit le 10/10/2012 à 12:30 :

Le problème se situe des deux côtés.
Certes cette génération a ce comportement, mais pourquoi ?

N'oublions pas que la génération précédente a décidé que la carrière à vie et la culture d'entreprise ne devaient plus exister. Il faut de la rentabilité immédiate. Des gens opérationnels dès le premier jour et qui s'en vont au bout de quelques années quand il est plus rentable d'embaucher un nouveau jeune.

Tout a commencé quand un petit malin a fait croire que changer le terme de "direction du personnel" par "direction des ressources humaines" était un acte de respect envers les employés. "personnel" était soit-disant méprisant.
Dans la réalité, l'être humain, n'est plus qu'une ressource comme une autre. Quand elle est épuisée, on la remplace et c'est tout.

Les parents de la génération Y ont vécu ce changement et ce mépris affiché pour leur travail.
La génération Y a vu, enfant, que l'entreprise dont leurs parents étaient fiers n'est plus aujourd'hui que l'endroit où on doit passer 35 heures par semaine pour gagner sa vie.

Comment s'étonner que la dite génération aujourd'hui n'a plus de respect pour cette société, ses règles. Pourquoi suivre les directives d'un chef qui n'était pas là un an auparavant, ou ne sera plus là dans un an, à moins que ce ne soit le "jeune" qui lui-même devra voir ailleurs.

C'est trop facile de leur reprocher aujourd'hui de ne pas être gérable quand on est soit-même en grande partie responsable de cet état de fait.

Vb68  a répondu le 10/10/2012 à 14:50:

Tellement d'accord!

flo  a répondu le 22/10/2012 à 18:33:

encore plus d'accord que vb68

Jean  a répondu le 22/01/2013 à 1:56:

Tout à fait d'accord...cela s'appelle le retour de bâton!

aux papys 68  a répondu le 22/01/2013 à 8:10:

Arrêtez : vous pouvez raconter ce que vous voulez de votre génération de 68tards mais moi qui ai 50 balais, je vous fait votre portrait depuis les années 80 : "d'abord on vote socialiste pour partir en retraite plus tôt et pour avoir les 35 heures en fin de carrière (ça fatigue les barricades). Ensuite on se complaît dans un petit boulot peinard, certes inintéressant au possible mais aucun sans stress et en profitant des augmentations. On espére être lourdé à 57 ans dans un PSE ou on rêve de partir en pré-retraite (pour certains des régimes spéciaux, le sens du travail partagé les ont poussé à partir en retraite à 50 ans avec la larme à l'oeil). Si on est licencié en PSE, on touche un bon gros chéquos avec son ancienneté et grâce aux Assedic, on est tranquillou pendant 3 ans et hop, tout bon ! Si on est en pré retraite, à nous le camping car avec Janine et les cures à la Bourboule payées par la sécurité sociale". La belle génération de 68 donneuse de leçons "il est interdit d'interdire" et "jouir sans entraves", que voila !

génération X  a répondu le 28/06/2013 à 14:18:

Entièrement d'accord. S'il y a bien une génération qui n'a aucune leçon à donner à qui que ce soit c'est bien celle-ci qui a récolté à 2000% les combats de plusieurs générations précédentes, qui a joui du plein emploi, des augmentations indexées sur l'inflation, d'un prix de l'immobilier bas permettant d'acquérir sa résidence principale sur 10 ou 15 ans et d'investir ensuite dans le locatif et qui jouira enfin d'une retraite sans entrave payée par les générations suivantes supposées "feignantes" alors qu'elles sont nées avec le chômage de masse, des salaires bas à l'embauche et qui régressent avec les augmentations nulles et les charges sociales qui augmentent tous les 1er juillet de chaque année et la bulle immobilière en prime. LE COMBLE !!!!

XY... Z  a écrit le 10/10/2012 à 12:22 :

Une génération (plusieurs, en réalité...) qui a vécu à crédit et a trouvé normal de transmettre la dette à ses enfants est évidemment très attentive à ce que ces mêmes enfants prennent cette dette au sérieux. Il ne manquerait plus qu?ils se comportent de façon égoïste et irresponsable ! Ah non ! Génération Y : marche au pas et ne pose pas de question. Sauf que la responsabilité de la génération Y n'est peut-être pas tant envers la génération X qu'envers la génération... Z : ils ont eux-même des enfants...

Jean  a répondu le 22/01/2013 à 1:59:

Bien dis, tout y est!

Céline  a écrit le 10/10/2012 à 11:15 :

Cette phrase : "Pour la plupart adeptes du turn over, ils courent après le milieu de travail idéal un environnement où ils pourront faire ce qu'ils veulent dans un travail tout le temps motivant" est complètement fausse.
Les salaires n'étant plus indexé sur l'inflation, nous sommes obligés de pratiquer le turn-over pour obtenir des augmentations de salaire, cela se fait au détriment d'autres avantages comme l'ancienneté. Les SSII le savent bien, elles qui préfèrent recruter au prix fort plutôt que de favoriser les salariés déjà en poste et rentable.

"Les fils à papa" ont toujours existé  a écrit le 09/10/2012 à 16:43 :

Cependant il est vrai que la société de consommation en a produit en quantité phénoménale à partir des années 80. La vie est douce à la maison et les TANGUY se sont multipliés sous des formes différentes certes. C'est le manque , l'envie d'avoir ce que les parents ne peuvent pas offrir qui crée la "Niaque". Je crains qu'il y ait des lendemains qui déchantent sur ce point.
Mais des jeunes qui en veulent qui ont envie de s'en sortir et de se battre pour un job il en existe quand même, restons positif... peut être même du coté des quartiers défavorisés!

Thomas  a écrit le 04/10/2012 à 20:02 :

Réconcilions ainées et Y! L'affrontement Y et ainés de cet article est terrible. pourtant les sentiments des uns et des autres sont légitimes et réels. Le mauvais constat du clinicien en est la source.Le ton clinique et les accusations de jouisseurs immédiats et d'égoistes sont difficiles à supporter lorsqu'on a passé toute sa vie à essayer être aussi excellent que ce qu'attendaient la famille, le système éducatif ou une entreprise. Ce sont des gens qui ont passé leurs 30 premières années à coté de leurs propres besoins et qui n'aspirent qu'à une chose c'est qu'on leurs disent "c'est bon, vous avez prouvé votre valeur, vous êtes des nôtres, vous pouvez souffler. ils n'attendent que l'égalité et la coopération, eux à qui on a toujours demandé performances et compétition. Toutefois certains sont toujours en course pour être le meilleur (les égoistes cités?) et alors que la plupart n'en peuvent plus et qui ne supportent plus l'autoritarisme et les objectifs et veulent du partage et surtout de l'égalité, de la reconnaissance, la fin du concours (mais vu du coup comme égoistes également). Tous les 2 genres apparaissent apparemment comme des égoistes mais tous n'ont jamais été aussi loin d'eux même car déchirés par les exigeances extérieures. Faire un même panier générationnel est en tout cas honteux, simplificateur. Combien de quadra et quiqua doivent se reconnaitre dans la description des Y qui est faite. "je t'aime si tu es performant" plutot que "je t'aime comme tu es". C'est le chantage affectif destructeur de cette génération Y (dont j?admets l'existence que comme paroxysme de ce phénomène qui à toujours pu exister). Tous sont souvent sur le registre de l'affectif car ils en manquent cruellement. Tous ont tout fait pour être au niveau et sont devenus les monstres décriés. La soumission à ce chantage affectif et le don d'eux même rendent insupportable les accusations d'être égoistes. le ton clinique et froid provoque les réactions des commentaires car il est caractéristique de ce que leurs ainées ne leurs donne pas : de l'amour et de l'acceptation. Voila pourquoi, monstre compétiteurs mis à part, les Y veulent du dialogue et de la reconnaissance. L'entreprise n'aura des gens dévoués que si le management est un management de l'écoute et du dialogue. La conscience professionnelle n'existe que si cette conscience a un support viable pour exister : un être humain sain. Pas d'être humain à l'aise dans boîte et dans ses baskets, acceptés par ses aînés, pas de conscience professionnelle et turn-over à gogo. Le regard froid et clinicien et bien la dernière chose dont l'humain à besoin. Il ne perçoit pas le sentiment et encore l'absence de sentiment. L'auteur n'a rien compris.

Très bien vu !  a écrit le 04/10/2012 à 8:56 :

Excellente analyse de cette génération sur laquelle on n'a aucune prise. Tout simplement parce que la case "conscience professionnelle" n'est pas cochée dans leur cerveau. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est bien pire : c'est une incapacité totale à l'empathie (se mettre à la place des autres), et donc à l'engagement. Aggravée le plus souvent par une "ignorance encyclopédique". C'est en raison de cette ignorance et de cette inculture crasse qu'ils s'imaginent tout savoir, avoir toujours raison, prennent les autres pour des imbéciles et sont incapables de se remettre en question.

thomas  a répondu le 04/10/2012 à 17:57:

Je ne comprend pas comment vous raisonnez:
Vous utilisez "parce que", puis "donc" puis "en raison". Mais en réalité aucune de ces 3 phrases ne comporte de réel lien de logique, entre des choses qui n'ont rien à voir et même vous utilisez des choses qui n'existent pas comme une "case conscience professionnel du cerveau" qui serait à cocher.
Bref vous faites des phrases mais vous n'avez rien dit. Je sais c'est un peu dur.
Mais surtout retenez ceci ne vous laissez pas avoir par cet article qui mélange tout. Vous êtes surement bien intentionné. Une génération Y, un fourre tout dans lequel les gens sont émotifs et sensible mais sans empathie, capables mais incapables, tout le monde trouvera qqch qui lui convient, qui évoque une difficulté relationnelle vu qu'il y a tout et son contraire dedans et y trouvera une bonne raison de crier au coupable vu que tous les défauts semblent réunis dans cette génération Y.
Accuser un âge (on a fait ca avec des genre, ou des "races" avant) pour expliquer les problèmes plutôt que d'admettre que les besoins des gens sont les mêmes depuis que l'humain existe et que donc les gens sont semblables et devraient se comprendre et donc accepter l'éventualité de partager ce qu'ils ont (en fait ils y gagneront davantage mais ils ne le savent pas), de coopérer. Ce qui est sous jacent n'est pas tellement l?incompréhension et la tristese de ne pas comprendre mais le sentiment de danger suscité par la différence et la peur de perdre son rang, sa domination. Ce n'est qu'un jeu de pouvoir, qui s'exerce à cause de la peur de perdre son rang ou du plaisir de la domination. Et nous faisons le jeu du diviser pour mieux régner. Ici une bonne division des gens pour alimenter de la polémique qui fait marcher le commerce du journal, du clinicien,etc.
Bientôt on dira c'est la faute à la génération Y comme on disait c'est la faute des juifs. On bon fourre tout à problème avec peu de différences réelles et beaucoup de différences fantasmées

MG-59  a répondu le 22/10/2012 à 11:36:

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Il ne faut pas stigmatiser une génération. Même si nous avons souvent tendance à mettre les gens dans des cases, à les stéréotyper pour mieux comprendre, se positionner par rapport aux autres et surtout pour mieux classer les castes de la société. Ces procédés d'analyses psychologiques sont dangereux car souvent réducteurs. L'article que nous commentons ici n'est pas faux et il me plait aussi à reconnaitre autour de moi des profils qui pourraient ressembler à cette description. Toutefois, je sais aussi que la nouvelle génération est comme les générations précédentes : elle manque de maturité. Elle manque de recul. Donner lui l'opportunité de se confronter à d'autres personnalités, d'autres réalités, d'autres générations et ces jeunes modifieront leur comportement. Ils s'ajusteront. Ils sont intelligents. Il faut les mélanger et favoriser la communication inter-générationnel. Le manager doit favoriser un contexte de communication pour créer un centre d?intérêt commun, une cohésion d'équipe.

RH 76  a écrit le 02/10/2012 à 10:01 :

A la lecture des commentaires, ces réactions ne font, en mon sens, que confirmer un des aspects de l'article : le refus de se remettre en cause, et le refus que quelqu'un d'autre puisse avoir raison, ou mieux savoir...

La génération Y, ou quel que soit son nom, c'est mon quotidien. Cet article reflète plutôt bien la réalité je pense, même si je ne suis pas d'accord avec la totalité. Chez nous, on a décidé de parler, de communiquer, d'écouter, bref, de s'adapter. Et ça fonctionne plutôt bien. Mais heureusement, les réactions de mes collaborateurs ne sont pas aussi tranchées ni radicales que les vôtres !...

Allez les Y, prenez un peu de recul, et cessez donc de vous draper dans votre vertu offensée... Chacun son avis, le vôtre est peut-être différent, mais il n'est pas nécessaire de mépriser le travail d'un psy qui ne fait qu'afficher le sien...

un Y  a répondu le 10/10/2012 à 22:38:

Et la génération X, peut-elle se remettre en cause ?
On est arrivé sur une planète malade, aux mains d'entreprises inhumaines dont le seul but est de générer toujours plus de profit pour satisfaire ses actionnaires, et ce quelque soient les conséquences: guerres, mensonges, désastres écologiques et sanitaires. Comment peut-on accepter un tel monde? Comment ne pas remettre en cause un système qui de toute façon court à sa fin?

gugus avec son violon  a écrit le 01/10/2012 à 12:18 :

C'est vrai que cela a de quoi arracher des larmes que de pauvres managers sans défense soient aux prises avec une cohorte de jeunes monstres d'égoïsme. En plus, ces effrontés qui ne comprennent pas qu'il faut être servile envers leurs chefs ont le culot d'être talentueux, là c'est vraiment insupportable. Mais peut-être sont-ils simplement "sur-adaptés" à des organisations égoïstes, ingouvernables, et pas aussi "verticales" que leurs organigrammes le laisse supposer. Aussi, je vous renvoie aux travaux des sociologues Boltanski et Thévenot (De la justification. Les économies de la grandeur. Gallimard, 1991), sur les modes de coopération entre acteurs des organisations et les différentes justifications de comportements que ces derniers admettent. On "découvre" que les logiques à l??uvre ne sont pas homogènes et résultent d'une appropriation d'une valeur principale : principe de résultat, principe de hiérarchie, principe de compétence...Bref, il y a peut être des logiques différentes entre générations car des valeurs et visions différentes les séparent. Mais bon, comme dit ma grand-tante : "c'était quand même mieux avant..."

xavier  a écrit le 01/10/2012 à 11:53 :

Article sans intérêt, sauf si on veut bien continuer à se laisser dicter les archétypes (cf la célèbre et indémodable "ménagère de - de 50 ans") qui font le beurre des seniors marketing, coachs et autres charlatans . Sur quoi repose cette succession de représentations collectives?? On parlait d'une génération de "zappeurs", peu enclins à la concentration, en quête d'émancipation.. maintenant c'est l'enfant roi qui deviendrait Adulte Roi, ou Adulte tyran. Qu'est ce que c'est que ces généralisations gratuites?? Combien de temps va-t-on continuer à mettre tout le monde dans le même sac? Il faudrait arrêter de se cacher derrière ces études et reconnaître que les modèles d'organisation traditionnels fondés sur le pouvoir sont un non-sens pour l'efficacité et la productivité..les jeunes arrivent simplement avec un oeil neuf. On a beaucoup à apprendre les uns des autres. Xavier, 27 ans

Un de la génération "Y"  a écrit le 01/10/2012 à 11:50 :

24 ans que je suis sur cette terre fait de moi un être égoïste du tiroir de la génération "Y". Je corresponds tellement au profil si vous saviez.
Je serai donc ingérable? Oui mais par qui? Par des gens qui ne prennent pas le temps de comprendre mon fonctionnement?
Certaines entreprises trouvent au contraire notre fonctionnement plutôt performant et appuie notre mode de fonctionner. C'est souvent des TPE voir exceptionnellement des PME, par exemple Google une TPE dont personne ne parle.
Le changement est inéluctable et comme toujours les gens ont peur du changement. Les entreprises innovent dans leur mode de travailler, dans leur gestion et surtout maintenant on prend du plaisir au travail mais on est d'autant plus efficace. Je sais que c'est dur à encaisser pour des gens qui ont été conforté dans le "travail dur et tu auras ce que tu voudras" mais ça n'est qu'une solution centrée sur les moyens mis en oeuvre et non sur le résultat ciblé... qui est de bien vivre et non pas survivre.

Pour nous manager, donner nous la liberté de nous planter et là ça sera un management les 'Y' adapté.

M. Y, le catalogué

Thomas  a écrit le 01/10/2012 à 10:57 :

L'auteur ou le psychologue met dans le même panier d'une part les égoistes, égocentriques qui veulent diriger tout dés leurs entrée dans l'entreprise et à qui il faut mettre des bornes claires et permanentes et d'autre part les émotifs et créatifs qui ont besoin d'un management bienveillant.
Mettre tout le monde du management autoritaire c'est n'avoir rien compris à l'humain et à fonctionnement du cerveau. Et si le but est de justifier l'autoritarisme dans l'entreprise c'est une criminelle manipulation.

christinepareyt  a écrit le 01/10/2012 à 9:43 :

tout à fait d'accord!... aujourd'hui, un nouvel employé est embauché sur une "fiche de poste" et avant d'être créatif, il faut faire ce qui est attendu pour faire fonctionner une organisation collective... on ne peut pas toujours écouter les états d?âmes de chacun, surtout de ces "adultes rois", le "collectif" et le "faire" passent avant "individuel" et l'être"... pour ça il y a la vie personnelle...
j'ai écrit un article sur ce thème avec le même point de vue : http://centredecontacts.blogspot.fr/2012/05/conseils-aux-quadra-qui-ont-envie.html

thomas  a écrit le 01/10/2012 à 0:22 :

affligeant, médiocre et rétrograde. le grand écart entre psychologie des sensibles et possibilité de maintenir le management autoritaire insensible à échoué.
Comme si les sensibles et créatifs était hors du réel et qu'il faudrait leurs remettre les pieds sur terre. Ils ont les pieds sur terre beaucoup plus que les autres car ils sont du points de vue perceptif et créatif beaucoup plus développés que les autres et ces capacités font que certains managers paniquent: ils traitent de déviant et d'incontrôlable ce qu'ils ne comprennent pas et ne peuvent donc pas maîtriser et contrôler.
Cela n'a rien à voir avec la génération Y et l'éducation sauf peut-être à cause du fait qu'aujourd'hui les sensibles ont plus le courage de se faire respecter.
Ces managers rustres n'ont qu'à revoir leurs copies niveau management. l'entreprise c'est le contrat et l'accord pas l'autoritarisme. Aux Etats-Unis ils l'ont bien compris et intégrés. Même un président du FMI n'y exerce pas impunément sa puissance sur une femme de ménage....

Jjean  a écrit le 01/10/2012 à 0:06 :

Mon grand-père aurait dit ''Ils n'ont besoin que d'un bon coup de pied au c..''

Patrickb  a répondu le 01/10/2012 à 1:16:

@Jjean: et ton grand-père avait de toute évidence le bon sens qui manque maintenant.

thomas  a répondu le 01/10/2012 à 11:00:

Met moi un coup de pied au cul, soit je te met au prud'homme, soit je te met rend ton coup. A toi de choisir entre violence ou justice.

xavier-marc  a écrit le 30/09/2012 à 21:32 :

ça commence à ressembler à un truc de bonne femme, le management, où chacun voit ce qu'il veut dans des pseudo-signes ou numéros.
"vous êtes de quel signe ? ah désolé c'est incompatible. vous ne vous entendrez pas avec les gars de la compta, ça nous causerait trop de frais pour encadrer les litiges"

grave.

la féminisation de la société pff! faudrait pas abuser,
et pour être dans l'article je suis née en 77. Alors je dois être managé comment ? ah je suis viré, car vous ne savez pas, c'est trop "limite".

Squer  a écrit le 30/09/2012 à 19:56 :

Chef d'entreprise cela correspon parfaitement a mon vecu...

Rémi  a écrit le 30/09/2012 à 18:57 :

Grotesque

Bon  a écrit le 30/09/2012 à 18:36 :

Tellement vrai, j'ajouterai qu'ils n'ont aucune capacite a l'effort quand leur parents sont des 68ards et la le tableau est complet

Simon  a écrit le 30/09/2012 à 18:16 :

"Car ils sont fascinés par l'idéologie très ferme et méprisent en fait la permissivité. Le participatif est vécu comme du blabla" : Cet article est une vraie blague.
On dirait même qu'il a été écrit par quelqu'un qui a été obligé de se remettre en question par un jeune, et qui a eu mal à l'égo.
Les jeunes sont certainement moins capables d'accepter tout et n'importe quoi de petits tyrans de pacotilles qui profitent de leur position hiérarchique pour écraser les autres.
Ce que Monsieur Pleux devrait savoir au lieu d'écrire de telles bêtises, c'est que les jeunes cherchent à s'épanouir avant tout : ce qui implique la reconnaissance du travail bien fait et une bonne ambiance au travail. C'est tout.

olgassima  a répondu le 11/10/2012 à 1:33:

tout à fait d'accord avec simon ; j'ai trois filles "y" qui bossent comme des damnées et si vous saviez ce qu'elles en ont bavé...écrasées, humiliées, pas payées etc...malgré de bonnes études.

Generation Post 80  a écrit le 30/09/2012 à 16:54 :

Le seul souci avec la génération Y, c'est son niveau d'orthographe, de grammaire et de conjugaison ;-)

Sinon, article sans intérêt, X, Y, Z ou Espilon, ce que décrit cet article pourrait probablement être appliqué à d'autres et dans d'autres temps.

Kiri33  a écrit le 30/09/2012 à 16:12 :

Il est peut être tout simplement temps que les mentalités des entreprises françaises évoluent? Et oui messieurs, mesdames les RH et psychorigides des années 60, bienvenue au XXIeme siècle...

ev  a écrit le 30/09/2012 à 14:54 :

je ne vais pas développer si cet description est correct mais plutôt si c'est le cas qu'elles en sont les raisons. ce ne peut venir que de la nature des gens, donc de ce qu'il sont, ou de leur culture, leur environnement. Si ils s'agit de la nature, alors la génération précédente étaient similaire , car cela vient de leurs genes, et ils ont donc simplement oubliés qu'ils étaient pareil. Si il s'agit de leur environnement, celui ci a été crée/modifier par la génération précédente (chômage, laxisme ou toute autre raisons pouvant expliquer cela). donc avant d'attaquer la génération suivante, faudrait il pas d'abord essaye d'en comprendre les raisons ?

Didier  a écrit le 30/09/2012 à 13:34 :

Cet article est honteux, d'abord en mettant dans la même catégorie Y des personnes très différentes, ensuite par le mépris et l'arrogance de gens bien en place, dont les performances sont très mauvaises et qui se montrent incapables de gérer une société trouvant un emploi à toutes les compétences et talents. Je précise que je suis trop vieux pour être Y, mais qu'ils ont toute ma sympathie et que j'ai eu d'excellents collègues Y.

PYTHAGORE  a écrit le 30/09/2012 à 13:19 :

définition de la génération Y :" rever sa vie au lieu de vivre ses reves"
notre boulot de manager c'est effectivement de les cadrer pour leur faire connaitre la vie : avant de commander il faut apprendre a obéir.
pour les diriger il faut constamment leur mettre une petite claque derrière les oreilles : les plus intelligents comprennent et après une petite période d?intégration se conforment a ce que l'on attend d'eux et les autres qui ne peuvent résister a la frustration partent d'eux mêmes ( soi disant pour monter leur propre entreprise et pour en remontrer aux autres : en fait toujours en rêvant car cela n'aboutit jamais).
ils sont comme des enfants gâtés : il faut leur mettre des limites.
en réponse a certains commentaires qui préconise de prendre le pouvoir : c'est avec le talent et son travail qu'on se met en avant ...

Kiri33  a répondu le 30/09/2012 à 15:13:

Malheureusement, en France c'est avant tout avec son diplôme qu'on se met en avant... "Rien ne sert de courir il faut partir à point."

Nono  a écrit le 30/09/2012 à 6:17 :

J'ai 26 ans et je le retrouve a 90% dans la description de la generation Y.90% car je ne suis pas du tout un tyran avec les gens que je manage et je prone l'effort de groupe.
Franchement parfois j'ai des sursaut et j'ai un peu honte de faire ce que je fais au boulot mais c'est juste graver en nous. Je comprends que les boss de 40 ans et plus se demande ce qui se passe dans nos tetes mais a rien de mauvais. Je pense en effet qu'avoir des personnes structures nous serrant de pres sans nous etouffes est la formule parfaite.

Pour notre defence je voudrais tout de meme dire qu'on est tres lucide sur le monde actuel et l'etat dans lequel il nous a ete laisser, nous avons le sentiment que nos dirigeants se sont foutus de nous et voila pourquoi on se fiche un peu de ce qu'il pense....
De plus nos Y (why) posent souvent les bonnes questions c'est pour cela qu'il derangent car en general nous avons soif de justice...

Merci a l'auteur pour ce sujet passionant qui a placer des mots sur des comportements que je ne savais decrire.

1 78 10 78  a répondu le 02/10/2012 à 10:42:

Quand Génration Post 80 parle de fautes de français, il a raison. Hein p'tit bonhomme ?

hadri  a écrit le 29/09/2012 à 18:45 :

c'est article est vraiment une honte. Certes je suis juge et parti car j'ai 20 ans, mais enfin faire ainsi de la psychologie générationnelle de bas étage est vraiment scandaleux. Ceci est le reflet d'une France qui vieillit, qui ne s'est pas s'adapter, qui a peur des changements et de sa jeunesse, la percevant non pas comme un potentiel prometteur mais comme une menace. En plus, il plaque un certain nombre de concepts bateaux sur une génération, qui elle aussi bosse dure et galère même. Enfin, ce discours sur le "c'était mieux avant" est ridicule car propre à chaque génération, Socrate déjà dénonçait la mauvaise éducation des jeunes d'alors Notre jeunesse est mal élevée, en parlant de la génération de jeunes "Elle se moque de l?autorité et n?a aucune espèce de respect pour les anciens".

Wilemo  a écrit le 29/09/2012 à 14:24 :

Bjr. Sujet extrêmement intéressant. Je suis de la génération XY (1977). Et si je peux comprendre ce discours assez conservateur, je ne le cautionne pas. Tout d'abord, il est écrit par une génération X (ou avant). Ce n'est pas une critique, mais on peut se dire qu'il prêche pour sa paroisse générationnelle (simple hypothèse). Dans le même sens, il est psychologue, et ce discours peut être vu comme celui d'une personne mettant en avant son savoir (que je ne réfute pas, je suis moi même psy) pour mettre en avant ses compétences et sa profession. C'était le point "crédibilité de la source et auto-promotion".
Deuxièmement, la génération Y n'est pas nantie. Elle est née avec le mot "crise" dans la tête, et c'est terriblement anxiogène. Le principe de réalité, ils connaissent.
Par ailleurs, nos parents, profs, éducateurs... nous ont élevé avec le discours du "il faut faire ce qu'il te plaît dans la vie", ou encore : "que veux tu faire qd tu seras grand ?" Notion de choix et de liberté. Le réfuter à présent serait une injustice.
Si elle n'est pas aidée par papa/maman, la génération Y se galère au quotidien. Il n'est pas admissible (simple question de justice) que l'on demande de vivre avec un salaire "minimum" en travaillant à plein temps, pour pouvoir juste vivre. Le travail doit permettre de manger correctement, s'habiller correctement, et dormir convenablement, mais aussi d'avoir quelques loisirs. Le SMIC (sans les différentes aides possibles) ne le permet pas. Au demeurant, n'est il pas pertinent d'échanger un salaire minimum contre un travail minimum ? Par ailleurs, payer un salaire minimum signifie que si l'on pouvait payer moins, on le ferait ! Je prends l'exemple d'un couple d'amis parisiens qui ont 2400 euros net/mois et qui ne peuvent pas mettre d'argent de côté, et ce sans faire de folie. Ils ne trouvent pas de travail hors paris.
L'article ne parle pas de ces revenus, mais de ceux "qui ont souvent du talent" et "sont plus intelligents que la moyenne", et qu'en conséquence on ne peut virer. Ca, ça s'appelle la loi de l'offre et de la demande ! Tu veux du talent... tu payes ! Que ce soit sous forme de salaires ou d'adaptations managériales.
"Le management participatif est vécu comme du blabla". Je suis psychologue des organisations, et effectivement, le management participatif, c'est du blabla.
Si les modèles théoriques et expérimentaux sont extrêmement efficaces, les managers refusent de les mettre réellement en place, car cela signifie faire confiance en l'autre, jouer sur l'émulation, et mettre en concurrence les compétences, et une conséquence du modèle, c'est la perte possible de pouvoir. Voir "le principe de Peter".
De fait, les managers souhaitent que les gens s'engagent à tous points de vue, mais sans contre partie. Et le magement participatif est totalement dévoyé. J'en suis le premier navré, car ça marche réellement !
Enfin, je parlerai d'un gouffre culturel par rapport aux nouvelles technologies, et le problème générationnel se pose ici, selon moi.
En conclusion, nous sommes dans un pays vieillissant dont le pouvoir et l'argent, d'une manière générale, est entre les mains d'une génération qui a travaillé dur pour le gagner (je ne nie pas), et qui a du mal à céder les rênes, ce qui est tout à fait compréhensible. Ceci dit, il serait bon de faire confiance à ceux qui arrivent, car d'une part il n'y a pas le choix, et d'autre part, il n'y a pas de raison de penser qu'ils sont plus cons que les soixante-huitards qui ont revendiqué et obtenus des droits légitimes, ou que les paysans des années 50 qui ont abandonnés le cheval pour le tracteur, au grand dam de leurs aînés (et ne me dites pas de regarder où ça nous a menés, car l'agriculture au cheval, ça a beau être très mignon, ça ne nourrit pas un pays). Le combat sociologique n'est tout simplement plus le même.
Enfin, et c'est beaucoup plus personnel, si j'apprécie l'apport de toutes les psychologies, y compris cliniques, je doute qu'un clinicien soit le plus à même d'évoquer ces questions d'ordre psycho-sociologiques. :) Mais là, on rentre dans une querelle de chapelles pas très intéressante pour les non initiés ! :-)

Xavier  a répondu le 29/09/2012 à 14:41:

Bravo !

Je pense exactement ce que vous dites, j'ai 25 ans et j'ai du monter une entreprise car il est bien clair que les vieux ne veulent pas lacher les manettes et nous laissent un pays surendettée, désagrégée et LE PIRE :

Cette génération a laissé les manettes à Bruxelles, aux lobbies etc..

Mon exemple est frappant : Je veux devenir Avocat.
Au mois d'Avril 2012, un décret est sorti et permet à tous les ANCIENS collaborateurs de députés et sénateurs de devenir avocat sans passer le concours et sans avoir reçu de formation juridique.

Alors que nous, étudiant juriste, nous avons fait des années d'études, dans la sélection rude de l'Université. (1ère année : 75% d'échec, 2ème année : 50% d'échec, 3ème année : 35% d'échec, 4ème année : 20% d'échec, etc..)

Puis, au mois de juillet, la patronne du barreau nous annonce "qu'il faut ABSOLUMENT LIMITER l'arrivée des nouveaux avocats"...

Du coup, je n'ai pas attendu : j'ai monter ma boite. Heureusement, pour moi. Mes potes étudiants sont tous au chomage ou font un deuxième master voire un doctorat car ils savent bien qu'il n'y a pas de travail et donc, prennent pour argent comptant la solution qu'on leur donne à suivre : continuer les études jusqu'à 40 ans et être un bon étudiant précaire comme il faut.

Bref... La révolution est en marche :)

pNv6wY  a répondu le 29/09/2012 à 15:08:

Wilemo .Après la lutte des classes la lutte entre les générations ? Par ailleurs je ne suis pas psychologue mais pourquoi n'aurait il pas le droit d'apporter sa contribution au débat d'idées ?

Xavier  a répondu le 29/09/2012 à 15:27:

Désolé de faire des fautes d'orthographe (surendetté, désagrégé, avril, étudiants juristes) mais j'écris vite sans faire attention et sans me relire... C'est un gros défaut que j'essaye de résoudre... :)

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 15:36:

@Willemo et consorts: 1) la réalité de la vie est bien loin des rêves et des promesses auxquels les jeunes peuvent croire. 2) on a pas d'amis, uniquement des intérêts personnels. Croire donc au "managemet participatif" est plus que risible. 3) je vais pas continuer à contredire ton commentaire tellement il est inutile, sinon qu'il avive une lutte des générations,. Mais c'est vrai que c'est tellement plus facile de taper sur le pépé que de descendre dans la rue et de s'attaquer aux forces de police du gouvernement :-) Encore une belle preuve de courage de nos jeunes :-)

Wilemo  a répondu le 29/09/2012 à 15:52:

Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit ! J'apprécie totalement cet apport clinique, avec lequel je ne suis pas d'accord (mais ça, c'est entre moi et moi !). Mais dans les postulats théoriques,et méthodologiques ne sont pas du tout les mêmes. Une conséquence se trouve au niveau de l'expérimentation. Le clinicien pose un modèle théorique et définit des concepts, et ensuite regarde son sujet sous l'angle de sa théorie (c'est très vite et très mal dit). La psycho cognitive tend à objectiver (tout en sachant que c'est impossible !) pose des hypothèses et plutôt que de définir des concepts, elle cherche des corrélations entre des éléments (attitudes, cognitions, conation...) mesurables. Ca vaut ce que ça vaut (ca reste des théories, je peux aussi être critique de cette approche), mais cette approche me semble plus pertinente dans le cas des groupes d'humains. Donc oui, il a le droit de contribuer (voir le devoir :-) ), mais y'a d'autres façons de voir.
Et pour la lutte intergénérationnelle, oui, moi j'y crois assez. On parle évidemment de "groupes", de "moyennes". Je suis personnellement en bon termes avec mes parents, et avec tout le monde d'une manière générale, mais je pense que leur vision du monde est à côté de la plaque. Je le leur dit. Ils ne sont pas d'accord. On boit un coup. Ils ont de l'argent. Moi beaucoup moins. Si j'en ai besoin (d'argent), il m'en donne avec grand plaisir, car ce sont mes parents. Par contre, quand il faut donner à la communauté (c'est à dire tout le monde sauf leurs enfants), ils ont beaucoup plus de mal à partager... C'est ça le conflit. Ce n'est pas pour moi, car j'aurai un héritage sympa. Mais "en moyenne", ce qui possèdent ne veulent pas donner, et c'est normal ou compréhensible. Mais "en moyenne", ceux qui possèdent (et le pouvoir de décision, et l'argent), ce sont les "vieux". Normal aussi, vous me direz. Du coup, "en moyenne", ça crée une sociologie des générations conflictuelles. C'est un point de vue, qu'on peut tout à fait ne pas partager...
Bon courage à Xavier. Je suis dans une démarche similaire... avec l'aide de mes parents ! Ils lâchent ! Ils lâchent ! :-)

Wilemo  a répondu le 29/09/2012 à 16:13:

Assez intéressant! D'un côté vous faites preuve d'un pessimisme assez lourd , ce qui peut se concevoir, mais qui, vous le comprendrez n'incline pas à l'espoir nécessaire pour "prendre les choses en main" (créer une boîte, manifester, que sais je...). Comme si vous disiez : "voilà c'est comme ça, j'ai essayé, alors écoutez moi, et ne perdez pas votre temps à essayer." Et de l'autre, dire qu'il faut se battre pour ses idées. Quand au fait d'obtenir plus de justice sociale, je suis entièrement d'accord ! De là à descendre manifester... Perso, j'opte pour l'engagement militant et le vote. Je fais confiance à la majorité, même si souvent... il me semble qu'elle a bien tort ! mais qui serais je pour décider de qui a tort ou raison à la place des autres ? Je ne nie pas la lutte des classes, mais je pense qu'elle se double d'une lutte sous jacente intergénérationnelle.
Enfin le management participatif, je n'y crois pas. J'étudie une situation sociologique dans laquelle, suivant les objectifs, je définis des groupes. Je pose ce qui est mesurable et comment, je pose des hypothèses, je les vérifie. Et je constate (en situation expérimentale), et toute chose égale par ailleurs, que le degré d'engagement organisationnel a une influence sur le turn over, le sentiment d'efficacité personnel (SEP), le taux d'absentéisme, le taux d'accidents du travail, etc... Il s'agit d'une démarche rationnelle, à défaut d'être une vérité absolue.

Kiri33  a répondu le 29/09/2012 à 16:17:

Bof, incitation à la violence bien inutile et peu constructive. La situation actuelle ne s'est certainement pas construite en une génération. Quant au soi-disant courage de "papi", l'histoire montre qu'il y a bien plus de beaux parleurs que d'acteurs...

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 16:36:

@kiri33: tout à fait d'accord.

AT  a répondu le 29/09/2012 à 22:19:

De par mon activité je connais des avocats et surtout leurs performances :))........mis a part quelques sommités , les nuls sont nombreux.....
Alors la sélection dont fait état Xavier n' a aucun intérêt et par dessus tout elle démontre le dysfonctionnement dans la formation..........dommage pour les justiciables qui pour l'essentiel ne sont pas juristes

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 22:58:

@AT: c'est un autrre problème de notre système. On "forme" des gens qui ont des bacs + 5 qui sont équivalent au certificat d'études des années 60 (et encore, je suis gentil). A tel point que maintenant, les bonnes écoles demandent un test de lecture, écriture et compréhension à l'entrée.

Simon  a répondu le 30/09/2012 à 18:45:

@Xavier : S'agissant des conditions actuelles pour devenir avocat, celles-ci ont tellement été durcies qu'à présent les avocats de la vieille école ont des profils (sauf exceptions) qui n'auraient absolument pas suffis, s'ils avaient été étudiants aujourd'hui... Au lieu d'être compréhensifs, cela ne les empêche pas de considérer la nouvelle génération pour ce qu'elle est : de la chaire à stage, exploitable, docile et pas chère. Méprisable en somme.
Tout ça pour une seule raison : l'incapacité de l'éducation nationale à mettre en place une orientation scolaire et professionnelle valable. Il n'y aurait pas autant de sans emploi Bac+5 en droit notamment, si les lycéens avant de faire leur choix d'orientation, avaient conscience de la réalité des métiers du droit et de leur exigence.

The Obone  a répondu le 21/01/2013 à 21:12:

Le débat date.
@Patrickb : "on a pas d'amis, uniquement des intérêts personnels". Les Ys ont l'air de l'avoir bien compris, un peu trop tôt au goût des générations précédentes, visiblement. Pour info je suis un X. La tendance de la génération boomer à incapaciter la suivante pour éviter qu'elle ne lui fasse trop d'ombre ne date pas d'aujourd'hui. Effectivement, cela semble être plus difficile (voire impossible) avec les Y. Tant mieux.

churchill  a écrit le 29/09/2012 à 13:19 :

a leur decharge, ca fait 30 ans qu'on leur explique qu'ils n'ont que des droits acquis, et aucune obligation; forcement quand ils arrivent sans diplome et sans experience, mais avec le souhait d'avoir 80 000 euros par an ( nets, hein) ,une audi a4 de fonction et un iphone, ca coince........ pour le reste, ils vont se faire derouiller copieux par les jeunes des pays de l'est, qui eux, n'ont droit a rien, si ce n'est de faire leurs preuves..... et ils ont les dents tres tres longues... a bon entendeur

Y  a répondu le 29/09/2012 à 13:48:

Quels droits? Le droit d'enchainer les CDD ? de payer un loyer à 800 euros? De s'endetter pour la moindre formation? D'émigrer pour avoir un job? D'acheter une voiture parce que sinon on est pas "assez mobile"? De payer un permis hors de prix? Excusez-moi de demander un salaire décent pour pouvoir me loger, manger et me déplacer. A bon entendeur....
Je veux bien m'investir et m'engager, si je vois un retour et un partage de la valeur ajoutée et donc du travail fourni. Mais allez y cherchez vos esclaves dans les pays de l'est. Après moi le chaos ...

Dondiegodelavega  a répondu le 29/09/2012 à 13:58:

Très intéressant tout cela mais qu'appeler-vous un salaire décent?

Xavier  a répondu le 29/09/2012 à 14:02:

Ils commencent à avoir peur de nous ! C'est bon signe :) La révolution est en marche !

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 15:40:

@churchill; tout à fait vrai. Je vis une partie de l'année en Russie et c'est un pays où les jeunes en veulent. D'autre part, quand on regarde la Pologne, la Slovénie, la Tchéquie,etc., on constate le même phénomène.

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 15:49:

@Y: la solution: crée ta propre entreprise et encaisse l'intégralité de la valeur que tu ajoutes :-)

Z  a écrit le 29/09/2012 à 11:15 :

J'en suis convaincu ce pays est devenu un pays de vieux cons qui ne supporte plus ses jeunes, qui préfère regarder vers le passé plutôt que de s'adapter. Vivement que la génération Y prenne le pouvoir, on va bien rigoler.

MultiO2012  a répondu le 29/09/2012 à 11:26:

Je suis d'accord. Il est temps de prendre le pouvoir.

churchill  a répondu le 29/09/2012 à 13:21:

l'idee est bonne.. maintenant ft faire vos preuves ( et en general, ca se termine soit par une expatriation, soit par des bras baisses bcp plus rapidement que prevus)... a suivre

pNv6wY  a répondu le 29/09/2012 à 14:23:

Multi02012.Je préfère entendre ça plutot que Ségolène rabacher en boucle :" j'ai rencontré un jeune qui m'a dit madame je n'ai pas peur de l'avenir ,mais j'ai peur de ne pas avoir d'avenir "!!!!!! Vous au moins vous avez des rèves ......qui ne demandent qu'à ce réaliser .

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 15:44:

@Z: que la génération suivante gère son avenir, il n'y a rien de plus logique. C'est la loi de la nature. Le problème actuel, c'est que les jeunes ne savent que pleurnicher en attendant que quelqu'un les borde le soir. Il serait en effet temps qu'ils prennent le taureau par les cornes et surtout se prennent en main :-)

Kennyg  a répondu le 30/09/2012 à 0:18:

Qu on se prenne en main! On se prend deja en main avec des cdd a repetition! On peut meme pas payer nos loyers sans nos parents!

Patrickb  a répondu le 30/09/2012 à 14:51:

@kennyg: je répète la solution qui t'as déjà été suggérée: crée ta propre entreprise puisque tu "comprends le système, es ultra-réaliste et intelligent" :-) Avec tous ces talents, tu devrais pas avoir de problèmes :-)

kennyg  a écrit le 29/09/2012 à 11:15 :

La generation Y, c est celle qui cherche toujours un travail pour vivre et qui a du mal a trouver un emploi stable, car autant dans le prive que dans le public, on est utile aux entreprises car on peut etre embaucher en cdd advida eternam, puis etre virer pour close de fin de contrat sauf qu apres on doit encore et toujours trouver un emploi car dans cette realite ultraliberale on doit etre FLEXIBLE, car la generation des cinquantenaires des nouveaux patrons tel que la patronne du medef n a qu une idee en tete le productivisme a outrance comme la chine. Soit travailler dans des usines en tant que salarie tres mal paye sans droit sociaux reel ou etre freelance, travaillant des heures et des heures sans reelle couverture sociale. Le monde tel qu il est de nos jours est vraiment a chier. la generation est simplement ultrarealiste. Elle est tres intelligente, elle n a surtout pas envie de se consacrer aux mondes de l entreprise car elle comprend son systeme.

solution  a répondu le 29/09/2012 à 13:23:

la solution c'est que tu crees toi meme une entreprise, et que tu embauches toi meme des gens; quand tu decouvriras que qqun qui a 1000 euros sur son compte en banque a coute 2000 a son boss, tu risques de devenir un 'expert qui s'etonne'.... la bonne nouvelle pour la generation y, c'est qu'elle va devoir se prendre en main; c'est deja pas facile comme ca, mais dans l'environnement actuel...

Kennyg  a répondu le 30/09/2012 à 0:14:

La charge salariale n est pas un probleme. C est bien pour ca que les entreprises prennent beaucoup de freelance ou autoentrepreneur qui sont maleable et moins cher qu un intérimaire et n embauche plus car le systeme francais est deja liberale! Si j embaucherais quelqu un j essaierais deja de le proteger socialement ! La generation qui nous gouverne porte la faute sur la generation y et dis que ce sont des enfants gates qui ont tous mais c est bien eux qui dirige. Ce sont leurs enfants qui debute dans le monde du travail. Et qui decouvre un monde de plus en plus detestable.

MultiO2012  a écrit le 29/09/2012 à 10:53 :

Je suis de la génération Y. Les générations précédentes nous ont façonnées pour être imperméables et lucides à toutes les tentatives de gestion.
Je sens qu'on va sans le vouloir ou un peu comme même, briser les RH et tous leurs modes de gestion. Bon courage. La génération qui suit va être gratinée aussi.
Je confirme le participatif à la mode génération X c'est effectivement du blabla. Au final seul une ou deux personnes profitent réellement du travail d'un groupe.

pNv6wY  a écrit le 29/09/2012 à 9:15 :

J'ai 4 enfants jeunes adultes rentrés dans le monde du travail ces dernières années je retrouve en partie dans l'article leur manière de vivre à eux et à leur entourage de leur génération : pour résumer il faut qu'ils se sentent aimés dans leur travail et pour ce qui est de leur mode vie ils mettent sur le meme pied travail et loisirs et indispensable et superflu , c'est un phénomène de génération des enfants nés dans un cocon douillé dés la fin des années 70.

Foxy  a répondu le 29/09/2012 à 10:09:

Un cocon douillé, vous les élevez au fusil de chasse ?

pNv6wY  a répondu le 29/09/2012 à 10:39:

cocon douillé = confort matériel ,ce qui n'était pas toujours le cas des générations précédentes qui ont vu et connu un avant et un aprés avec l'arrivée dans les habitations de l'élèctroménager ,sanitaire,chauffage central etc....Alors quand la génération des trentenaires est venue au monde tout était en place pour les recevoir dans le confort matériel .
Vous voyez donc que mon propos ne fait en rien référence à un quelconque "fusil de chasse" !!

P@n@sonic  a répondu le 29/09/2012 à 11:18:

Le propos non, la faute d'orthographe si. -> humour.

pNv6wY  a répondu le 29/09/2012 à 14:14:

Merci

cosadhyp  a écrit le 29/09/2012 à 1:44 :

... À nouveau : la gestion des ressources humaines prend le pas sur une gestion humaine des ressources.
"jouisseurs immédiats", "personnalités imbues d'elles-même", "provoquent toujours l'autre sur le terrain émotionnel" : ce psychologue ne serait-il pas en train de décrire les travers de ses confrères... Je parle évidemment de ceux qui parviennent à tirer un revenu de leur activité. Pour rappel, la France diplôme chaque année plus de "psychologues", qu'il n'y en a en exercice dans toute l'UE...

Oscar  a écrit le 29/09/2012 à 0:40 :

Pour nuancer l'article, je pense que l'evolution du monde de l'entreprise qui traite de plus en plus souvent les employés comme des kleenexs, surtout les plus jeunes, participe aussi a cette réaction.

Xavier  a écrit le 29/09/2012 à 0:29 :

Très bon article pour nous dévaloriser un peu plus. Excellente analyse des conséquences. Chercher les causes est bien plus gênant.

Demandez à Rockfeller...

ego mal place  a répondu le 29/09/2012 à 13:25:

faut pas inverser la charge de la preuve; c'est aux jeunes de faire leurs preuves, pas l'inverse

Xavier  a répondu le 29/09/2012 à 14:26:

La charge de la preuve repose sur ceux qui nous dirigent et nous font croire que la vie c'est :
- faire des études
- travailler dur pour gagner de moins en moins
- être bien docile car ceux qui sont en haut sont légitimes (ont fait leurs preuves comme vous dites)

Alors que ceux qui se disent être légitimes parce qu'ils ont "fait leurs preuves" doivent en permanence se justifier du pouvoir qu'ils détiennent de nous dire la Vérité.

Le système actuel que vous nous laissé est en pleine explosion : Et on devrait encore vous croire ?

Laissez-moi rire. Un peu d'humilité s'il vous plait. Vous vous êtes trompés depuis le début et maintenant nous, les jeunes, devons payer les pots cassés de cette machine infernale dont vous vous êtes nourris.

Bien au contraire, ceux qui ont "fait leurs preuves" (les vieux qui nous dirigent et veulent nous enseigner leur dogme de la Vérité) doivent le faire en permanence.

La recherche de la Vérité, le doute cartésien doit être un travail de tous les jours, de toute la vie.

Bref... On est pas dans la m**** :)

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 16:41:

@xavier: je ne sais pas qui est ce Rockfeller que tu mentionnes. Mais le célèbre John D. Rockekfeller est celui qui disait que si le chômage n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer :-) Bon, à chacun ses références, c'est sûr, mais choisir une telle référence quand on se plaint d'être au chômage, y a de quoi se rouler par terre de rire, non :-)

Xavier  a répondu le 29/09/2012 à 18:46:

Puis je ne me plains pas d'être au chômage, j'ai une entreprise et du boulot en pagaille. Pourquoi tu essayes d'être méprisant ? :)

Wilemo  a répondu le 29/09/2012 à 19:02:

Non, je crois qu'il fait quelques contre-sens ... :D

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 21:35:

@xavier: si t'as du boulot en pagaille (ce dont je doute fort), de quoi te plains-tu ? j'ai vu dans un autre post que t'attendais la disparition de tes parents pour encaisser le gros lot. Belle mentalité, et à 25 ans tu veux donner des leçons à ceux qui ont trimé toute leur vie. T'as pas l'impression que t'es un peu prétentieux :-)

Xavier  a répondu le 29/09/2012 à 23:21:

@Patrickb : la prochaine fois que tu mens ouvertement en me calomniant je porte plainte :)= Hihihihi :)

Patrickb  a répondu le 29/09/2012 à 23:49:

@xavier: merci de confirmer ce que je dis et répète, à savoir que certains jeunes sont incapables d'assumer, y compris leurs propres écrits :-) C'est dommage, non pour moi mais pour eux, parce que ce qui est en jeu, c'est leur avenir, pas le mien .... d'autant plus que j'évite la France de plus en plus, car cette ambiance est malsaine. good luck, oudatchi...comme tu voudras :-)

RH parasites  a écrit le 28/09/2012 à 21:52 :

enfin les RH spécialistes de l'étiquetage et des dogmes a Papa sont obligés de se remettre un peu en question , ils sont souvent d'une nullité nullissime, des parasites inutiles ... Pour les managers par contre cela ne doit pas être facile ... gérer au jour le jour l'humain tout en restant focaliser sur le produit et le technique ce n'est pas facile et avec ces générations Y cela semble très difficile !!

aka  a écrit le 28/09/2012 à 19:39 :

Si la génération Y fait bisquer les RH elle a toute ma considération. On a trop tendance a se laisser marcher sur les pieds pour au final ne rien obtenir. Le monde de l'entreprise est impitoyable, ils semble l'avoir compris et s'y sont adapter en conséquence. C'est fini la boite à papa bien sympa ou le travail est reconnu.