Grèce : pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque

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Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque. Pourquoi ?
Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque. Pourquoi ? (Crédits : © Hannibal Hanschke / Reuters)
Malgré le référendum, Alexis Tsipras doit renoncer à parler de la dette ou risquer le Grexit. La chancelière refuse d'ouvrir le dossier, prise dans le piège de ses propres mensonges.

Les réactions allemandes au « non » grec massif lors du référendum du 5 juillet ont des airs de fins de non-recevoir. L'incapacité franco-italienne à représenter un contre-pouvoir effectif à la puissance allemande, le poids de l'opinion outre-Rhin, incarné par la une de la Bild Zeitung de ce mardi 7 juillet (une Angela Merkel coiffée d'un casque à pointe accompagné du titre « nous avons besoin d'une chancelière de fer »), la prédominance de la logique financière (représentée par une réunion de l'Eurogroupe précédant celle du Conseil) laisse à Alexis Tsipras le choix suivant : ou accepter un accord sans restructuration de la dette, c'est-à-dire trahir son mandat fraîchement renouvelé, ou se préparer au Grexit.

Le nœud de la dette et l'engagement de la chancelière

Car l'essentiel du problème qui déchire la zone euro réside bien dans cette question de la dette. Une question sur laquelle la chancelière allemande refuse d'avancer. Pourquoi ? Parce que c'est le cœur du discours d'Angela Merkel aux Allemands depuis 2010 : l'aide à la Grèce ne coûtera rien aux contribuables allemands. Lors d'une réunion électorale en mars 2010 en Rhénanie du Nord, elle avait proclamé : « pas un euro pour les Grecs ! » Et lorsque, pour « sauver l'euro » en mai, elle avait dû faire passer la pilule d'un prêt à Athènes, elle avait affirmé que ce prêt serait remboursé. Puis que les garanties du FESF (Le Fonds européen de stabilité financière qui a prêté à la Grèce à partir de 2011) ne seraient pas exercées. Et lorsque l'on s'est rendu compte que la situation devenait intenable, le discours sur le « manque de réformes de la Grèce » a pris le relais.

Les « promesses impossibles » d'Angela Merkel

Or, la chancelière a tenu à son peuple des promesses impossibles. Elle a trompé les Allemands en prétendant que les Grecs pourront rembourser leurs dettes. Le niveau d'endettement de la Grèce (177 % du PIB) est intenable, le rythme des remboursements place le pays dans une obligation de dégager des excédents primaires qui asphyxient une économie déjà dévastée. La rationalité, sur cette question n'est pas du côté allemand. Du reste, le refus de discuter de la question de la dette n'est pas argumenté par les créanciers. On se contente de prétendre qu'il n'y a pas d'urgence ou que ce n'est pas le problème. Mais dans ce cas, pourquoi alors refuser d'en parler ? Tout simplement parce que accepter de restructurer une dette détenue par les contribuables de la zone euro mettrait à jour ce mensonge originel des dirigeants européens à ces mêmes contribuables : celui que la cavalerie financière mise en place en 2010 est intenable. La chancelière allemande a fait prendre des risques inconsidérés à ses compatriotes et, aujourd'hui, sa seule ambition n'est que de le dissimuler derrière une diabolisation de la Grèce et un discours moral.

L'erreur des Européens

Cette volonté de se dédouaner de ses propres fautes est renforcé par le fait que la recette appliquée à la Grèce, celle d'une austérité aveugle, n'a fait encore qu'aggraver le problème. Si les deux restructuration de la dette privée, de 2011 et 2012, n'ont pas permis de réduire le taux d'endettement du pays, c'est parce que la troïka a imposé (souvenons-nous que cette troïka envoyait des ordres par mail aux ministres) une politique hautement récessive à la Grèce. Le PIB s'est effondré, le taux d'endettement a mécaniquement gonflé. Et l'on se retrouve dans l'impasse. Une impasse qui, là encore, va coûter cher aux contribuables de la zone euro. Mais comme ni la chancelière, ni ses collègues ne veulent accepter leur responsabilité, ils se cachent derrière une pseudo-mauvaise volonté grecque. Sauf que, là encore, l'argument ne tient pas. La Grèce a réalisé un ajustement budgétaire quasiment unique dans l'histoire, ses « efforts » mesurés par la baisse du PIB ne sont égalés par aucun autre pays, ni l'Irlande, ni l'Espagne, ni la Lettonie. Mais cette médication n'a pas fonctionné parce qu'elle n'était pas adaptée aux structures économiques de la Grèce. Le remède a donc été pire que le mal et a conduit à l'insoutenabilité de la dette.

Angela Merkel en difficulté

Face à une telle situation, Angela Merkel avait la possibilité de se montrer courageuse et d'expliquer ses erreurs aux contribuables allemands. Mais l'opération est bien trop risquée politiquement pour elle. Depuis 2010, la droite de la CDU et la CSU bavaroise, suivis à partir de 2013, les Eurosceptiques d'AfD, ne cessent de la mettre en garde contre les risques liés à cette politique grecque pour les contribuables. Accepter une restructuration de la dette aujourd'hui, ce serait pour la chancelière donner raison à ses adversaires de droite. Dans un contexte où, depuis janvier, la presse allemande, dans la foulée de Wolfgang Schäuble, a chauffé à blanc l'opinion contre les Grecs et où l'affaire des écoutes de la NSA avec la complicité des services secrets allemands a déjà coûté cher  à la chancelière en termes de popularité, cette dernière ne peut reconnaître ses erreurs sans risquer un effondrement politique. Qui laisserait une place libre sur sa droite.

Prise à son propre piège

En réalité, donc, Angela Merkel s'est prise à son propre piège. Non sans ironie, c'est précisément celui que la plupart des médias occidentaux reprochent à Alexis Tsipras : celui des promesses intenables et de la démagogie. Il est piquant de constater que lorsque le premier ministre grec entend défendre les retraites, il est unanimement taxé de démagogie, mais lorsqu'Angela Merkel protège à tout prix les contribuables allemands, elle est qualifiée de « raisonnable. » C'est qu'en réalité, nul en Europe n'a intérêt à voir la chancelière en difficulté politique. Surtout pas la France dont les élites redoutent par-dessus tout une sortie de l'Allemagne de la zone euro. Or, beaucoup craignent que sans le « bouclier » Angela Merkel, la première économie de la zone euro soit tenté de quitter l'UEM. Dès lors, il n'y a pas d'autres solutions que de tenir un discours d'une grande dureté à l'encontre de la Grèce. Quant aux Sociaux-démocrates, ils sont durs avec la Grèce pour cette même raison : aujourd'hui, ils ne peuvent gouverner qu'avec Angela Merkel...

La complicité européenne

Les créanciers européens font un calcul simple : affaiblir Angela Merkel, c'est prendre le risque d'une sortie de l'euro de l'Allemagne. Pour éviter cela, il faut absolument couvrir les mensonges proférés aux électeurs et aux contribuables de la zone euro depuis 2010. Comment ? En accablant la Grèce, en affirmant qu'elle est seule responsable de ses maux, qu'elle est irréformable et que son gouvernement est aux mains d'extrémistes démagogues. Peu importe que le gouvernement grec ait à plusieurs reprises renoncé à de grandes parties de son programme et qu'il ait accepté le 22 juin un plan d'austérité de 8 milliards d'euros. Ce qu'il faut, c'est absolument interdire le discours sur la dette qui pourrait mettre à jour les mensonges décrits ci-devant. Et donc fustige l'irrationalité grecque qui cache l'irrationalité des créanciers. Pour résumer la logique dominante dans la zone euro est la suivante : il vaut mieux que la Grèce sorte de la zone euro plutôt que l'Allemagne. On comprend mieux alors la passivité franco-italienne. Et pourquoi la Commission européenne n'a pas fait, comme le FMI, son mea culpa sur l'austérité.

Le plan en cas de Grexit : une communication bien rôdée

C'est la logique du plan présenté ce matin par la Bild Zeitung. Angela Merkel laisserait la Grèce sortir de la zone euro. Athènes procéderait alors logiquement à un défaut unilatéral. On aura donc ce défaut nécessaire, mais l'Allemagne ne l'aura pas voulu, ni provoqué. On poussera des cris d'orfraies pour la forme à Berlin, fustigeant ces « bolchéviques » qui volent les contribuables allemands. Ces derniers pourront alors payer la facture en étant persuadé que la chancelière a défendu jusqu'au bout leurs intérêt et que l'affaire est maintenant réglé par le Grexit. Angela Merkel sera la grande gagnante politique de l'opération. Les Eurosceptiques pourront critiquer les plans de 2010, mais la chancelière aura beau jeu de leur répondre que sans la « gauche radicale » grecque, son plan aurait fonctionné. Fermez le ban.

L'opération de communication est donc parfaite. La diabolisation du gouvernement grec n'a aucune autre fonction que celle de sauver la position d'Angela Merkel. Reste une question : est-ce la fonction du projet européen d'assurer le projet politique d'un dirigeant, fût-elle la plus puissante d'Europe ?

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Commentaires
a écrit le 14/07/2015 à 22:52 :
Merci de corriger les coquilles suivantes, ou de payer un correcteur...

- Cette volonté de se dédouaner de ses propres fautes est renforcéE
- Si les deux restructurationS de la dette privée
- Depuis 2010, la droite de la CDU et la CSU bavaroise, suiviEs à partir de 2013, PAR
- la première économie de la zone euro soit tentéE de quitter l'UEM.
- On poussera des cris d'orfraie(s) pour la forme à Berlin,
- Ces derniers pourront alors payer la facture en étant persuadéS
- que la chancelière a défendu jusqu'au bout leurs intérêtS et que l'affaire est maintenant régléE
a écrit le 11/07/2015 à 20:18 :
Bonjour à tous. N'oublions tout de même pas que l'Allemagne n'a jamais remboursé sa dette à la France. Plus de 14 milliards de reichmark pillés par l'Allemagne à la France pendant la guerre 39-45. Certe, l'accord de Londres à consenti un effacement de la dette à hauteur de 40 pour cent. Il reste donc plus de 9 milliards à rembourser à la France.(sans compter les intérêts). Je me demande pour quelle(s) raison(s) les politiques dans notre exagone n'en parle pas. Je me demande pourquoi les médias ne traitent pas ce sujet. Aucun abord de ce thème sur la dette de l'Allemagne à la France pendant les commémorations..... non plus!......
a écrit le 11/07/2015 à 11:29 :
Excellent article, tout comme votre précédent, d'ailleurs. Très drôle de lire certains commentaires... Décidément, passion n'est pas raison et la Tribune aura fait mon bonheur pendant cette crise grecque.
a écrit le 10/07/2015 à 19:16 :
Merckel devrait faire des cadeaux aux allemands en baissant les impôts et taxes comme ça elle aurait des dettes comme les autres et au moins ils en profitent plutôt que d'économiser pour les autres.
a écrit le 10/07/2015 à 18:13 :
En final Hitler n'a pas perdu la guerre. L'Allemagne avec Merkel dispose des pays européens comme elle veut.
a écrit le 10/07/2015 à 16:42 :
Ce sont les traités éuropéens même qu'il faut revoir.
La loi du plus fort dans une union entre membres aussi inégaux ne peut mener qu'à l'échec ou au néocolonialisme. (Républiques bananières, satellites germaniques)
a écrit le 10/07/2015 à 0:04 :
Il faut aussi voir ce qui se passera le coup d'après. Si la Grèce sort de la zone Euro, la monnaie unique va exploser à plus ou moins long terme. C'est tout simplement défaire en une fois tout ce qui a été (mal) construit jusqu'ici. Le chaos, purement et simplement.

Mais vous avez raison sur un point, Tzipras et Merkel jouent habilement à se refiler la patate chaude : qui sera responsable de ce fiasco ?
a écrit le 09/07/2015 à 22:06 :
La politique européenne est dictée par le gouvernement US. Les mesures qui sont prisent ne sont pas au bénéfices des européens mais au seul profit des US qui nous affaiblissent. Les présidents des états européens sont complices et la situation des pays européens est telle que cela devient difficile à cacher. Il y a toujours un moment ou la vérité fini par éclater.
Merkel est coincée entre ces promesses pour faire plaisir à Washington, la réalité des finances qui lui imposerait naturellement de demander à la Grèce de sortir de l'union européenne et le chantage de Tsirpas qui ne fera pas sortir la Grèce
a écrit le 09/07/2015 à 21:33 :
1953...Bteon woods amnésie teutone
a écrit le 09/07/2015 à 20:00 :
L'allemagne se reêverait-elle (encore une fois) en Reich?
a écrit le 09/07/2015 à 17:53 :
Certes, cependant j'encourage vivement à écouter le discours de Guy Verhofstadt devant Tsirpas au parlement européen.

Les grecs n'ont rien produit, ni plan, ni projet, ni réforme crédible susceptible de réparer leur société qui reste un gouffre à fric. Dans ces conditions, pourquoi continuer à donner ? Et c'est le fond du problème. La restructuration n'est pas vendable en l'état avec tous les populistes qui rodent et menacent l'Europe d'éclatement
a écrit le 09/07/2015 à 12:51 :
Si l’économie grecque pouvait avoir la méme productivité impressionnante que Godin , qui débite 5 articles par jour pour soutenir ses potes de SYRIZA, Athènes serait tiré d'affaire!
a écrit le 09/07/2015 à 7:07 :
Le problème, et mr Varoufakis l'a expliqué c'est que la Grèce est insolvable. Et un type surendetté, on ne lui propose pas un crédit revolving sauf à vouloir qu'il ne puisse jamais vous rembourser.
Quand les déboires de la Grèce ont été connues, Mme Merkel et Mr Sarkozy ont "géré" le dossier mais aujourd'hui seule reste en lice la grosse.
L'Allemagne sortant de l'Euro ? vous rêvez, le système exploserait et la Deutsche Bank ferait faillite instantanément.
Tout le sale boulot de Draghi est justement de ne pas restructurer les dettes, c'est pour cela qu'on a fait appel à un expert mondial en comptabilité truquée
a écrit le 08/07/2015 à 22:13 :
"Mais dans ce cas, pourquoi alors refusé d'en parler ? "
"mais l'Allemagne ne l'aura pas voulu, ni provoquer"

Sinon la thèse de la sortie de l'Euro de l'Allemagne est pas mal.
Du portnawak de journaliste explosé.

Vous allez suivre Varouflakis et démissionner ?
a écrit le 08/07/2015 à 20:57 :
"Mais dans ce cas, pourquoi alors refusé d'en parler ? "
"mais l'Allemagne ne l'aura pas voulu, ni provoquer"

Sinon la thèse de la sortie de l'Euro de l'Allemagne est pas mal.
Vous allez suivre Varouflakis et démissionner ?
a écrit le 08/07/2015 à 19:10 :
Et si le FMI rachète les dettes européennes ? C'est une probabilité. Et la Grèce quitte l'UE. Quelles conséquences ? A part le fait que les européens se verront ridiculisés face aux américains !
a écrit le 08/07/2015 à 17:41 :
Probablement un peu caricatural mais surement pas completement faux. Ben oui au "nord" on a pour habitude de ne dépensser que ce que l'on a, au "sud" on a une préférence pour vivre à credit. Peut-être un jour deux Europes : l'Allemagne et les pays nordiques (tournés vers l'est), la France, l'Italie, l'Espagne la Grece et les autres pays du sud (tournés vers le sud).
a écrit le 08/07/2015 à 15:03 :
Alors, là, il faut qu'on se relaxe un peu, l'hystérie n'aide pas: me situant ds le milieu centre-gauche et ayant participé tjs aux échanges internationaux pr comprendre mieux les opinions d'autres pays de possiblement toutes les perspectives, l'article tente à mon avis de construire/renforcer une angoisse de la super-puissance allemande avec la chancellière teutonne-lutherienne maniaque d'austérité, image tj bienvenu et tj bien faut!
Pour cela:
1. La liaison entre discussion de la dette grèque et le promesses intenables de Merkel: CHACUN mais vraiment CHACUN en Allemagne sait que le cas grèque coutera cher dans tous les scénarios (pour chacun en Europe), personne ne pense aucune seconde à cette promesse d'autrefois, l'intention de construire un tel article, je ne sais pas?
2. 'La complicité européenne' et un calcul simple: L'auteur construit un choix entre un Grexit et une sortie de l'euro de l'Allemagne, je ne sais pas non plus ce qu'il intend avec ce cas - la sortie de l'Allemagne de l'euro? Je suis trop vieux pr essayer de nouvelles drogues, mais je veux quand meme savoir...
3. Sans commencer avec les détails des divers traités, j'ai l'impression qu'il y a une bonne semaine-avant le référendum- , le 'Oui' aux concessions supplémentaires était assez difficile à atteindre parce que les pays membres de l'euro de l'est de l'europe étaient stupéfié du comportement du gouvernement grècque.
Après le départ soudain (pas la première fois) et l'annonce du référendum, pas mal de membres de tte la zone euro étaient STUPEFIE.
Après le référendum -qqn a promis une solution au cours de 48h, c'était qui?- les gouvernements européens sont venus a Bruxelles pour entendre les idées du nouveau ministre grècque, et qu'est-ce qu'il a présenté? Rien, absolument rien!

Je suis sur que Merkel n'a pas de problèmes avec des aides financières après que qq réformes soient réalisées (il y en a des gens en Allemagne qui auraient des pbs avec, c'est clair), mais elle veut etre au moins un tout petit peu sur que les promesses soient claires et réalisées avant, le nouvel gouvernement grècque a réalisé rien que des jeux jusque maintenant.

En plus, le fait que les dettes font tj l'objet de discussion me semble étrange, les faits sur ce sujet, on peut les lire ds le commentaire de 'gmart' de 8:42h.
a écrit le 08/07/2015 à 14:44 :
Vraiment un excellent article !! Merci beaucoup
a écrit le 08/07/2015 à 13:16 :
Comment est il envisageable que les européens puissent avoir peur de la sortie de l'Allemagne??? 85% des exportations allemandes se font sur le marché européen: si l'Allemagne sort il lui arrivera la même chose que la Suisse récemment: une monnaie surévaluée qui l’empêchera d'exporter et ruinera son commerce extérieur !
a écrit le 08/07/2015 à 9:09 :
C'est Tsipras et non Merkel qui est en difficulté. Il a promis l'impossible et n'a rien obtenu. Son problème ce n'est pas la dette dont le service est tout à fait gerable, mais la confiance détruite dans son économie.
a écrit le 08/07/2015 à 8:42 :
Alexis Tsipras doit renoncer à parler de la dette tout simplement parce qu’il n’y a plus de problème de dette depuis la dernière restructuration et ce jusqu’en 2023 !

Le gouvernement Grec fait preuve d’une mauvaise foi extraordinaire en parlant d’une dette insoutenable, ce qui est totalement faux, car évidemment ce qui compte ce n’est pas la dette totale mais la charge de la dette, or celle-ci représente 6 milliards pour une dette de 320 milliards. Le taux d'intérêt réel est de l'ordre de 2%, soit beaucoup moins que l’Espagne ou l’Italie et environ aux même niveaux que la France et l’Allemagne. La dette grecque à une maturité de 16 ans, soit beaucoup plus que tous les autres pays européens. Malheureusement cette idée d’insoutenabilité est trop souvent relayé par les media européens, et même par des publications normalement sérieuses.
Le premier créditeur de la Grèce est le fond de stabilité européen (EFSF) avec 45% de la dette, une maturité moyenne de 32 ans, des intérêts de 1,5% sur cette tranche, et un remboursement du capital pas avant 2023. La Grèce a déjà bénéficié d’un plan d’aide sans précèdent, inédit dans l’histoire, et grâce à la bienveillance de ses amis européens (et en particulier l’Allemagne) qui sont aujourd’hui insultés (de terroriste, nazi et j’en passe) par un parti extrémiste scandaleux.

Mr Godin entretien la dangereuse idée que tout est de la faute de l’Allemagne et que les grecs sont les victimes. Or après un premier effacement de dette de plus de 100 milliards, la Grèce s’est engagé dans des reformes difficiles qui commençaient à porter leurs fruits fin 2014, mais tous ces efforts ont été anéantis par un retour en arrière sans précèdent de Siriza qui a menti au peuple grec avec des promesses populistes complètement irréalistes. Depuis 6 mois ce parti n’a rien fait, ni rien reformé, et a précipité son pays dans la catastrophe.
Par ailleurs, si beaucoup d’efforts ont déjà été consenti, énormément de promesses n’ont pas été tenues depuis 5 ans (réforme structurelle de l’état, privatisations etc…), il est donc de bon sens de demander des engagements d’abord et de consentir a une nouvelle restructuration ensuite. Pourquoi les allemands (et les français !) devraient partir à la retraite a 67 ans pour permettre aux grecs de partir à la retraite a 60 ou 62 ans ?

La Grèce a toute sa place dans l’Europe et l’Euro, mais elle doit en accepter les règles ou c’est toute l’Europe qui explosera. Car alors si on accepte les demandes farfelues de ce parti d’extrême gauche, qu’est ce qui empêchera les autres partis extrémistes d’Europe de s’emparer du pouvoir sur la base de promesses complétement irréalistes et démagogiques ? Stop à la démagogie, oui a la responsabilité. Heureusement que l’Allemagne, champion dans ce domaine, est là pour nous ramener aux réalités. Car force est de constater que la France a toujours eu tendance a ressembler beaucoup plus au Sud dépensier qu’au Nord européen responsable...
a écrit le 08/07/2015 à 8:01 :
Monsieur Godin,

Je vis la plupart du temps en Grèce. Je vous lis depuis des mois. Je tiens à vous dire que je traduis (comme je peux) ce que vous dites en anglais pour tenter de redonner le sourire à mes amis grecs. La limpidité et la justesse de vos raisonnements, votre vision qui éclaire tous le jours le brouet particulièrement opaque de la cuisine européenne participe à fortifier la resistance de ce peuple.

Alors, ce matin, après avoir expliqué la fourberie de ce qui va se passer ( car ça va se passer!), je voulais juste vous dire : MERCI monsieur Godin.

Thierry
a écrit le 08/07/2015 à 7:49 :
c'est curieux cette façon de se focaliser sur madame merkel. Ils sont 29 chefs d'état à table, décident à l'unanimité (sommet européen) mais à la fin, dans les médias, c'est "madame Merkel qui veut" ou les "retraités allemands". Et si on disait l'Eurogroupe (19 états) a décidé, le Conseil européen a décidé. Je rappelle non seulement la règle de l'unanimité mais aussi que chaque pays compte pour une voix. Ne tombons pas ds le piège de la focalisation xénophobe. C'est l'Europe entière qui s'oppose au gouvernement grec.
a écrit le 08/07/2015 à 4:26 :
Pourquoi la rigueur a fonctionné au Portugal et en Espagne, mais pas en Grèce ? A lire Mr Godin, la Grèce n'est absolument pas responsable de son endettement. C'est aussi pénible à lire que les articles pro-Schauble, à l différence près que c'est un peu plus original.
La sortie de l'Allemagne de l'Euro aurait effectivement été une bonne chose pour une grande partie de l'Europe, il y a quelques années. Est-ce encore le cas ?
Réponse de le 08/07/2015 à 7:54 :
Demandez aux Espagnols , aux Portuguais et même aux Irlandais si les plans ont marchés !
Ces trois pays ont vu leur jeunesse partir vers d'autres cieux pour pouvoir survivre et le bol d'oxygène qu'ils ont obtenus en 2015 est du a la baisse de l'€ en 2014 et celui du baril de pétrole ..... toute chose qui n'ont strictement rien avoir avec la politique de l"europe".
Pourquoi vu des states , du FMI et de l'OCDE cette politique parait maintenant comme irrationnelle et contre productive ?
Il n'y a plus qu'en Europe qu'un groupe de croyants se prosterne 5 fois par jour vers "francfort" en récitant des mantras vides de sens.
Réponse de le 19/07/2015 à 0:37 :
Il y a quelques jours, je lisais un texte écrit par un Portugais, ennemi de la rigueur, dans lequel il décrivait les mesures de rigueur imposées à son pays. Bien plus légères que celles qui furent imposées à la Grèce....
De toute facon, là aussi, la rigueur n'a pas du tout fonctionné. Certes -pour le moment- certains chiffres prospèrent, mais les gens sont malgré cela de plus en plus plongés dans la misère.
Quant à la Grèce, elle a perdu en 5 ans 27% de son PNB. Du jamais vu en temps de paix. Même en temps de guerre: pendant la Grande Guerre qui n'était sûrement pas bénéfique pour l'économie francaise, la France perdit un pourcentage moindre de son PNB. Alors...
a écrit le 07/07/2015 à 23:41 :
Bon article. Mais il ne faut pas sous-estimer l'impact d'une sortie de la Grèce de l'euro. Non pour des raisons techniques, mais parce que d'autres peuples européens, vont s'apercevoir, si la Chine n'avance plus en raison du krach boursier, et si le monde replonge à nouveau dans la récession, que l’adhésion à l’euro offre plus, pour eux, d’inconvénients que d’avantages, une fois ce même euro généré dans un cadre ordo-libéral et monétariste tout à la fois.
a écrit le 07/07/2015 à 23:23 :
Le fond du problème c'est les spéculateurs américains de Goldman Sachs, à l'origine de la crise.. L'Allemagne qui refuse le rbt de se detta d'après guerre et le système qui veut que l'église ne paie aucune taxe alors qu'elle est propriétaire de 55% du territoire grec. Bien d'autres choses ignorées volontairement par les gouvernements des autres pays..il faut bien évidemment trouver un coupable et un responsable à cette crise.. Mais ce n'est pas le petit peuple qui peut tout juste survivre alors que des membres du gouvernement ont près de 16villas dans les endroits les plus huppés du pays..et ce n'est pas grâce à la fortune personnelle de ces personnes mais bien grâce au détournement de l'argent de l'État grec depuis de nombreuses années..
a écrit le 07/07/2015 à 22:34 :
Décidément, à en lire certains, il est clair qu'ils ne lisent même pas les articles, juste les gros titres. La preuve que pendant six mois, leur discours "moralisateurs" et théories fumeuses voulant comparer un individu à une nation n'ont pas changé d'un iota. J'invite tous les négationnistes à changer de disque. Si pas, restez silencieux : on dit que le silence rend une personne intelligente ....
a écrit le 07/07/2015 à 21:45 :
Bravo Monsieur, vous venez de signer un excellent article qui dénote de tout ce qu'on peut lire... alors même qu'il correspond à ce que savent tous les Français qui se sont penchés sur la question ! Et ils sont nombreux, puisque le sondage publié sur le Parisien évalue à 58% le nombre de Français considérant que Tsipras a raison de mener un bras de fer contre l'UE... et que les articles sur la Grèce ont été 4 fois plus partagés que ceux sur l'attentat-fait-divers(ion) en Isère, y compris le jour-même. ;)

Je ferais juste une nuance en disant que si les Grecs ne payent pas (et ils ne paieront pas, puisqu'ils ne le peuvent pas, comme toute personne physique ou morale prise dans un système de cavalerie), il n'est pas sûr que les contribuables payent à leur place !!
En effet, en faisant tourner un micro-poil plus vite la planche à billet, on aurait tôt fait d'effacer la totalité de la dette grecque (2,5% de la dette publique de la zone euro...) de façon totalement indolore !
Et même si cela créait 2,5% d'inflation (mais sûrement beaucoup moins), et bien ce serait tout bénéf pour notre balance commerciale (l'euro étant largement surévalué) et pour les emprunteurs - c'est-à-dire le peuple dans sa quasi-totalité (et sur toute la zone euro, Allemagne comprise !).
Entre les retraités par capitalisation allemands qui verraient éventuellement leur retraite baisser de quelques euros, et les retraités grecs dont la pension a déjà été amputée de 45%, je crois qu'il n'y a pas photo !
Par contre, en cas de Grexit, je souhaite bonne chance aux retraités allemands : car il y a de fortes chances pour que la bourse s'effondre.
Mais la roue tourne, dit-on... ;)
a écrit le 07/07/2015 à 20:35 :
Eh bien non, et c'est la raison pour laquelle le probleme actuel de l'Europe est bien Merkel, apres tant d'autres dirigeants de plusieurs pays qui dans l'histoire ont essaye d'unifier l'Europe en l'asservissant. Merkel represente la derniere perversion du projet europeen. Donc il faut se debarrasser de Merkel et rendre impossible la reemergence d'un tel personnage. Pour cela, il faut a la fois se debarrasser de l'austerite et instaurer une democratie europeenne a meme d'en finir avec cet echeveau economique, diplomatique et administratif au milieu de laquelle elle est assise comme une grosse araignee immobile.
a écrit le 07/07/2015 à 20:34 :
Et pourquoi donc les contribuables allemands, ou belges, ou français, ou espagnols, ou lettons, devraient-ils payer des impôts pour payer les dettes des Grecs à leur place ? Les Grecs forment un peuple adulte. Quand on est adulte et fier, on gagne sa vie et on paie pour soi-même.
Réponse de le 07/07/2015 à 20:55 :
hmmm... ce commentaire me fait clairement dire que vous n'avez rien compris de cette "dette" à l'instar de "Gargamelle" un peu plus bas ou alors vous devriez arrêter de regarder nos journaux télévisés, nos quotidiens et davantage chercher des informations sur les blogs de très serieux économistes ou particuliers compétents qui ne sont pas aux ordres.
Réponse de le 07/07/2015 à 21:53 :
Cassandre : en réalité, personne ne va payer : ni les Grecs, ni nous !! La macro-économie n'a aucun rapport avec la comptabilité de votre foyer !! Pour la bête raison qu'un foyer ne possède pas de planche à billet. Ce qui change tout. Lisez donc mon commentaire ci-dessus, si vous n'avez pas le temps d'écouter Jacques Sapir, Jacques Généreux, Thomas Piketty, Frédéric Lordon ou autres passionnants économistes français.
Réponse de le 19/07/2015 à 0:40 :
Ce marronier « du retraité X » ou du « contribuable X » (vous pouvez remplacer X par la nationalité de votre préférence) est une grosse bourde, destinée à déclencher les réactions populistes.
Selon les montages financiers proposés par Varoufakis (et par pas mal d’économistes compétents), les parties de la dette grecque détenues par les Etats seraient transférées à la BCE et là, restructurées sans que les budgets des Etats -et donc ces fameux retraités ou contribuables- soient lésés.
Or, cela crée des soupçons d’une monétisation de la dette -et pas seulement de la dette grecque, mais aussi de celle de tous les autres pays qui furent lourdement endettés pour sauver le secteur financier.
a écrit le 07/07/2015 à 20:09 :
Dans la famille nous avons organisé un référendum pour savoir si nous remboursons nos emprunts bancaires. A 80% nous avons dit "non". Ce matin je suis donc aller voir ma banquiers pour lui dire que nous étions d'accord pour parler d'une renégociation de notre dette, mais qu'en attendant elle serait gentille de nous accorder une autorisation de découvert important. C'est incroyable elle n'a pas voulu suivre notre choix démocratique.
Réponse de le 07/07/2015 à 21:58 :
Mdr !! Ceci dit, je vous signale - juste au cas où ça vous arriverait - que vous avez la possibilité de monter un dossier de surendettement, afin de ne pas crever la gueule ouverte - chose à laquelle la Grèce n'a pas accès - et doit donc crever la gueule ouverte.
Réponse de le 07/07/2015 à 22:14 :
Ce message qui se voudrait avoir valeur d'exemple ironique, est d'une bêtise affligeante et dénote surtout une méconnaissance totale de l'économie. A sa décharge, il s'agit là de l'exemple tarte à la crème diffusé ad nauseam par nombre de médias ou de commentateurs. Ah ! le mythe de gestion du bon père de famille a la peau dure !
a écrit le 07/07/2015 à 19:54 :
Ici, comme souvent avec Romaric Godin, on découvre des aspects méconnus ou nouveaux, qu'on ne trouve pas chez les perroquets de la grande presse, qui répètent presque tous les mêmes antiennes.
Réponse de le 07/07/2015 à 20:40 :
Oui Godin c'est psychédélique
Réponse de le 08/07/2015 à 4:28 :
@ Pedro
:-))))
a écrit le 07/07/2015 à 19:43 :
Beaucoup s'étonnent des mensonges et du clientélisme des hommes et des femmes politiques à propos de l'UE, à commencer par Romaric Godin.

Mais c'est toute cette construction européenne qui est un énorme mensonge : mensonge d'abord sur la soi-disant paix qu'elle aurait apportée alors que tout le monde sait bien que c'est la dissuasion nucléaire entre l'est et l'ouest qui l'a permise, mensonge ensuite sur la solidarité entre les dirigeants et les peuples, or tout le monde tire à boulets rouges sur tout le monde et ne veut payer pour personne, mensonges encore sur la prospérité et le plein emploi que devaient nous apporter l'euro, on en voit aujourd'hui les merveilleuses conséquences.

Et dire qu'il y en a encore qui croient à ce foutoir et qui espèrent que ça va s'améliorer... C'est vraiment pathétique !
a écrit le 07/07/2015 à 17:54 :
L"erreur MAJEUR de Mme Merkel - bien aidée par M. Sarkozy il faut le rappeler - est cette phrase qui a jeté toute l'Europe dans le chaos. Nous sommes dans une économie ouverte et financiarisée. En disant que l'Allemagne que l'Europe ne ferait rien pour la Grèce elle a jeté non seulement la Grèce en pâture aux marchés, La Grèce n'ayant aucun moyen de se defendre car la politique monétaire est décidée par la BCE. Ainsi on a déclenché la crise des dettes souveraines de la zone euro qui n'étaient en rien excessives si comparées à leurs homologues aux USA, auy UK ou au Japon. On a donné un signal tres puissant aux marchés qui se ont précipités pour attaquer ensuite l'irlande qui fut la 2nde à craquer, le portugal .etc ... la mécanique infernale était enclenchée qui fit tombée l'irlande puis le portugal et pour peu l'espagne et l'italie
Mme Merkel (et le reste de l'union) n'avait qu'un mot à dire:" si vous attaquez la Grece vous attaquez l'allemagne , vous attaquez l'Europe". Les evenements suivant nous l'ont montré : les mots sont puissants ; a peine M. Draghi ... des ANNEES APRES ... a t il évoqué cela que les taux d'intérêts en Espagne en Italie chutèrent.
Cela n'aurait certes pas résolu les problèmes structurels de la Grèce ou des autres pays. les reformes dans chacun de nos pays sont nécessaires , y compris en France et au niveau des institutions Européennes. Mais cela aurait éviter la contagion vers d'autres pays autrement plus solides et plus compétitifs (on peut penser à l'irlande), permis d'organiser une réponse politique en Grèce et en Europe, et certainement évité une austérité de l'ampleur que nous avons connue.

Rappelons nous des proportions à l'époque : la Grèce craque car elle devait financer un deficit de 40 milliards d'euro, soit 10% de son PIB dans un moment de panique sur les marchés qui vendent la dette grecque.
Réponse de le 07/07/2015 à 19:42 :
Oh la, la, ...c'est dur ! Quelle histoire !
a écrit le 07/07/2015 à 17:02 :
"Reste une question : est-ce la fonction du projet européen d'assurer le projet politique d'un dirigeant, fût-il le plus faible d'Europe ?"^^,,,
a écrit le 07/07/2015 à 16:55 :
En résumé : La Grèce vit aux dépends du reste de l'Europe depuis 30 ans, par son vote elle a clairement indiqué qu'elle n'envisage pas de faire des réformes de structure mais souhaite rester comme avant dans l'Euro (Pas fous), et les contribuables des autres pays d'Europe (i.e. Nous tous) sont des dangereux terroristes Nazis... Logique implacable.

La Grece emprunte de l'argent pour payer ses dépenses courantes (elle dépense déjà plus qu'elle ne gagne même sans rembourser ses emprunts, (i.e. en déficit primaire), ce qui prouve bien que le problème de la dette est secondaire).
Elle accuse l'Europe (c'est à dire nous) de ne plus lui donner assez d'argent en plus pour qu'elle puisse continuer de le dépenser sans rien changer (c'est donc nous les méchants).
La question que l'on peu poser aux grecs n'est même pas "quand rembourserez vous ?" (tout le monde sait qu'ils n'ont pas l'intention de nous rembourser, et que les emprunts sont considérés comme des dons), mais déjà "quand pensez vous arrêter de nous demander encore de l'argent en plus" ?.....
Nous (les Français) avons déjà prêté (donné en fait) 40milliards d'euros aux grecs. Est on prets à continuer pour la beauté du geste, sachant que nous sommes tout autant en déficit et que l'état Français va devoir encore augmenter nos impôts pour que nous puissions payer les Grecs ?
C'est encore plus difficile à avaler pour les nouveaux pays de l'EuroZone (qui sont tout autant traités par Tzipras de Nazis/Terroristes) et qui se voient demander de payer aussi des impôts supplémentaires pour des Grecs alors que ceux ci ont une meilleure retraite avec un départ en moyenne à 55ans, des avantages sociaux supérieurs, qu'ils ont reçu des aides pendant 30 ans, et qui n'envisagent toujours pas de payer leurs impôts, de taxer les armateurs, ou de mettre en place un cadastre...
Édifiante logique de Solidarité... qui risque bien de tuer l'Europe
Réponse de le 07/07/2015 à 19:21 :
Merci de lire l'article avant de commenter. Celui-ci est totalement en désaccord avec vous et votre commentaire n'est en rien son résumé.
Réponse de le 08/07/2015 à 14:24 :
les dirigeants de plusieurs pays des Balkans sont furieux de voir la Grèce en passe d'obtenir un nième plan d'aide étant donné les efforts qu'ils ont eux-même fournis depuis des années.
D'une manière générale, l'Europe renvoie au monde une image désastreuse sur sa capacité à résoudre un problème qui représente 2% seulement du PIB de l'UE.
a écrit le 07/07/2015 à 16:05 :
comme un echo à ma précédente intervention , le ministre grec est venu aujourd'hui à l'Eurogroupe avec des propositions orales.... pas eu le temps d'écrire . Je rappelle qu'avant le réferendum un autre menteur Varoutatis avait dit que l'accord serait signé en 48H
a écrit le 07/07/2015 à 15:53 :
Ou est l'esprit d'Europe ?
Seuls le nationalisme et le mercantilisme tiennent le devant de la scène. Quelle déception.
Les hommes politiques européens ne sont pas à la hauteur et n'ont aucune vision digne de ce nom.
Quant aux peuples ils sont manipulés et flattés par leurs instincts les plus bas.
Réponse de le 08/07/2015 à 8:07 :
Renseignez-vous sur les personnages qui ont cree l'Europe et vous trouverez rapidement beaucoup de choses a mediter...
P.S. Je ne suis pas anti-americain mais anti-imperialiste, en tout cas dans la facon dont il est applique par les dirigeants americains.
a écrit le 07/07/2015 à 15:50 :
La dette grecque ancienne est ce quelle est, c'est à dire non remboursable dans un délai prévisible. Tous les acteurs financiers savent l'évaluer. Le fait de dispenser les emprunts d'état grecs d'intérêt devrait aller de soi et ne changera pas la valeurs des portefeuilles détenant des créances grecques. La question porte sur les nouveaux emprunts dont la Grèce a besoin. Il semble qu'aucune banque ni aucun état de la zone euro ne soit prêt à prendre de ce papier là. C'est donc le choix de la Grèce de sortir de la zone si elle n'est pas prête à équiliber ses comptes intérieurs. Comme le problème de la Grèce n'est pas d'équilibrer sa balance commerciale, dévaluer en grexit n'est pas vraiment la solution.
a écrit le 07/07/2015 à 15:47 :
Article très révélateur des obsessions antimerkelliennes ou antiallemandes de beaucoup de journalistes proches de la gauche radicale traitant de la crise grecque. Les Allemands ont le profil idéal du bouc émissaire pour des raisons historiques bien connues; et Messieurs Tsipras et Varoufakis ont tout en finesse fait les allusions nécessaires, relayés par une partie de la presse grecque qui n'a pas hésiter à présenter Madame Merkel, comme un nouvel Hitler, et Monsieur Schäuble en uniforme SS ( se gardant bien de le montrer en fauteuil roulant...). Peu importe. Il est dommage que le débat soit aussi manichéen. Bien entendu, l'Allemagne a sa part de responsabilité dans le désastre qui s'annonce, les autres pays de l'union européenne également, mais la Grèce ne peut pas s'exonérer de toute responsabilité non plus, ce ne sont pas les Allemands qui ont élu pendant des dizaines d'années des politiques clientélistes et corrompus ou omis de mettre en place un appareil administratif et fiscal digne de ce nom, et il me semble que la Grèce serait restée un pays en voie de développement, si elle n'avait pas bénéficié depuis trois décennies d'une aide massive de cette Europe à présent honnie. On ne peut pas injurier ceux qui vous prêtent de l'argent ( des "terroristes" , ou des" néonazis"...) et en même temps exiger qu'ils vous aident en permanence. On décrit les Grecs comme un peuple fier; je veux bien. Personnellement je serais très triste et peu fier si les dirigeants de mon pays devaient passer leur temps à solliciter l'aide de puissances extérieures pour que je puisse vivre décemment.
Réponse de le 07/07/2015 à 19:59 :
Oui; le constat est triste mais ok avec vous.
Je vis en France avec moins de 500 euros par mois, sans être assisté: je suis écolo, pragmatique, anti-gaspi et j' ai toujours appris à vivre avec ce que j' avais sans exiger des autres.
Je n' arrive pas à victimiser les peuples qui vivent au dépend des autres, surtout s'ils les dénigrent. J' ai vécu en Corse et j' ai eu exactement la même impression; sauf que la France ne demande pas de compte à "nos chères îles" farcies de privilèges.
a écrit le 07/07/2015 à 15:36 :
Encore un article orienté et bourré d'erreurs et d'interprétations abusives. c'est tellement facile d'attaquer les puissants et de défendre ces pauvres grecs innocents.
Mensonge politique ou pas,il a fallu sauver la Grèce en 2010/2011 parce qu'à l'époque la crise menaçait de s'étendre à tous les pays périphériques et l'euro/l'Europe n'étaient pas équipés pour cela .
Aujourd'hui la période est différente . L'euro est fort , des mécanismes ont été mis en place pour faire face aux attaques obligataires des pays du sud. Donc aujourd'hui on peut accepter telle ou telle solution y compris le grexit.
Or que constatons nous ?
les efforts grecs se limitent au "petit peuple" mais aucune réelle réforme de structure n'est réellement entreprise . Depuis qu'ils sont dans l'Europe , les grecs ont reçu quasiment l'équivalent de 5% de leur PIB en aide européenne .
Au cours de la dernière crise , on leur a fait cadeau de 100milliards de dettes.
les premiers résultats de la politique d'austérité (politique qui consiste à ne plus augmenter artificiellement le PIB) a permis à la Grèce de revenir à un excédent primaire avant paiement des intérêts de la dette. La croissance estimée pour 2015 était de 2.5%.
malheureusement une amélioration très comptable uniquement basée sur des économies , baisse des retraites et... Il fallait le faire mais dans le même temps profiter de l'aide européenne pour structure et mettre en place une fiscalité sérieuse.
Voila le fonds du problème ; les grecs ont un énorme problème d'organisation et de redistribution sociale et c'est l'Europe qui en est responsable.

Les grecs sont responsables d'eux mêmes et l'élection du polpuliste Tsipras n'a rien arrangé. depuis 6 mois qu'il est la , soyons factuels ; tout s'est écroulé !!! et pourtant la Grèce a bénéficié comme tout le monde de la baisse du coût du pétrole, de la baisse de l'euro ....
alors parlons de la dette grecque effectivement le plus gros problème. Tout le monde est d'accord pour dire qu'elle est insoutenable sauf si l'inflation repart ou une hypothétique croissance. Tout le monde a intérêt à ne pas la supprimer mais éventuellement la mettre sous le tapis. Le problème de fond ; on ne fait plus confiance aux grecs et encore moins à la bande de touristes actuels même si auparavant ce n'était pas non plus glorieux.
discuter la baisse dela Grèce c'est avoir des interlocuteurs qui disent ce qu'ils feront et qui prendront les mesures qu'il faut pour que ce problème ne se reproduise pas. Personne n'y croit .
Rappelez vous Tsipras promettant de payer l'échéance du FMI début juin et tout est à l'avenant .
Il est probable que le gouvernement actuel veuille tout simplement ne pas payer malgré les conséquences dramatiques pour leur peuple en tout cas les premiers mois

important des fois de revenir au factuel
a écrit le 07/07/2015 à 15:32 :
Demonstration impeccable... Les Grecs sont des menteurs , Merkel le savait des le debut donc Merkel est la seul responsable...


Joli Godin.. je comprends pourquoi la Tribune a disparu de la presse quotidienne...

Une pelle ?
a écrit le 07/07/2015 à 15:18 :
Pourquoi n'évoque-t-on jamais ou très rarement dans ce dossier les précédentes restructurations de la dette de l'Etat grec ? Pourquoi accable-t-on toujours les méchants créanciers qui humilient le peuple grec sans jamais (ou très rarement) rappeler que les créanciers privés ont renoncé en 2011 à plus de la moitié des créances qu'ils détenaient sur l'Etat grec (53,5 % de 210 Mds € soit plus de 100 Mds €, soit environ 30 % du montant de la dette publique grecque à l'époque).

C'est cet abandon de créances des créanciers privé qui a conditionné le déblocage des prêts du FMI et de l'Union Européenne. Et ce sont ces derniers que la Grèce ne parvient pas aujourd'hui à rembourser et qu'elle accuse de tous les maux. Un sauvetage a été tenté, qui a donné du temps à la Grèce. Ce sauvetage a été raté. S'il n'avait pas eu lieu, le peuple grec se serait trouvé 4 ans plus tôt dans la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui.
a écrit le 07/07/2015 à 15:14 :
Excellent article.La crise vue sous un angle qui va a l'encontre des articles que l'on nous distille ces derniers temps.Article qui démontre également que le politique,Allemand en ce cas,est prêt a sacrifier la construction européenne pour ne pas perdre une élection nationale.
a écrit le 07/07/2015 à 15:07 :
Un peu orienté comme article...
Où est l'objectivité journalistique ?
a écrit le 07/07/2015 à 15:07 :
@RachatDeDetteParLaBCE
a ecrit : " La BCE rachète toutes les dettes publiques de la zone euro (voire de l'UE) en émettant de la monnaie"

Emettre de la monnaie n'est pas une creation ab nihilo, ce procede repose egalement sur de la dette. Ce n'est pas tres bon de s'endetter d'avantage pour pouvoir honorer ses dettes...
a écrit le 07/07/2015 à 14:58 :
Le manque total d'objectivité et le parti pris systematique de Godin en faveur de syriza depuis plusieurs mois commence sérieusement a me saouler
Réponse de le 07/07/2015 à 17:54 :
M. Tsipras du parti Syriza défend les intérêts de son pays.... quelle horreur ! comment ose-t-il s'opposer aux gentils technocrates et créanciers qui se sont gavés d 'intêrets. C'est ABSOLUMENT INADMISSIBLE... ah, pensée unique quand tu nous tiens !

Un petit détail, quand les Grecs achètent des mirages français ou des U-boat allemands dont ils n'ont nul besoin (ils ssont couverts par le parapluie de l'OTAN) ils 'endettent auprès de la France et de l'Allemagne... ces dettes sont-elles légitimes (voir la jurisprudence internationale)
a écrit le 07/07/2015 à 14:56 :
Il faut abattre la Grece en demontrant qu'une tentative de s'opposer aux dictats de la troika est suicidaire. Les citoyens grecs ont eu le courage et la volonte de reprendre leur destin en main, alors il faut surtout eviter a tout prix que la contagion ne se repende. Et tant pis si on ejecte ce "petit" pays, en le contraingant de facto a un rapprochement du couple sino-russe, Encore une belle "reussite" de la politique etasunienne qui en affaiblissant son "allie" europeen, renforce ses rivaux dans la course a la suprematie du monde. On voit a quel point cette troika de malheur n'est que le bras arme de l'imperialisme americian. Apres tout, en cette periode de joyeuse economie, que peut representer un si petit pays, qui n'est autre que le premier producteur d'or europeen et dont les reserves en gaz et petrole sont les plus importantes de l'europe occidentale...
Réponse de le 07/07/2015 à 15:44 :
Votre anti américanisme primaire vous aveugle
a écrit le 07/07/2015 à 14:52 :
Le "mea culpa" sur l'austérité que devrait faire les institutions européennes n'est qu'un épiphénomènes. Le "mea culpa" qui devrait être fait en premier chef est celui des gouvernements des Etats membres qui ont réglé leur problèmes internes par de l'endettement, reportant ainsi ces problèmes sur les générations futures... Les grecs sont les premiers à en faire les frais, certainement pas les derniers. Le seul point positif que je vois dans ce drame pour le peuple grec, c'est sa valeur d'exemple qui devrait ouvrir un boulevard pour des hommes politiques courageux, sérieux et réfléchis soutenus par une opinion publique désormais consciente que le déficit crée la dette et qu'un jour les dettes se payent, soit en monnaie sonnante et trébuchante, soit par une mise au ban de la communauté internationale.
Réponse de le 07/07/2015 à 19:35 :
Je partage entièrement votre vision des choses !
a écrit le 07/07/2015 à 14:47 :
Espérons qu'un maximum des gens liront cet article.

J'aimerais ajouter que l'argent prêté par la France à la Grèce, c'était-entre autres- pour que la Grèce achète les frégates françaises et l'argent prêté par l'Allemagne, c'était pour que la Grèce achète les sous-marins allemands..
Réponse de le 19/07/2015 à 9:50 :
Il faut aussi noter que ces sous-marins allemands, très cher payés, sont défectueux et impropres à la navigation parce qu'ils ptrésentent un fort gîte. Pourtant le gouvernement condervateur grec fut obligé d'en prendre livraison comme si rien n'en était, sinon les versements communautaires de l' "aide" seraient interrompus.
Quant à hollande, au plus fort de la crise économique, il a visité la Grèce en VRP des entreprises francaises d'armement pour exercer des pressions pour que nous achetions des frégates et des avions francais.
a écrit le 07/07/2015 à 14:38 :
> Surtout pas la France dont les élites redoutent par-dessus tout une sortie de l'Allemagne de la zone euro.

C'est effectivement la solution : on verra comment les contribuables allemands réagiront lorsque le nouveau Mark se prendra 30% d'un coup.

L'Europe se porte de mieux en mieux…
a écrit le 07/07/2015 à 14:28 :
Vous êtes journaliste, relisez vous, orthographe, merci, bisou
a écrit le 07/07/2015 à 14:18 :
Merkel a surtout chercher à gagner du temps pour sauver la zone euro. En 2010, sans cette "cavalerie financière", la zone euro aurait implosé. Maintenant que le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie sont sur la voie du redressement, l'Allemagne considère qu'elle peut laisser tomber le maillon faible de la zone.
a écrit le 07/07/2015 à 13:52 :
L'Allemagne est un problème pour l'Europe, depuis toujours. Si l'Allemagne sort de l'UE, c'est la fin de l'Euro et le commencement de la fin pour l'Allemagne. Un commencement qui a d'ailleurs déjà commencé, l'Allemagne est le futur "malade" de l'Europe, qu'elle reste ou pas dans l'UE.
a écrit le 07/07/2015 à 13:49 :
"La diabolisation du gouvernement grec n'a aucune autre fonction que celle de sauver la position d'Angela Merkel. Reste une question : est-ce la fonction du projet européen d'assurer le projet politique d'un dirigeant, fût-elle la plus puissante d'Europe ?" : il s'agit aussi de sauver la face de tous ceux, dans l'UE, qui ont mis en place l'austérité?
a écrit le 07/07/2015 à 13:46 :
"Quant aux Sociaux-démocrates, ils sont durs avec la Grèce pour cette même raison : aujourd'hui, ils ne peuvent gouverner qu'avec Angela Merkel..."

Pourquoi non? Les "partis de gauche" tiennent la majorité au parlement allemand. C'est sont les médias allemands qui ont accompli cette coalition d'horreur.
a écrit le 07/07/2015 à 13:08 :
Rassurez-vous il y a une raison très simple qui va lui faire accepter de parler de la dette grecque lors de la réunion de ce soir. Et c'est la chute des marchés aujourdhui.
a écrit le 07/07/2015 à 13:01 :
Parce qu'elle est encore en consultations avec ses Big Boss à Washington et à Wall Street, point à la ligne.
a écrit le 07/07/2015 à 12:56 :
Sur ce continent, et cela depuis le début de l'histoire, quand les Germains sont aux commandes le resultat est toujours le même... Ruines et destruction du continent. L'histoire la prouvé encore est toujours. Elle ne se répète peut-être pas, mais elle bégaie tout le temps. Germanophobie dites-vous? :-) Les faits historique sont là...germanophobes l'histoire? vraiment?
a écrit le 07/07/2015 à 12:45 :
Merci pour cet article!
Si je n'en partage pas l'ensemble des éléments, j'apprécie qu'un journaliste puisse essayer de prendre un peu de hauteur même si, selon moi, vous ne vous arretez pas suffisamment sur la période avant Syriza notamment sur les "efforts" douloureux qu'on fait les Grecs alors. Soit dit en passant, que ce soit en France ou en Allemagne, de tels efforts auraient probablement engagés les mêmes effets. Quel peuple accepterait d'en être réduit à la misère durant des décennies pour rembourser des banques, ces mêmes banques qui ont octroyés des prêts sans s'assurer aucunement des possibilités de remboursements de la Grèce. Quand on sait qu'aujourd'hui nombre d'entre elles ont "parié" sur un défaut de paiement de ce pays... aucune morale là-dedans, business as usual. La qualité de la vie en Europe, le bien commun, le projet collectif pour les hommes... nada, circulez y'a rien à voir. Les coups de clavier colériques n'y changeront rien, allez petit homme écrase davantage celui qui est en dessous de toi et ne t'en fais pas, ton tour viendra. Les Nordiques sont des travailleurs, les Latins des fainéants et les Grecs alors... Continuons à nous accrocher à ces explications dessuètes qui évitent tout réflexions et ouverture (notamment les chiffres du BIT qui montrent bien par exemple la productivité française, de même le fait que les Européens travaillent plus que les Américains par exemple..). Il semble que ce soit toujours les puissants qui dictent leur vision du monde et l'analyse qu'il mérite, et nous Français qui nous estimons encore une fois au-dessus du lot et accablons un peuple d'Europe. Europe des peuples qu'il disait.. à quand un homme politique avec un vrai projet, une vraie vision pour l'Europe autre que l'alignement de chiffres et de statistiques?
Réponse de le 07/07/2015 à 13:53 :
Très beau discours !!!
a écrit le 07/07/2015 à 12:41 :
Si l Allemagne devait sortir de la zone euro, elle devra payer ses dettes du passé…ce qui veut dire rembourser 8 milliard à la Grèce…plus ceux des autres pays… Mme Merckel doit comprendre que l Europe n est pas uniquement l Allemagne… car elle serait perdante à tout point de vue
a écrit le 07/07/2015 à 12:34 :
Je vous suggère une solution.
1) La BCE rachète toutes les dettes publiques de la zone euro (voire de l'UE) en émettant de la monnaie,
2) A l'échéance de chaque titre de dette publique, la dette correspondante est annulée, restructurée ou remboursée selon le niveau d'inflation dans le pays concerné (par exemple : totalement annulée si l'inflation reste inférieure à 2%, restructurée si elle inférieure à 4%, remboursée au-delà).
Qu'en pensez-vous ?
Réponse de le 07/07/2015 à 14:14 :
Votre point 1 créera une hyper-inflation en Europe. Les précedents historiques sont la pour témoigner ue c'es ttoujours une catastrophe. L'hyper-infltion frappe toujours les classes populaires et moyennes de plein fouet.

Votre point 2 n'a pas de sens si vous appliquer votre point 1. En revanche, sans le point 1, cela veut dire que plus personne ne prete quoi que ce soit aux Etats désormais.... obligeant la BCE a tout monetiser, et a l'hyper inflation d'etre présente comme selon votre point 1.
Réponse de le 07/07/2015 à 15:01 :
Je gagnerai Wimbledon avant qu'Angela Merkel accepte une telle proposition (j'ai plus de 40 ans et je joue assez peu au tennis). La mise en œuvre d'une telle mécanique,inflationniste et expressément prohibée par les traités favoriserait les mauvais élèves au détriment des bons.
a écrit le 07/07/2015 à 12:32 :
Un article éclairant, comme d'habitude. Avec, néanmoins un bémol : je ne pense pas que qui que se soit craigne une sortie de l'Allemagne de l'union monétaire tout simplement parce que cette union est un outil de siphonnage des finances de tous les pays de l'union par l'Allemagne, qui réalise un excédent commercial ahurissant au détriment de ses "partenaires". Sans l'union la monnaie allemande aurait été revalorisée depuis longtemps afin de rééquilibrer (même provisoirement) ces échanges.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:17 :
vous savez quoi? l'Allemange ne voulait PAS de l'euro. celui-ci lui a été imposé en contre-partie de l'acceptation de la réunification allemande. Par ailleurs, l'Allemagne n'etait pas vaillante lors du debut de l'aventure Euro. La différence est que l'Allemagne a fait ce qu'il fallait pour sortir son economie e l'ornière, tandis que d'autres ont profités des taux d'interet bas pour doper la consommation de produits importés a crédit.
Réponse de le 07/07/2015 à 16:43 :
Vous avez parfaitement raison. Les Allemands ont très mal vécu l'abandon du Mark. Ils l'ont vécu comme un abandon de souveraineté , voire 'd'identité' . Mais c'était le prix à payer , leur a -t-on expliqué .Et voilà qu'ils ont à nouveau tout faux ,ces profiteurs cyniques de l'Union monétaire. Pour certains (voir plus haut quelques commentaires instructifs du genre "le problème de l'Europe, c'est l'Allemagne " ) c'est un bouc émissaire ultra-commode. Ah que c'est bon de pouvoir à nouveau détester les Allemands ouvertement !
a écrit le 07/07/2015 à 12:30 :
LE "NON" ÉTANT DONNÉ GAGNANT AU RÉFÉRENDUM GREC, LES DIRIGEANTS DE SYRIZA S'EMPRESSENT DE CONFIRMER QU'UN ACCORD AVEC LES CRÉANCIERS EURO-ATLANTISTES EST IMMINENT... IL N'A JAMAIS ÉTÉ QUESTION DE SORTIR DE L'EURO. === --------------------------------------------------
Alors que le Non semble l'emporter au référendum organisé ce dimanche 5 juillet en Grèce par le Premier ministre Tsipras, le porte-parole du gouvernement et le porte-parole du groupe parlementaire Syriza viennent l'un et l'autre de s'empresser d'annoncer à la télévision grecque l'imminence d'un accord avec les créanciers internationaux. . Les résultats officiels ne sont pas encore connus à 19h45. Mais, sur la foi de plusieurs sondages "sortie des urnes" donnant tous une victoire du Non au référendum - et une dépêche venant d'annoncer que le non atteint 60% sur 20% des bulletins dépouillés -, deux des principaux responsables de Syriza viennent de confirmer que c'était un référendum pour rire, où il n'avait jamais été question de sortir de l'euro : . a)- Gabriel Sakellaridis, porte-parole du gouvernement, vient de déclarer que « les négociations qui vont s'ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d'ici 48 heures ». . b)- Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire de Syriza, a renchéri : « Je pense que cela montre une orientation au gouvernement, pour avancer rapidement vers la recherche d'un accord et vers la normalisation du système bancaire ». . Cette confiance affichée dans l'imminence d'un accord tend à confirmer l'existence d'un accord secret préalable de Tsipras pour accepter toutes les conditions des créanciers. Je rappelle que le Financial Times a donné la primeur de cet accord à ses lecteurs dès le 1er juillet : http://www.ft.com/…/tsipras-prepared-accept-all-bailout-con… . On apprend d'ailleurs, par la même occasion, que la banque de Grèce demande dès ce soir à la BCE de remonter le plafond des aides d'urgence à la Grèce, et qu'il y aura dès demain lundi une réunion des directeurs du Trésor des pays de la zone euro. . Ces développements techniques donnent eux aussi à penser que tous ces événements ont été déjà soigneusement planifiés à l'avance et qu'ils obéissent à une chorégraphie politicienne minutieuse et roublarde. . CONCLUSION -------------------- Cette extrême célérité mise par les dirigeants de Syriza pour saboter leur propre victoire électorale est ô combien révélatrice. Le message est clair : leur but est de satisfaire les oligarques euro-atlantistes et de ne surtout pas remettre en cause l'appartenance de la Grèce à l'euro et à l'UE. . Le leurre Syriza est ainsi en train d'apparaître en pleine lumière, conformément à ce qu'a toujours dit l'UPR (cf. http://www.upr.fr/…/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-const…). . Au cours des derniers jours, certains commentateurs français - naïfs ou complices - avaient qualifié Tsipras de "nouveau de Gaulle". Ils avaient tout bonnement oublié que De Gaulle n'avait pas organisé un référendum en 1940 pour demander aux Français s'ils souhaitaient rester dans la "Nouvelle Europe hitlérienne" aux conditions posées par Hitler ou s'ils préféraient... rester dans la "Nouvelle Europe hitlérienne" en renégociant ces conditions ! . Loin d'être un "nouveau de Gaulle", Tsipras apparaît surtout comme un "nouveau Mélenchon". . Tout comme Mélenchon avait appelé à voter pour François Hollande le 22 avril 2012 dès 20h38, le soir du premier tour de l'élection présidentielle, sans rien demander en échange de ce désistement, Tsipras s'apprête à passer par pertes et profits son résultat électoral afin de ne pas bouleverser la « belle idée européenne ».
a écrit le 07/07/2015 à 12:29 :
RG et ses théories du complot....ca devient usant a force..
Réponse de le 07/07/2015 à 14:39 :
Allez le Figaro ou le Parisien...
a écrit le 07/07/2015 à 12:27 :
Elle nous fatigue la grosse dame..
Réponse de le 07/07/2015 à 13:21 :
a defaut de pouvoir tenir un propos construit vous vous vautrez dans la vulgarité .Ce n'est certainement pas la bonne voie .pour vous aider à y parvenir meditez cette phrase qui n'est pas de moi :" Si tu n'as rien à dire qui soit à la fois agreable ,utile et vrai ,alors ,ne dis rien "
Réponse de le 07/07/2015 à 16:48 :
Et c'est un goret qui se permet de traiter Mme Merkel de "grosse dame"?
a écrit le 07/07/2015 à 12:24 :
Voilà ce qu'il en coûte d'avoir rendu un (ou des) peuple(s) encore plus intransigeants que soi-même par toute sorte de propagandes infondées et de promesses fallacieuses .... Comme si un croyant pouvait être plus Catholique que le Pape ... Quelle que soit la stratégie adoptée, désormais c'est la crédibilité de l'UE qu'il en coûtera.
La fermeté fera tomber le masque. Le compromis fera tomber le gouvernement ....
Quelle sera l'issue de cette partie d'échecs?
a écrit le 07/07/2015 à 12:00 :
en fait Godin a donné lui même la réponse à sa question : oui le projet européen est obligatoirement conditionné par le soutien à l'Allemagne et à son projet politique de rigueur financière ( auquel adhèrent bon nombre de pays de l'eurozone ) car c'est grâce à ce pays que la France , l'Italie , l'Espagne et autres membres "club med" peuvent bénéficier de la bienveillance des marchés et accéder à des emprunts très bon marché .
si Merkel perdait le pouvoir en Allemagne , il est fort probable qu'elle serait remplacée par un dirigeant plus radical qui pourrait engager ce pays à abandonner l'euro actuel , entrainant avec lui les plus performants de l'eurozone ; la France serait alors en grand danger (comme la Grèce actuellement ) compte tenu du niveau énorme de sa dette et de son incapacité à la diminuer . C'est pourquoi Hollande se range aux décisions de Merkel .
Réponse de le 07/07/2015 à 15:06 :
Je suis OK avec le premier paragraphe de votre commentaire mais en ce qui concerne le second, il me semble hautement improbable qu'en l'état actuel un chef de gouvernement allemand décide de faire sortir l'Allemagne de la zone euro. L'euro est une bénédiction pour l'Allemagne car compte tenu de la vigueur économique de ce pays, cette monnaie est nettement sous évaluée. Un retour au DM mettrait à mal la compétitivité de l'économie allemande et son insolente balance commerciale.
a écrit le 07/07/2015 à 11:49 :
C'est un peu rapide et bien trop à charge pour madame Merckel. S'il est exact qu'elle raconté des mensonges à ses électeurs dans ce dossier, elle n'est pas la seule, Hollande a fait de même et le président de la BCE également, pour ne citer que ces trois là. Par ailleurs la politique d'austérité n'est pas seule en cause, car à l'arrivée de Tsipras, la Grèce était en excedent primaire, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, grâce aux "cadeaux" du gouvernement d'ultra gauche. Ce dernier a négocié avec une main dans le dos, voulant l'argent de l'Europe pour appliquer son programme sans engagements contraignants de réformes. Hollande n'a pas fait autre chose, fidèle en cela à la doctrine de la gauche, on comprend qu'il soutienne ses amis politiques grecs.
a écrit le 07/07/2015 à 11:48 :
L'article de Romaric Godin est très bien argumenté, mais il ferait bien de revoir son français ou d'utiliser le correcteur d'orthographe ! Ca gâche un peu le plaisir de la lecture...
a écrit le 07/07/2015 à 11:42 :
Article très clair et bien documenté. Dommage qu'il soit truffé de fautes d'orthographe.
a écrit le 07/07/2015 à 11:39 :
On peut aussi raconter une autre histoire de ce que M. Godin appèle légèrement un mensonge. Au départ, Mme. Merkel était entièrement opposée à tout bail-out interdit par les traités européens. Les banques françaises ayant pris les plus grandes risques en Grèce, la pression par Sarko, les risques (à 40% moindre) par les banques allemandes et le risque de la perturbation totale des marchés financiers à la façon Lehman Bros. l'a finalement amené à accepter un bail-out qui n'a peut-être pas aidé le Grèce, mais qui était bien plus avantageux pour la France que toute alternative obligeant la France de sauver elle-même ses propres banques. Mme. Merkel a insistée sur un engagement, seule institution ayant l'expertise d'organiser l'assainissement d'un état. Elle a aussi vécu la réorganisation de l'économie de la exRDA avec tous ses problèmes. Aujourd'hui le FMI dit avoir fait des erreurs dans ses calculs. Ce qui est certain, c'est que certaines hypothèses du plan de sauvetage n'ont jamais été réalisées par la Grèce, à savoir les privatisations etc. Ce qui est frappant, c'est de voir l'activité de la partie chinoise du port de Pyrée comparée avec le calme du secteur grec et que même des entrepreneurs grecs disent préférer à travailler avec le secteur chinois. En plus, le non-paiement massif des impôts lors de l'arrivée de Syriza et le transfert massif d'argent à l'étranger démontrent que les Grecs réagissent d'une façon jamais encore encontrée. C'est de la pure propagande de mettre tout sur le dos d'une austérité mal tournée. La conséquence de ces faits maintenant connus ne peut être pour elle que d'insister d'avantage sur la preuve de la soutenabilité de tout nouveau plan de sauvetage proposée.
a écrit le 07/07/2015 à 11:36 :
Votre article est vraiment très intéressant, mais pitié, avant de le rendre public, relisez-vous! Vos trop nombreuses fautes de conjugaison sont insupportables à lire et le discréditent. Elles sont indignes d'un journaliste!
a écrit le 07/07/2015 à 11:32 :
Les allemands vont encore faire exploser l'Europe, alors qu'on a effacé leurs dettes en 1953
a écrit le 07/07/2015 à 11:29 :
Bonjour,

Vision très intéressante.
Mais par pitié, soignez vos accords!
a écrit le 07/07/2015 à 11:28 :
Il y aura donc des pays à Euro fort : rigoureux, honnête, gestionnaire et des pays à Euros faibles trompeurs, dépensiers qui corrigeront leurs défauts en dévaluant.
A la France de choisir ou elle veut aller. Ce n'est pas que Merkel mais une grande partie de la classe politique Allemande et du peuple Allemand qui pense que ca a assez durée et c'est bien parce que l'Allemagne s'est fait roulée dans la farine en 2012 (perte potentielle de 60 milliards) qu'elle ne veut plus prêter en 2015 à un pays qui ne veut pas se réformer.
Réponse de le 07/07/2015 à 13:56 :
Lisez Piketty sur les dettes allemandes et peut-être changerez-vous votre discours.
Un tout petit peu d'objectivité nous ferait tellement de bien après le déluge de propaganda que nous avons subi la semaine dernière.
a écrit le 07/07/2015 à 11:27 :
Ajoutons que ce n'est pas la RFA qui est contre, MAIS TOUTE L'EUROPE, GAUCHE MODERE COMPRISE.
a écrit le 07/07/2015 à 11:26 :
Excellent article......et je ne suis pas un gauchiste....... Je rajouterai que l l'Allemagne et ses banques se sont gavés jusqu'à en 2009, en vendant des armes et du matériel de guère à la grece......ce qui arrangeait bien l UE ...... Avec une armée puissante a la porte de l Europe.....le problème est que dès le début de la crise, on savait que la dette grecque était insoutenable......mais qu on a transféré la perte au peuple grecque et au peuple européen...... Quant à la slovaqui qui rechigne...... 40% de son PIB provient de production automobile en presque totalité vendue en zone euro....... Sans l'Europe, ce pays de 5 million d habitant serait. Mort......... 1 million de voiture produites pour 5 millions d habitant........ En France, 1,8 million pour 65 million d habitants..... Cherchez l erreur.....les europeens soufrent tous, par qu'il n y pas de projet europeen........juste un marché sans règle....et aucune protection de l extérieur.......
Réponse de le 07/07/2015 à 14:22 :
Non on a pas transferé la dette des creanciers privés sur les creanciers publics. On a au contraire EFFACE 70% de la valeur des créances détenues par des privés. la dette grecque actuelle est pour l'essentiell la résultante de 1- la recapitalisation des banque GRECQUES (qui auraient toute disparue avec l'epargne des grecques, vu qu'on a effacé les creances détenue par le banques) et 2- faire fonctioner l'etat grec qui dépensait 36 milliards de plus qu'il ne recevait d'impot au debut de la crise.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:48 :
Une Europe voulue par nos amis Anglais,qui après avoir fait leur cac, veulent quitter l'endroit en douce,laissant aux autres le soin de nettoyer.
Réponse de le 07/07/2015 à 19:13 :
@KidA : encore une fausse info, le premier plan d'aide de 110 Mds (sous Papandreou) a été de faire racheter par la BCE les dettes des banques privées ( essentiellement françaises et allemandes). Le programme PSI (haircut) est intervenu après, et a touché les banques grecques, qui ont donc été recapitalisées. Au total seuls 10 mds de tout l'argent "donné" a la Grèce a été utilisé pour couvrir son fonctionnement. Lisez Wikipedia, c'est tout expliqué !
a écrit le 07/07/2015 à 11:25 :
La dette de l'Etat grec, qu'il ne doit commencer à remboursé qu'en 2023, n'est effectivement pas le sujet.

En 2023, on transformera évidement cette dette que l'Etat grec ne peut honorer en Rente Perpétuelle. Mais ce n'est pas le sujet du jour du tout.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:08 :
Simpliste comme raisonnement ... et les milliards a rembourser en juillet, on en fait quoi ?
a écrit le 07/07/2015 à 11:20 :
@Romaric Godin
Un grand merci pour cet article (ainsi que pour tous les autres).
Si, ce soir, la Grèce est sacrifiée sur l'autel du Veau d'Or qu'est l'Euro, nous saurons pourquoi, grâce à vous !

Un tout petit bémol : je ne suis pas sûr que les Allemands et les autres et leurs oligarques respectifs s'en sortiront à bon compte dans l'avenir (à mon avis très proche): les mensonges et hypocrisie que vous dénoncez finiront par éclater au grand jour lorsque la Grèce, expulsée de la zone Euro, deviendra ... je ne sais pas quoi, mais certainement un chaos indescriptible qui nous reviendra à la figure comme un boomerang !
a écrit le 07/07/2015 à 11:16 :
Bon article si ce n'est que " la prédominance de la logique financière " est en plus complètement fausse ! Demandez à un financier s'il préfère perdre 240MM EUR pour l'exemple ou se montrer conciliant pour rééchelonner et renégocier une dette (voire la transformer en actions, soit en obligations indexées sur la croissance pour un pays). L'Europe fait juste du populisme... Je doute d'ailleurs que les citoyens soient aussi stupides que les politiques et autres technocrates ne le pensent, je suis sûr que la majorité le comprendrait si seulement on voulait le leur expliquer correctement.
a écrit le 07/07/2015 à 11:05 :
Godin a oublié quelque chose de tout simple: l'Allemagne s'etait engagé en 2012, au coté de toute la zone Euro, a une restructuration de la dette grecque pour larendre soutenable si 2 conditions cumulatives étaient remplies: dégager des excedents primaires de facon durable et l'implementation du programme d'aide de 2012.
Ceci a bien ete signé par l'Allemagne et ratifié par le parlement Allemande, ce qui montre bien que l'article de Godin ne reflete pas la réalité.
Or les Allemands voient une chose: les conditions pour lesquels ils ont sognés ne sont PAS remplies...vu que le maigre excedent primaire a disparu en 2015 ET que le programme de 2012 n'a pas ete mis en place jusqu'au bout.
On est donc pour les Allemands de retour à la case départ: celui d'un défaut de CONFIANCE.
C'est cela que tsipras doit adresser serieusement et avec le plus de garantie possible pour esperer un accord.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:46 :
Les conditions d'excedents budgétaires primaires ainsi que d'acceptation des reformes que vous evoquez sont remplies par la Grece depuis deux ans déjà. C'est m'Allemagne qui ne tient pas sa part du marché.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:51 :
Tout le problème est justement la:

Comment dégager un excédent primaire avec une baisse du pib de 25% en 5 ans....et surtout si on affecte cet excédent à la charge de la dette.

A part être vouloir une chose et son contraire, je ne vois pas...
Réponse de le 07/07/2015 à 12:59 :
Une condition n'est pas remplie, ce sont les excédents primaires durables. En 5 mois de pouvoir Syriza ils ont déjà disparu et le programme de redistribution de Syriza avec par exemple la réouverture du gouffre de la télé publique ERT est totalement incompatible avec des excédents primaires durables.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:25 :
@Swoogy: c'est FAUX. Comme mentionné, l'excedent primaire a disparu depuis janvier 2015. Mais ca n'est pas le plus important: les réformes du plan d'aide de 2012 n'ont PAS ete entreprise jusqu'au bout. C'est Pour cela que l'accord a expiré le 30 juin sans le déboursement des 7.5 milliards qui restait a payer dans le programme. De meme que c'est pour ne pas avoir a faire les réformes manquantes indiquées dans le programme que Samaras a provoquédes elections législatives...qu'il a perdu.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:28 :
@Arthur: l'objectif a pourtant été atteint sur une partie de 2014. Depuis 2010, le déficit primaire a fondu progressivement passant de 10% de deficit primaire a un leger surplus primaire en 2014, le tout avec une croissance positive en 2014.

De toute maniere, grexit ou pas,la grece n'aura aucun autre choix que de generer un surplus primaire, vu qu'elle ne peut pas emprunter pour financer un deficit public.
Réponse de le 07/07/2015 à 18:20 :
@kida: Et ils leur faudrait combien de décennies d'austérité aux Grecs pour rembourser une dette de 180% du pib ? Et a quel cout social et humain ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le fonctionnement assez peu démocratique de l'europe dans cette affaire va certainement intriguer plus d'un citoyen européen. Je crois avoir lu que l'euro groupe ne se contentait pas d'un solde, mais prétendait contrôler les recettes et les dépenses....
a écrit le 07/07/2015 à 10:57 :
Merci pour cette analyse comme toujours pertinente et qui est rafraichissante, tant l'intox médiatique est forte et insupportable Vos collègues ne sortiront pas grandis de cette crise
a écrit le 07/07/2015 à 10:54 :
Donc si je résume, on reproche à Merkel d'avoir prêter la première fois mais de ne pas le refaire aujourd'hui?

Au moins Merkel ne recommence pas les mêmes erreurs à l'inverce de ce que l'on a eu jusqu'à présent en France.

Vive Marine Lepen!!!!!
a écrit le 07/07/2015 à 10:49 :
Mais c'est quoi cet article? Je n'ai aucune idée d'où vient cette réflexion mais c'est plus une diabolisation de l'Allemagne que de la Grèce! La Grèce savait pertinemment qu'elle empruntait une somme colossale. Qu'a-t-elle fait à part affirmer des hypothèses qui pour la plupart ne se sont jamais démontrée? Il est vrai bien entendu qu'à peu près personne en Europe ne fait confiance à la Grèce face à son remboursement. Mais Est-ce à cause de la dette insoutenable ou des actions menées par le pays pour l'endiguer? Le SMIC de la Grèce (comme de la France d'ailleurs) semble bien élevé vis-à-vis de son endettement. Si l'Allemagne en la personne d'Angela Merkel ne souhaite pas parler de la dette, c'est parce qu'elle a contribué à près de 57 milliards d'euros à celle-ci et qu'elle a promis qu'ils seraient remboursé, en accordant sa confiance à la Grèce.
Bruxelles nous dit "La stabilité de la zone euro n'est pas en jeu", ce qui peut être vrai pour l'instant, mais les négociations risquent de devenir de plus en plus compliqués sans le respect des accords préalables et avec une nouvelle projection dans l'avenir. Il est primordial qu'une solution viable et crédible soit émise par la Grèce. Sans quoi l'exclusion du pays serait normal si leurs propositions représentaient plus un risque qu'un secours. Au delà de ça, la plupart des pays européens (et même la Russie) sont près à aider la Grèce dans le cas du Grexit, pour limiter les désastre pouvant s'engager. On est pourtant en droit de se poser la seule question importante, Grèce incluse ou non: Quel est l'avenir de l'Europe?
a écrit le 07/07/2015 à 10:47 :
Un article exceptionnel et .. terrifiant.
Lier le sort de 9 millions d’européens au sauvetage d'une carrière personnelle. ..
Réponse de le 07/07/2015 à 13:01 :
Et qu'y aurait-il de particulièrement inhumain de demander à ce que l'âge de la retraite en Grèce s'aligne sur celui des allemands et que les conditions de calcul des pensions soient sensiblement les mêmes ?
a écrit le 07/07/2015 à 10:43 :
J'attends l'article "Pourquoi Romaric Godin refuse de parler de la responsabilité grecque".
Réponse de le 07/07/2015 à 15:23 :
Parce que la presse de notre pays a lancé une vaste campagne d'intoxication dont le but est de préparer les contribuables français à éponger en partie les dettes de l'Etat grec. Par les temps qui courent, une augmentation à cet effet de la dépense publique française est plus vendable s'il s'agit de venir au secours d'un pauvre peuple humilié par une Allemagne intransigeante et par la troika que s'il s'agit de venir au secours d'un peuple qui s'est laissé abuser par les discours populistes de Tsipras.
a écrit le 07/07/2015 à 10:40 :
Et pourquoi pas la prédominance de la logique tout court ? A savoir, je t'ai prêté, tu m'as pas rendu, donc voilà, je te prêtes plus :-)
a écrit le 07/07/2015 à 10:37 :
Elle tire la troche, ça va si mal que ça ? Mamie devrait pas oublier que nous avons payé la restructuration de la Grande Hallemagne !
Réponse de le 07/07/2015 à 13:07 :
Vous voulez rire, la réunification a été payé par les allemands et par eux seuls puisque dans les 20 ans qui ont suivi la réunification l'Allemagne est restée largement contributrice nette au budget de l'UE Et au cours de ces 20 années l'Allemagne n'est pas restée les 2 pieds dans le même sabot puisqu'elle a restauré sa compétitivité économique, a développé une agriculture performante qui désormais exporte plus que l'agriculture française. Plus de 50% de la dette allemande correspond aux plus de 1000 milliards qu'a coûté la réunification.
Réponse de le 07/07/2015 à 19:24 :
@Bruno : vous oubliez de dire que l'euro profite avant tout à l'Allemagne, à combien se chiffre les gains obtenus - depuis la création de l'euro - grâce à une monnaie sous-évaluée par rapport à leur performance économique ?
a écrit le 07/07/2015 à 10:37 :
Toujours cette vision de l'extrême gauche de Mr Godin
C'est évident que l'on ne pouvait pas dire a tous les européens en 2010 que l'on allait perdre les sommes prêter aux grecs
Les allemands ont énormément prête ainsi que des états bien plus pauvre que les grecs
A l'époque on espérait qu'ils fassent un cadastre qu'ils réforment le pays

Si leur niveau de vie a baissé ainsi que le PIB c'est a cause des deficits énormes de l'état grecques qui dépensait le double de ces rentres fiscales
Aujourd'hui les grecques se foutent bien de tous les européens qui leurs ont prêté de l'argent
Réponse de le 07/07/2015 à 11:11 :
Pourquoi "c'est évident que l'on ne pouvait pas dire à tous les Européens que l'on allait perdre les sommes prêtées aux Grecs" ?
Réponse de le 07/07/2015 à 13:10 :
Parce que dans les vrais pays démocratiques comme l'Allemagne ce genre de plan de sauvetage est soumis à un vote parlementaire et que les députés allemands ne sont pas des godillots prêts à voter n'importe quel oukase. Jamais Merkel n'aurait obtenu un vote en faveur d'un don de 60 milliards versé dans le tonneau des Danaïdes grec.
a écrit le 07/07/2015 à 10:35 :
Mais vous ne dormez donc jamais M. Godin? ça pourrait s'en ressentir un peu...

-Mais dans ce cas, pourquoi alors refusER d'en parler ?
-mais l'Allemagne ne l'aura pas voulu, ni provoquE
-Ces derniers pourront alors payer la facture en étant persuadéS que la chancelière a défendu jusqu'au bout leurs intérêtS et que l'affaire est maintenant régléE par le Grexit

En tout cas : bravo et merci encore une fois pour votre boulot!
a écrit le 07/07/2015 à 10:31 :
très intéressant. Si on pouvait corriger les fautes d'orthographe (participes passés), ça serait encore mieux...
a écrit le 07/07/2015 à 10:31 :
très intéressant. Si on pouvait corriger les fautes d'orthographe (participes passés), ça serait encore mieux...
a écrit le 07/07/2015 à 10:29 :
Ne m'appelez plus Hélène, appelez la Odette !
a écrit le 07/07/2015 à 10:17 :
Le journaliste oublie de préciser un point très important : nous sommes en union monétaire. C’est la mort assurée d’une union monétaire si tous les Etats peuvent s’endetter pour ensuite effacer la dette (lire ce papier de recherche en économie pour approfondir: https://www.minneapolisfed.org/research/sr/sr308.pdf). A force d’augmenter la masse monétaire outre mesure, la monnaie perd sa valeur. Merkel fait ce choix dans l’optique de sauver les intérêts de l’Europe A LONG TERME. Un effacement de la dette c’est envoyer le signal que quelques soit les politiques menées dans un pays, les autres payeront.
Réponse de le 07/07/2015 à 13:16 :
La vraie morale de cette histoire est qu'une monnaie unique supranationale nécessite un pilotage économique supranational bien plus serré que les critères de Maastricht qui étaient principalement des critères d'adhésion, d'ailleurs contournés par nombre de pays (dont l'Italie et la Belgique dont la dette était trop élevée) quand ils n'ont pas été faussés comme la Grèce. De plus le volet sanctions des critères de Maastricht n'a jamais été appliqué sinon la France se serait à de nombreuses reprises trouvée mise à l'amende, et enfin il y manquait une procédure d'exclusion ou à tout le moins de suspension de l'€ à l'encontre des pays trop indisciplinés.
a écrit le 07/07/2015 à 10:07 :
Jusqu'à présent les pays du "club med" étaient retranchés derrière la Grèce, l'état voyou de la classe. Maintenant les projecteurs vont éclairer le camp des laxistes.
Les ideologues vont devoir réfléchir un peu plus avant de cracher dans la soupe "euro"
La démocratie , c'est aussi respecter les autres qui souffrent aussi
Réponse de le 07/07/2015 à 10:59 :
La démocratie c'est aussi respecter les droits de la financê qui seule à la compétence pour régler des problèmes qui dépassent le peuple
Réponse de le 07/07/2015 à 13:26 :
Ni l'Espagne ni le Portugal ni l'Italie, les autres pays du Club med ne peuvent actuellement être considérés comme laxistes. les plans d'austérité ont été drastiques en Espagne (où la cause du problème est la chute du secteur bancaire mouillé jusqu'au cou par la bulle immobilière et non une mauvaise gestion publique) et au Portugal (victime collatérale mais qui n'avait pas fait d'erreur de gestion significative, c'est simplement un pays fragile économiquement). L'Italie est plutôt bien gérée puisque depuis 20 ans tous ses budgets sauf un ont été en excédent primaire, ce qui lui a permis de traverser la crise avec un endettement passé de 120% du PIB en 1997 à 135% aujourd'hui. Son problème est une croissance anémique qui justifierait plutôt de relâcher (un peu) la contrainte, ce que tente d'ailleurs Renzi. Le gros point noir du moment après la Grèce, c'est la France dont l'endettement galope au même rythme qu'au plus profond de la crise en 2009, qui n'a pas réussi à présenter un budget équilibré ou presque depuis 1980, qui utilise 56% de son PIB à la dépense publique et dont pourtant les services publics, notamment l'éducation, décrochent dans toutes les comparaisons internationales et qui voit son chômage augmenter sans discontinuer depuis 3 ans et demi.
a écrit le 07/07/2015 à 10:05 :
si c'est le début de la fin de l'Europe et de son idéal de paix il va falloir se réarmer et reinstaurer la conscription. ça peut se dégrader rapidement
Réponse de le 07/07/2015 à 13:28 :
une guerre se gagne non plus avec des armées de fantassins mais avec des drones et du renseignement.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:24 :
Vous avez des exemples ? Faut pas trop croire les marchands d'armes.
a écrit le 07/07/2015 à 9:55 :
Merci de votre article qui éclaire franchement ma lanterne. Un enfant de dix ans comprendrait l'aberration de l'austérité dans ses conséquences visibles "comme le nez au milieu de la figure". Mais pourquoi l'Allemagne a-t-elle accepté de financer des prêts si elle connaissait l'insolvabilité de la dette grecque ?
Réponse de le 07/07/2015 à 10:37 :
Depuis 2010, les prêts, soit-disant octroyés à la Grèce n'ont servi qu'à refinancer les banques qui s'étaient gavés de titres grecs, ces dernières étant à la limite de la faillite. Les américains ont laissé fermer des établissements bancaire, en Europe, nos gouvernants les ont sauvegardé en réinjectant de l'argent du contribuable de tous les pays. Il est ensuite facile de désigner un coupable. On choisi évidemment un petit pays.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:08 :
Sauf qu'ici pour la Grece ce n'est pas un choix entre austérité et expansion budgétaie qui se pose, mais entre l'etendue de l'austérité et le choix des mesures austéritaires. Car Un grexit, ca veut EGALEMENT dire de l'austérité (en réalité plus dure encore). Quand un pays n'a plus acces au marché financier et qu'il dégage 10% de déficit primaire, c'est inévitable. Seul la dose de celle-ci varie..;selon que l'on se voit preter de l'argent ou non.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:13 :
Parce qu'à l'origine les dettes étaient des dettes privées. Les banques avaient arrosé le pays de prêts privés sans se soucier de vérifier la solvabilité de ceux à qui elles prêtaient. Vint la crise et l'explosion du chômage en Grèce comme ailleurs. Et vint avec l'insolvabilité des emprunteurs. La suite vous la connaissez. Sauf que les banques les plus engagées étaient des banques allemandes et françaises. Donc Mme Merkel et M. Sarkozy ont manœuvré pour transformer les dettes privées en dettes publiques pour sortir les banques de la situation de faillite dans laquelle elles s'étaient placées. Berlusconi et Papandréou qui dirigeaient leurs pays à l'époque ont été destitués pour permettre cette manipulation dont je vous laisse choisir le qualificatif. Mme Merkel et ceux qui la soutiennent pensaient pouvoir reproduire le coup d'état en plaçant la Grèce en situation de faillite. La suite nous la connaissons. Merci au grand peuple grec d'avoir eu la lucidité de sauver la démocratie européenne. Car n'en doutons pas c'est bien de cela qu'il s'agit.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:13 :
Le fait que la chancelière soit tributaire de son opinion publique est assez normal, puisqu'elle est élue par des allemands de manière démocratique. Il en est de même pour les autres Tsipras, Hollande, etc.
C'est d'ailleurs tout le problème de la zone euro, des gouvernements nationaux sont élus démocratiquement et défendent aux mieux leurs intérêts nationaux. Il n'y a pas de vision globale européenne (pas de budget, de fiscalité communs).
Donc il faut arriver à des compromis à 19 nations et avoir un minimum de convergence économique pour que la zone euro n'explose pas étant donné que les nations ne disposent pas d'une monnaie nationale pour restaurer leur compétitivité.
Dire que les grecs sont des fainéants est contre productif. Ils ont fait des efforts importants depuis 5 ans et il faut le reconnaître.
Néanmoins, cette nation n'a pas l'esprit d'équipe nécessaire pour vivre dans une union monétaire; Les grecs veulent de l'euro, mais il n'acceptent pas la perte de souveraineté que cela implique : la compétitivité ne peut être restaurée que par la baisse des salaires et des retraites puisqu'il n'existe plus de drachme à dévaluer.
L'austérité peut fonctionner pour restaurer la compétitivité, mais elle est extrêmement brutale (baisse des revenus), bien plus qu'une dévaluation monétaire.
Donc, le dilemme n'est pas pour ou contre l'austérité, mais plutôt rester ou ne pas rester dans l'euro. Rester dans l'euro implique l'austérité jusqu'à ce que la Grèce ait une compétitivité proche des autres états européens. Sortir de l'euro (avec les risques que cela implique) redonnerait à la Grèce sa plein souveraineté monétaire : elle pourrait décider comme elle l'entend de sa politique (embaucher des fonctionnaires, relever les retraites, etc.). Sa monnaie s'en dévaluerait d'autant pour lui permettre de rester compétitive.
Aller dire que les problèmes des grecs sont causés par l'Europe est un peu fort : personne ne les a obligés à entrer dans l'euro et à abandonner une souveraineté qu'ils souhaitent visiblement retrouver (au moins à 61%). Personne ne les a obligés à créer plus de dettes que de richesses. Ils ont en outre bénéficié d'énormes transferts de l'Europe depuis les années 80 qui n'ont pas été investis pour développer le pays,mais ont été dilapidés dans un système clientéliste. Ils sont fiers de leur identité, ils ont raison,mais il faut aussi qu'ils balayent un peu devant leur porte : accuser les autres de tous les maux ne résout rien. La Grèce a fait faillite avant les plans d'aide de l'Europe et avant l'austérité. Pendant des décennies, ils ont vécu au dessus de leur moyens et comme tout ménage sur endetté ils en paient le prix. La dette est insupportable et ne sera jamais remboursée en partie, mais là n'est pas la question majeure. Ce que veulent les autres états, ce n'est pas autant d'être remboursés de la dette grecque, mais plutôt d'avoir l'assurance que le pays sera suffisamment réformé pour que cela ne se reproduise plus à l'avenir.
Réponse de le 07/07/2015 à 11:24 :
Mais justement,il trop "petit", si "petit" qu'il intéresse le monde entier. Il est donc "grand", et même trop "grand". Comment un "petit-grand" peut-il à ce point susciter l'intérêt des "grands-grands" ? Au fond, tapi au fond de la caverne, y-a-t-il avant tout le risque géo-politique allègrement oublié lors de ces années de déraison ?
Réponse de le 07/07/2015 à 12:30 :
Vous confondez allègrement "les grecs" et "les gouvernants / élites grecs", et ne distinguez pas l'immense classe laborieuse et les retraités, dont globalement le taux de recouvrement de l'impôt est comparable à l'Espagne, par exemple, et les armateurs et autres multinationales (banques incluses) qui font de l'optimisation fiscale. Au final, votre contribution est odieuse...
Réponse de le 07/07/2015 à 13:41 :
Je remercie FRANCIS d'avoir noté qui avait profité des "aides"européennes. Effectivement tout a été arrangé pour que les banques, tel le Credit Agricole puisse recupérer leurs pertes énormes et revendre leurs filiales
Mr Juncker qui donne des leçons de morale en tant que Chef NON ELU de la Commission Européenne (Vive la démocratie pour le peuple et par le peuple !!!) doit avoir oublié qu'il a transformé le Luxembourg en paradis Fiscal .Quelle référence
Merci une fois de plus à Romaric Godin ( et a Michel Santi qui a une rubrique dans la Tribune) qui n'utilise pas la pensée unique comme la plupart de nos "elites"
Réponse de le 07/07/2015 à 13:42 :
@Laurent : allons donc, vous avez déjà vu des manifs en Grèce avant 2008 pour protester contre les années blanches fiscales décrétées juste avant les élections ? Et plus récemment avez vous vu des manifestations pour exiger que tous les paiements même les plus modestes soient faits avec des moyens de paiement traçables (carte bancaire ou à la rigueur chèque) pour éradiquer la fraude à la TVA et le travail dissimulé ? A vrai dire d'ailleurs si Tsipras avait vraiment voulu être crédible c'est par là qu'il aurait dû commencer. A vrai dire bien avant l'insolvabilité de la Grèce le sentiment que quelque chose clochait dans ce pays était patent dès 2008 lors des indécentes manifs d'Athènes qui ont viré à l'émeute.
Réponse de le 07/07/2015 à 15:40 :
Amyntas : vous avez exactement décrit le fond du problème ! Une union monaitaire ne peut fonctionner sans politique fiscale, budgetaire et sociale commune c.a.d sans un supra gouvernement que si certains critères et garde fous économiques sont respectés et vraiment pris au serieux.
Apres 12 ans de colmatage nous nous rendons compte que ce systeme est une illusion. La zone Euro ne tiendra que si la Grece quitte la zone et que si les autres candidats au suicide monataire - dont la France - en tire la lecon.
Ce n est pas évident !
a écrit le 07/07/2015 à 9:44 :
Malheureusement, en allemagne, nous avons trop de Merkel et pas assez de Tsipras !
Réponse de le 07/07/2015 à 13:33 :
Die Linke, l'équivalent local de Syriza : 8,6% en 2013 contre 41,5% à la CDU et 26% au SPD. Pas fous les allemands...
Réponse de le 07/07/2015 à 13:35 :
Si vous avez trop de Merkel, vous ne pourriez pas en prêter un peu à la France qui en a grand besoin ? Ou même Schröder dont on ne peut nier le rôle décisif dans le nouveau miracle économique allemand ?

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