La BCE prête à sortir son "monnaie hélicoptère"

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La BCE va-t-elle faire un chèque aux citoyens de la zone euro ?
La BCE va-t-elle faire un chèque aux citoyens de la zone euro ? (Crédits : Thierry Roge)
L'économiste en chef de la BCE, le Belge Peter Praet, l'a confirmé : l'usage de "l’hélicoptère", autrement dit de la création monétaire directe pour les agents économiques, est une arme dont dispose la BCE. Est-ce un moyen d'ancrer à tout prix les anticipations d'inflation ou est-ce une vraie possibilité ?

L'usage de l'« hélicoptère » monétaire, autrement dit du déversement massif de monnaie sur l'économie, va-t-elle devenir réalité en zone euro ? Cette vieille idée évoquée par Milton Friedman, le père du monétarisme, en 1948, va-t-elle être utilisée par l'institution de Francfort qui désespère de plus en plus de l'efficacité de son « assouplissement quantitatif » ?

La BCE évoque enfin la monnaie hélicoptère

La question est, en tout cas, clairement sur la table. Lors de sa conférence de presse du 10 mars, Mario Draghi avait jugé cette idée « intéressante », tout en affirmant que le Conseil des gouverneurs n'avait « pas encore étudié ce concept. » Les observateurs n'ont pas manqué de relever combien ce « pas encore » laissait de porte ouverte. Huit jours plus tard, dans une interview accordée au quotidien italien La Repubblica, l'économiste en chef de la BCE, membre du directoire, Peter Praet, est allé nettement plus loin en affirmant que la monnaie « hélicoptère » entrait dans la « boîte à outil » de la BCE. « Oui, toutes les banques centrales peuvent le faire », a confirmé l'économiste belge. Et de marteler : « Donc, quand nous disons que nous n'avons pas atteint les limites de nos outils, je pense que c'est vrai. » Le message est donc claire : l'hélicoptère monnaie est désormais une arme possible pour la BCE.

Qu'est-ce que la monnaie hélicoptère ?

Qu'est-ce que l'hélicoptère ? Milton Friedman l'a décrit au début de sa carrière, à l'époque où la crise déflationniste des années 1930 est encore dans les mémoires. Dans la logique monétariste, la banque centrale doit avoir recours à la distribution de liquidités (Friedman utilise alors l'image d'une distribution de billets par hélicoptère) pour mettre fin à un risque de spirale de baisse des prix. L'argent distribué vient gonfler la demande et relancer l'inflation.

La logique est bien celle du monétarisme : agir sur la masse monétaire pour agir sur les prix. On remarque aussi que ce concept se distingue de l'usage habituel de la planche à billets, qui sert souvent à combler un déficit chronique de l'Etat. Ici, l'Etat n'intervient pas, précisément pour éviter tout risque de spirale hyperinflationniste. En étant distribué aux agents économiques pour être dépensé, cet argent, au contraire, dispense l'Etat de s'endetter davantage et comble les déficits en venant grossir les revenus fiscaux.

La crédibilité de la BCE en jeu

Si la BCE ne peut plus faire l'impasse sur un tel instrument, c'est que, désormais, sa crédibilité est en jeu. L'institution de Mario Draghi semble être arrivée au bout de sa logique d'assouplissement quantitatif. Après un an de rachats d'actifs publics à hauteur de 60 milliards d'euros, l'inflation reste désespérément faible. Certes, cette faiblesse est tirée par les prix de l'énergie et des matières premières, mais l'inflation sous-jacente demeure également faible au regard des moyens mis sur la table. En février, les prix en zone euro ont reculé sur un an de 0,2 %. L'inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, alcools et tabacs) est passée de 1 % à 0,8 %. Résultat : les anticipations d'inflation sur les marchés se sont fortement dégradées, s'éloignant de l'objectif de la BCE. En clair : les marchés ne croient plus dans l'efficacité de la politique de la banque centrale. C'est donc bien la crédibilité de la BCE qui est en jeu.

Convaincre les marchés de la détermination de la BCE

Le 10 mars, Mario Draghi a donc frappé fort en augmentant le volume des rachats de 60 à 80 milliards d'euros mensuels, tandis que le taux de dépôt négatif a été alourdi de -0,3 % à -0,4 %. Un nouvel instrument, le TLTRO II, visant à inciter les banques à prêter à l'économie par une « récompense » sous forme de taux négatif, a été mise en place. Cet arsenal vise à convaincre les marchés de la détermination de la BCE. Mais il ne suffira pas. Ces annonces n'ont ainsi pas permis de peser sur l'euro qui, depuis le 10 mars, a progressé face au dollar. Dans un contexte où chaque banque centrale tente d'exporter sa déflation et où les fondamentaux de la zone euro, avec son excédent courant et son économie qui résiste dans le ralentissement mondial, l'euro peine à reculer. La BCE doit donc aller plus loin, du moins en parole, pour restaurer sa crédibilité.

Dans l'interview déjà citée à la Repubblica, Peter Praet affirme ainsi que le taux de dépôt négatif n'a pas atteint sa limite basse, il peut encore baisser. L'allusion à l'hélicoptère monnaie entre dans cette logique : impressionner et prévenir que l'on est prêt à tout, même à l'impensable.

Pas seulement une menace

Faut-il donc ne prendre ces paroles que pour des menaces vaines, qui ne se traduiront pas dans les faits ? Rien n'est moins sûr. La BCE a préparé de cette manière l'introduction des taux négatifs et de l'assouplissement quantitatif, par des allusions visant à impressionner le marché. Mais la réalité de l'inflation faible ne changeant pas, ces instruments sont devenus des « exigences » du marché, qu'il a fallu mettre en œuvre, au risque de provoquer, comme le 3 décembre dernier, des déceptions désastreuses de la part des investisseurs.

Bref, comme précédemment, la BCE pourrait bien être pris à son propre piège et se voir contrainte à monter dans l'hélicoptère par la force des événements. Ces déclarations ne peuvent donc pas être considérées comme de simples paroles en l'air.

Une mesure qui contourne les banques

En théorie, l'hélicoptère monnaie dispose de beaucoup d'avantages pour la BCE. Ce procédé permet de contourner un système bancaire qui demeure un des principaux obstacles à la transmission de la politique monétaire à l'économie réelle et qui a conduit à limiter l'impact de l'assouplissement quantitatif. Il permet aussi d'avoir moins recours aux taux négatifs dont l'usage est in fine périlleux. La monnaie distribuée directement aux consommateurs viendra naturellement gonfler la demande et exercer une pression inflationniste qui permettra un relèvement des anticipations d'inflation. Dès lors, un cercle vertueux peut se mettre en place : rassurées par les perspectives sur les prix et donc sur leur capacité à fixer leurs prix, les entreprises pourraient alors investir. La croissance se renforcera et les anticipations d'inflation également.

Une mesure légale en zone euro

L'autre avantage de l'hélicoptère monnaie, c'est qu'elle n'est pas expressément interdite par les traités européens, à la différence du financement monétaire des Etats. Or, on l'a vu, ce procédé a été mis en avant par Milton Friedman précisément parce qu'il épargne les budgets. En distribuant de l'argent, la BCE pourrait ainsi prétendre préserver même l'esprit des traités en incitant les Etats à réduire leurs déficits et même en les aidant à le faire.

C'est un élément important compte tenu de la levée de boucliers attendue en Allemagne en cas de recours à cette méthode, et notamment de la confusion qui pourrait naître d'une comparaison avec l'hyperinflation de la République Weimar où, en réalité, on avait connu un financement monétaire des dépenses publiques.

De la création monétaire pure

Pour la BCE, les vrais obstacles pourraient être ailleurs. D'abord, dans la couverture des pertes. Car cette monnaie émise n'est pas « couverte » par une contrepartie, à la différence des rachats d'actifs ou des prêts à long terme des banques. Certes, les rachats d'actifs peuvent entraîner des pertes liées au prix de rachat, qui seront couvertes par de la création monétaire ex nihilo, mais la logique de l'hélicoptère monnaie est différente.

Il s'agit en effet de la planche à billets pure, sans contrepartie dans le bilan de la banque centrale, qui entraîne une perte sèche pour la BCE. On notera que la BCE, pour la première fois, le 10 mars, a montré qu'elle était prête à s'engager dans cette voie avec le TLTRO II. Les banques qui auront emprunté de l'argent à la BCE et auront augmenté leur volant de prêts bénéficieront en effet d'un taux négatif, autrement dit d'une « prime » sous forme de remise d'une partie du capital emprunté. Cette prime est de la création monétaire sans contrepartie.

La question des pertes de la BCE

Cette perte peut être certes compensée par plusieurs moyens. D'abord, par les profits générés par ailleurs qui peuvent couvrir ces pertes. En 2014, ce bénéfice net était de près d'un milliard d'euros, mais il ne prend pas en compte l'effet des taux négatifs et du QE. Ensuite, parce qu'en cas de perte nette, la BCE peut, selon l'article 33-2 du traité de fonctionnement de l'UE, avoir recours à son fonds de réserve général (fin 2014, il était à 7,6 milliards d'euros) et, sur décision du conseil des gouverneurs, utiliser les revenus monétaires des banques centrales nationales. Ces « coussins » de sécurité paraissent cependant trop faibles pour irriguer une économie de 340 millions d'habitants. Il faudra donc sans doute une recapitalisation par les banques centrales nationales, donc par les Etats ou un maintien en bilan négatif, ce que ne prévoient pas les traités. Un choix « politique » qui risque d'être délicat à gérer.

Quelle forme pour l'hélicoptère ?

Deuxième problème majeur : la forme que devra prendre l'hélicoptère. Faut-il procéder à un simple crédit en une fois sur les comptes courants des citoyens d'une somme fixe en euros ? Dans ce cas, l'efficacité risque d'être réduite.

Pour plusieurs raisons. Une partie de cette somme pourrait en effet être épargnée ou placée dans des bulles spéculatives. Par ailleurs, la croissance européenne est, aujourd'hui, tirée par la consommation dopée par la baisse du prix de l'énergie. Est-il utile de « tout miser » sur cette seule consommation aujourd'hui au risque de voir ce moteur non seulement alimenter surtout les importations ? Et une fois cet effet terminé et l'inflation remontée, ne faut-il pas craindre une baisse des revenus et des dépenses des ménages ?

Dans ce cas, l'hélicoptère pourrait être un feu de paille bien moins utile, par exemple, qu'une hausse des salaires. Certes, comme le souligne l'économiste britannique Simon Wren-Lewis, toute hausse de la demande agira directement sur l'inflation, mais un simple hélicoptère risque de ne pas résoudre les plaies de la zone euro : la perte de revenu durable des salariés du sud de l'Europe et le sous-investissement, notamment.

Des mesures « ciblées » ?

Pour être efficace, la monnaie créée doit donc être maîtrisée. D'abord, en « dirigeant » cette monnaie vers la dépense et vers la dépense « utile ». Pour cela, il faut sans doute imaginer des aménagements géographiques (est-il raisonnable de soutenir la consommation allemande autant que celle de la Grèce, par exemple ?) ou sociaux (en distribuant selon les revenus), mais aussi techniques. On peut ainsi imaginer des « bons » ayant valeur monétaire, mais ne permettant d'acheter que certains biens « utiles » à l'investissement des entreprises européennes soient émis. On peut également, pour mieux « ancrer » les anticipations d'inflation, faire « durer » cette émission monétaire via des bons à péremption limitée qui seraient renouvelés à intervalle régulier et dans des proportions différentes.

Il existe donc des solutions pour améliorer la simple notion de monnaie hélicoptère lancée sans conditions imaginée par Milton Friedman. Evidemment, ces éléments nécessitent un travail technique complexe et il n'est pas certain que la BCE s'y attèle lorsque l'on a pu constater que le taux négatif à plusieurs niveaux en pratique en Suisse ou au Japon a été jugé trop « complexe » par la BCE pour la zone euro.

Une dépossession des Etats ?

La dernière difficulté est celle de la justification « politique » de cette création monétaire. En contournant les banques, la BCE contournerait également les gouvernements élus. Elle ferait en réalité un plan de relance sans l'accord des Etats. La banque centrale indépendante serait-elle alors toujours dans son rôle ? N'est-ce pas aux représentants des citoyens de déterminer quelles dépenses relèvent ou non de l'intérêt général ? N'est-ce pas au Conseil européen ou au parlement de construire un plan pour l'ensemble de l'Europe ?

La question se pose et pourrait faire monter une véritable fronde de certains gouvernements mécontents de se voir ainsi « déposséder » de leur pouvoir budgétaire par la BCE. Mais la zone euro dans sa version actuelle ne permet pas de vrai plan de relance vigoureux, ni au niveau des Etats, ni au niveau européen. La BCE s'adapte donc à cette donne, même si un plan de relance budgétaire pourrait être plus efficace que l'hélicoptère.

La question allemande relancée ?

Il n'est pas certain que cette vision soit néanmoins acceptée en Allemagne où cette mesure sera considérée comme un premier pas vers l'hyperinflation. Mario Draghi a déjà beaucoup fait reculer les Allemands. Sa critique outre-Rhin est féroce et, déjà, le Handelsblatt du 11 mars l'a figuré brûlant un billet de banque. Mais cette patience (au sens étymologique de ce qui fait souffrir) germanique est-elle bornée ? Et la monnaie hélicoptère sera-t-elle sa limite ? C'est désormais à cette question que l'Italien de la BCE doit répondre.

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Commentaires
a écrit le 14/04/2016 à 19:06 :
Bel et intéressant article ! Pour une fois qu'un journaliste comprend quelque chose à l'économie, et en particulier à la monnaie, cela mérite d'être souligné !
a écrit le 21/03/2016 à 19:28 :
Si on cible les revenus faibles ou petit-moyen, il y a de très fortes chances que cet argent soit dépensé en consommation et non placé en épargne. Les revenus importants ne pouvant consommer tout ce qu'ils gagnent. Et pourquoi cet "argent hélicoptère" n'irriguerait-il pas des Artisans, des petits Agriculteurs, des PMI/PME créant une mutualisation entre ces strates?
a écrit le 21/03/2016 à 14:31 :
si les taux sont négatif pourquoi les banques n'en font pas profité "le petit peuple" en épongeant au moins tiers voir la moitié de tous les crédits (immobilier ou à la consommation ) ?
ça ça aurait un réel impact sur nous tous et sur la VRAIS économie
a écrit le 21/03/2016 à 13:55 :
le risque étant que si nous en sommes en trappe à liquidité la monnaie hélicoptère retourne immédiatement dormir sur des comptes.
peut être un ciblage précis serait nécessaire : faciliter certains projets, engager la politique monétaire au profit d'une véritable politique industriel.
quant à la peur allemande de l'hyper inflation ce n'est certainement pas le motif. On peut débattre de l'efficacité de ces politiques mais il est indéniable que la buba est parfaitement compétente pour comprendre que le risque d'hyper inflation dans les économies européennes (même OCDE) est nul. Sa protestation est d'ordre politique, et non pas économique. Elle cherche à affirmer son pouvoir et sa prééminence sur la définition de la politique monétaire. Mais elle perd des alliés y compris dans le nord de l'Europe : la croissance est molle partout. Y compris les pays les plus "anti sud" revoient un peu leur copie sur la politique monétaire, Finlance en tête qui plonge dans la récession. A tout à coup le QE devient beaucoup moins démoniaque à leurs yeux qu'il y a encore quelques mois.
a écrit le 21/03/2016 à 12:37 :
YAKA? UNE AUTRE SOLUTION LA BAISSE DE L EUROS SEARIS PLUS EFICCASE POUR VENDRE PLUS???
a écrit le 21/03/2016 à 11:10 :
La masse monétaire est plus que suffisante, c'est sa vitesse de circulation qui est en cause! Si un moyen d'échange ne revient pas aussi vite, entre mes mains, que je m'en suis dessaisie, je thésaurise parce je manque de confiance!
a écrit le 20/03/2016 à 20:53 :
Si le gouvernement confirme la non imposition des revenus 2017 ça équivaudra à sortir là planche à billets
a écrit le 20/03/2016 à 19:24 :
32 commentaires non publié!! Qui va pendre le temps de les lires a leur parution tardive??
a écrit le 20/03/2016 à 19:21 :
On sent bien là que rien ne fonctionne, car cette monnaie peut être "adapté" a certain mais sûrement pas a la majorité a moins que tout le monde soit en convergence avec un point commun: la misère et la guerre de tous contre tous par "une concurrence libre et non faussée"! La monnaie est la base de la concurrence que l'on nous refuse!
a écrit le 20/03/2016 à 15:32 :
Une autre idée : des bons d achat valables a durée limitée et non négociables pour tout achat , distribués sur une période donnée par ex ...
a écrit le 20/03/2016 à 15:32 :
Une autre idée : des bons d achat valables a durée limitée et non négociables pour tout achat , distribués sur une période donnée par ex ...
a écrit le 20/03/2016 à 15:32 :
Une autre idée : des bons d achat valables a durée limitée et non négociables pour tout achat , distribués sur une période donnée par ex ...
a écrit le 20/03/2016 à 10:54 :
Quoi que fasse la BCE, il est trop tard pour redresser une barre qui est bloquée à "tribord toute". Le dernier avatar c'est la "monnaie hélicoptère!" inventé par un Milton Friedmann, chantre de la liberté totale et de la prééminence des marchés, toutes idées parfaitement néo-libérales.
Il est trop tard depuis 45ans, date à laquelle le financement des Etats et la création monétaire ont été confié aux banques. Il faut revenir sur cette décision qui "shunte" toute possibilité de contrôle démocratique et dont on voit aujourd'hui les effets négatifs sur l'économie.
a écrit le 20/03/2016 à 10:26 :
Pour faire simple "plus rien ne marche alors continuons" ! Cette économie de la consommation est morte, terminée, finito ! L'avenir est vers une économie responsable, propre, innovante, différente. Si on déverse des milliards de milliards évidement que cela donnera l'impression d'une reprise mais ce sera juste le temps de "griller" cette somme, rien de plus. C'est quoi le vrai projet ? des centrales nucléaires pourries ? le tourisme ? Nous obliger de changer de voiture ? les migrants "grande chance pour l'avenir" (je cite) ? On sait changer les normes débiles mais pour changer le reste "impossible" l'argent pour l'argent est toujours le modèle pour ces croutons qui dirigent le monde.
a écrit le 20/03/2016 à 8:49 :
J'espère enfin des mesures fortes de la BCE, un retour à l'inflation serait extrêmement salutaire. Ceci permettrai de faire des investissements et de créer une véritable dynamique pour l'emploi. Rénovation de l'habitat, construction, aménagement de nos villes. Plus moderne, plus en adéquation avec les valeurs actuels ( Écologie, transport urbain, multiplicité des services ).

De nombreuses personnes pense que l'inflation est une mauvaise chose, ceci m'attriste et je me rend rapidement compte que les populations en général ne comprennent rien à l'économie en général.

Il faut inciter les gens à dépenser dans des secteurs créateur de valeur ajouté et d'emplois, en leurs donnant les outils nécessaires à ceci ( Protection (faillite personnelle), taux bas pour les crédits, voir subventions importantes selon les secteurs )), il faut soutenir les ménages et entreprises qui créer de le valeur ou de l'emploi.

L'inflation est salutaire surtout pour les ménages modestes qui sont les véritables moteur de l'économie.
a écrit le 20/03/2016 à 8:48 :
Très bel article. Bravo pour le travail de vulgarisation.
a écrit le 19/03/2016 à 20:24 :
Pas besoin d'hélicoptère ! Cela s'appelle comme autrefois : "Jeter de l'argent par
les fenêtres " ! Et on sait ou ça mène !
a écrit le 19/03/2016 à 18:55 :
Les traités européens interdisent à la BCE de financer directement les États membres de la zone euro (indirectement cette interdiction est contournée par le fait que la BCE achète aux banques les obligations d’États qu’elles détiennent) et de fonctionner en fonds propres négatifs, ce qui signifie que ses dépenses ne peuvent pas être durablement plus importantes que ses recettes). Bien que dans sa mission de sauvegarde, à tout prix de la zone euro un jour où l’autre risque de se poser la question d’un fonctionnement durable de la BCE en fonds propres négatifs, c’est contraire aux traités, mais les gouvernements des pays membres de la zone euro pourraient s’assoir dessus pour sauver l’euro à tout prix. Et depuis 2012 c’est bien la BCE qui sauve la zone euro laquelle, on le sait maintenant, est une zone structurellement bancale qui a besoin d’un traitement particulier de soutien. Un économiste rappelait récemment que la croissance dans la zone Euro a été bien plus faible que dans les pays de l’Union européenne qui ne sont pas membre de la zone Euro. Il y a eu, de 2000 à 2015, un écart d’environ 1% par an, soit un écart de plus de 17% sur l’ensemble de la période.

Mais personne ne veut la fin de l’euro que ce soit l’Allemagne qui est le grand bénéficiaire de cette monnaie où les pays affaiblis de la zone euro qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas en sortir, donc je pense que d’ici quelques années on va probablement expérimenter le fonctionnement de la BCE, en fonds propres négatifs, pour les besoins de la cause européenne. On verra ce que ça donnera.
a écrit le 19/03/2016 à 17:54 :
Cas Cash Cash it's raining CASH
a écrit le 19/03/2016 à 17:02 :
Est-ce une politique qui pourrait accroître la confiance dans l'économie européenne? Cela pourrait représenter de distribuer 300 euros imposables à chacun (100 milliards d'euros distribués par part virile). La belle affaire! Mieux vaut mettre 300 euros dans la poche des pauvres plutôt que les armer et les envoyer à la conquête d'un espace vital comme cela s'est souvent fait dans le passé.
a écrit le 19/03/2016 à 11:58 :
ca va etre un de ces gavages,dont on va se souvenir longtemps...
a écrit le 19/03/2016 à 11:28 :
Sachant que le QE est inefficace, avec un CAC déjà à 4400 avant les annonces de DRAGUI et des marchés US eux aussi déjà bien remontés (17500 avant Yellen), quel était l'intérêt d'être si dovish (colombe) ? La BCE comme la FED n'a pas à se substituer aux marchés, n'a pas à les regarder sauf si krack comme en 2008 qui menacerait l'économie réelle. Et l'idée de l'helicopter money ne passera pas , la cour de Karlshrue y mettera son veto, sans parler de Jens Wiedmann ou de Schauble et Merkel. Les allemdands ont horreur de l'inflation et donc de la création monétaire, qui n'ont jamais rien résolu de toute façon sans réformes. On le voit au Japon où les réformes n'ont pas été mises en places donc là bas, comme ici, les QE ne marchent pas et ne marcheront jamais !
a écrit le 19/03/2016 à 8:51 :


On peut résumer ce long article par ces évidences :

Quand on est retraité avec un gros matelas en euro, monnaie d'épargne pure, et une bonne carte, crédit on pète dans la soie .

La moindre idée de prendre un crédit, ou d'investir devient totalement incongru.

Pourquoi donner 30% au fisc sur des dividendes d'action quand on ne perd rien sur son épargne ?

Pourquoi prendre de risque, quand son épargne en monnaie, est aussi précieuse que l'or?

Pourquoi ? Quand de surcroît, cette monnaie est celle de l'économie du pays le plus prospère d'Europe, l'Allemagne, où la BCE réside.

Pourquoi investir ? quand on attend le démontage inéluctable de l'Europe , le mensonge idéal.

Pourquoi investir ? Quand le dollar sera , de toute façon, manipulé à la baisse en dessous de l'euro, par les meilleurs banksters New Yorkais, avec la bénédiction du Trésor US?
a écrit le 19/03/2016 à 7:47 :
Aller je veut mon compte bancaire bien rempli, merci Mario.
a écrit le 19/03/2016 à 7:37 :
Pourquoi avoir supprimer les banques centrales des pays pour l'émission de l'argent. La BCE s'assoit sur les prérogatives, tout le monde ferme sa (gueule.)
a écrit le 19/03/2016 à 4:49 :
Vous écriviez avec justesse le 6 mars 2013 à propos de l'hélicoptère dans votre article intitulé : "Et si les banques centrales sortaient leur "hélicoptère" pour combattre la crise?" < Il s'agit en réalité de priver le système bancaire de sa capacité à créer de la monnaie et de transmettre cette capacité aux seules autorités monétaires> En fait l'hélicoptère n'est absolument pas une réponse mais est une "gesticulation" de dernier recours. Elle ne solutionne aucun problème à la base des déséquilibres. Pour ma part, si je ne doute pas des nombreux bienfaits de l'aspirine , il n'en demeure pas moins que ses actions sur les maladies graves ne sont que très limitées. Pourquoi ne part écrire sur le Fonds de Stabilisation Boursier qui, lui, est une réelle solution en s'attaquant à la base du problème de la création de richesse pour l'ensemble (sans endettement de l'Etat et sans hélicoptère pour contrer les banques, banques à qui l'on a donné TOUS le pouvoirs directement ou indirectement) par une correction et une mise à profit en faveur de la communauté et du désendettement de l'Etat des réelles possibilités offertes par le système de cotation boursier. Système qui dans sa seule version ne fait qu' engloutir l'ensemble des capitaux mis en circulation pour combattre le crise.
a écrit le 19/03/2016 à 1:48 :
Pour surmonter les réticences de nos amis allemands voici l'instrument rêvé pour lancer l'opération , fruit de la collaboration des deux plus grosses nations de la zone euro - ;-) ! - :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eurocopter_EC665_Tigre
a écrit le 19/03/2016 à 1:00 :
"Ce procédé permet de contourner un système bancaire qui demeure un des principaux obstacles à la transmission de la politique monétaire à l'économie réelle et qui a conduit à limiter l'impact de l'assouplissement quantitatif." Oh ben ça alors ! On nous auraiiit mentiiiiii ?!
a écrit le 18/03/2016 à 22:41 :
J'hésite, pour qualifier cette "monnaie hélicoptère" : soins palliatifs ou acharnement thérapeutique ?
a écrit le 18/03/2016 à 22:36 :
Y-a-t-il une loi internationale qui force la bce a compenser la monnaie helicoptere ? On pourrait a priori preserver techniquement la double ecriture comptable sans recapitalisation. Pour un pret "traditionnel", les banques ne "debouclent" la position qu'a la fin du pret ( remboursement ou defaut). Pendant la duree de vie du pret, l'equilibre comptable est assure' par le jeu des ecritures actifs/passif du pret sur le bilan. Si on considere la monnaie helicoptere comme un pret a taux zero et a duree de vie infinie, alors les etats europeeens n'ont pas a renflouer la bce puisque le bilan de la bce reste formellement le meme, grace au jeu des doubles ecritures pendant la duree de vie du pret. Ca demande sans doute de modifier la reglementation par endroits, mais ca semble faisable.
a écrit le 18/03/2016 à 21:07 :
Tu as oublié de parler du déficit de confiance qu'on les Européens envers les institutions, du partiel effondrement de l'espace Schengen et de la montée de ceux qui veulent détruire l'Euro.

L'Euro est visiblement en sursit. C'est la seul zone monétaire qui n'a rien fait d'intéressant depuis 2008. Le chômage y est partout, les politiques se moquent visiblement des populations des autres pays, etc...

Même si un hélicoptère bien placé pourrait redonner de la confiance envers cette monnaie, je doute qu'elle soit la solution au joyeux bordel qu'est l'Europe.
a écrit le 18/03/2016 à 20:43 :
On peut legitimement s'interroger sur la possibilité de supprimer l'argent, source de tous les maux et comportements insensés de l'humanité...
a écrit le 18/03/2016 à 19:06 :
Et si on se faisait la chose suivante:
- déterminer le nombre d'habitant de chaque pays (on doit déjà avoir les chiffres),
- déterminer le niveau de dette publique de chaque etat (la aussi on a déjà les chiffres),
- grâce a ces données déterminer quel pays a la dette par habitant la plus élevée d'Europe en valeur absolue, on appellera "X" ce montant de dette par habitant,
- créditer le compte de chaque état européen de X fois son nombre d'habitant.

Ainsi en valeur absolue il y a égalité de traitement au niveau de chaque citoyen européen. Le pays le plus mauvais en terme de gestion des comptes publics par habitant se trouverait sans dette, mais sans excèdent budgétaire non plus, juste à zéro (ce qui lui permettra de souffler un peu).
Les autres pays dont la dette par habitant était donc moins élevée se trouveraient eux en excédent budgétaire, excédent budgétaire par habitant qui serait d'autant plus élevé que la dette par habitant du pays était faible.

Bien entendu, pour être certain que ces excédents budgétaires (plus ou moins élevés suivant que les pays étaient plus ou moins bons élèves) ne soient pas dilapidés n'importe comment il faudrait encadrer l'utilisation de ces sommes dés le départ (en limitant leur utilisation dans des dépenses permettant d'améliorer durablement le territoire de chaque état, des dépenses d'infrastructures ou de recherches par exemple. Chaque état pourrait présenter plusieurs plans d'investissement à son peuple, lequel choisirait de manière démocratique le plan lui paraissant le mieux adapté).

A mon sens personne ne serait lésé, en dehors des rentiers qui vivent de la dette publique, mais ils ne créent pas de richesse donc...

A vous lire!
Réponse de le 18/03/2016 à 21:51 :
Je ne pense pas que l'effort qu'envisagerait la BCE dans cette affaire suffise à solder la dette française. Le niveau de dette par habitant dépasse largement ce que laBCE voudrait engager d'après ce que j'ai lu dans la presse. Et surtout, cela ne fera pas monter l'inflation, qui est le but premier recherché par la BCE.
a écrit le 18/03/2016 à 18:52 :
"errare humanum est persevare diabolicum"
Le cerveau des banquiers centraux et des financiers de l'eurozone se complaisent dans la difficulté et le masochisme : le fondamental tant recherché est la création d'emplois (si possible non publics) et la baisse du chômage : alors la BCE prête aux banques avec ou sans contre-parties (rachats de prêts aux États à échéance inférieure à 3 ans) ou 4 ans pour le TLTRO II. Le but claironné depuis un an est de financer les entreprises, leurs investissements, puis avec l'hélicoptère directement les entreprises et même les particuliers. Le QE est un échec pour la relance de l'économie, il ne permet provisoirement qu'une amélioration des fonds propres des banques. Les États doivent toujours honorer leurs annuités des prêts rachetés par la BCE et comme ces États sont en déficit chronique ils vont à nouveau emprunter aux banques. L'hélicoptère devra également être remboursé ; il favorisa pour les particuliers les achats anticipés de produits importés : pourquoi emprunter une somme que l'on devra rembourser si l'on ressent avec raison que les revenus ne s'amélioreront pas et donc qu'il faudra réduire la consommation pour rembourser donc un retour vers la récession, pire que la faible déflation actuelle ?
La SOLUTION pour créer de nouvelles richesses et de l'emploi, sans effet d'aubaine et de déplacement des consommations, C'EST DE FINANCER DES RÉALISATIONS, DES TRAVAUX, DES ÉQUIPEMENTS UTILES ET/OU INDISPENSABLES POUR LA SÉCURITÉ ET L'AVENIR DES CITOYENS ET DES PAYS et SURTOUT NON RENTABLES À COURT/MOYEN TERME. La rentabilité, l'amortissement doit se faire sur le très long terme, environ 50 ans ! Dans ses conditions des réalisations telles les galeries souterraines et les voies ferrées du métro du grand Paris, les infrastructures des voies des tramways, le renforcement et la création de digues et d'ouvrages d'art, la régénération biologique des sols tassés et épuisés par l'agriculture intensive... La plus grande partie des réalisations envisagées ne voit pas le jour actuellement par manque de rentabilité, alors qu'un financement à 0% par la BCE sur 50 ans ne reviendrait aux collectivités concernées qu'à 2%/an en remboursement en capital. Comme les réalisations donneront lieu à des recettes publiques (taxes, impôts, cotisations sociales) les États améliorant leurs comptes publics pourront même contribuer au financement par des subventions, ce qui allège d'autant les remboursements !
Quand la collectivité publique double la "mise" de la BCE, on rentre alors dans le "DOMO" (Dispositif One More One).
Seulement 200 Md€/an (100 BCE + 100 États) pendant 10 ans c'est pour l'eurozone 2 millions d'emplois directs soit plus de 5 millions d'emplois avec les emplois indirects induits (fournitures et sous-traitance). La BCE a mis plus de 1000 Md€ en QE sans création sensible d'emplois.
Le retour au bon sens s'impose ! Des emplois nouveaux pour réalisations nouvelles !
a écrit le 18/03/2016 à 18:42 :
Et si on se faisait la chose suivante:
- déterminer le nombre d'habitant de chaque pays (on doit déjà avoir les chiffres),
- déterminer le niveau de dette publique de chaque etat (la aussi on a déjà les chiffres),
- grâce a ces données déterminer quel pays a la dette par habitant la plus élevée d'Europe en valeur absolue, on appellera "X" ce montant de dette par habitant,
- créditer le compte de chaque état européen de X fois son nombre d'habitant.

Ainsi en valeur absolue il y a égalité de traitement au niveau de chaque citoyen européen. Le pays le plus mauvais en terme de gestion des comptes publics par habitant se trouverait sans dette, mais sans excèdent budgétaire non plus, juste à zéro (ce qui lui permettra de souffler un peu).
Les autres pays dont la dette par habitant était donc moins élevée se trouveraient eux en excédent budgétaire, excédent budgétaire par habitant qui serait d'autant plus élevé que la dette par habitant du pays était faible.

Bien entendu, pour être certain que ces excédents budgétaires (plus ou moins élevés suivant que les pays étaient plus ou moins bons élèves) ne soient pas dilapidés n'importe comment il faudrait encadrer l'utilisation de ces sommes dés le départ (en limitant leur utilisation dans des dépenses permettant d'améliorer durablement le territoire de chaque état, des dépenses d'infrastructures ou de recherches par exemple. Chaque état pourrait présenter plusieurs plans d'investissement à son peuple, lequel choisirait de manière démocratique le plan lui paraissant le mieux adapté).

A mon sens personne ne serait lésé, en dehors des rentiers qui vivent de la dette publique, mais ils ne créent pas de richesse donc...

A vous lire!
Réponse de le 19/03/2016 à 10:31 :
Avec ou sans hélicoptère, les QE de la BCE ne peuvent pas avoir d'impact durable sur l'inflation et la croissance...les comportements et la situation de depart ne sont pas ceux prevus par les macroeconomistes de la BCE
Mais ils ont des effets d'aubaines sur les marchés ??!!
a écrit le 18/03/2016 à 18:15 :
Donc apres le $ monnaie de singe
L € deviendrait une monnaie de singe puis ¥£ bref la mondialisation d une monnaie que l'on imprime à volonté pour éviter aux dirigeants de se faire trancher la gorge !💉💊💰🔫⚔
a écrit le 18/03/2016 à 18:11 :
La Bce n'aura rien inventée. Rappelons que depuis la crise de 2008, le gouvernement des Etats Unis distribue gratuitement des bons alimentaires a 40 000 000 d'Américains. Les bons alimentaires font partie du programme SNAP d'assistance supplémentaire à l'alimentation. Pour une famille de quatre personnes, ce plafond est fixé à 2 389 dollars par mois. Les bons alimentaires peuvent être échangés en supermarché contre des produits alimentaires. Les familles qui en bénéficient on des enfants en meilleure santé et les maladies chroniques s'en trouvent diminuées. Par conséquent la qualité des produits alimentaires achetés est nettement améliorée (fruits, légumes et laitages qui coutent le plus cher), permettant de lutter contre l'obésité.
a écrit le 18/03/2016 à 18:00 :
J'aimerai connaître la source de la citation de Friedman, parce que je suis surpris qu'il serve à l'appui du déversement massif de monnaie.
a écrit le 18/03/2016 à 17:35 :
qu'on ne donne pas de l'argent directement aux banques pour qu'elles fassent n'importe quoi notamment en matiere de derives n'est pas une mauvaise chose
pour le reste, les distributions de cheque dans la nature ca n'a jamais aide personne, surtout quand le pb ne vient pas de la!
la france est l'exemple le plus flagrant de distribution de pognon frais sans compter et sans contrepartie, avec les resultats qu'on connait!!!!!!!!!
( et qu'on pouvait largement anticiper avec la theorie de l'agence...)
pour le reste, y a plein de choses a faire, dans plein de domaines... peut etre qu'il suffirait de motiver les gens a aller de l'avant, au lieu de cultiver le miserabilisme ambiant.....

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