Tunisie : 30 morts à la suite d'une attaque islamiste à la frontière avec la Libye

 |   |  383  mots
Des soldats tunisiens au poste-frontière de Ras Jdir à Ben Guerdane en décembre 2014. La crainte de la Tunisie que le conflit libyen ne déborde sur son territoire semble se concrétiser.
Des soldats tunisiens au poste-frontière de Ras Jdir à Ben Guerdane en décembre 2014. La crainte de la Tunisie que le conflit libyen ne déborde sur son territoire semble se concrétiser. (Crédits : Reuters)
21 assaillants ont notamment été tués, ainsi qu'au moins 7 civils, 1 soldat et 1 douanier ont été tués lors des fusillades à Ben Guerdane. Les autorités ont imposé le couvre-feu.

Au moins 30 personnes ont péri lundi 7 mars en Tunisie, au cours d'une attaque menée dans la matinée par un commando d'islamistes armés contre des casernes de police et de l'armée à Ben Guerdane, ville du sud-est de la Tunisie proche de la frontière libyenne.

Selon le ministère de l'Intérieur tunisien, 21 assaillants ont été tués et 6 autres capturés. De source médicale, on ajoute qu'au moins 7 civils ont péri, de même que 1 soldat et 1 douanier.

Djerba bouclée

"J'ai vu un grand nombre d'activistes à l'aube, qui couraient avec leurs kalachnikovs", a rapporté à Reuters un habitant, Hussein, par téléphone. "Ils disaient qu'ils étaient de (l'organisation djihadiste de) l'Etat islamique et qu'ils venaient attaquer l'armée et la police", a-t-il expliqué.

Le ministère de l'Intérieur a invité les habitants à rester chez eux tandis que les fusillades se poursuivaient dans le centre de Ben Guerdane, ville d'environ 60.000 habitants à une trentaine de kilomètres de la frontière libyenne. Les autorités ont imposé dans la ville un couvre-feu nocturne, qui sera en vigueur de 19 h à 5 h, heures locales, a annoncé le ministère de l'Intérieur. En outre, rapporte l'agence de presse tunisienne TAP, elles ont bouclé la station balnéaire de Djerba, non loin de là, et fermé deux postes-frontières avec la Libye.

Une tranchée le long de la frontière avec la Libye

Des islamistes entraînés en Libye ont mené plusieurs attaques d'envergure en Tunisie l'année dernière, dans la capitale ainsi qu'à Sousse, et le gouvernement de Tunis a accru les mesures de sécurité à la frontière pour tenter de les empêcher de la franchir. Craignant que le conflit libyen ne déborde sur son territoire, la Tunisie a creusé une tranchée le long de sa frontière, et des conseillers militaires occidentaux ont entrepris de former les unités de garde-frontières tunisiens.

Plus de 3.000 Tunisiens sont partis combattre dans les rangs du groupe Etat islamique (EI) et au sein d'autres organisations djihadistes en Syrie et en Irak. Les responsables des services de sécurité tunisiens parlent de plus en plus de retours de ces djihadistes, qui rejoignent des groupes islamistes en Libye et franchissent clandestinement la frontière tunisienne.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/03/2016 à 10:47 :
Où en sont les autorités internationales afin de couper les fonds aux groupes terroristes mondiaux ?

Qu'est-ce qui les empêche d'éradiquer ces groupuscules ?

A part le front national en france qui a intérêt à ce que le terrorisme s'étende ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :