Grèce : Comment Alexis Tsipras tente de contourner les blocages des créanciers

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Les négociations vont se rouvrir. Sans Yanis Varoufakis.
Les négociations vont se rouvrir. Sans Yanis Varoufakis. (Crédits : Reuters)
Une nouvelle phase de négociations s'ouvre jeudi 30 avril à Bruxelles. Alexis Tsipras tente de contourner le blocage des créanciers, mais ces derniers jouent la politique du pire. La date du 12 mai semble la prochaine date butoir.

Encore une fois, Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique a effectué un mouvement tactique plutôt réussi. En remaniant l'équipe de négociations avec les créanciers, et éloignant Yanis Varoufakis de ces discussions, il a ôté à la partie adverse un de ses arguments pour bloquer les discussions. Jusqu'ici, les ministres de l'Eurogroupe se plaignait des manières du ministre. Jeudi à Riga, ils ont prétendu qu'il était superficiel et qu'il faisait perdre du temps aux négociations ? Fort bien, Alexis Tsipras leur sacrifie l'homme. Mais ne bouge pas sur le fond. Les membres de l'Eurogroupe n'auront plus à parler à Yanis Varoufakis, mais la partie grecque n'entend pas revenir sur son refus des mesures austéritaires : Athènes n'accepte toujours ni réforme du marché du travail, ni privatisations irréfléchies, ni réforme du système de retraites.

Ôter l'excuse Varoufakis

Sauf que, désormais, les créanciers de la Grèce n'ont plus guère « l'excuse Varoufakis » pour bloquer les discussions. Lors de l'ouverture de nouvelles discussions demain jeudi 30 avril à Bruxelles, il va leur falloir faire face à leur responsabilité et assumer leur refus du compromis et, partant, le blocage provoqué de l'économie grecque. Autrement dit, contrairement à ce que les médias du monde entier ont prétendu depuis deux jours, la « mise à l'écart » de Yanis Varoufakis (relative, car rappelons qu'il demeure ministre des Finances) n'est qu'une « concession » apparente. Elle ôte en réalité des mains des créanciers un moyen de « gagner du temps. » « Nous allons désormais pouvoir réellement apprécier si le blocage était lié à des questions de personnes ou à des questions de forme », indique une source gouvernementale grecque à La Tribune.

Montrer la « volonté de réformes »

Parallèlement donc au remaniement de l'équipe de négociation, Alexis Tsipras a lancé une nouvelle offensive. Une « loi multiple » est en effet en préparation et sera soumise très rapidement au parlement. Cette loi reprend l'essentiel des mesures présentes dans la dernière « liste de réformes » présentée à l'Eurogroupe. Là encore, c'est un mouvement tactique qui ôte un argument de poids aux créanciers : celui de la procrastination grecque, de l'incapacité du gouvernement à agir, etc. Le vote de cette loi, mais aussi la progression des recettes fiscales à partir de la fin février, viennent clairement contrecarrer cette posture des Européens qui l'utilisent pour affirmer qu'Athènes « sape la confiance. » Mais encore une fois, le gouvernement grec ne cède pas sur l'essentiel. Bref, ce sera du Varoufakis, sans Varoufakis. Le mouvement est assez subtil pour prendre les créanciers à leur propre jeu.

Le détail des réformes

Le détail de cette loi est, selon la même source, encore l'objet d'arbitrage au sein des ministères helléniques, mais l'essentiel a été présenté dans le quotidien Proto Thema de ce mercredi 29 avril. De quoi s'agit-il concrètement ? D'abord, de l'amélioration des collectes de TVA. Proto Thema affirme que l'usage de la carte de paiement sera obligatoire dans les îles touristiques, à partir de 50 ou 70 euros. Mais il semble qu'il pourrait y avoir un plan plus global, moins fragmenté, pour généraliser et sécuriser l'usage des paiements électroniques. La mesure pourrait donc être suspendue pour mettre en place un programme plus vaste. Parmi les autres mesures prévues par la « loi multiple », on notera aussi une augmentation de la « taxe de luxe » et l'établissement d'une taxe sur les publicités télévisées, et, sans doute, sur les publicités en ligne. L'adjudication des fréquences télévisuelles, jamais achevée officiellement depuis la fin des années 1980, devrait aussi améliorer les revenus de l'Etat.

Améliorer les recettes de l'État

Ce qui est intéressant dans ce projet de loi, c'est qu'il insiste beaucoup sur la capacité de l'État à améliorer les rentrées fiscales. Ainsi, il est prévu de modifier le code pénal pour prévoir non seulement des amendes en cas de non paiement des impôts, mais aussi des sanctions pénales. D'autre part, ce projet prévoit la mise en place d'une procédure de paiement obligatoire par saisie sur le compte bancaire des amendes et des factures. Le Secrétariat général aux recettes publiques sera désormais indépendant. Enfin, un système de loterie sur les reçus de paiement sera mis en place. Ce système qui vise à diminuer les paiements non déclarés a déjà été mis en place avec succès dans d'autres pays, notamment à Taïwan, en Roumanie ou à Malte.

Une nouvelle concession athénienne ?

Le dernier point est la possibilité de maintenir l'impôt sur la propriété l'Enfia. Pour le moment, ce projet ne sera pas compris dans le projet de loi, et selon Proto Thema, le maintien de cette taxe, créée à la demande de la troïka et que Syriza avait promis de supprimer, serait une « dernière carte » pour faire céder les créanciers. Il faut cependant se méfier de ces informations de presse sur les « concessions » du gouvernement grec. Lundi, Bild Zeitung affirmait que le gouvernement renoncerait à relever le salaire minimum à son niveau d'avant-crise. Mardi, c'était le quotidien hellénique conservateur Kathimerini qui annonçait l'introduction possible d'un taux de TVA unique de 18 % qui relèverait ainsi le prix des produits de première nécessité. Il semble que toutes ces informations soient le fruit d'une surinterprétation qui permet de créer une « atmosphère de défaite » autour du gouvernement. On le voit, chacun use des armes comme il le peut.

Selon une source hellénique proche des négociations, le relèvement du salaire minimum n'a jamais été abandonné. Dès février, avant même la moindre pression des créanciers, le nouveau gouvernement avait abandonné l'idée d'un relèvement complet immédiat de 683 euros mensuels sur douze mois à 751 euros. L'idée d'une augmentation progressive a été privilégiée et des discussions portent sur le rythme de ce relèvement. Il n'est pas question d'abandonner ce relèvement progressif, mais l'information de Bild met naturellement la pression dans ces discussions.

La stratégie des créanciers : la politique du pire

Ces « informations » lèvent, du reste, le voile sur les difficultés des négociations et leur vraie nature. « Ces prétendues concessions sont des sortes de pièges qui traduisent le fait que, plus on avance dans les négociations, plus les demandes des créanciers sont larges », souligne une source grecque proche du gouvernement. Il semble que les Européens tentent d'imposer non pas un accord sur des points ponctuels comme le prévoyait l'accord du 20 février, mais un accord « global », reprenant en quelque sorte les termes de la « 5ème revue » qui avait débuté dans le cadre du mémorandum de 2012. Reste qu'il y a aussi une forme d'action désespérée dans cette démarche. Les créanciers jouent donc la politique du pire. Ou plus exactement, devant la résistance hellénique, les créanciers tentent de pousser au maximum leur avantage avant de céder à la veille de la « rupture. » « Ils essaient de prendre tout ce qu'ils peuvent en attendant, mais nous allons voir jusqu'où ils sont prêts à aller », souligne la même source.

La menace du 12 mai

Le mouvement tactique d'Alexis Tsipras vise donc à tenter de désamorcer cette politique en leur ôtant des raisons de bloquer. Mais la pression s'exerce aussi via le calendrier. La date du 12 mai, lorsque la Grèce devra rembourser plus de 700 millions d'euros, devient à nouveau décisive. « Nous sommes incapables de dire si nous disposerons ou non de cet argent à cette date, mais il est certain que ce sera très difficile », dit-on à Athènes. Devant cette incertitude, Athènes table toujours sur le recul des Européens devant le risque « d'accident. » Et du côté européen, on doit penser que les Grecs ont la même crainte. C'est ce que suppose les déclarations de Pierre Moscovici et de Jeroen Dijsselbloem sur le mode du « temps presse. »

Vers un accord a minima ?

Le vice premier ministre grec, Yannis Dragasakis a demandé mardi un « accord sur le minimum » pour obtenir au moins un ballon d'oxygène de la BCE sur l'ELA. D'autres demandent un accord partiel pour libérer une partie des 7,2 milliards d'euros qui demeurent dans l'argent « disponible » pour la Grèce. Rappelons que cette idée du « minimum » était déjà celle du 20 février. Ce serait une nouvelle fois un report à plus tard du règlement du problème, une porte de sortie provisoire. Mais rappelons que l'essentiel du blocage n'est pas financier ou économique, il est politique. Et que, de ce fait, toute solution semble une défaite à l'une ou l'autre partie. Ce qui rend aujourd'hui la conclusion d'un accord très difficile politiquement, pour les deux parties. C'est dire si l'optimisme de façade du gouvernement grec sur un possible accord dans les jours à venir ne doit pas être pris au pied de la lettre.

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a écrit le 03/05/2015 à 12:10 :
Déclaration récente de l'ex représentant de la Grèce dans les discussions avec l'eurogroupe:
"Ils sont unanimes dans leur haine à mon égard, et leur haine me fait plaisir". Outre d'être un "économiste" marxiste déclaré, le voilà "diplomate" champion de la provocation. C'est avec ce genre d'individu que la Grèce comptait réussir une négociation ? On comprend qu'il se soit fait virer.
a écrit le 02/05/2015 à 9:56 :
Voici la vision du journal "Les Echos": "Après le fiasco du dernier Eurogroupe , le Premier ministre Alexis Tsipras a repris en main le pilotage des négociations, restructuré son équipe, éloigné le ministre des Finances Yanis Varoufakis,et confirmé à la tête des négociations Giorgos Chouliarakis, interlocuteur connu et jugé fiable par ses alter-egos de Bruxelles."
Cette "manoeuvre tactique" est de bon augure. Il faut espérer maintenant que Chouliarakis sera sérieux et ne fera pas comme son arrogant prédécesseur, qui venait aux réunions sans dossier avec unique argument le chantage au défaut de paiement.
Réponse de le 02/05/2015 à 12:29 :
Voila bien un compte rendu fait pour les crédules dans votre genre. Qui peut SERIEUSEMENT croire que Varoufakis arrivait tout seul aux reunions, les mains dans les poches, sans dossier, sans rien ? Franchement, je suis sur que meme vous n'y croyez pas ! C'est un article fait par des gogos, pour des gogos !
Pour votre information, depuis fin mars, la Grece a proposé pas moins de 3 nouveaux plans pour satisfaire l'Europe, aucun n'a été validé car aucun ne contenant de baisses de salaires, de retraites, et de licenciement : c'est uniquement cela que demande l'europe !
a écrit le 01/05/2015 à 9:11 :
Toute cette évolution des"négociations" me ravit, moi qui rêve de pouvoir m'acheter une superbe villa en Grèce à prix cassé: merci M.Tsipras!
Réponse de le 01/05/2015 à 11:10 :
Remerciez Samaras, avec une décote de pas loin de 50%, l'immobilier est une affaire en ce moment en Grece :)
Réponse de le 01/05/2015 à 12:24 :
Nul doute que Tsipras appauvrira encore bien plus la Grèce.
Réponse de le 01/05/2015 à 13:56 :
@bruno bd Ce n'est pas Alexis Tsipras qui a appauvri la Grèce mais bien le gouvernement Samaras et la troika.
Réponse de le 01/05/2015 à 15:06 :
Pour le moment, j'ai des faits pour étayer mes dires, vous avez votre idéologie.
Je prends le paris, ou plutôt le risque (j'ai plusieurs entreprises en Grece) que le résultat ne pourra pas être pire !
Réponse de le 02/05/2015 à 9:38 :
Fx, quelle genre d'entreprise?
Réponse de le 02/05/2015 à 12:20 :
Electronique (ampli guitares Fxamps), savonerie biologique (ilios bio soaps), agro tourisme (ilios bio) et production biologique (huiles, vins, divers autres fruits/legumes).
Réponse de le 04/05/2015 à 12:08 :
@Anna: lol, vous croyez sincèrement que le problème date de samaras ou de la troika ???
Vous dites vraiment n'importe quoi car le VRAI problème c'est la corruption lancinante qui dure depuis plus de 20ans en Grèce (légère amélioration depuis 2012). Et les mensonges des différents gouvernements grecs à l'europe (avec la complicité de goldman sachs notamment).
a écrit le 01/05/2015 à 7:25 :
Cher Romaric
J'espère que vous me pardonnerez cette familiarité, mais je suis un lecteur attentif de vos articles et j'ai l'impression que nous sommes des amis de longue date...
Je suis impressionné par vos efforts consacrés à la "défense" constante de Tsipras et de son gouvernement, dans le cadre des discussions menées avec les autorités financières européennes et les "quelques" créanciers en lice.
Vous trouvez au premier ministre grec des vertus stratégiques qui s'apparentent à celles qui étaient évoquées avec Poutine dans l'affaire Ukrainienne, où il était présenté alors comme un habile joueur d'echecs. Nous avons depuis pris la mesure de l'échec en question, puisque la Russie est exsangue et son chef en état d'apesanteur.
Je pense que nous allons avec Tsipras dans la même direction, avec un élément complémentaire : la Grèce ne dispose en aucune manière d'un pouvoir de nuisance similaire à celui de la Russie.
Les actions dilatoires de Tsipras sont ainsi les dernières cartouches d'un drame écrit d'avance, une sorte de Stalingrad qui verra une débâcle emporter ce gouvernement incapable en fait de gérer une crise quelconque .
Mais je continuerai à vous lire , car j'aime bien le Robin des bois que vous incarnez.
Amicalement
Réponse de le 01/05/2015 à 8:08 :
"Nous avons depuis pris la mesure de l'échec en question, puisque la Russie est exsangue et son chef en état d'apesanteur." : et bien, vous ne suivez pas vraiment l'activité économique semble il ? La Russie a en seulement quelque mois non seulement stabilisé sa monnaie, mais aussi reconstitué ses reserves de change, le pays n'a quasiment plus aucune dette, des reserves d'hydrocarbures énormes et l'économie se porte tres bien. Le pays n'a certe pas encore tout a fait le meme niveau de vie que l'ouest, mais pour ce qui est des perspectives, j'aurais plus de souci a me faire pour nous meme que pour la Russie !
Oh, sauf si vous vouliez troller sur Mr Godin, bien sur !
Réponse de le 01/05/2015 à 12:31 :
@Fx : et si vous déchaussiez vos lunettes roses ? La Russie va avoir une récession de 3% cette année et si le rouble s'est stabilisé c'est après avoir perdu 30% de sa valeur face à l'€ et 50% face au $ depuis début 2015. Cher payé pour quelques arpents du territoire de l'Ukraine dont, de toutes façons, la communauté internationale n'entérinera jamais l'Anschluss.
Réponse de le 01/05/2015 à 15:02 :
Euh, pas besoin de lunette, juste d'objectivité. J'ai dit que la Russie avait stabilisé sa monnaie, je n'ai pas parlé de comparaison quelqu'elle soit. Mais puisque que vous en parlez, vous remarquerez que la dévaluation du rouble profite a l'économie russe grâce au jeu des taux de change $/€/roubles (car la russie exporte en dollar et importe en €).
Et ce que vous appelez quelques arpents du territoire de l'Ukraine avec votre sens geo strategique hors du commun n'est que le plus grand port sur la mer noire, d'une importance capitale pour le commerce, le tourisme, et la défense. Bref, une broutille effectivement.
Réponse de le 01/05/2015 à 15:26 :
J'ajoute que ça fait 10 ans que l'économie de la Russie est en constante progression, que sa dette est minimale (13% du PIB en 2014), quelques centaines de milliards la ou la France en est a plus de 2000, et que les prévisions de reserves en hydrocarbures augmentent, que la Russie a signé récemment un contrat énorme avec la Chine (10 milliards de dollars par an, tout de meme).
Bref, encore une fois je le répète, meme si la Russie a l'ensemble des pays de l'OTAN menés par les USA contre elle, c'est loin d'être un pays "exsangue", et affirmer le contraire revele a miniman de la mauvaise fois, au pire de la propagande !
Réponse de le 02/05/2015 à 10:46 :
@Fx La Russie a surtout gardé de son histoire, tsariste puis soviétique, une certaine aptitude à encaisser les revers de fortune. Je n'ai jamais prétendu que l'annexion d'une partie du territoire ukrainien selon une méthode éprouvée par les nazis dans les années 30 était une broutille, mais que la communauté internationale ne l'accepterait jamais et en ferait payer le prix à la Russie, un prix bien supérieur à l'apport économique objectif de cette annexion. Il n'y a aucun cadeau économique à faire à un pays qui applique des méthodes de voyou.
Réponse de le 02/05/2015 à 11:12 :
Quant aux réserves en hydrocarbures russes, outre le fait qu'il faut se méfier de statistiques hautement politiques, je me permets de vous faire remarquer :
1) que sous l'effet de la décennie de prix très élevés du pétrole que nous avons connue, la prospection s'est développée un peu partout et donc qu'on en a trouvé un peu partout et pas seulement en Russie. Paradoxalement la récente baisse des cours va ralentir cet effort de prospection.
2) que le progrès des techniques d'extraction (amélioration des taux de récupération des gisements avérés, pétroles non conventionnels (huiles de schstes, sables bitumineux), off shore profond) permet d'afficher des hausses significatives des réserves partout.
3) que néanmoins, l'impératif climatique et le progrès des énergies non carbonées, renouvelable et nucléaire, font envisager de façon de moins en moins chimérique l'après-pétrole, il est donc probable qu'il restera encore énormément de pétrole et de gaz dans le sol alors qu'on n'en aura plus besoin.
L'avenir de la Russe est dans la mondialisation ; franchement Poutine serait bien inspiré de s'en aviser plutôt que de croire que l'annexion du port de Marioupol ait un quelconque intérêt. De toutes façons même sans Marioupol la Russie a un débouché sur la mer Noire, rien ne l'empêcherait d'y édifier un grand port de commerce.
Réponse de le 02/05/2015 à 12:22 :
Soyons clair, je ne suis pas un admirateur fanatique de Poutine, mais pas non plus un critique aveuglé de la Russie, je réagissait juste au terme "exsangue" concernant la situation de la Russie, c'est l'histoire de la paille dans l'oeil du voisin !
a écrit le 30/04/2015 à 23:24 :
Puis je me permettre de féliciter Mr Romaric Godin pour la qualité de son article, qui tranche avec les stupidités immondes d'Arnaud Leparmentier du Monde!?
Oui, je me le permets!...
a écrit le 30/04/2015 à 19:55 :
Lu dans un article de l'agence de presse Reuters, ce compte rendu des déclarations du Président du groupe des ministres des finances de la zone euro: "Prié (..) de dire s'il existait un "plan B" au cas où la Grèce serait contrainte de quitter la zone euro ou de faire défaut sur sa dette, Jeroen Dijsselbloem,(..) a répondu devant les parlementaires néerlandais: "La zone euro est elle prête pour diverses éventualités? La réponse est oui."

Heureusement pour la Grèce, il paraît que Tsipras a engagé des "mouvements tactiques" pour conforter la "position de force" de son pays.
Réponse de le 30/04/2015 à 20:35 :
Vous ignorez donc comment marche une négociation ? Evidemment, chacun va dire qu'il est en position de force, c'est si difficile a comprendre ?. Ensuite analyser ce qui vient derrière et qui a raison, ça s'appelle du journalisme, du vrai, et je vous conseille de lire les articles de Mr Godin, car sans prétendre savoir si il a raison ou pas, ses analyses sont toujours détaillées et argumentées !
Réponse de le 01/05/2015 à 13:02 :
Mais il ne s'agit pas d'une négociation, qui est un donnant-donnant. Tsipras est uniquement en situation de demandeur, il n'a rien à apporter à l'UE en contrepartie d'un nouvel abandon partiel de créance. C'est pourquoi le comportement de son exécutif est tout simplement complètement déplacé et n'apportera à la Grèce aucune avancée favorable.
Réponse de le 01/05/2015 à 15:04 :
Il s'agit bien d'une negociation, puisque les deux parties ... negocient !
Tsipras est en position de demandeur, mais l'europe a a craindre une sortie de la Grece, c'est évident, demandez a n'importe quel économiste sérieux qui vous le dira (cela exclu Djissenbloem d'office).
Que vous le vouliez ou non, la chute de la Grece entrainera la chute de l'Europe. Seriez vous pres a prendre le risque ?
Réponse de le 06/05/2015 à 21:20 :
quand un membre est trop mal en point il n'y a parfois que l'amputation pour sauver le reste du corps. L'expulsion de la Grèce est au contraire de nature à renforcer la zone € et constituera un excellent exemple pour les pays qui se refusent encore à assainir en profondeur leurs finances publiques.
a écrit le 30/04/2015 à 17:42 :
Mr. Tsipras est condamné s'il veut rentrer dans la logique des créanciers (viz., s'il veut "négotier"), parce que les marchés n'ont pas réagi avec panique a ses "ménaces" dans les derniers semaines. Peut-être il doit montrer aux créanciers les véritables conséquences d'une faillite totale grecque (viz., une "suspension" d'un paiement). Autrement, les créditeurs n'auront pas besoin de risquer leur "popularité" domestique.
a écrit le 30/04/2015 à 16:15 :
Encore une fois, Romaric, notre trotskiste de service, camoufle un problème du gouvernement grec en mouvement habile, presque une victoire... Mais qui peut encore croire a ces (ses) theses gauchistes?
Réponse de le 30/04/2015 à 18:17 :
Vous devriez lire l'article, plutôt que de vous arreter au titre !
L'article est au contraire tres bien pesé et equilibré, et ne presente en aucun cas les choses comme une victoire de Syriza ?
Réponse de le 01/05/2015 à 12:55 :
meme si je ne partage pas ses idees reconnaissons que Romaric a une bonne plume a l'ecrit, par contre a l'oral !:
je suis tombé de haut en le decouvrant sur le plateau de BFM Business TV dans le role de l'anti-austeritaire version Montebourg , propos confus et argumentation legere aire detaché (passons sur son manque charisme il y est pour rien).
Réponse de le 01/05/2015 à 15:08 :
C'est malheureusement souvent comme ça, ceux qui parlent le mieux ne sont pas forcement les plus doués pour le reste, c'est pour ça que nous avons des Sarkozy ou Hollande au gouvernement, et pas des Romaric Gaudin !
a écrit le 30/04/2015 à 11:20 :
J'ai écrit ceci à la Commission européenne le 3 Avril dernier:
"Les charges sociales sont incluses dans les prix payés par les consommateurs, y compris pour les produits exportés. Tant que les produits importés ne remplacent pas nos propres productions tout va bien. Mais si c'est le cas, d'autant plus évident qu'ils sont le fruit de salaires très faibles et de charges sociales inexistantes, alors nous perdons des emplois, des cotisations et nous gardons les charges. Ce qui nous oblige à augmenter celles que supportent nos productions, aggravant notre handicap !
Donc nous sommes de moins en moins compétitifs sur notre marché intérieur, mais aussi sur tous les marchés extérieurs ! On s'enfonce ! En continuant à faire payer nos charges aux importateurs de nos produits nous vendons de moins en moins. Nous sommes donc structurellement déficitaires et on voit mal une croissance conjoncturelle compenser un déficit structurel, qui ne peut que s' agrandir... comme les inégalités depuis 40 ans !"
Ce qui est vrai pour la France l'est pour la Grèce et l' Europe. C'est l'impasse dont on ne peut sortir que par l'impossibilité pour le consommateur d'échapper à la solidarité dans chaque pays, par le financement des charges par le consommateur, donc par une TVA les incluant toutes !
Réponse de le 30/04/2015 à 11:45 :
Il y a une solution toute simple, c'est le financement de la protection sociale par la TVA sociale. Avec la TVA sociale les importations hors-UE participent au financement de la protection sociale au même niveau que les productions intérieures de l'UE, et en plus les produits européens, rendus moins chers à produire en raison de coûts salariaux plus faibles deviennent plus compétitifs à l'export.
Réponse de le 30/04/2015 à 15:17 :
Correction du caractère injuste de la TVA
Il suffirait d'en redistribuer une quote-part correspondant à ce qui serait payé par un Smicard et un complément par personne à charge.
Cette quote-part serait versée à tous les contribuables et pourrait même servir de véhicule de redistribution d'allocations diverses familiales ou indemnités chômage et pourquoi pas retraites, dans la mesure où justement toute la production contribuerait à cette taxe, robots compris,une nouveauté.
Un des avantages d'un tel système étant qu'il n'y aurait plus d'effet de seuil où pour 1 ou quelques euros de revenu en plus on peut perdre des centaines d'euros de droits.
Un deuxième avantage étant qu'il n'y aurait plus besoin d'impôt sur le revenu reposant sur des déclarations plus ou moins sincères, avec la facilité de tricher pour les prestations payées en espèces. Donc, pas de triche possible.
Un troisième argument étant la faiblesse du coût de la perception assurée gratuitement par les entreprises, d'où un nombre beaucoup moins grand de fonctionnaires payés par l'impôt, donc grevant la compétitivité du secteur productif !
Un quatrième avantage serait une augmentation considérable de notre compétitivité à l'export car vendant déjà hors TVA ce serait donc aussi hors charges.
Cinquième avantage, ces charges seraient aussi payées par les produits issus de délocalisation, les rendant sans intérêt.
Sixième avantage, Employer coûterait deux fois moins cher  qu'avant !
Septième avantage, Travail au noir, bricolage et robotisation ne concurrenceraient plus le travail déclaré !
PS – Je ne suis pas anti fonctionnaire et ai de bons rapports avec les 4 professeurs de ma famille proche . C'est vrai qu'il n'y a pas de prof d' Économie parmi eux !
Réponse de le 01/05/2015 à 13:14 :
@theodorum : je ne crois pas à la nécessité de corriger une quelconque injustice de la TVA, même majorée pour devenir une TVA sociale, au bénéfice des bas revenus, même ceux-ci doivent contribuer au coût de la protection sociale. Et il y a déjà énormément de mesures redistributives en leur faveur. Par ailleurs la TVA est un impôt progressif puisque les bas revenus consomment en proportion de leurs revenus davantage de produits taxés au taux réduit que les revenus plus élevés. Et il n'est pas besoin d'obtenir une quelconque autorisation de l'UE pour mettre en place la TVA sociale, ça peut se faire de façon totalement nationale, comme c'est déjà le cas dans les pays scandinaves. Ce n'est donc pas à Bruxelles mais à Paris qu'il faut écrire.
a écrit le 29/04/2015 à 23:07 :
Merci pour vos analyses toujours pertinentes sur la Grèce.
a écrit le 29/04/2015 à 22:22 :
Dans un article récent M. Godin nous annonçait à Riga une fissure dans le bloc des créanciers avec la demande d'étudier un plan "B" pour venir au secours du gouvernement grec. Le lendemain dans un journal du soir (qui paraît en début d'apm) il était affirmé que ce plan "B" réclamé par des "petits" de l'Union était en fait l'étude de la préparation d'un "Grexit" ! Qui croire !!!
Réponse de le 30/04/2015 à 11:17 :
"Godin nous annonçait à Riga une fissure dans le bloc des créanciers avec la demande d'étudier un plan "B" pour venir au secours du gouvernement grec"

Faux. Il soulevait que la Slovénie, à Riga, demandait l'étude d'u,n plan B en cas d'échec des négociations. Mais ce plan, n'était pas destine à aider la Grèce mais pour la zone € dans son entièreté avec Grèce ou non.
a écrit le 29/04/2015 à 21:10 :
"Jeudi à Riga, ils ont prétendu qu'il (Varoufakis) était superficiel et qu'il faisait perdre du temps aux négociations"
... "Elle ôte en réalité des mains des créanciers un moyen de « gagner du temps. »"
... "C'est ce que suppose les déclarations de Pierre Moscovici et de Jeroen Dijsselbloem sur le mode du « temps presse. »"

On est déboussolé avec qui veut gagner ou perdre du temps!!
Il y a quelque jours encore on disait que les grecs jouaient la montre et cherchaient à gagner du temps à se rapprocher de la date buttoir de fin juin. Maintenant, ce serait les créanciers qui cherchent à gagner du temps!!

Et pourtant ... tout est vrai!!! Ca change au fur et à mesure du temps qui avance et de la tournure des évènements, mais les raisons ne sont pas toujours celles invoquées. Comme dit dans l'article:
"Mais rappelons que l'essentiel du blocage n'est pas financier ou économique, il est politique. Et que, de ce fait, toute solution semble une défaite à l'une ou l'autre partie."

Je conseille donc au gouvernement Tsipras de ne pas seulement se fier à ça:

« Ils essaient de prendre tout ce qu'ils peuvent en attendant, mais nous allons voir jusqu'où ils sont prêts à aller »

Si les créanciers jouent la montre, c'est avant tout parce que plus le temps coule et font croire à une sortie de crise dans le dossier grec, plus ça calme les esprits (et les marchés aussi, comme on l'a vu ces 3 derniers jours à la bourse d'Athènes, depuis l'éviction de Varoufakis) et pourrait faire monter dans l'opinion publique grecque un sentiment encore plus impopulaire à la veille de la « rupture. », ce qui rendrait le résultat d'un éventuelle référendum encore plus incertain pour gouvernement.

Je conseille donc, au gouvernement grec, de ne pas perdre l'avantage qu'il s'est forgé et risquer de renverser la tendance au profit des créanciers, car ces derniers lui accorderaient aucune change et mettraient en péril son gouvernement et tout ce qu'il tente de faire pour son pays.
Il faut donc, qu'après toutes ces bonnes volontés que Tsipras a montrées envers ces créanciers, les presser pour conclure et mettre un terme dans les discussion s'il sent qu'ils ne font que gagner du temps. La date du 10 mai me semble une date buttoir pour entériner au moins un accord partiel et un débloccage de fonds. Dans le cas contraire, Tsipras devra déjà convenir d'une date pour le référendum au plus tard la mi-juin.
a écrit le 29/04/2015 à 20:17 :
Ah voilà. C'est donc un "mouvement tactique réussi". Ok ok. Y'a rien à dire, Tsipras maîtrise décidemment tout, l'Europe est un pantin entre ses mains expertes.
Réponse de le 30/04/2015 à 11:49 :
Oui, c'est exactement ça : Tsipras a entraîné la Grèce dans une chute du 300è étage, grâce à lexpertise de Tsipras, arrivé au 10è étage, Romaric Godin nous affirme que jusque là, tout va bien.
Réponse de le 30/04/2015 à 17:58 :
C'est vrai que tout allait tellement bien avant Tsipras, un vrai miracle économique !
Réponse de le 30/04/2015 à 23:34 :
Heureusement que vous êtes là, FX!
Tant de bêtise me donne envie de claquer le baignet de ceux qui la profèrent!
Qu'ils lisent donc Bernard Maris et se lancent dans "le minotaure planétaire", époustouflant!
a écrit le 29/04/2015 à 19:43 :
Rien qu'en lisant le titre, j'ai tout de suite compris qu'il était de Romaric Godin ... et j'ai souris!
a écrit le 29/04/2015 à 19:24 :
Impossible pour l'UE et la ZE de laisser sortir la Grèce maintenant trop de risques de réactions en chaîne non maîtrisées. Les marchés ne sont pas prêts. L'enjeu actuellement c'est de gagner du temps quitte à perdre quelques milliards en sauvant la face car hors de question de se laisser un membre de la ZE aller contre les traités. Une comedia del arte qui lasse tout le monde mais qui calme les marchés, le succès du QE et de la reprise fragile sont à ce prix. A MON HUMBLE AVIS TOUT LE RESTE N'EST QU'HYPOCRISIE ET FAUX SEMBLANT DANS UN AN LA GRECE SORTIRA DE LA ZE DANS L'INDIFFERENCE LA PLUS TOTALE !!!
a écrit le 29/04/2015 à 18:21 :
Le rétablissement de l'enfia semble peu probable, c'est vraiment l'emblème de l'import injuste imposé par la Troïka, peu de chance qu'il reapparaisse !
D'ailleurs il me semble que sa suppression a deja été votée !
Réponse de le 29/04/2015 à 19:26 :
@Fx: les taxes et impôts sont toujours injustes pour ceux qui les paient, et les allocations toujours trop faibles pour ceux qui les touchent...il faut pourtant de l'argent pour gérer un pays. Personnellement, je suis pour l'interdiction de vote pour ceux qui ne paient pas d'impôts, car je trouve un peu facile de voter pour une augmentation des impôts des autres, alors qu'on en paie pas soi-même. Cela inclurait évidemment les résidents étrangers, dont je fais partie, mais on pourrait instaurer un système de contribution minimale pour avoir droit de voter :-)
Réponse de le 29/04/2015 à 20:15 :
Le problème de l'ENFIA, comme vous ne le savez surement pas, est qu'il s'agit d'un impot non soumis a des conditions de ressources. Ce qui fait que meme en étant sans revenus, vous devez le payer, et tres cher.
Tsipras a toujours promis qu'il abolirait cet impôts, pour le remplacer par un impôts sur les grosses proprietés immobilieres.
Réponse de le 29/04/2015 à 20:29 :
Je ne suis pas d'accord sur ce que tu dis concernant l'Enfia (taxe foncière). Je ne vois pas en quoi c'est injuste. Il est d'application dans tous les pays de l'€ zone.
Un Enfia est logique, le tout est de voir son montant. Je ne vois pas pourquoi des grecs qui possèdent plusieurs bien immobiliers (belle villa, maison ailleurs, terrains en abondance) devraient être exempt d'une taxe foncière. Encore, pour la première habitation d'un résident, je pourrait comprendre qu'il y ait un impôt symbolique, mais pourquoi les non-résidents qui possèdent un bien ou plusieurs biens immobiliers en Grèce devraient ne rien payer, surtout que ces non-résidents ont les moyens de payer.
Certains, gros riches et autres non-résidents, se cachent derrière l'impopularité de cette taxe auprès du simple citoyen grec (pour qui c'est nouveau), pour en profiter et pousser à sa suppression.
Sur ce point, je n'ai pas suivi Syriza qui pré électoralement parlait de la supprimer. Et oui, Syriza a quand même joué une dose de populisme.
Réponse de le 29/04/2015 à 20:57 :
"Je ne vois pas en quoi c'est injuste. Il est d'application dans tous les pays de l'€ zone." : le fait qu'il soit appliqué ailleurs est censé le rendre plus juste ?

"Un Enfia est logique, le tout est de voir son montant. Je ne vois pas pourquoi des grecs qui possèdent plusieurs bien immobiliers (belle villa, maison ailleurs, terrains en abondance) devraient être exempt d'une taxe foncière." : Je n'ai pas dit le contraire. L'ENFIA est une taxe foncière ADDITIONNELLE aux taxes foncieres deja existantes, qui de plus n'est pas sous condition de ressources (alors que c'est le cas dans les autres pays), c'est ça qui est injuste.

"Et oui, Syriza a quand même joué une dose de populisme." : Arretez de troller, Patrickb, votre style saute aux yeux a des kilometres !
Réponse de le 30/04/2015 à 9:25 :
@Fx; comme tu sembles l'ignorer l'ENFIA est une taxe foncière et je ne vois pas en quoi elle serait basée sur les ressources. Il ne manquerait plus qu'on exonère les propriétaires de chateaux sous le prétexte qu'ils n'ont pas de revenus (puisque leurs avoirs sont cachés dans des paradis fiscaux) :-)
Réponse de le 30/04/2015 à 9:43 :
"comme tu sembles l'ignorer l'ENFIA est une taxe foncière et je ne vois pas en quoi elle serait basée sur les ressources" : Relis mieux mon commentaire, Patrickb, je n'ignore pas que c'est une taxe foncière, puisque c'est EXACTEMENT ce que j'ai écris plus haut, et pourquoi ne serait elle pas soumise a des conditions de ressource, alors que c'est le cas dans les autres pays d'Europe ?
Réponse de le 30/04/2015 à 10:29 :
@V-v: Fx ne tolère pas qu'on le contredise, car il doit faire plaisir à sa copine grecque, même en disant des bêtises :-)
@Fx: Dans quels pays la taxe foncière est-elle fonction des revenus ? Tu te la raconterais pas des fois :-) Permet-moi de penser qu'un quidam qui a un bien de 200 000 euros ne peut être considéré pauvre, même s'il voudrait sans doute avoir plus :-)
Réponse de le 30/04/2015 à 11:13 :
Pour une fois d'accord avec Patrickb. La seule et UNIQUE taxe foncière à l'heure actuelle en Grèce est l'ENFIA qui a remplacé le fameux "Xaradzi" qui était directement prélevé via la facture de la compagnie publique d'électricité DEH. Donc, ce n’est pas une taxe additionnelle, mais bien le remplaçant de la précédente. L’ENFIA n’est plus prélevé via DEH mais doit être réglé annuellement via le site d’impôts publique Taxis.net .
Effectivement, une taxe foncière ne doit pas être soumis au niveau du revenu. Un bien immobilier est un « avoir » au même titre qu’une épargne. Un peu facile donc de considérer un « pauvre » multipropriétaire et lui exempté la taxe foncière. Par contre, il peut y avoir des exonérations basées sur d’autre facteurs, tels que le nombre d’enfant à charge, ou autre par exemple si le bien immobilier est aussi le lieu de résidence. Bien-sûr, pour les grecs dont la taxe foncière est assez récente, il peut y avoir ce brusque changement et se retrouver dans l’impossibilité d’honorer la taxe tout en ayant pas la possibilité de vendre ses biens à un prix raisonnable vu que le marché s’est complètement effondré.
Mais je maintiens que ce n’était pas une bonne idée de Syriza de demander son annulation avant les élections. Le réformer et le rendre supportable dans un premier temps pour ensuite atteindre un niveau raisonnable, comme partout en Europe est plus juste.
Réponse de le 30/04/2015 à 12:37 :
@V-v: et la syriza sur le gateau, c'est qu'il y a une taxe télé sur la facture d'électricité et une taxe portable sur la facture du portable. Donc, même si t'as pas de télé (ce qui, il est vrai doit être rare), tu paies quand même et bien que tu aies payé ton portable, tu dois quand même supporter une taxe additionnelle. Ils sont forts, non :-)
Réponse de le 30/04/2015 à 13:14 :
Quand l'administration fiscale est non-fonctionnelle la seule façon de faire rentrer l'argent est de "privatiser" la collecte, via des taxes indirectes perçues par les opérateurs de réseau (électricité, télécom, essence...).
Réponse de le 30/04/2015 à 18:08 :
"Pour une fois d'accord avec Patrickb. La seule et UNIQUE taxe foncière à l'heure actuelle en Grèce est l'ENFIA qui a remplacé le fameux "Xaradzi"" : non, il y avait deja une taxe foncière bien avant le xaratsi, qui n'a été instauré qu'il y a quelques années par la troïka. J'ai suffisamment de foncier en Grece depuis suffisamment longtemps pour le savoir !

"Dans quels pays la taxe foncière est-elle fonction des revenus ?" : Euh, en France par exemple, ou les revenus inferieur a 10 686 euros pour la première part + 2 853 euros pour chaque demi-part supplémentaire sont exemptés ? Comme dans beaucoup d'autres pays d'europe a ma connaissance ?
Sinon Patrickb, si vous voulez me contredire, il faudrait avoir des arguments !
Réponse de le 30/04/2015 à 18:32 :
D'ailleurs je dis une taxe foncière, mais il en existait en fait deux avant le xaratsi : une taxe foncière payée a l'etat, et une taxe foncière payée a la commune !
Réponse de le 30/04/2015 à 20:23 :
@Fx; tu essaies de noyer le poisson en mélangeant l'impôt sur le revenu et la taxe foncière :-) Et on ne cherche pas à te contredire, car tu le fais toi-même, mais à t'ouvrir les yeux sur la réalité du terrain. Mais bon, comme chacun sait, l'amour est aveugle. Espérons pour toi qu'elle ne soit pas trop moche, car ça aussi c'est pas gagné en Grèce :-)
Réponse de le 30/04/2015 à 20:49 :
Allez, j'avoue que je me suis trompé, parce que ce n'est pas moi qui fait mes comptes, mais ma logistria, avec plusieurs entreprises ce serait trop compliqué :

"Law 4223/2013 introduced the new property tax referred to as “uniform tax on real estate property” (“ENFIA”). The new tax, which is effective from 1 January 2014, replaces the previously applicable property tax regime, namely the Annual Property Tax on Real Estate (“FAP”) and the Extraordinary Real Estate Special Duty (“EETA”)"

Donc en fait l'ENFIA regroupe contrairement a ce que j'ai dit : la taxe d'habitation habituelle payée a l'etat, qui existe depuis fort longtemps, la FAP, et la taxe exceptionnelle, EETA (le fameux xaratsi). Par contre elle ne comprends toujours pas la “Property Fee” (TAP), qui est la taxe foncière payée a la commune, payée a part.
Voila, j'imagine que vous ne comprendrez rien, et continuerez a troller, mais au moins ça servira a d'autres !
Réponse de le 30/04/2015 à 21:24 :
"Espérons pour toi qu'elle ne soit pas trop moche, car ça aussi c'est pas gagné en Grèce :-)" : je vous passe l'inélégance et la bassesse de la réflexion, mais voila bien l'argument qui a définitivement fini de me convraincre que vous n'avez jamais mis les pieds en Grece, meme en vacances !
Réponse de le 30/04/2015 à 21:47 :
Fx, non, compris et t'as bien fait de rectifier.
Mais s'il est vrai qu'une taxe foncière existait depuis déjà un certain temps, elle n'existait que dans certaines agglomérations (Athènes, Thessalonique, etc..). Elle était inexistante dans la campagne du fait qu'il n'y pas de cadastre en Grèce. Ce n'est que récemment (2012) que la taxe foncière est apparu dans les campagne et encore, il faut impérativement déclaré ses biens immobiliers soi-même (du fait d'un cadastre incomplet). Donc, c'est assez nouveau pour beaucoup de grecs qui ne payaient pas ce genre de taxe parce qu'il n'yen avait pas tout simplement. Je le sais via des connaissances, donc c'est assez récent pour eux cette taxe.
Réponse de le 30/04/2015 à 22:16 :
"elle n'existait que dans certaines agglomérations" : non, j'habite a Kastro, qui doit bien avoir 800 habitants, et je confirme que je paye bien des taxes foncieres, et que j'en ai toujours payé.

"il n'y pas de cadastre en Grèce" : tiens, vous m'apprenez quelque chose, parce que de ce que j'en sais, il existe bien un cadastre en Grece, établi d'ailleurs par Napoleon ! Peut être incomplet (comme l'est le cadastre français d'ailleurs), mais quand j'ai fait construire le bornage était plutôt précis, difficile d'empieter chez le voisin, et je le repete, j'habite au fin fond de la Grece ...
Réponse de le 01/05/2015 à 13:26 :
@Fx : en France la taxe foncière est certes plafonnée mais
1) seulement pour la résidence principale
2) à un niveau quand même très élevé puisque la seule limite est 50% du revenu fiscal de référence (alors que la taxe d'habitation l'est à seulement 3,44%). Les créanciers de la Grèce accepteraient sans doute sans problème un plafonnement de l'ENFIA comparable à celui de la taxe foncière française !
Réponse de le 01/05/2015 à 15:12 :
Je ne sais pas si ils l'accepteraient, en tous cas nous en sommes a 3 taxes foncières en Grece dont 2 regroupées sous le meme nom, je persiste a dire que ça fait trop. Si vous avez une entreprise qui nécessite un tant soit peu d'espace, vous vous retrouvez a payer des sommes exorbitantes, car toute construction qu'elle soit personnelle ou professionnelle est concernée.
Il y a quelques années, je ne me souviens plus exactement, un proprietaire foncier devait payer 6 taxes foncières differentes (les taxes de l'année, plus des années rétroactive pour le xaratsi, plus des provisions pour l'année suivante).
C'est du délire, on ne fait pas reprendre l'économie en la ruinant, c'est absurde !
Réponse de le 06/05/2015 à 21:28 :
Là où je vous rejoins, c'est sur la nécessité, et encore plus pour un pays en grande difficulté économique, à taxer le moins possible ses entreprises, seuls créatrices de richesses et donc susceptibles de permettre une amélioration significative de la situation. C'est comme ça que l'Irlande en est sortie. Pour faire rentrer de l'argent il vaut bien mieux actionner la TVA.

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