La BCE frappe fort

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La BCE a décidé de mesures fortes.
La BCE a décidé de mesures fortes. (Crédits : REUTERS/Kai Pfaffenbach)
La BCE a décidé d'élargir de 20 milliards d'euros par mois ses rachats, à 80 milliards d'euros, et de les élargir à la dette privée. Les trois taux directeurs ont été abaissés. Le taux de dépôt est désormais à -0,4%.

La BCE sort le grand jeu. Dans un communiqué publié ce jeudi 10 mars, l'institution de Francfort a annoncé plusieurs mesures pour redresser les anticipations d'inflation. Le taux de dépôt, d'abord, sera abaissé de -0,3% à -0,4% après avoir été déjà abaissé de 10 points de base en décembre. Symboliquement, le taux de refinancement est abaissé officiellement à 0% au lieu de 0,05%, sanctionnant son inexistence factuelle. Quant au taux marginal, qui permet des refinancements hors des dates d'adjudication, il a aussi été abaissé de 0,3% à 0,25%. Mais c'est là aussi une mesure symbolique, surtout.

Le QE élargi à la dette privée

Mais la baisse du taux de dépôt, qui était attendue, est accompagnée de deux annonces plutôt fortement surprenantes. Le programme de rachats d'actifs (QE) est ainsi relevé de 20 milliards d'euros mensuels par mois à partir d'avril 2016, pour atteindre 80 milliards d'euros. C'est la fourchette haute des attentes. La date prévue pour la fin du QE étant toujours fixée à la fin mars 2017, ce sont 240 milliards d'euros au moins (le programme peut être élargi) qui seront rachetés. Le QE sera en tout de 1.680 milliards d'euros. Pour combler le manque de titres à racheter si l'on demeurait dans le cadre des dettes souveraines, la BCE a décidé une mesure très forte : le rachat de dette privée d'entreprises non financières notée en catégorie "investissement" par les agences.

Mesure choc

Il s'agit là d'une mesure choc. Pour la première fois, la BCE se lance dans le rachat de dette privée et elle le fait à grande échelle, avec un univers très large. Pour la première fois également, elle sort du canal habituel de transmission de sa politique monétaire par les banques. Elle agit donc directement sur l'économie réelle en favorisant l'émission de dette sur les marchés.

Nouveau TLTRO

Pour néanmoins répondre à la problématique des PME et des entreprises à risque, une nouvelle série, la troisième, de prêts à long terme (quatre ans) pour les banques, les TLTRO sera lancée. Le taux de ces prêts pourront être négatifs si les banques accordent davantage de prêts, sans doute pour soutenir les banques de la périphérie les plus fragiles et les inciter à prêter davantage.

Frapper fort

Mario Draghi devrait expliquer ces mesures dans sa conférence de presse qui débute à 14h30. Néanmoins, la BCE a donc décidé de frapper très fort en montrant qu'elle était prête à aller très loin dans la politique non conventionnelle. Son but est simple : convaincre qu'elle est déterminée à redresser l'inflation pour que les agents économiques reprennent confiance et que les anticipations d'inflation se redressent. En agissant directement sur l'économie réelle, la BCE prend acte des limites du système bancaire. Sera-ce néanmoins suffisant ? Dans un premier temps, l'euro a fortement reculé, passant après l'annonce de 1,0980 à 1,0840 dollar. Mais il est rapidement remonté au dessus de 1,11 dollar lorsque Mario Draghi a indiqué qu'il ne voulait pas remonter les taux "sauf si les faits changent."

Le succès de la BCE se mesurera donc à l'aune du temps. Vu l'ampleur des armes mises sur la table, cette fois la crédibilité de la BCE est réellement en jeu. En cas d'échec, la situation risque de lui échapper entièrement et un scénario à la japonaise ne sera pas à exclure.

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a écrit le 12/03/2016 à 15:17 :
Si la BCE distribuait directement de l'argent aux populations plutôt qu'aux banque ce serait sûrement plus efficace pour relancer l'économie car les banque le garde pour spéculer !
a écrit le 12/03/2016 à 11:44 :
Si les scores du FN ont augmenté, est-ce à cause de la contre performance européenne?
Pour la croissance, le bon sens a-t-il de l'avenir?
Si le pétrole n'avait pas baissé on aurait 0,4% de croissance... n'est-ce pas très drole l'Europe ?
a écrit le 12/03/2016 à 11:12 :
La BCE frapperait fort...

Nous aurions un PIB.
On publie un PIB par habitant en $ constant 2000 en ppa. Des pays font un maximum en 2014: Australie 43219, Canada 42817, Corée 33629,
Japon 35635, USA 52118, dans le monde également.

Pour l'Europe on trouve entre 2007 ou 2008 et 2014, Chypre de 35828 à 29673, Tchéquie 29128 à 28695,
Slovénie 30816 à 28059, Roumanie 18032 à 18569, Islande 42598 à 41237, Estonie 26066 à 25865, Croatie 21873 à 20060 pour l'Est européen.

La Suède ferait de 44005 à 44029, la Norvège de 65781 à 64020, la Suisse de 55020 à 54983, le Luxembourg de 96245 à 88850, la Finlande de 42122 à 38569,
le Danemark de 45437 à 42777, la Belgique de 41641 à 40885, l'Autriche de 43952 à 43906, la Grèce de 32408 à 24502, le Portugal de 27747 à 26055,
l'Irlande de 50001 à 46633, l'Espagne de 34845 à 32270, l'Italie de 38125 à 33078, les Pays-Bas de 47388 à 45281, le Royaume-Uni de 38164 à 37614,
l'Allemagne un maximum à 43444, la France en 2007 à 37641 et en 2014 à 37218.

Alors que la population baisserait dans certains pays, parfois depuis 2010, l'Europe peut-elle constituer un modèle mondial quand par exemple
on y trouve les Etats qui publient le plus de suicides citoyens?
Dans de nombreux pays d'Europe le PIB par habitant est inférieur en 2014 au niveau de 2007, ce qui n'est pas le cas de nombreux pays développés dont
notre voisin outre-Rhin, des USA ou du Japon.

En Europe le chômage serait élevé en particulier chez les diplômés ou les jeunes et la qualité de vie à Paris serait 37ème.
Avons-nous en Europe un souci de moralité de boomers anti jeunes et anticroissance avec des taux d'emploi faibles, d'une désindustrialisation, d'un déclin
voire d'un suicide agricole ou de compétence à la sortie de crise alors qu'on parle d'un Brexit ou d'une meilleure indépendance de régions ?
Par exemple, des salariés devraient travailler plusieurs années sans salaire tout en s'endettant, sans aide ou subvention spécifique?

Fait-on dans l'Europe des meilleurs ou des petites frappes antijeunes et anticroissance, qu'avons-nous dans notre beau chapeau, du PIB
comme des lapins alors qu'on parle d'une magie keyneisienne, fait-on des magots, des nécromanciens ou bien des illusionnistes au PIB courant avec
des euros à pattes, n'est-ce pas bizare?
a écrit le 10/03/2016 à 23:18 :
En cas d'échec il ne restera plus qu'à larguer de l'argent depuis des hélicoptères volant au-dessus des consommateurs devenus trop constipés ! Solution à la Milton Friedman ...
a écrit le 10/03/2016 à 23:07 :
Les mêmes "remèdes" globalement peu efficaces ne fonctionnent pas au Japon, l'Europe ne va pas faire exception...
a écrit le 10/03/2016 à 18:59 :
Je jour où tout le système de chiffre explose Ca va faire très très mal .
a écrit le 10/03/2016 à 18:12 :
Donc on reprend langue dans 6 ou 12 mois quand le taux de dépôt sera passé à -1% (ou encore moins) et le rachat d'actifs à 150, 200... milliards. Amusant ce jeu de plus je creuse, plus je creuse. Franchement, pour des bacs +18 (qu'ils disent), ils ne sont quand même pas particulièrement inventifs. Peut-être qu'un stage à 400 euros par mois pendant 6 mois chez un artisan les aiderait à retomber sur terre...
Réponse de le 10/03/2016 à 19:00 :
Merci
a écrit le 10/03/2016 à 18:06 :
J’ai bien peur que ces milliards mis à disposition des banques pour une destination « logique » d’alimenter en crédit les entreprises et particuliers, ne soient effectivement détournés, vers des investissements plus rentables et rapides. Les banquiers et financiers se fichent pas mal de l’économie réelle. Les politiques leur ont laissé les moyens de s’autoalimenter par le biais de tout un tas de produits dérivés CDS et compagnie.
Au cas où les taux remontent, quand l'économie aura retrouvé son dynamisme (On peut rêver) la banque centrale est censée remettre les créances sur le marché afin de détruire la monnaie qu'elle avait virtuellement créée au moyen du QE. Entre temps, les Etats et les acteurs économiques sont supposés avoir retrouvé des marges de manœuvre,ce qui n’est pas prêt d’arriver malheureusement.
a écrit le 10/03/2016 à 18:02 :
les mesures annoncées ne semblent pas convaincre les marchés financiers puisque après une courte embellie, le CAC 40 et les autres places financières de l'UE piquent du nez. Les arcanes de la politique monétaire sont pour moi insondables mais il me semble cependant que faire marcher la planche à billets ne peut suffire à faire redémarrer une économie atone, car tous les rouages sont grippés. Pour faire simple et compréhensible, j'ai l'impression que l'on est en train de gonfler un pneu crevé, sans l'avoir réparé.
a écrit le 10/03/2016 à 17:46 :
c est pas beau la censure qui se cache derriere le 503 .
33 commentaires en ligne et seulement 10 visibles .
a écrit le 10/03/2016 à 17:35 :
La seule solution pour redresser durablement la situation serait de purger les dettes privées et faire tourner la planche à billet (l'hélicoptères) pour les ménages directement. Avec ce surplus de pouvoir d'achat la consommation et l'inflation repartirait en hausse. Sur la consommation, pas de risque les prix flambent trop avec la concurrence et la surproduction mondiale.
Ce sera bon pour le chômage et la croissance, par contre la planète va trinquer!!!
Réponse de le 10/03/2016 à 18:09 :
La BCE continue d arroser les marchés financiers et ca ca avoir le meme effet que les autres plans
a écrit le 10/03/2016 à 17:19 :
Je suis mort de rire. La bourse fait tout le contraire que ce qu'avait espéré ! L'euro flambe (on est passé de 1.08 à 1.11 pire qu'avant dragui) , le cac comme le dow jones en baisse sur fond de baisse de pétrole (doù QE inefficace), les taux s'étaient effondré puis remontent surtout les taux périphériques (espagne, italie, portugal) sur fonds de crise bancaire et politiques dans ces trois pays) bref tout va mal.

La magie n'a duré en gros qu'une demi heure, j'ai fait ma journée entre 13h45 et 15h00 où j'ai joué la hausse sur tous les indices (on est passé de 4450 à 4600!) , gagné des dizaines de milliers d'euros.

Les ordinateurs haute fréquences et les traders comme moi s'amusent comme des petits fous dans ce genre de marché complètement dingue. Mais pour le quidam (j'allais dire le plouc mais bon) que ne capte pas grand chose à l'économie comme les 3/4 des français (inculture économique ahurissante sur fond de lavage de cerveaux marxisant) , il s'en contrefout. Tout ce qu'il voit c'est que son livret A ne lui rapporte plus rien, comme son PEL, que son assurance vie idem (bloqué à 2 % l'an, on va loin avec ça...) , les salaires stagnent, l'inflation est si basse qu'elle bouffe le pouvoir d'achat (ou car l'inflation réelle , taux à 2 déflatée d'une inflation négative ) Au final quand vous empruntez les taux sont certes très bas, mais les taux réels pas si terribles que ça (ex taux à 10 ans 2.5 - - 1% par exemple, ça vous donne un taux réel d'emprunt à 3.5 sur 10 ans ! )

Vous êtes perdant quand vous emprunter, votre épargne va être bouffée par la déflation, l'immobilier baisse comme les salaires donc le pouvoir d'achat, on gagne quoi 3 francs six sous avec la baisse du pétrole (perso 225 par an, soit 18,75 par mois je vais loin avec ça comme économie avec un diesel passé de 1.5 à 1... euro et encore je vous donne les chiffres larges dans des grandes fourchettes) ce qui ne compense pas les hausses d'edf, gdf, des abonnements télécoms, du loyer etc...


Tout ça pour dire que c'est la loose, , à écouter les médias tout va bien alors que tout va mal. On vous sort les rares chiffres positifs (ventes de voitures par exemple) pour vous vanter la reprise, c'est sûr qu'après s'être effondré à un marché à 1 700 000 en 2012 on ne pouvait que remonter faut bien à moment changer la clio qui a 10 ans dans les pattes).

L'immobilier ne repart pas après le flop de la loi ALUR qui a détruit la confiance des opérateurs (idem après un krack , forcemment ça remonte un peu un jour, pas besoin d'avoir fait Saint Cyr pour comprendre ça ! ). Le secteur automobile a bien remonté , les chiffres à venir seront soient étals, soit négatifs compte tenue de la situation économique générale qui ne s'améliore pas ou plus.


L'économie s'enlise dans la médiocrité, on n'est pas sorti de l'auberge.
a écrit le 10/03/2016 à 17:05 :
La BCE déroge-t-elle à son statut ?
a écrit le 10/03/2016 à 17:00 :
La bourse s'est envolée pendant ... 3 heures !
Et elle coûte combien la dose de coke ?
a écrit le 10/03/2016 à 16:53 :
l'effet sur les marchés a été dissipé en moins de 3n h !!!!
a écrit le 10/03/2016 à 16:47 :
La seule consolation qu'on pourrait avoir, c'est de se dire que ces milliers de milliards n'ont pas été créés par les banques (bien qu'elles en profitent), mais par une institution financière commune à l'Europe. La BCE a enfin compris qu'il vaut mieux allouer les crédits ou racheter les dettes directement aux entreprises, plutôt que de passer par les banques. Etape suivante, la BCE financera directement les Etats, avec de taux nuls, voire négatifs. Adieu les milliers de milliards d'intérêts versés au banques depuis 45 ans en pure perte pour les Etats. Pour rappel , plus de 1 500 Milliards pour la France... ce qu'on appelle "la dette", mais qui est en réalité du vol en bande organisé.
Réponse de le 11/03/2016 à 8:18 :
D’accord pour le prochain stade à savoir alimenter directement les états par la BCE .Mais il faut pour cela, annuler l’art123 du traité européen de Lisbonne, ce que réclament depuis le crash de 2008 bon nombres d’économistes alternatifs. C’est la solution logique pour éviter d’asservir les états aux marchés, qui est une aberration et qui est effectivement à l’origine de la grosse partie de notre dette.
a écrit le 10/03/2016 à 16:41 :
Godin est content lol ! Plus sérieusement , à part les traders comme moi (on a fait jusqu'à + 3 % en début d'après midi pour revenir à +0.5 % bref un énorme essoufflement) , qui ça intéresse ?
On est en train de construire un machin incontrôlable qui va nous mener dans le mur. On augmente les QE ad nauseam, on va tomber de haut. On n'arrête pas de prendre le plongeoir le plus haut, pour mieux s'écraser en 2017, pile au moment où François Hollande tentera d'échapper à la honte de sa non qualification au second tour.

Tous les plans de DRAGUI et de Hollande tombent à l'eau, next, crise à venir comme en 2008. J'ai suivi Michael Burry de Scion Capital qui avait shorté à mort le DOW JONES quand personne n'y croyait, je suis à fond bear en shortant un maximum tous les indices pour gagner le plus de pognon et refaire 2008 en pire.
a écrit le 10/03/2016 à 16:31 :
Cela va très très mal finir pour nous bien entendu. Je ne peux plus les supporter j'en arrive à souhaiter le retour de l'échafaud.
a écrit le 10/03/2016 à 16:28 :
On sort comment de toutes ces mesures non conventionnelles ?

Réindexation de la dette sur l'or ou plutôt de l'inverse devrais-je dire, soit une once à 18000 $ ?

L'impôt généralisé : taux négatif sur votre compte en banque ?

Personne ne sait ?
a écrit le 10/03/2016 à 16:25 :
P.I.A., PLAN d'INVESTISSEMENTS d'AVENIR
3ème lancement pour un montant de 10 Mrd sous peu.
Usine Nouvelle et électroniques.biz
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La quasi-totalité des 47 milliards d'euros déjà votés sera utilisée à la mi-2017.
Valls vient d'indiquer le lancement de ce 3ème volet. Louis Schweitzer met la pression pour que se soit fait rapidement afin de ne pas rompre le rythme des investissements.
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Les programmes d'investissement d'avenir ciblent des investissements dans la recherche, l'innovation, la transition écologique, la modernisation, le développement de start-up, du numérique et de l'agroalimentaire
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"24 milliards d'euros ont été ciblés sur l'enseignement supérieur, la formation et la recherche, 14 milliards d'euros sur les filières industrielles et les PME, 5 milliards d'euros sur la transition écologique et 4 milliards d'euros sur l'économie numérique."
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« Près de 2 500 projets ont été sélectionnés et 6 milliards d'euros ont été engagés de manière spécifique dans les PME et les ETI »
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3ème volet d'investissements (PIA 3), 10 Mrd :
Louis Schweitzer
50% pour l’enseignement supérieur.
50% sur le développement durable, le numérique, la santé, et dans deux nouveaux secteurs l’agroalimentaire et le tourisme.
(Jusqu’à maintenant, l’agroalimentaire n'avait récupéré que 120 M)
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"Le PIA 3 devrait aussi accorder une part plus importante aux interventions en fonds propres, qui pourraient représenter 4 milliards d’euros. Quelque 500 millions d’euros devraient être accordés en co-décision avec les régions. Cette décentralisation a été testée à petite échelle dans quatre régions dans le cadre du PIA 2 pour des opérations de petits montants. "Cette décentralisation est un facteur de vitesse", estime Louis Schweitzer, qui espère aussi créer une "une certaine émulation entre les régions".
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Le CGI Commissariat Général d’Investissement a financé 689 projets en 2015.
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PLAN JUNCKER
Usine Nouvelle:
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"Le plan Juncker devrait bientôt servir à financer la création de nouvelles usines en France. Plusieurs projets industriels sont dans le pipeline de la Banque européenne d’investissement, qui gère le plan Juncker, et devraient être examinés "au printemps" par le conseil d’administration de la Banque."
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"La BEI pourrait ainsi prêter la moitié des 116 millions d’investissements nécessaires pour la création d’usine de production de lait UHT en Normandie par la coopérative Maitres laitiers du Cotentin. "La coopérative a signé un contrat de long terme avec la Chine mais elle n’était pas assez solide financièrement et ses banques ne pouvaient pas suivre. La BEI devrait permettre que ce projet se réalise", assure Thierry Francq, le commissaire général adjoint à l’investissement, qui accompagne les candidatures françaises au plan Juncker."
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"Le commissaire adjoint cite aussi un projet "d’investissement dans une usine de haute technologie de 300 millions d’euros". Parmi les dossiers, figurent aussi la création de la première usine européenne de recyclage et de refonte des déchets de titane aéronautique par le groupe Eramet dans le Puy-de-Dôme. Faute de site de retraitement, ces déchets étaient jusqu’à présent exportés vers les Etats-Unis. La BEI pourrait aussi aider à la modernisation des équipements industriels d’un fournisseur de rang 1 de l’industrie aéronautique."
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18 projets financés par le plan Juncker:
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Depuis son lancement, le plan Juncker a notamment permis de renforcer les prêts à l’innovation distribués par Bpifrance et a contribué aux fonds d’amorçage et au fonds FCDE, spécialisés dans le soutien d’entreprises en difficultés conjoncturelles, de la banque publique. Début 2016, la France avait déjà fait financer 18 projets par la BEI et le FEI (fonds européen d’investissement) et obtenu 1,6 milliard d’euros de fonds de la part des deux institutions. Ces projets devraient représenter un peu moins de 9,4 milliards d’euros d’investissement total.
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"La BEI a un regard d’ingénieur plus que de financier contrairement aux banques", se félicite Thierry Francq, pour qui "au vu des expériences d’autres dispositifs européens, il faut être plutôt satisfait" de la simplicité et la rapidité du dispositif.
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Alors que le commissariat général à l’investissement (CGI) gère en France les 47 milliards d’euros des investissements d’avenir, les deux dispositifs sont complémentaires. Le plan Juncker est "adapté à des projets qui sont risqués mais qui ont un modèle économique", tandis que le PIA finance davantage en amont.
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La BEI est aussi là pour renforcer au besoin les moyens des investissements d’avenir. Elle devrait apporter des capitaux supplémentaires pour renforcer le fonds Société de projet industriel lancé par le PIA pour prendre des participations dans des coentreprises industrielles. "On utilise aussi la BEI pour renforcer notre force de frappe", souligne le CGI.
a écrit le 10/03/2016 à 16:25 :
La situation économique doit être bien préoccupante pour que la BCE injecte une piqûre de morphine à haute dose. Bien entendu , les marchés qui ne font que spéculer , anticipent
des gains potentiels. Un vrai casino notre économie , les chômeurs mondialisés apprécieront.
a écrit le 10/03/2016 à 15:45 :
La situation est bien plus grave qu'on ne le croit (pas qu'en Europe d'ailleurs) et pourtant on met beaucoup d'argent dans le système.
Cordialement
a écrit le 10/03/2016 à 15:45 :
c est le moment où jamais de suivre les idées avancées par Mr Aglietta dans son article ici, est faire financer à bon compte un plan de grands travaux d'infrastructure et autour de l'énergie. De la relance européenne à peu de frais, des investissements et des emplois rapidement, un projet commun ambitieux pour l'Europe, la possibilité de créer des leaders européens sur un marché porteur, des éléments plus tangibles que de l'argent qui dort sur des comptes rémunérés à 0% et moins, faut plus attendre. Le "fonctionnaire" Draghi et ses collègues ont fait leur part de boulot, aux politiques de se bouger. Les Allemands ont accumulé des retards aux niveaux infrastructure du fait de leur politique austère, on doit pouvoir les convaincre! Hollande n'a franchement pas brillé sur la scène européenne, une occaz en or pour mettre une ligne sur son bilan et avoir un peu d'oxygène dans notre univers budgétaire contraint.
Que c'est bon d'entendre un banquier central parler d'économie réelle, ça change vraiment d'un Trichet...
a écrit le 10/03/2016 à 15:44 :
L'effet de ces mesures est surestimé. Si les entreprises n'empruntent pas assez, cela n'est pas à cause des taux d'intérêts, qui étaient déjà négligeables. Elles n'empruntent pas ou peu parce qu'elles n'ont pas confiance dans l'avenir, et qu'elles rechignent à s'endetter.
a écrit le 10/03/2016 à 15:43 :
il est temps de relancer de grands travaux d'infrastructures pilotés par les collectivités locales.la politique volontariste française était finalement la bonne,le modèle allemand vacille...
a écrit le 10/03/2016 à 15:43 :
La BCE , frappe fort .. ? dans le vide surtout ...! car transférer et loger fiduciairement de la dette souveraine des pays de l'UE à la BCE ... pour prêter de l'argent sans intérêt ...a des pays ,(comme la France) qui fabriquent des dettes structurelles et le carnet de commande en drapeau ...! cela s'appelle de la démagogie financière ou de la fuite en avant ..voir les deux ...! au final, le coup de boomerang risque d'être sévère....
a écrit le 10/03/2016 à 15:37 :
Le maelström de la déflation (Allemagne 1931...) nous attend sans doute. L'Europe ne retient pas les leçons.
a écrit le 10/03/2016 à 15:04 :
In fine, qu'est ce que cette action changera dès lors que le modèle de l'économie reste identique; à celui qui a produit toutes ces dettes ?

Accompagner cette politique monétaire d'une obligation de financer des modèles économiques de rupture = économie solidaire, sociale, énergie renouvelables, etc...) permetrait il d'enclencher le développement d'une économie plus saine ? Fatigué le pdt de la BCE ? Trop "lobbyé" ?
Réponse de le 10/03/2016 à 15:57 :
@nopillard 10/03/2016 15:04
Qui est est "celui qui a produit toutes ces dettes" ?
La réponse est très simple: nous tous puisque nous vivons au dessus de nos moyens depuis 40 ans (+/- 10ans, cela dépend des pays)
Cordialement
a écrit le 10/03/2016 à 15:00 :
Je m'interroge : inciter les banques à faire circuler les liquidités. Croire que le salut viendrai d'une politique de l'offre ! Les ménages et les entreprise n'empruntent que si elle ont un horizon dégagé ... les entreprises, une demande en face et les ménages, un revenu suffisant et un espoir dans un avenir meilleur.

Ce qui n'est pas le cas, la demande mondiale est en berne, les salaires aussi et les ménages sont messimistes face à l'avenir. Le résultat va être de nouveau le gonflement de bulles spéculatives qui ne résolvent rien.
Réponse de le 10/03/2016 à 18:51 :
Je vous rejoins totalement.

Tant que nous serons gouvernés (à l'échelle mondiale) par des gens qui ne pensent qu'à favoriser le libre-échange sans prendre en considération les effets récessifs sur la demande des pays développés, qui sont encore le seul moteur viable de la croissance mondiale (on le voit par exemple avec la Chine qui affiche une baisse de 25% des exportations), nous irons droit vers le mur.

Le problème majeur de cette crise du capitalisme (financière et économique), trouve sont origine dans le fait que les Etats ont complètement abdiqué leur rôle de garant de l'intérêt général au bénéfice d'intérêts particuliers. La question économique n'est plus au centre de l'intérêt général, elle se décide à Davos ou dans des "think tank", et certainement plus dans les ministères de l'économie.
Réponse de le 11/03/2016 à 8:41 :
Effectivement, les promesses des promoteurs de de l’Europe dans les années 80 les adeptes de la dérégulation a outrance, auraient dû nous conduire à un confort de vie sans cesse amélioré, a pouvoir espérer un avenir plus prometteur pour nos enfants ; Au lieu de cela ce sont des crises a répétition, une mondialisation nous entrainant toujours vers le moins disant, un nivellement des pouvoir d’achat par le bas, sauf pour nos décideurs qui, bien à l’abri de leurs indemnités confortables, se montrent incapables de gérer.
a écrit le 10/03/2016 à 14:58 :
Quand c'est irréaliste, la confiance n'est pas présente et cela sera toujours le cas tant que l'on agira sur du virtuel!
Réponse de le 10/03/2016 à 17:38 :
La "confiance" c'est du pipeau. Le genre de concept utilisé en économie quand on n'arrive pas à expliquer les choses. La seule chose qui compte ce sont les fondamentaux: les prix, la demande, l'offre et les financements disponibles.
Réponse de le 11/03/2016 à 10:21 :
Bien au contraire tout le reste n'est que du pipeau si la confiance n'est pas là.
La preuve est sous vos yeux, chaussez vos lunettes.
a écrit le 10/03/2016 à 14:56 :
Ce type et ses sbires sont complètement fous. Il faut les enfermer. Ce qu'il fait ne marche pas donc il continue !
A part les marchés financiers qui sont ravis d'une nouvelle injection de morphine, l'économie réelle continuera à être plombée. Les investissements foireux vont pomper les ressources des bons investissements, etc...
C'est quoi la prochaine étape ? La suppression du cash pour continuer les taux négatifs en toute impunité ?
N'y a-t-il personne pour arrêter ces fous furieux ? C'est du crime économique.
Réponse de le 10/03/2016 à 16:31 :
vous auriez préféré qu ils montent les taux??
Réponse de le 10/03/2016 à 16:53 :
Même pas ! Le cac est négatif depuis le début de l'année lol ! Ca ne sert à rien; Et pourtant c'est mon métier , j'aurai tout intérêt à vous décrire un scénario rose. Mais Dragui sort le bazooka car la croissance est quasi nulle (revu à la baisse par Super Mario), l'inflation aussi (0.1 vs 1 %), les indices baissent car le pétrole ne se redresse pas fondamentalement donc l'inflation va encore baisser. On entre en déflation permanente à la japonaise dont on ne pourra pas sortir.
Le chômage faute de réformes ne va pas baisser (même avec El Khomry et encore c'est mal barré pour l'instant) , la chine ralentit (inflation encore revue à la baisse) , les us craignent une remontée des taux et trafiquent pourtant leurs statistiques sur le chômage...

Tout ceci est une vaste plaisanterie, si le gens savaient la réalité ils retireraient immédiatement toutes leurs économies des banques ou feraient d'énormes rachats parties ou totaux sur leur assurances vies comme à Chypre.

On y vient de toute façon , ça a été voté en 2016..Pour l'instant au délà des 100 000 euros (qui a plus de 100 000 sur son compte pas grand monde ?!) mais si grosse crise il y a ça sera 75 000 , puis 50 000, 25 000 etc...pour finir par ponctionner tout le monde pour éponger une énorme dette de toute façon non remboursable malgré des taux hyper bas..Jusqu'au krack obligataire où les actifs obligataires vont se cracher car les taux baisser. On y va, j'ai connu 1994, ça va être du pipi de chat à côté !

Un jour les banques centrales ne pourront plus racheter de la dette d'entreprise et d'état, d'où krack à venir. Les gens comme moi qui sont short sur l'oat déboucleront leur positions acheteuse, et donc les taux d'ici un ou deux ans flamberont , vous verrez, dragui ou pas !

Vous avez aimé 2008 ? Vous allez adorer 2017 qui sera bien pire car les états ne pourront plus sauver les banques vu le niveau abyssal de la dette.

Tout ça en pleine campagne électorale en france, en allemagne, si en plus il y a BREXIT, crise des migrants, crise politique qui se poursuit en Espagne, Portugal, Irlande, Slovaquie etc...

Quel bordel , en 20 ans je n'ai jamais connu une somme de problèmes à ce niveau là. J'ai beau prendre le problème dans tous les sens, je ne vois pas comment on pourra s'en sortir. D'où la crise, car pas de solutions.
Réponse de le 11/03/2016 à 7:35 :
@Réponse @RB83:

Les taux négatifs sont par essence une absurdité qui consiste à penser que le futur est moins incertain que le présent, que le risque doit être pénalisé, ...
avec toutes les conséquences qui sont entre autres, une mauvaise allocation des investissements qui ne fait plus la différence entre les bons investissements et les mauvais, la nécessité à terme de supprimer le cash au profit d'une monnaie purement électronique ou à durée de validité limitée donc totalement sous le contrôle des Etats dont on connait la bienveillance et la compétence, une survalorisation des actifs qui ne bénéficient qu'à ceux qui en ont déjà, etc, etc...
Le système financier a besoin d'une purge. On a empêché qu'elle ait eu lieu en 2007 avec toutes les gymnastiques des Etats et des banques centrales... mais elle aura lieu et plus on tarde plus ce sera violent...
On ne tord pas impunément et indéfiniment le bras à l'économie...
Alors oui, je préférais repasser en taux positifs. Ce sera sans doute très désagréable pendant quelques temps. Tout ne serait pas réglé, loin de là, mais au moins, on aurait peut-être une petite chance de repartir un peu plus sainement.
a écrit le 10/03/2016 à 14:44 :
Il est probable que le QE européen soit prolongé d'au moins un an. Il doit en effet trouver son pendant à proportion de ce qui a été fait aux USA et sur d'autres calculs d'autres diffusions monétaires. Il serait souhaitable que les taux négatifs soient augmentés, 1ou 2% pour le moins, afin que le message soit clair : l'argent émis lors de créations monétaires, comme c'est le cas ne doit pas abonder des fonds spéculatifs statiques mais être investi y compris à risque puisque précisément ces émissions visent à terme à éradiquer ou limiter son importance. Tout cela semble bien naturel. La BCE amorce ainsi le sauvetage sous conditions des pétrolières et des banques, à savoir leur concentration accrue. On ne s'étonnera pas de cette mesure très européïste programmée. On n'appréciera pourtant pas cette marche forcée qui pille pour avancer vers un objectif non défini.
a écrit le 10/03/2016 à 14:32 :
Avec une inflation aussi faible et un euro trop fort, elle aurait tort de se priver.
Réponse de le 10/03/2016 à 15:20 :
@Sandee: Un euro trop fort, c'est quoi ? L'euro est passé de 1,40 à 1,08 et cela a changé quoi ? Ce que beaucoup ne comprenne pas, c'est qu'on achète des produits et services qui plaisent pour différentes raisons. Beaucoup paient à prix d'or des téléphones portables (par exemple, mais pas seulement) fabriqués en Chine pour quasiment rien. Est-ce que ces gens se soucient du taux de l'euro ou de l'âge du capitaine ? Pour redresser l'économie, il faut redonner aux entrepreneurs un espace de liberté et de créativité. C'est ça la réalité, pas l'euro !!!
a écrit le 10/03/2016 à 14:25 :
De toute façon, la BCE a bien compris que ça ne sert a rien d'avoir trop de retard dans les politiques de QE et de NZIRP. Je pense aussi que la BCE a compris tout l'intéret de faire une relance fiscale en favorisant l'investissement dans les grosses infrastructures de demain, car les entreprises du secteur privé n'ont pas les reins suffisament solides pour le faire (elles préferent vendre des Ipod et des Tesla...c'est plus facile.)" Une saine collaboration public\privé est bien venue en matière d'investissement massif. La BCE a encore du chemin a faire pour mettre en place une vraie configuration de croissance réelle mais elle a les moyens de passer encore a la vitesse supérieure, et elle aurait tort de se priver... La BCE ne fait qu'anticiper ce que les autres banques centrales vont bientot faire.
a écrit le 10/03/2016 à 14:18 :
Vivement l'etape suivante :
Don de 1000€ pour chaque européen

=> C'est beaucoup plus efficace que de preter de l'argent aux banques
=> Il n'y aura pas d'effet gueule de bosi car rien a rembourser (comment les banques vont elles faire pour rembourser tout ce que la BCE prete a taux 0%) il faudra bien un jour faire baisser les liquidités.
Réponse de le 10/03/2016 à 15:08 :
Il faudra qu un jour de gré ou de force , la BCE prête directement aux états , puis annule par étape et dans des conditions à définir , la non restitution des sommes empruntées ..
Réponse de le 10/03/2016 à 16:29 :
elle refinance les états déjà depuis un moment en prenant les obligations d'état détenus par les banques...certes en respectant encore le poids de chaque pays dans l'actionnariat de la BCE.
Ce que vous proposez quand vous dites de ne pas rembourser les dettes, c'est ruiné des épargnants dont beaucoup de retraités, n'étant ni retraité ni détenteur d'une assurance vie, je m'en fiche, mais faut être clair. A la rigueur je préfère le hair cut à la Chypriote, pas concerné non plus, mais ça évite d'afficher un défaut et tout ce qui en découle.
Réponse de le 10/03/2016 à 16:30 :
Evidemment "don" non sollicité, bref un impôt ou tout simplement du vol !
Réponse de le 10/03/2016 à 20:10 :
Ma remarque était succincte , le prêt de la BCE aux Etats est un don déguisé puisque au final il ne sera pas remboursé .
Ce qu en fera l état le savez vous ?
Il y a de multiples façons de dépenser mais rien n indique , que les détenteurs d obligations via les banques seront obligatoirement spoliés .
Achétér des obligations de banques pourries , par la BCE , est une toute autre opération que prêter directement à un Etat .
Espérant vous avoir rassurés je vous souhaite de bonnes nuits .
a écrit le 10/03/2016 à 14:17 :
Hhmm.. Déjà, les 80 milliards et le -0,4% étaient connus depuis mini une semaine et anticipés. Pour mémoire, le qe rampant de la fed est de 135 milliards par mois. Et le qe sur 2 mois de la BoC est de 200 milliards de dollars. Maintenant, juste pour "mémoire" (qu'il faut éviter d'avoir), Roosevelt a regonflé la pauvre bourse des us en rachetant de la dette privée à donf. Donc : à l'ouest comme à l'est : rien de nouveau. Elle est bien, néanmoins, cette crise mondiale.
Réponse de le 10/03/2016 à 15:54 :
pour tout amateur ou ancien étudiant de sciences économiques, c'est vrai que cette crise est "bien": c''est l'inconnu...D'ailleurs sommes nous dans une crise au sens classique ou est ce plutôt une mutation globale comme on en a pas connu depuis des décennies...?.l'avenir (qui n'a plus vraiment de prix, dingue pour un économiste!) nous le dira.
Réponse de le 10/03/2016 à 18:56 :
Pour ma part, et ça n engage que moi, bien sûr!
Il ne s agit en aucun d une crise mais plutôt d une transformation d'une économie d équipement en une économie de rente.
Cette transformation amène inévitablement à l accaparation du maximum de richesse entre un minimum de mains!
Croire que la croissance se fera prochainement par l'équipement du reste de la population mondiale est un leurre car la planète n'y suffirait pas (explosion du prix des matières 1eres, pollution extrême, ...)
Dans ce cadre, la repartiton de la croissance que nous avons connue dans les pays riches pendant les 30 glorieuses n etait que le fait de la volonté des peuples par les révoltes, soulèvements, grèves etc...

Maintenant, la croissance ne peut plus être ce qu' elle était alors le capitalisme lui-même fait son travail, il va la cherche en interne. Cela signifie donc un detricotage en règle de tous les acquis sociaux et ce pays après pays.
En résumé, lcapitalisme d' entrepreneur se transforme en capitalisme financier, c est son évolution normale.
Il ne s agit donc en aucun cas d une crise mais d une mutation qui au final nous ramène petit à petit aux temps des maîtres!

Certains me traiteront de débile, de "vous ne connaissez rien en économie"et toutes ces balivernes! Quoi qu' il en soit, mon raisonnement se voit confirmé décennie après décennie sans qu' une seule nouvelle me contredise sur le long terme.

Croyez moi, je suis le 1er à espérer me tromper.
Malheureusement, pour le moment, j'ai hélas raison.

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