L'Islande ne donne pas des leçons qu'en football, mais aussi en économie

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L'Islande, petit pays, grandes leçons...
L'Islande, petit pays, grandes leçons... (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
L'Islande affronte la France le 3 juillet en quarts de finale de l'Euro 2016. L'occasion de se pencher sur l'économie de l'île qui est en croissance, avec 4% en 2015 après avoir choisi une voie originale pour faire face à la terrible crise de 2008.

Le quart de finale de l'équipe d'Islande face à la France dimanche 3 juillet à Saint-Denis sera - en attendant peut-être encore mieux - un succès inédit pour ce petit pays nordique de l'Atlantique Nord. Un succès justement apprécié par une grande majorité des 332.529 habitants de l'île qui ne doit pas en cacher un autre, celui de l'économie islandaise.

Le PIB islandais a progressé l'an passé de 4%, soit plus de deux fois plus vite que celui de l'UE et la zone euro, et deux fois plus vite qu'en 2014. Dans l'Union européenne, seule l'Irlande affiche une croissance supérieure à l'Islande. En mai, le taux de chômage était à 4,1 % (2,2 % en données corrigées des variations saisonnières), au plus bas depuis onze ans, alors que le taux d'activité est de 86,1 %. En zone euro, le chômage est à 10,1 % avec un taux d'activité de 70 %.

L'Islande est une petite économie, avec un PIB de 15 milliards d'euros. Mais c'est une économie qui se porte bien. C'est un pays les plus riches d'Europe. En 2015, il était huitième du continent en termes de PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat avec un niveau supérieur de 17 % à celui de la France et de 24 % à la moyenne de l'UE. L'île nordique revient pourtant de loin. Elle a traversé, à partir d'octobre 2008, une des pires crises financières de l'histoire. La gestion de cette crise est souvent présentée comme un exemple, parfois caricatural. Une chose est cependant certaine : cette gestion n'est pas entrée dans les canons de la théorie économique et s'est pourtant soldée par un succès. En cela, l'équipe islandaise de football ressemble un peu à l'économie du pays : elle a surgi de l'enfer et a surpris tout le monde.

Les « années folles »

Indépendante du Danemark depuis 1944, l'Islande a beaucoup souffert de la crise de la pêche, alors sa principale ressource, dans les années 1980-90. En 1991, un nouveau gouvernement est formé, dirigé par Davið Oddson, chef du parti de l'Indépendance qui lance le pays dans une vague de libéralisation avec, en tête, le modèle irlandais. Dix ans plus tard, la finance islandaise est largement dérégulée. Le but de cette politique est d'attirer les investisseurs étrangers pour augmenter la richesse du pays. L'Islande devient alors un pôle financier mondial que l'on utilise pour le carry trade, cette technique qui consiste grosso modo à emprunter dans des pays à taux bas (comme la zone euro) pour les placer dans des pays à taux élevés (comme l'Islande). L'argent abonde, la Bourse s'envole, les crédits se multiplient, la croissance atteint des rythmes astronomiques. En 2007, les actifs du secteur bancaire islandais représentent 1035 % du PIB de l'île et le secteur bancaire pèse 10,3 % du PIB islandais, trois fois plus qu'en 1997.

Choisir son sauvetage bancaire

Lorsque la crise financière mondiale éclate en septembre 2008, l'Islande est en première ligne. Les trois grandes banques du pays, Kaupthing, Glitnir et Landsbanki, ne peuvent plus se refinancer. Elles sont virtuellement en faillite. Partout, l'Etat renfloue les banques. En Irlande, le gouvernement décide le 30 septembre 2008 de garantir l'intégralité des dettes bancaires du pays, soit 235 % de son PIB (440 milliards d'euros). Mais Reykjavik choisit une autre voie. Le gouvernement islandais se contente de garantir les dépôts des Islandais dans les banques islandaises. Le reste des actifs est abandonné à son propre sort. Les trois banques sont nationalisées et scindées et une partie saine et une toxique. Mais ces « bad banks » ne bénéficient pas de la garantie de l'Etat. En revanche, les banques « saines » ont été recapitalisées par l'Etat à hauteur de 30 % du PIB et ont souvent géré directement le nombre incalculable d'entreprises en défaut de paiement.

Contrairement à ce que l'on entend souvent, l'Islande n'a donc pas refusé de sauver les banques, elle a choisi ce qu'elle voulait sauver dans son secteur bancaire. Le pays a choisi de préserver sa demande intérieure plutôt que ses créanciers internationaux. Elle a réduit un fardeau qui, de toute façon, eût été intenable pour l'économie islandaise. Ce choix était donc inévitable. L'élément remarquable, c'est que le gouvernement et la population se sont tenus à cette politique. Lorsqu'il a été question de rembourser les déposants britanniques et néerlandais clients de la structure islandaise Icesave, les Islandais ont, par deux fois, repoussé l'option d'un remboursement par référendum.

L'austérité, malgré tout

Ce choix dans les créanciers n'a pas permis d'éviter l'austérité. Pour renflouer la partie « saine » des banques et la banque centrale du pays, l'Etat a dû emprunter 3,2 milliards d'euros au FMI et à ses voisins scandinaves. La dette publique est passée de 28,5 % du PIB en 2007 à 96,4 % en 2015. Les dépenses publiques ont aussi été réduites en conséquence. Il y a bien eu socialisation des risques et transfert de la dette privée sur la dette publique, mais elle a été limitée et cela a permis à l'économie de rebondir plus rapidement parce que le fardeau qui a pesé sur les agents économiques a été plus faible que si l'Islande avait choisi de rembourser davantage de créanciers de ses banques.

L'effet de la dépréciation de la couronne

L'autre élément clé a été la dépréciation de la couronne islandaise. La monnaie a chuté de façon vertigineuse. Pour un euro, il fallait 82 couronnes islandaises début 2007. Deux ans plus tard, il en fallait 182, soit un recul de 55 %. Cette chute de la monnaie a conduit à une inflation qui a atteint 17 % et a rongé le pouvoir d'achat des ménages qui voyaient leurs salaires nominaux stagner. En revanche, cette dépréciation a permis de regagner rapidement de la compétitivité externe et, là aussi, à circonscrire les effets de la crise.

Le coût élevé de la crise

Malgré sa voie originale et sa monnaie propre, l'Islande de 2009-2010 n'était pas un paradis, loin de là. Au troisième trimestre 2010, après neuf trimestres de contraction en rythme annuel, le pays revenait à la croissance. Il faudra cependant attendre 2014 pour que le PIB islandais dépasse son niveau de 2008. En 2015, il le dépassait de 5 %. La « voie islandaise » était-elle plus efficace que celle qui a été choisie dans la zone euro en 2010 ? Pas pour l'Irlande, qui est sorti plus vite de la crise, mais moins en raison de la politique menée que d'éléments externes. En revanche, l'Islande semble être sortie plus rapidement de la crise que l'Espagne, et beaucoup plus que l'Italie, la Grèce ou le Portugal. Surtout, l'Islande semble moins menacée que la plupart de ces pays par le risque déflationniste et par la croissance molle. Les comparaisons sont cependant délicates dans la mesure où ces économies sont assez peu comparables à celle de l'Islande.

Une reprise par les exportations

Reste qu'il convient de ne pas trop surinterpréter la « voie islandaise ». D'abord, on l'a vu, elle était plus « contrainte » que « choisie ». Ensuite, le prix payé par les ménages islandais a été lourd. Le niveau de la consommation des ménages est encore inférieur en 2015 de 4% à son niveau de 2007. L'investissement en 2015 ne représentait que 63,9 % de son niveau de 2007. La croissance islandaise d'après la crise est une croissance des exportations : de biens (+28 % par rapport à 2007) et surtout de services (+52 % par rapport à 2007).  C'est donc bien les gains de compétitivité externe par la compression de la demande intérieure qui ont fait rebondir l'Islande. Les deux moteurs de la croissance du pays ont été principalement la pêche qui a bénéficié de la hausse des prix et de la demande de poissons et le tourisme. Le nombre de touristes qui ont visité le pays a crû de 27 % en 2015. C'est ici le fruit d'une politique active, avec notamment le développement des infrastructures et du marketing public et privé.

Mais on assiste aujourd'hui à un rééquilibrage rapide : au premier trimestre, la consommation des ménages a progressé sur un an de 7,1 %.  En 2015, le pays a connu un déficit commercial et c'est la demande intérieure qui a tiré la croissance. La page de la crise est définitivement tournée.

Une attitude distante face à l'UE

Après la crise, l'Islande a voulu adhérer à l'Union européenne pour bénéficier d'une certaine « protection ». Cette démarche initiée par le centre-gauche a cependant rapidement échoué sur l'écueil de la politique de pêche. Après le retour de la droite au pouvoir en 2013, la demande d'adhésion a été retirée, sans le référendum promis à ce sujet. Ceci a beaucoup irrité le sens démocratique des Islandais, mais les sondages donnent en réalité une majorité de près de 59 % contre l'adhésion à l'UE. Membre de l'Espace économique européen, l'Islande bénéficie de l'accès au marché unique et de la liberté de circulation, ce qui est crucial pour le tourisme et la volonté de faire de l'île une escale entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Mais l'EEE permet aussi à l'île de développer parfois ses propres choix, comme en 2008 ou dans l'affaire Icesave, et de bénéficier d'une protection de ses zones de pêche. L'adhésion à l'UE n'est donc pas très attirante pour le pays.

Changement d'approche sur la finance

Une des principales originalités islandaises réside surtout dans le traitement « moral » de la crise. L'Islande a ainsi été un des rares pays, avec l'Irlande, à établir des suites judiciaires à la crise. Les trois patrons des trois grandes banques ont été condamnés à 18 mois de prison, et beaucoup d'autres condamnations ont été prononcées. Même le premier ministre de 2008, Geir Haarde a été condamné sans sanctions par un tribunal en 2012. Désormais, la société islandaise est très sensible aux affaires financières. Lorsque la femme de l'actuel premier ministre Davið Gunnlaugsson a été cité dans l'affaire des Panama Papers, il a été contraint à la démission devant les manifestations géantes qui se sont tenus à Reykjavik. De nouvelles élections vont se tenir et le parti du premier ministre sortant, le parti progressiste, est menacé par une nouvelle formation, le parti pirate, qui pourrait arriver en deuxième position et qui prospère sur le rejet des partis traditionnels et du monde politique en général, ce qui est un élément commun à de nombreux pays qui ont connu la crise.

Les leçons de la crise islandaise

Quelles leçons retenir de la crise islandaise ? D'abord, elle permet de mettre en garde contre les effets de la financiarisation à l'extrême d'une économie. Ce mode de développement a un revers inévitable : celui de l'explosion violente de la bulle. Et les conséquences de cette explosion sont rarement positives pour la population, même lorsque, dans le cas islandais, tout est fait pour circonscrire le plus possible la crise. Ensuite, l'Islande prouve que les intérêts bancaires ne coïncident pas toujours avec l'intérêt général. Et qu'il est possible de se libérer des premiers au nom des seconds sans provoquer les catastrophes que les banquiers - c'est de bonne guerre - promettent initialement. La voie islandaise n'est pas forcément meilleure que les autres, mais son existence prouve qu'un gouvernement dispose toujours d'un choix concernant les mesures à prendre en cas de crise. Enfin, dernière leçon : un petit peuple peut apprendre beaucoup aux grands. L'équipe de France est prévenue.

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Commentaires
a écrit le 04/07/2016 à 11:51 :
"L'Islande ne donne pas des leçons qu'en football, mais aussi en économie"

Donc, hier soir c'était la banqueroute pour eux.
a écrit le 04/07/2016 à 11:35 :
Toujours épaté par les "économistes" qui comparent un pays de 200 000 habitants et un autre de 66 millions sans se rendre compte de l'absurdité d'une telle comparaison.
a écrit le 04/07/2016 à 9:31 :
"L'Islande ne donne pas des leçons qu'en football, mais aussi en économie"

Donc, hier soir c'était la banqueroute.
a écrit le 04/07/2016 à 9:23 :
La dette laissée à la responsabilité des banques, elle n'a pas été payé par les contribuables
d'où une croissance, car la dette a servie à des investissements. Procedure bien menée et intelligente. D’où croissance. De plus, certes petit pays, qui n'a pas d'immigration, on ne peut faire une comparaison avec d'autres pays dans lesquels, les dettes sociales sont énormes et qui ne font que grimper !
Réponse de le 04/07/2016 à 10:34 :
Vous n'avez visiblement pa lu l'article:
Les banques ont ete recaptisalisées par l'Etat Islandais a hauteur de 30% de PIB et la dette publique est passée de 8,5 % du PIB eà 96,4 % du PIB; le tout avec des budgets d'austérité et une baisse programmée des dépenses publiques.
Les Islandais payent donc bel et bien de leur poche. la différence, est qu'ils ont envoyé la note aux gouvernements Britanniques et Neelrandais pour compenser les pertes des épargnants non-islandais lors de la faillite...
L'exemple islandais, souvent mal compris dans les gauches radicale, montrent surtout qu'en cas de crise bancaire, memes les modeles dits alternatifs font en réalit toujours casqué le contribuable et/ou l'epargnant.
a écrit le 03/07/2016 à 17:23 :
Quand va-t-on arrêter de louer à longueur de journaux économiques ces modèles étrangers qui bien sur sont toujours bien meilleurs que le nôtre ? Et ceci dans le seul but de torpiller notre système au détriment de la majorité (les + faibles) et au profit de quelques uns (les + riches et les + privilégiés). A chaque fois, messieurs vous omettez tous les aspects négatifs afin d'étayer votre démonstration. A la mode Trump ou Nigel Farage. C'est trop facile.
De toute façon, un petit pays et un grand pays ne peuvent activer les mêmes leviers économiques. Comparer la France et L'Islande quant aux solutions mises en oeuvre est un non-sens.
a écrit le 03/07/2016 à 16:29 :
Une énergie renouvelable quasiment gratuite et pas d'armée, ça aide. Que 330000 hab également; on ne peut pas comparer avec les pays d'Europe ouverts aux 4 vents. Le seul intérêt de l'article est la résolution originale du problème bancaire
a écrit le 02/07/2016 à 22:58 :
Vous vous trompez M Godin quand vous évoquez la raison du non remboursement de la dette.
Le sujet est très technique :
Fondamentalement , il s'agit du principe fondamental de la non-responsabilité publique pour les dettes privées.
Pour plus de détails:
http://lipietz.net/?article2517
Réponse de le 04/07/2016 à 10:39 :
pour une fois Godin rapporte correctement les faits sur ce sujet. le modèle Islandais est interessant dans le fait qu'il laisse faire faillite les actionnaires...mais de toute maniere c'est au prix d'un endettement public élevé (car il n'y a guère le choix).
Pour faire court: les Islandais ont choisi de ne payer que pour les epaargnants nationaux et ont envoyé la facture aux gouvernementsbritannqiues et neerlandais pour leurs nationaux ayant placé leur argent en Islande.
Pour le reste, c'est bien le contribuable Islandais qui a payé en devant recapitaliser les banques sauvées, ainsi que qu'en gerant les consequencs economiques de la crise économique.
On notera au passage que l'islande a TOUJOURS payé sa dette publique parfaitement à l'heure et avec des taux d'intérêts assez élevés.
a écrit le 02/07/2016 à 19:44 :
Bravo l'Islande, remise en cause, pas besoin de l'EU, et banquiers en prison ! Chapeau !
Réponse de le 04/07/2016 à 10:42 :
Avez vous compris l'article?
Endette public qui s'envole de preqque 70% de PIB (dont recapitalisation bancaire de 30 point de PIB), dette publique pay&ée avec taux d'interet élevés, pouvoir d'achat amputé.
L'exemple Islandais montre surtout que le modele dit alternatif est tout aussi couteux pour le citoyen. Son avantage etant uniquement que les actionnaires des banques ont pris cher, mais PAS que le citoyen a ete épargné (ce qui est en soi impossible, sauf si un autre Etat paye à votre place...ce qui d'ailleurs été partiellement le cas pour l'islande...vu que pays Bas et royaume Uni ont du payé à la place en partie)
Réponse de le 10/07/2016 à 10:12 :
La liquidation des actifs de la banque Landsbanki, maison mère d'Icesave, a permis finalement d'indemniser Royaume-Uni et Pays-Bas.
http://www.lesechos.fr/28/08/2014/LesEchos/21759-105-ECH_faillite-d-icesave---les-pays-bas-ont-recupere-1-4-milliard-d-euros.htm
a écrit le 02/07/2016 à 15:57 :
La meilleure façon de s'enrichir est de ne pas payer ses dettes. Demandez leur avis aux epargnants anglais et hollandais qui ont fait la bétise de confier leur épargne aux banques de ce pays... quant à la recette economique elle est connue : empêcher les europeens de venir pêcher chez soi et leur vendre son poisson au meilleur prix.Ajoutez un peu de tourisme ,un peu de hitech et voilà....le plus curieux ce sont les articles laudatifs comme celui de votre journal faisant des facto l'apologie de ceux qui déclarent faillite pour mieux s'enrichir.
Réponse de le 02/07/2016 à 19:09 :
La France: citoyenne!!!!, républicaine!!!!, patriote!!!!! encore pire des mots qui en politique sentent le mensonge, le caniveau, aime s'extasier devant les autres comme par exemple le modèle allemand et les petits jobs avec un peu!!d'exploitation des salariés des pays de l'est ou le modèle anglais et les jobs de misère, aujourd'hui l'Islande et sa dette jamais honorée . La France est tellement mal psychologiquement que même la misère chez les autres ou la magouille est devenue la réussite. La France a besoin de femmes et d'hommes d'état avec un projet ce qui n'est pas encore le cas pour 2017 car ceux de tout bord qui crient haut et fort qu'avec eux s'écrira l'avenir toujours les mêmes y compris les vieux quadras souvent en politique depuis leurs études, avec l'équipe de bras cassés de l' aristocratie politique qui depuis plusieurs décennies enfoncent un peu plus notre pays hors de la compétition internationale.
Réponse de le 07/07/2016 à 15:12 :
Réponse à Candide 21> il faut toujours faire attention quand on place son argent. Des taux d'intérêt mirobolants, offerts par par une banque inconnue d'un Etat miniature insulaire, ca pue de très loin l'arnaque, n'est-ce pas? Alors, quand on prend des risques inconsdérés, on ne doit pas s' étonner de l'issue.
a écrit le 02/07/2016 à 13:32 :
Sur la comparaison économique je ne me risquerais pas sur le sujet .Par contre en Islande des banquiers ont été condamnés à de la prison pour des gestions risquées voir
malhonnêtes il ne me semble pas que cela soit le cas en France,crédit lyonnais, dexia etc etc..Pire la réduction des moyens attribués aux juges financiers en France démontre
la volonté politique de se protéger et de protéger les amis de la finance tant à gauche qu'à droite!
a écrit le 02/07/2016 à 11:57 :
Manifestement l'article été mal lu.
Ce qu'il suggère fortement c'est que l'Islande démontre de façon convaincante qu'il y aurait eu d'autres moyens de traiter la crise financière de 2008 que celle employée par les USA et exportée vers une Europe sans imagination et intellectuellement sclérosée par la pensée neolibérale..

L'économie Islandaise n'est pas l'économie européenne mais la solution retenue aurait pu être appliquée en Europe. Elle l'a été en partie puisque la BCE a fini par tenir les banques à bout de bras, sans que l'étape suivante, la nationalisation, ait été réalisée. Ce qui a empêché toute réforme en profondeur du système financier , qui est retombé dans ses erreurs après un toilettage sommaire.
a écrit le 02/07/2016 à 11:18 :
Une société homogène liée par son histoire et qui reĺève les manches quand c'est nécessaire, voilà le succès.

La France en est loin avec son auto-flagellation historique (Vichy, l'esclavage, une réussite sociétale et économique bien supérieure à certains décapiteurs de bas étage,...), son assistanat valeur supérieure au travail et son multi-cultarisme qui ne nous ramène pas que des lumières.
a écrit le 02/07/2016 à 10:44 :
Est-ce que l'article voudrait insinuer qu'il faudrait quitter le carcan européïste pour se développer normalement ? Car c'est ce qu'a fait L'Islande. Ce que ne dit pas le journaliste est que tous les pays du Nord (à amplitude moindre pour la Norvège) sont largement subventionnés directement ou indirectement par les conditions exceptionnelles qui leurs sont faites. La ligue européïste ne veut pas en effet qu'un pays périphérique soit une cible économique pour une force étrangère; alors, dans l'Union ou pas les subventions vont bon train. Le commerce par exemple, y est quasi à sens unique tant les contraintes réglementaires sont importantes. Le système bancaire leur est également un moyen important d'enrichissement par la spéculation et ne cessera certainement pas d'exister, ainsi la notion "morale" n'est que de façade en Islande, ce que tout le monde bien entendu sait, il suffit de ne pas se faire prendre et d'être bon joueur dans ce cas là. Le modèle islandais n'est donc pas un modèle à suivre car il n'existe pas. Quoiqu'on en pense, l'Islande n'est qu'une "captive" économique.
a écrit le 02/07/2016 à 10:24 :
Il faut envoyer Hollande et Sapin en stage longue durée chez ces gens-là. Idem pour l'ENA ou personne ne devrait sortir avant d'avoir passer au moins 1 an en stage en Islande !!!
Réponse de le 02/07/2016 à 11:41 :
Même les cours du soir seraient inefficaces, il faut accepter il y a des causes perdues .
a écrit le 02/07/2016 à 9:21 :
Budget de la défense FR 40 milliards. Facture petrolière moyen sur 10 ans : 30 milliards. Deficit public 70 milliards. Sans armée et avec une énergie locale bon marché, nous aussi on pourrait avoir de jolis chiffres... mais on pourra dire aussi au revoir à notre influence diplomatique et on verra toutes nos entreprises de pointes se faire piller technologiquement sans qu'on puisse réagir.
Réponse de le 02/07/2016 à 12:47 :
Vos chiffres sont faux le budget militaire fait 60 milliards et d'après le rapport de la commission des prélèvements obligatoires de 2011 les allocatins rsa 80 milliardds les aides directes aux entreprises 60 milliards les niches fiscales aux entreprises 70 milliards 40 milliards de cice soit 250 milliards et 30 milliards de formation professionnelle Le déficit et l' endettement sont résolus
a écrit le 02/07/2016 à 8:38 :
Article orienté en "novlangue de bois de gauche" ..! donc avant..... y avait l'argent "sale" et depuis que le gouvernement n'a pas honoré sa parole ni ses dettes ...l'argent est devenu "propre et prospère "...la ficelle de la désinfo est aussi grosse qu'un cordage du Titanic....!
a écrit le 01/07/2016 à 20:53 :
Boom touristique et boom de la pêche au maquereau + l'incontournable bulle immobilière = +4% de GDP.
Quel a été le rôle de l'effacement d'une partie de la dette des ménages ?
Réponse de le 04/07/2016 à 10:52 :
la dette n'a pas ete effacée. La dette publique est passée de 28,5 % du PIB à 96,4 % en 2015, avec des taux d'intérêts actuels de 6% (qui furent supérieurs à 15% fin 2008) et le pouvoir d'achat es toujours nettement inférieur à ce qu'il était avant 2007 (il y a 9 ans).
Contriarement à la légende publique, les Islandais ont payé très cher et paye toujours très cher l'éclatement de leur bulle bancaire.
a écrit le 01/07/2016 à 19:02 :
Pour résumer : même pas peur !
Pas peur de "surfinancer" l'économie.
Pas peur de relancer l'inflation quand il faut, même si cela coûte aux ménages.
Pas peur de dévaluer massivement la monnaie du pays.
Pas peur de privilégier les actifs nationaux aux actifs détenus à l'étranger.
Ces méthodes ont été maintes fois utilisées pour relancer des économies moribondes.
Au fond, c'est bien du courage qui manque aux dirigeants français et bruxellois en matière d'économie.
a écrit le 01/07/2016 à 18:24 :
Cet article est biaisé, il ne prend pas en compte que l'Islande n'a pas d'armée, juste deux bateau de patrouille maritime donc les dépenses dans le domaine de la défense sont très faibles.
Ne comparez pas la France et l'Islande en économie. Il y a pas les même problèmes dans les deux pays.
Ça me saoule de lire ce genre de comparaisons...
Réponse de le 02/07/2016 à 4:07 :
pas d'armée donc pas de fonctionnaires qui sont les vrais destructeurs d'un pays !!!
bien sûr qu'il est possible de comparer les économies de 2 pays !!!! bien sûr également qu'il est possible de voir que l'Europe crève sous les fonctionnaires qui détruisent tout !!!
Réponse de le 02/07/2016 à 8:42 :
a noter aussi ,que la facture énergétique est pratiquement nulle ..! (géothermie des volcan) ..
Réponse de le 02/07/2016 à 10:13 :
Tyrion a raison cette comparaison est stupide tant les situations sont différentes. Il faut rappeler que, de mémoire, les 2/3 de la population islandaise sont regroupé dans une seul ville (Reykjavik et sa banlieue) avec tout ce que cela apporte comme économie sur les service Public, les transport etc...
Réponse de le 02/07/2016 à 19:51 :
@Bertrand vous n'avez pas l'air très intelligent, tous les pays ont des fonctionnaires... même les plus libéraux. Oui les fonctionnaires ne créent pas de richesse, mais sans un minimum de fonctionnaires la vie en société n'est tout bonnement impossible.

Je serais très curieux de vous voir vous faire attaquer dans la rue, je suis sur que vous seriez le premier à pleurer "les policiers nous protège pas ".

Le problème en France n'est pas tant le nombre de fonctionnaires que leur régime dérogatoire et leurs statuts.

La France à également plus de fonctionnaires, n'a pas par choix mais à cause de la structure assez rurale de notre pays.
a écrit le 01/07/2016 à 18:04 :
Et oui, voilà un petit pays qui n'a rien à envier aux autres. Comme quoi, la taille d'un pays et de son économie n'est pas synonyme de faiblesse économique ou de mauvaise compétitivité. Autre exemple à donner aux européistes qui nous claironnent à longueur de temps que l'union fait la force (je dirais plutôt fait la farce, à l'heure où nous en sommes de l'état de délabrement de l'UE), la Suisse est l'un des pays les plus compétitifs au monde, et lui aussi, est un petit pays, ni dans l'UE, ni dans l'euro et neutre sur la scène internationale et lui aussi à refuser d'envisager une adhésion à l'UE. Comme quoi, il y a une vie en dehors de l'UE. Vive le Frexit !
Réponse de le 04/07/2016 à 10:57 :
La Suisse a un acces quasi-intégral aux marché unique Européen , y compris la libre circulation des travailleurs (qui n'a toujours pas vraiment été remise en question), contribue au budget européen...mais n'a pas son mot à dire quant aux règles du dit marché unique Européen.
En fait pour la Suisse, comme pour la Norvège (qui a un acces plus large encore au marché unique et paye davantage encore), c'est comme etre dans l'UE, mais sans avoir son mot à dire quant aux règles (donc une souveraineté très limitée). Pour Les nationalistes/souverainistes, en fait la Suisse et la Norvège sont de parfait contre-exemples!
a écrit le 01/07/2016 à 17:45 :
Je pense que la leçon qui peut être tirée, c'est que la démocratie est la meilleure des choses pour l'économie. Les gens votent pour des élus qui prennent des décisions par rapport à un programme.Si cela ne marche pas, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes et peuvent virer leurs élus. Mais alors, ils ne peuvent pas accuser d'autres personnes et les élus sont responsables.
Aujourd'hui, l'UE prend des décisions sur la GRECE, contre sa volonté, mais elle n'assume pas ses diktats dans les urnes.
C'est facile d'imposer des plans qui ne marchent pas aux aux Grecs, puisqu'il n'y a aucune sanction électorale, et qu'on peut continuellement rejeter la faute sur ceux qui subissent ces mesures.

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