Finances publiques : la Cour des comptes réclame de la vigilance

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Les Sages de la rue Cambon ont mis en évidence trois risques de non réalisation des objectifs de réduction du déficit et de l'endettement publics de la France.
Les Sages de la rue Cambon ont mis en évidence trois risques de non réalisation des objectifs de réduction du déficit et de l'endettement publics de la France. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Dans son rapport annuel, la Cour des Comptes demande au gouvernement de ne pas relâcher ses efforts pour réduire le déficit public.

En 2015, la France a réussi à tenir ses promesses en matière de réduction de déficit public et d'endettement public. La Cour des comptes s'en félicite, mais prévient : le gouvernement ne doit pas s'endormir. La partie n'est pas gagnée.  Ainsi, la prévision d'un déficit ramené à 3,3% cette année « est plus ambitieuse » et sa réalisation « incertaine », prévient la Cour.

Trois motifs d'incertitude

Quels sont les risques ? Les Sages de la rue Cambon en discernent trois : les prévisions de recettes fiscales et sociales « paraissent surestimées » car Bercy a retenu des prévisions d'inflation et de masse salariale trop élevées. La deuxième ? Le ministère des Finances, rappelle la Cour des comptes, a tendance à sous-estimer certaines dépenses (prestations sociales, opérations extérieures des armées...). La Cour rappelle que le plan de 2 milliards d'euros pour l'emploi reste encore à financer.

Une maîtrise des dépenses incertaine

Le troisième risque porte sur la maîtrise des dépenses dans la Sécurité sociale, jugée «  également difficile à tenir ». La raison ?  Bercy a notamment intégré des économies qu'il ne contrôle pas dans son plan d'économies pour 2016.

« Une partie des économies attendues en matière de régimes de retraite complémentaire et d'assurance-chômage [1,8 milliard d'euros au total] pourrait ne pas être au rendez-vous », précise la Cour.

Résultat,

« cette situation n'autorise aucun relâchement des efforts. La maîtrise des déficits et du poids de la dette publique doit être poursuivie avec vigueur », martèle la Cour.

Reste à savoir si le gouvernement retiendra ces conseils alors que les échéances électorales approchent à grands pas.



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Commentaires
a écrit le 10/02/2016 à 14:04 :
La cour des comptes dénoncent la faible productivité des postier "ne travaille pas assez" Pourtant ils ne sont pas les seuls : RATP, SNCF un cheminot c'est 6h de conduite par jour, EDF GDF les agents sont les moins productifs d'Europe dans leur secteur d'activité. Les entreprises publiques ont les mêmes tarent que les 5,6 millions de fonctionnaires - pas assez productif et couteux - Le président Mr Migaud qui théorise chaque année les mêmes problèmes devrait passer à la pratique en se présentant à la présidentielle en 2017. Peut-être fera-t-il mieux que les responsables politiques de tout bord qui n'ont pas le courage de réformer l'état et sa fonction publique y compris députés, sénateurs, hauts fonctionnaires, présidents locaux. avec leurs privilèges et avantages qui non de raison d'être plus préoccupés à leur propre intérêt que l'intérêt général de notre pays.
Réponse de le 10/02/2016 à 14:30 :
la vieille antienne des "fonctionnaire fainéants" est de retour dans son éternel et traditionnel radotage ultra libéral !!
Mais que ses tenants ne se gênent pas , qu'ils viennent donc passer les concours (parmi les plus sélectifs d' europe) et ESSAIENT de devenir fonctionnaires !!

Mais il faudra abandonner, en cas de succés, le 13 ème , 14 ème mois, les tickets restau, les notes de frais, la participation, l'intéressement, les CE aux petits oignons, la mutuelle d'entreprise.......

J'arrête là mon argumentaire, miguaud et minc même "engeance "
Réponse de le 10/02/2016 à 18:03 :
Là j'irai voter Migaud. Sinon moi qui ait toujours toujours voté, FINI LE VOTE : dégouté. désormais je ne me dérangerai que pour Municipales et Cantonales.

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