Brexit : les routiers français réclament du temps avant le retour des douanes

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S'il ne faut ne serait-ce que deux minutes pour les formalités douanières, vous imaginez les files d'attente, s'est inquiété à l'AFP la représentante de la FNTR à Bruxelles.
"S'il ne faut ne serait-ce que deux minutes pour les formalités douanières, vous imaginez les files d'attente", s'est inquiété à l'AFP la représentante de la FNTR à Bruxelles. (Crédits : REUTERS/Pascal Rossignol)
Pour l'organisation patronale du secteur, un retour des douanes entre l'UE et le Royaume-Uni dès la fin mars 2019, date prévue pour le Brexit, risque d’entraîner d'énormes bouchons et des surcoûts importants pour les sociétés de transport.

Après les entreprises européennes, qui s'inquiètent du retard pris dans les négociations, au tour des routiers. La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) a demandé jeudi que le retour des douanes entre l'UE et le Royaume-Uni soit repoussé à trois ans après le Brexit, pour que le secteur ait le temps de se préparer.

Pour l'organisation patronale, un retour des douanes entre l'UE et le Royaume-Uni dès la fin mars 2019, date prévue pour le Brexit, risque d'entraîner d'énormes bouchons aux points de passage des camions, et des surcoûts importants pour les entreprises de transport qui vont devoir réembaucher des spécialistes des formalités douanières.

Un statu quo pendant trois ans

"Aujourd'hui il y a 8.000 camions européens chaque jour qui passent" la frontière "sans aucune formalité", a expliqué à l'AFP la représentante de la FNTR à Bruxelles. "S'il ne faut ne serait-ce que deux minutes pour les formalités douanières, vous imaginez les files d'attente", a indiqué Isablle Maitre, qui vient de rencontrer à Bruxelles l'équipe du négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier.

Au delà de ce problème d'engorgement, les entreprises de transport vont devoir "recruter des personnes capables de faire les déclarations import/export" ou faire appel "à des prestataires extérieurs". Pour se préparer, les entreprises ont besoin d'un "statu quo" aux frontières pendant "trois ans", avec possibilité de deux ans supplémentaires, a-t-elle indiqué.

Le transport routier, "premier impacté"

A Bruxelles, les négociations du Brexit ont repris jeudi entre le Royaume-Uni et l'UE. Mais avant d'ouvrir les tractations commerciales réclamées par Londres - et donc la question des douanes -, l'UE veut d'abord obtenir des avancées sur trois sujets clefs, dont le chèque qui sera demandé à Londres pour solder ses engagements financiers envers l'Union.

Selon Jean-Claude Pic, le président de la FNTR, "le transport routier sera l'un des premiers secteurs impactés" par le Brexit. "C'est pourquoi nous avons fait le choix de prendre les devants et solliciter très tôt les négociateurs européens pour participer activement aux négociations."

(Avec AFP)

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a écrit le 10/11/2017 à 12:04 :
Ce ne sont pas les chauffeurs routiers donc qui sont concernés mais les entreprises de transports routiers donc quand vous dites "les routiers" c'est erroné.
a écrit le 10/11/2017 à 11:42 :
Les transporteurs feront comme quand ils vont en Suisse ou quand ils sortent de l'UE (et il n'y a pas si longtemps les routiers poirautaient entre 12h et 24h à la frontière italienne) et ça créera des emplois des 2 côtés de la frontière.
Ceux qui accepteront du fret pour UK refactureront forcément à leur client le coût supplémentaire.
Où est le problème pour l'UE?
UK verra ses importations/exportations plus compliquées ce qui est logique puisqu'ils veulent reprendre le contrôle de leurs frontières.
On s'en fout royalement, d'ailleurs l'ineffable Boris Johnson a suffisamment clamé que le Brexit allait ouvrir de fantastiques opportunités commerciales.
a écrit le 10/11/2017 à 11:37 :
Je croyais que les routiers étaient pour la fermeture des frontières ?
a écrit le 10/11/2017 à 10:26 :
Les transporteurs devront répercuter les coûts supplémentaires engendrés aux expéditeurs ou destinataires britanniques. Le Brexit, c'est leur choix......
a écrit le 10/11/2017 à 10:02 :
Il faut savoir ce que l'on veut!
Si le royaume unis sors de l'europe, les droits de douanes doivent être remis immediatement. Sinon quel est l'interet?

Le brexit est annoncé pour Mars 2019, aux entreprises d'anticiper.
Réponse de le 10/11/2017 à 12:53 :
L'intérêt ? L'avantage de l'UE sans les inconvénient, c'est à dire participé financièrement. Ils ont voté pour être dehors, alors, ils restent dehors. Pour l'affaire des routiers, se sont les grosses entreprises qui réclament, parce que pour les petites, il y avait les transitaires qui s'occupaient de toute les démarches. Encore des entreprises qui demandent des baisses de charges sans aucune contre partie
a écrit le 10/11/2017 à 9:56 :
Le transport par train (fret) est de quel ordre ? Mineur, important, nul ? Ça ne résout pas le problème de douane mais ça se fait avant, pas au passage, deux minutes d'arrêt.
Douane côté GB ou côté France ? Les deux, selon le sens.
Réponse de le 11/11/2017 à 12:36 :
Un système de transit avec dédouanement à destination est probable .Au minimum le TIR avec un carnet des scellés et des cachets...Un système communautaire avec T3 ...est possible...
a écrit le 10/11/2017 à 9:29 :
Le Brexit, c'est le Brexit ! Puisque le royaume de sa très gracieuse majesté n'a plus besoin de l’Europe, aucun problème avec les camions, ils n'ont plus de raison d'entrer et sortir du Royaume-Uni vers l'Europe, les cargaisons seront livrées par la mer, depuis et vers le richissime Commonwealth :-)
Réponse de le 11/11/2017 à 11:31 :
Il faut savoir ce que l'on veut... La chienlit à venir devrait faire réfléchir tous les adeptes du frexit... Hehe
La Gb sort, l EU garde ses frontières. Jamais contents les routiers... Qui sont les premiers à se plaindre de l Europe.

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