Pourquoi l'Union européenne ne parvient pas à sortir de sa logique perdante

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A Bratislava, l'Europe trouvera-t-elle un moyen de se réformer ?
A Bratislava, l'Europe trouvera-t-elle un moyen de se réformer ? (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Le refus de l'UE de faire face aux insuffisance des politiques économiques menées conduit à une incapacité à construire un projet pour l'avenir. Le sommet de Bratislava qui se tiendra le 16 septembre prochain s'annonce déjà comme un échec.

Souvenez-vous, c'était au lendemain du 23 juin dernier. Les Britanniques venaient de voter en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE). Sous le choc, l'ensemble des dirigeants européens promettait une nouvelle orientation pour l'Europe et une réponse forte pour empêcher l'exemple britannique de se répandre. Pour réaliser cette réforme nécessaire de l'UE, un sommet extraordinaire avait été convoqué. Il se tiendra vendredi 16 septembre à Bratislava. Et d'ores et déjà, il semble évident qu'il n'en débouchera que des bonnes paroles et peu d'actes, du moins en matières économiques.

La situation est pourtant doublement préoccupante. En matière économique, les derniers mois viennent de confirmer l'échec des politiques menées jusqu'ici, notamment dans l'espace le plus intégré de l'UE, la zone euro. La croissance y est faible et devrait le demeurer. L'inflation est sans dynamique et reste trop faiblement modérée pour conduire à des dynamiques d'investissement. La confiance des ménages s'est renforcée dans les enquêtes, mais elle s'est affaissée, car ces ménages continuent d'épargner trop pour les besoins de l'économie. Enfin, les zones de croissance existantes, comme l'Irlande, l'Espagne ou l'Allemagne, sont des zones où les inégalités se creusent, causant les mêmes déstabilisations politiques que la faible croissance ailleurs...

Une situation économique préoccupante

Cette situation est intenable. Sur le plan strictement économique, cette politique est une politique de courte vue qui laisse l'Europe face à un déficit d'investissement préoccupant pour l'avenir, confiant à la seule BCE la gestion de la politique économique de la zone euro. Or, cette dernière ne peut plus rien faire seule, comme l'a confirmé Mario Draghi lors de la réunion du 8 septembre. Sans actions coordonnées des gouvernements, sans vraie relance, la BCE injectera des centaines de milliards d'euros pour empêcher la déflation en créant les conditions d'une future crise financière. Le réflexe consistant à réclamer un respect des règles budgétaires et des « réformes structurelles » conduit à aggraver la menace déflationniste et, partant, joue contre la BCE.

Pire même, ces « réformes » ont partout aggravé les inégalités. Leur échec social alimente la montée des mécontentements et des partis contestataires, y compris à l'extrême-droite. Le FN en France, AfD en Allemagne, le PVV aux Pays-Bas devraient être les grands gagnants des scrutins prévus l'an prochain. Le Brexit n'a, en réalité, été rendu possible que parce que les populations des zones industrielles dévastées du nord de l'Angleterre et du pays de Galles ont voté massivement (par exemple à 65 % à Middlesbrough) en sa faveur. Si l'UE n'est plus capable de montrer son utilité pour ces classes les plus fragiles, elle sera en danger à chaque référendum ou à chaque élection, car si elles ne sont pas majoritaires, ces populations sont souvent décisives. Et, évidemment, en cas de nouvelle crise, la situation deviendra encore plus délicate.

Sur le plan économique, sauver l'Europe consiste donc à trouver un nouveau mode d'action de politique économique et permettre de « protéger » davantage ces populations. Deux éléments qui supposeraient une forte action publique par de vrais plans d'investissement, notamment de réindustrialisation, et une inversion des politiques de « réformes » et de « consolidation budgétaire ». Or, cette double exigence ne semble pas d'actualité.

Division nord-sud

Une des raisons souvent avancée est la traditionnelle division entre « fourmis » du nord et de l'est de l'Europe  et « cigales » du sud de l'Europe. Mais la division n'est, en réalité, pas si simple. Certes, la réunion à Athènes, ce vendredi 9 septembre 2016, des sept pays du sud de l'UE s'est terminée sur la demande d'un doublement des moyens attribués au plan Juncker et sur une politique « de promotion de l'emploi et d'amélioration des conditions de vie et des conditions de travail ». Cette demande a immédiatement provoqué une réaction de mépris des ministres des Finances du nord, lors de l'Eurogroupe du samedi soir. Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, a ainsi jugé que « rien d'intelligent ne sort jamais » de ce type de réunion. Ceci prouve assez que les demandes des sept pays ont peu de chance d'être entendues.

Faibles ambitions au sud

Mais, en réalité, ces demandes mêmes semblent trop floues et trop timides pour réellement apporter des réponses à la crise de l'Europe. Il semble désormais établi, comme le soulignait en juin le think tank bruxellois Bruegel, que le plan Juncker est insuffisant et mal construit. Le doubler ne nuirait certes pas, mais il ne saurait apporter le souffle suffisant pour apporter l'air nécessaire à la politique de la BCE. Quant à la « promotion de la croissance », il s'agit du vocabulaire typique de ces sommets européens qui ne décident rien et affichent des objectifs rayonnants sans s'en donner les moyens. Cette réunion d'Athènes n'a pas échoué par le seul mépris de Wolfgang Schäuble, mais aussi parce que les sept pays n'ont pas été capables de fixer un agenda clair et précis de la réforme de l'UE et de la zone euro.

Division au sud

Rien d'étonnant à cela. L'Espagne est sans gouvernement, et son gouvernement en fonction, celui de Mariano Rajoy, ne cesse de prétendre que sa politique d'austérité est à l'origine de la croissance. Comment pourrait-il défendre une position radicalement opposée au niveau européen ? Madrid, qui n'a envoyé à Athènes que son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, est, en réalité, un appui de Berlin en Europe. Ce n'est pas un hasard si, comme l'a révélé El País, c'est Wolfgang Schäuble lui-même qui a refusé toute amende pour déficit budgétaire excessif. Comme la France, l'Espagne soutiendra pour obtenir des sursis de Bruxelles, le maintien du statu quo. Du reste, François Hollande a imposé son agenda sécuritaire à la déclaration commune de la réunion d'Athènes qui réduit l'économie à la portion congrue. Là encore, le président français n'a pas abandonné sa stratégie habituelle, la même que Mariano Rajoy : s'assurer la bienveillance sur ses déficits en laissant à l'Allemagne l'initiative des réformes de la zone euro. Ni Matteo Renzi, qui a parlé vendredi de « l'Europe de la beauté », ni Alexis Tsipras, qui utilise ce sommet pour se refaire une image alors que l'austérité continue de ravager son pays sous sa direction, ne peuvent prendre la tête d'un quelconque « front uni ».

L'alternative est morte en Grèce

En réalité, l'option d'une vraie relance et d'une politique alternative en zone euro n'est simplement plus envisageable parce qu'elle a été refusée avec la plus grande clarté en Grèce voici un an. Les propositions du premier gouvernement Syriza visaient précisément à ouvrir la possibilité d'une politique économique débarrassée des simplismes de l'austérité et du mythe de la « neutralité ricardienne » afin de promouvoir un investissement paneuropéen par le financement de projets de la BEI par la BCE. Ces propositions ont été balayées et la Grèce a ouvertement été punie de son audace. Dès lors, la réflexion économique est forcément bornée en zone euro et dans l'UE, réduisant les outils. Le sommet d'Athènes, comme celui de Bratislava, sont incapables de lever ces tabous imposés en 2015 par les Allemands et leurs alliés avec la complicité des gouvernements français et italiens. L'échec s'annonce d'avance : le 13 juillet 2015, date de l'humiliation d'Alexis Tsipras, ce n'est pas seulement la Grèce, mais aussi l'Europe qui a est sortie perdante.

Rejet de toute « socialisation » des dettes

De fait, toute réforme ambitieuse de l'Europe est exclue. On sait qu'une intégration fédérale est souhaitable en théorie. Mais, en réalité, nul n'en veut. L'Europe de l'est la rejette. La France craint d'y voir un carburant pour le FN. Mais l'Allemagne n'est pas capable de porter ce projet, quoi qu'en dise Angela Merkel. La chancelière a fait du refus de « l'union des transferts » une de ses priorités et la montée de la contestation sur sa droite renforce sa dureté sur ce point : elle ne peut se permettre de prendre le risque de rompre davantage les ponts avec l'électorat conservateur. D'autant que toute avancée vers une Europe fédérale supposera un changement de constitution outre-Rhin. Tout mouvement vers la « socialisation » des dettes est donc exclu, comme le montre le refus du « troisième pilier de l'Union bancaire », la garantie européenne des dépôts bancaires. Mais, plus largement, ce sont tous les efforts pour réduire les excédents allemands qui sont exclus. La proposition Ayrault-Steinmeier du 25 juin, qui prévoyait la fin des « ajustements unilatéraux » des Etats de la zone euro, a ainsi été rapidement mise au placard. Or, sans un tel mouvement vers un effort partagé et une union des transferts, les discours sur davantage d'intégration européenne sont des mots creux. Et les limites de la zone euro ne vont cesser d'apparaître au grand jour, donnant plus de poids aux arguments eurosceptiques.

Crainte des élections

Les gouvernements sont partout paralysés par la crainte des élections. Tout changement de traité - préalable à toute réforme ambitieuse, même si certaines mesures, comme le plan d'investissement européen, peuvent s'en passer - est exclu par cette crainte même d'un référendum perdu. Le Brexit, pour lequel l'argument de la crainte de l'inconnu, jusqu'ici un des piliers les plus solides en faveur de l'UE, n'a pas suffi, a encore renforcé cette peur. De même, les deux plus grands pays de l'UE résiduelle après le Brexit, la France et l'Allemagne votent l'an prochain. L'Italie peut-être aussi après le référendum sur les réformes institutionnelles prévu en octobre où Matteo Renzi a mis son mandat dans la balance. Pourquoi ne pas utiliser ces élections pour porter un projet de renforcement de l'UE et de la zone euro devant les 105 millions d'électeurs français et allemands ? Parce que les dirigeants européens sont persuadés que porter un tel projet devant leurs électeurs conduira à un renforcement des Eurosceptiques aux élections.

Mais ne rien faire conduira évidemment au même renforcement puisque les conditions actuelles jouent dans ce sens. Mais du moins préfère-t-on ne pas tendre le bâton pour se faire battre. La gifle reçue par Angela Merkel aux élections régionales de Mecklembourg-Poméranie Occidentale le 4 septembre dernier a rendu limpide l'issue du sommet de Bratislava : aucune réforme ne sera portée en matière économique et financière. C'est un paradoxe préoccupant, car il traduit en réalité une vision négative de l'Europe de la part des dirigeants actuels qui sont persuadés que placer ce sujet au cœur du débat sera un choix perdant. Aussi préfèrent-ils les incantations de bonne volonté et le maintien d'un statu quo pourtant intenable.

Priorité à la sécurité et au contrôle des frontières

Pour séduire les déçus de l'Europe, les dirigeants européens vont préférer mettre l'accent sur la sécurité et le contrôle des frontières, plaçant ainsi, comme les Eurosceptiques de droite et d'extrême-droite, la question migratoire au centre du problème. C'est ce que laisse entendre l'action de François Hollande au sommet d'Athènes, qui a beaucoup insisté, avec l'Espagne, sur ce sujet, mais aussi le projet de défense commune qui pourrait être engagé. L'espoir est que, en montrant que l'UE agit sur ses domaines, les électeurs déçus de l'Europe et tentés par le vote d'extrême-droite reviendront à l'adhésion à l'Europe. Mais c'est un pari doublement dangereux. D'abord parce que la mauvaise situation économique et le rejet des migrants se nourrissent souvent l'un l'autre et ensuite parce qu'une telle stratégie entre dans la logique des partis d'extrême-droite qui, sur le plan sécuritaire, sont toujours prêts à jouer la surenchère avec succès.

Logique perdante

L'incapacité européenne de dépasser sa logique du rejet de toute action publique pour soutenir directement l'économie réelle, de « politiser l'économie », est donc lourde de conséquence. Elle provoque une incapacité de l'Europe à se donner les moyens de combler le fossé avec une partie de la population qui est cruciale pour sa survie. Cette incapacité entretient la peur de la sanction démocratique, qui paralyse, à son tour, tout projet de réelle réforme et alimente une focalisation sur les questions sécuritaires, là, précisément, où l'extrême-droite veut emmener le débat politique. C'est donc une logique perdante dans laquelle se trouvent l'UE et la zone euro. Et l'origine de cette logique perdante est bien d'origine économique.

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Commentaires
a écrit le 15/09/2016 à 11:42 :
/// INTRNAUTES///TOUS VOS COMMENTAIRES PROUVE BIEN QUE L EUROPE N EST QU UN VASTE FUMISTERIS DE LA HAUTE FINANCE POUR RENPLIR LES POCHES DES GRANDE BANQUES ET QUE TOUS Y ET VEROUILLE? PLUS PERSONNES NE CROIE QUE CETTE EUROPE ET REFORMABLE A PARS L ALLEMAGNE TOUS LE MONDE VAS Y LAISSE DES PLUMES ? LE REVE DE FAIRE UNE EUROPE EN TANT QUE GRAND BLOC COMME LES ETATS UNIS N EXISTE PAS? CAR AU NIVEAUX DE NOTRE DEFENSE NOUS DEPENDRONS TOUJOUR DE L AMERIQUE? CAR IL ONT UNE CHOSSE QUE NOUS AVONS PAS ? UNE BLANCHE A BILLET INFATICABLEET LEGALE???
a écrit le 13/09/2016 à 21:17 :
Excellente analyse à mon avis.
Peut être rajouter que la position dominante de l'Allemagne est plus précaire qu'elle n'y parait:
1/ Sur le plan économique d'abord où Berlin (sous les dictâtes de Schaüble,qui aurait du retourner enseigner il y a 15 ans en Uni, au lieu de casser les pieds à tous) a considérablement réduit ses responsabilités régaliennes, mettant les Land en situation difficile. D'énormes investissements ont été repoussés et beaucoup d'équipements sont maraudes ou obsolètes. Les aides sociales deviennent insupportables pour les budgets des Land, il manque des enseignants et des professeurs dans les Unis... Un peu comme en France, mais on ne le lit que sur les réseaux sociaux.
2/ Sur le plan politique, la position de Merkel est au moins aussi inconfortable que celle de F.Hollande.Si elle est bien entourée par ses amis industriels et banquiers, Mme "Téflon" a perdu beaucoup de ses alliés, et n'a plus un succès à son actif depuis cinq ans. L'AfD est aussi aimé que le FN: entre peste et choléra, alternative un grand coup de balais à des élus et à un système électoral peu démocratique. Lisible là encore sur les réseaux sociaux, plus que dans les médias, qui sont (un peu comme en France), propriété d'amis de Madame Merkel.
Je crois que le bouleversement est plus profond après des années de crises : une immense majorité apprend à être pauvre et à se contenter de ce qu'elle a, revenant à des choses étonnantes comme le troc ou l'échange de services; limitant ses ambitions et ses besoins, ses attentes envers l'état et les grandes entreprises qui le dirigent.

Bien sûr, on trouve ça plutôt dans les réseaux sociaux, mais ils sont une vielle tradition en Allemagne (en tout cas Facebook qui atteignait 4 M d'abonnés en 2006)
(Va falloir leur clouer le bec, comme en Egypte et en Turquie ;-) )
On va dire EU =F=D= Zéro pour ce qui est des dirigeants en tous cas
a écrit le 13/09/2016 à 15:29 :
"L'alternative est morte en Grèce" : et pas cellement elle, l'Union Européenne aussi. Tout simplement on essaie de gagner du temps en occultant ce fait.
a écrit le 13/09/2016 à 14:55 :
l'UE n'est pas une Nation, ce n'est qu'une zone de libre échange à monnaie unique sans gouvernement, mortelle pour les Etats Providence gérés par des idéologues comme la France. L'article ne traite pas le vrai sujet.
Réponse de le 13/09/2016 à 15:32 :
Si, si, si! Elle a un gouvernement. Et un gouvernement très puissant: le gouvernement allemand!
a écrit le 13/09/2016 à 12:43 :
"Et l'origine de cette logique perdante est bien d'origine économique." Imparable.
Chaque jour l'Europe se délite un peu plus. Sans une prise de conscience des politiques, une orientation et une gouvernance différente de l'Europe, les conséquences futures sont incalculables et surtout négatives.
a écrit le 13/09/2016 à 9:17 :
Le seul vrai décisionnaire est Schaüble qui a parfaitement compris que la "crise" de l'Europe est une machine à enrichir l'Allemagne en lui assurant des taux d'intérêts négatifs et maintiendra cet état de fait aussi longtemps que possible.
Réponse de le 13/09/2016 à 13:26 :
Les taux négatifs sont une machine infernale, et l'Allemagne, dont les comptes publics sont sains et la dette en réduction n'a aucun intérêt à leur maintien.
Réponse de le 13/09/2016 à 21:26 :
Cet homme est une catastrophe! Il pourrit la vie des PME en Allemagne depuis 20 ans. Il est pingre, arrogant et brutal. Ceux qui ont travaillé sous ses ordres, devaient subir ses humeurs brutales et agressives.et par dessus tout il sent très mauvais.
Réponse de le 13/09/2016 à 21:39 :
Oh que si, Bruno_bd
l'Allemagne n'en a pas encore besoin, mais qui gouverne l'Allemagne? Merkel
Ou Springer, Quant, Wintherkorn, avec qui elle dîne une fois par semaine accompagnée de Schaüble (Journaux et Télé, BMW, VW et tous les grands dirigeants des industries et banques Allemandes)
Et eux les taux négatifs, c'est des gains financiers superbes: rappelons nous qu'est née en Allemagne ce concept adopté depuis en France : "Dans une entreprise le seul domaine intéressant est les flux financiers! le reste c'est des charges, à réduire! Même les clients peuvent être remplacés" (Lopez Chef des achats VW 1992°
Réponse de le 15/09/2016 à 13:52 :
J'avais omis de citer ma source (allemande)
http://www.iwh-halle.de/asp/pubdetails.asp?Lang=e&ID=4830&ACTION=Details
The balanced budget in Germany is largely the result of lower interest payments due to the European debt crisis. Research from the Halle Institute for Economic Research (IWH) – Member of the Leibniz Association shows that the debt crisis resulted in a reduction in German bund rates of about 300 basis points, yielding interest savings of more than EUR 100 billion (or more than 3% of gross domestic product)
a écrit le 13/09/2016 à 0:42 :
"les zones de croissance existantes, comme l'Irlande, l'Espagne ou l'Allemagne, sont des zones où les inégalités se creusent"

M. Godin ignore l'étude publié par l'IW à Cologne le 5/9/16 démontrant que depuis 2009, les inégalités des revenus diminuent en Allemagne grace à sa situation de l'emploi actuelle. Alors qu'en France, le pouvoir d'achat est aujourd'hui plus faible qu'en 2010, le revenu net des classes moins favorisées aurait progressé de 6,6% en Allemagne contre seulement 2,8% pour les classes plus favorisées. Il ne faut pas s'étonner que dans cette situation, d'autres pays européens ne sont pas convaincu de la politique économique recommandé dans cet article.
Réponse de le 13/09/2016 à 8:45 :
IW, le pendant de Rexecode en France, l'institut patronal, est un institut privé qui bidouille lui aussi ses études pour que cela corresponde à son objectif, la promotion de l'ordo libéralisme. Super exemple.
Réponse de le 13/09/2016 à 9:26 :
je n'ai pas lu votre étude mais le choix des dates me parait problématique : partir de 2009 ou le PIB allemand a reculé de 5 % (il me semble) semble bien étonnant !!!
Réponse de le 14/09/2016 à 0:14 :
@jean: Que racontez-vous? D'après Destatis, le PIB allemand non-ajusté se montait à 2.460,28 en 2009, et à 3032,82 en 2015 (en milliards d'euros).
a écrit le 12/09/2016 à 22:53 :
Évitons de parler de l'irlande dont sont but est de piller les finances de ses collegues. Qu'attend t-on pour faire le ménage en europe.
Mais quand on voit la réaction de sapin face aux micsmacs d'Apple, on se dit qu'il faut aussi faire le ménage en france.
Réponse de le 13/09/2016 à 15:37 :
Il faut aussi faire le grand ménage partout en Europe. Pour commencer. Et pourquoi pas partout dans le monde, à `terme? Voilà ce que l'on pourrait appeler la "mondialisation heureuse"
a écrit le 12/09/2016 à 21:38 :
Un économiste serait il capable d'établir une relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie. En effet, l'énergie et le travail sont de même nature et interviennent dans le développement de l'économie, mais leur prix n'a pas de rapport en économie. Il conviendrait d'imputer les charges sociales sur le travail ET sur l'énergie. Voyez à ce sujet la note n°6 du CAE. Tous les problèmes actuels seraient résolus. Essayez!
Réponse de le 13/09/2016 à 1:27 :
CAE ????? quesako ??? des inutiles rentiers ?????
a écrit le 12/09/2016 à 21:34 :
Comment pourrait-il en être autrement?

L'Europe est dirigée par des nommés, les lobbys écrivent les lois et on a une monnaie encore plus forte que les USA avec des dizaines de millions de chômeurs. Pourquoi gesticuler alors qu'ils nous mettent une raclée. Cette Europe n'en a rien a faire de nous. Tout va bien la haut!

L'Europe qu'on nous a fait rêver n'existe pas, celle-ci il faut la détruire.

Les eurosceptiques de gauche, ça existe aussi. Même M. Melenchon a due faire un soit disant plan B a cause de la pression de ses militants. Tout simplement parce que personne ne crois que renégocier les traités par un homme de gauche est possible.

Moi je dit que l'Europe c'est Game Over.
a écrit le 12/09/2016 à 21:26 :
Merci Monsieur Godin pour cet excellent article. C'est vision bien pessimiste mais indéniablement réaliste... Ceux-ci qui n'y croient pas sont dans l'ignorance... Dans ce contexte et sans changement significatif et une profonde réforme de l'Europe, la seule issue c'est la dissolution de la zone euro ...
a écrit le 12/09/2016 à 20:58 :
Il n'est pas possible que l'UE survive en l'état. C'est juste illusoire. Trop de lourdeur administrative, absence totale de résolution/décision commune, intégration économique totalement ratée (quelle belle idée de créer une monnaie commune sans centre de décision central...). Il n'y a rien à faire, on s'en sort pas, car on ne peut pas s'en sortir. Il aurait fallu créer une fédération Européenne, dans ce cadre seul ça aurait pu marcher.

PS: Monsieur Godin, arrêtez par pitié de nous présenter Alexis Tsipras comme une pauvre victime, c'est à la fois un menteur, un incapable notoire, et un fasciste assumé. Et je suis d'origine grecque, je suis les actualités, j'en sais quelque chose. Quand en 2014 il disait des idioties du style "on va jouer du tambour et les marchés vont danser", il se fichait ouvertement du monde, et il n'y avait pas besoin d'être passé par polytechnique pour comprendre cela !
Réponse de le 12/09/2016 à 23:11 :
Jul, je suis aussi d'origine grec et je suis profondément convaincu que Tsipras quand il est arrivé au pouvoir, avait les meilleures intentions pour la Grèce et son peuple mais il a été victime des pressions et du chantage de la troïka. Quelques exemples en sont la preuve: dès qu'il a été élu la BCE a coupé l'accès aux liquidités aux banques grecques, et la propagande d'une éventuelle sortie de la zone euro soit disant voulue par siriza a eu pour effet les transferts massifs hors de la Grèce et les retraits massifs d'argent, le refus systématique de la Troïka de non à toutes les propositions de Tsipras et Varoufakis et j'en passe. Dos au mur, il a été obligé de céder aux exigences de la Troïka (qui cela dit en passant a voulu faire payer aux grecs d'avoir voté pour un parti d'extrême gauche). Et pour ce qu'il a fait, il est impardonnable, il a trahit les personnes qui avaient placé leurs espoirs en lui ...
Réponse de le 13/09/2016 à 15:44 :
Tout à fait d'accord avec mon homonyme. Il faut toutefois reconnaître que SYRIZA a fait pas mal de promesses populistes (genre tambour, c'est vrai) et qu'il s'était vraiment mal préparé pour exercer le pouvoir
a écrit le 12/09/2016 à 20:56 :
Du Godin pur et dur.
Aimez-vous les uns les autres et faites payer à vos momes les dettes que vous souscrivez.
Des vacances en corée du Nord avec la faucille et le marteau vous feront un bien énorme
Réponse de le 13/09/2016 à 13:29 :
"Aimez-vous les uns les autres et faites payer à vos momes les dettes que vous souscrivez."... Pire que ça, faites payez vos dettes aux mômes des allemands.
Réponse de le 13/09/2016 à 15:46 :
A vous deux, vous êtes tout un festival de clichés et d'idées recues
a écrit le 12/09/2016 à 20:12 :
Encore et encore le dada de la Grece !La Grece doit à la France 40 milliards d'€ ce qui fait 700 € par tete d'habitant !Nous sommes 5 dans la famille et la Grece nous doit 3500 € !La France a effacée les dettes des banques françaises investies en Grece ET ELLE A EMPRUNTEE 40 MILLIARDS SUR LES MARCHES POUR LES PRETER AUX GRECS !vous tous vous paierez des impots pour rembourser la dette à cause des grecs !C'est ça que vous voulez ,vous voulez qu'on efface la dette de 40 milliards que la Grece nous doit !Incroyable alors qu'en France des pauvres ,français jusqu'aux bout des ongles eux ,crevent de faim juste sous vos yeux ....
Réponse de le 12/09/2016 à 21:47 :
La France a due "sauver" la Grèce par ce qu'elle ne pouvait honorer une dette que la Goldman Sachs a aidée à maquiller de ses comptes, afin de pouvoir entrer dans l'euro.

Elle aurait due faire défaut mais nos dirigeants européens ont choisis de sauver cette dette et nous payons.

Au passage, Mario Draghi était le PDG de la Goldman Sachs Europe à cette époque.
Réponse de le 13/09/2016 à 10:21 :
Les francais assument la dette grecque car les gouvernments ont choisis de sauver les banques qui n'ont pas fait leur travail.
Normalement les banques auraient du vérifier la solvabilité de la grêce. Elle ne l'ont pas fait pour rammenner davantage de bénéfices et lorsque ca a explosé les gouvernements ont suppliés que le privé leur refile le mistigri de peur d'une faillite bancaire.
La logique peut se défendre, mais je reste convaincu qu'il aurait mieux valu accepter des faillites que les gouvernements recapitalisent les banques et virent le management d'incapables qui s'en occupait.
Evidement cela aurait fait regarder les bilans et on aurait trouvé quelques problémes un peu plus graves que la Grêce.
Enfin pour résummer vous payer parce qu'il vaut mieux vous faire payer cher CON Tribuable que de faire perdre leur job aux amis qui financent partis et fondations.
Réponse de le 13/09/2016 à 13:45 :
@Apo : plutôt que de faire de Goldman Sachs le bouc émissaire de la crise grecque, il vaudrait bien mieux se rendre compte que Goldman Sachs n'a fait que ce que lui avait commandé le gouvernement PASOK de Costas Simitis, à savoir l'aider à maquiller les comptes publics grecs pour ne pas empêcher l'entrée de la Grèce dans l'€. Ce qui n'aurait pas été si grave si la Grèce n'avait pas profité de cette entrée dans l'€ pour emprunter toujours plus mais à des taux 4 à 5 fois plus faibles qu'avec la drachme et donc accentuer sa dépense publique clientéliste. Il n'y aurait pas eu de crise grecque si après son adhésion à l'€ la Grèce n'avait pas accéléré ses déficits financés à bon compte, et avait profité de la baisse de la charge de la dette pour diminuer ses déficits budgétaires. La responsabilité de GS existe, mais elle est mineure par rapport à celle des gouvernements grecs de l'époque et de la majorité qui les a soutenus.
Réponse de le 13/09/2016 à 13:51 :
@dezit : les 3500€ que la France a emprunté en votre nom pour refinancer la Grèce (ce qu'aucune institution financière n'acceptait plus de faire...), il voudrait mieux que vous les considériez comme une créance douteuse. Mais il n'est pas sûr que cette dette française soit un jour remboursée, la France elle-même, décidément incapable de juguler ses déficits et stabiliser sa dette, ayant un destin de Grèce en devenir.
a écrit le 12/09/2016 à 19:52 :
'''Socialisation des dettes !!!!''''Qui fait ça dans le monde !En France y a t il une socialisation de dettes !Chez nous beaucoup de villes departements et regions endettées jusqu'au coup aimeraient partager et noyer leur dettes avec les villes moins endettés !Et pourquoi pas partager les impots locaux aussi !Aux USA y a t il une '''socialisation des dettes ''''!Vous croyez que quand un état americain se trouve en grosse difficulté financiere les autres états vont lui faire des cadeaux !vous croyez que la FED qui va lui preter de l'argent va le faire comme ça sans regarder !La FED prete aux états americains aux memes conditions que le FMI le fait à ses adherents !Les exigeances de la FED sont drastiques ,augmentation des impots coupe severes dans les depenses sinon aucune aide ,la Californie en sait quelque chose comme exemple !Faut arreter d'etre bizounours .......
Réponse de le 12/09/2016 à 23:02 :
Aux Etats-Unis il existe de nombreuses formes de redistribution, à commencer par le budget fédéral. Étant bien évident que la Californie y contribue nettement plus que, par exemple, le Mississipi.
a écrit le 12/09/2016 à 19:31 :
Parce qu'actuellement l'Europe est faite pour les grands groupes multinationaux au détriments des citoyens vivant en Europe... Et tant que se sera le cas, l'Europe n'a aucun avenir... Je sais j'ai des propos d'anti européen, pourtant je suis pour une Europe comme elle aurait dû être et comme on nous l'avait promise mais pas pour celle qu'on a en ce moment...
a écrit le 12/09/2016 à 18:51 :
Comment pouvait-il en être autrement dans une Europe des Nations avec 28 centres de décision (ce qui déjà rend la chose ingérable) élus pour protéger les intérêts de leur propre peuple, sans la moindre obligation de solidarité ?

Évidemment que chaque pays a eu une stratégie égoïste !

Évidemment que les économies ont divergé !

L'Europe et notamment l'Euro ont clairement été conçus comme un truc à approfondir plus tard. Tout le monde savait que ce n'était pas viable en l'état. Mais certains ont refusé la poursuite de la construction européenne parce qu'ils profitaient bien du statut quo.
a écrit le 12/09/2016 à 18:44 :
Votre article est passionnant comme toujours.
Mais votre souhait de voir davantage d'intégration en Europe me semble voué à l'échec et c'est tant mieux car ce n'est pas le problème. Le problème de l'Europe c'est la divergence fondamentale entre l'Allemagne de rentiers assise sur ses excédents commerciaux et les autres pays Européens qui n'ont pas le même niveau de qualité et sont donc en déficits commerciaux (la contrepartie des excédents allemands) sans désormais avoir la possibilité de s'ajuster par les taux de change. Reste la course au moins disant social, socialement et politiquement intenable car sans fin. Le problème de l'Europe n'est pas un insuffisante intégration c'est une monnaie unique entre des pays totalement différents et qui ne seront jamais solidaires.
Réponse de le 12/09/2016 à 23:08 :
La divergence économique entre zones d'un même territoire est classique et inévitable : Regardez par exemple rien qu'au sein de la région parisienne, entre les Hauts de Seine et la Seine Saint Denis. Ce problème se règle classiquement par de la redistribution de richesse. Mais pour ça il faut un budget commun non négligeable, et c'est le problème de l'UE. D'où l'intégration.
Réponse de le 13/09/2016 à 9:13 :
l allemagne un pays de rentier ? bien moins que la france qui encourage l enrichissement via l immobilier et l heritage ou lieu du travail !
a écrit le 12/09/2016 à 18:42 :
Et si le début de réponse à la crise que traverse la zone euro et l'UE venait du départ de Hollande et surtout Merkel? Il ne s'agit pas de faire dans le laxisme mais faire en sorte que les européens vivent leur UE de façon positive.....Quand on voit le peu d’enthousiasme de Hollande et le jeu perso de Merkel.....il faudra maybe attendred 2017....
Réponse de le 12/09/2016 à 23:17 :
+ 1
D'autant plus que ces dirigeants nationaux en fin de carrière ne souhaitent pas abandonner la moindre miette de leur pouvoir personnel au profit du niveau européen. En effet, ils savent que si un gouvernement fédéral européen devait voir le jour, pour eux il est déjà trop tard pour espérer y prendre part.
Réponse de le 13/09/2016 à 13:33 :
Départ de Merkel... dans vos rêves. Peut-être Merkel, submergée par la crise des réfugiés qu'elle a laissés entrer par centaines de milliers en Allemagne, finira-t-elle par jeter l'éponge, mais en l'état son successeur le plus probable serait Schaüble.... Pas de nature à changer une politique économique qui donne d'excellents résultats et qui est très majoritairement approuvée par les allemands.
a écrit le 12/09/2016 à 18:42 :
analyse déprimante mais juste. je pense quand même que des avancées sont possibles sur des sujets proches des citoyens, par exemple pour la mobilité des jeunes et pas seulement des bac++. Nous nous débattons avec notre économie, mais Mme Merkel porte pour moi une lourde responsabilité. L'Histoire jugera.
a écrit le 12/09/2016 à 18:10 :
MDR ! Logique perdante ? L'UE premier exportateur mondial et un bas de laine de 15 % avec une monnaie et des banques les plus riches du monde, qui a perdu quoi ? allez dans les autres régions de la planète pour savoir comment ils vivent eux ? je ne connais pas ce journaliste mais peut être vit il sous les ponts et a besoin d'aide !
Réponse de le 12/09/2016 à 23:27 :
Certes d'un point de vue économique l'Europe n'est pas à plaindre, loin de là. Mais il est insupportable de voir certains Etats européens s'enrichir sur le dos des autres grâce à une stratégie de passager clandestin.

Et d'un point de vue géopolitique, il est insupportable de voir l'Europe continuer à se faire marcher sur les pieds par, par exemple, une Russie trois fois moins peuplée et dix-huit fois moins riche.
a écrit le 12/09/2016 à 18:05 :
C'est une excellente analyse que je partage en grande partie merci beaucoup.

En effet le gouvernement d'Alexis Tsypras a fait preuve d'une audace d'une richesse intellectuelle sans pareille mais au lieu de louer ces réformes indispensables notre oligarchie européenne a préféré comme d'habitude rester camper sur ses positions conservatrices dont on crève, l'argument du vote d’extrême droite étant une honte, une preuve totale de leurs incompétences étant donné que comme vous dites c'est en continuant de ne rien faire, c'est en continuant ce conservatisme morbide que nous nous y dirigeons tout droit.

Cette europe fait réellement penser, dans un contexte différent bien entendu à l'époque où l'oligarchie européenne voyait Hitler avancer ses pions sans oser intervenir se disant que s'ils intervenaient cela ne ferait que nous mener à la guerre, l'histoire nous a montré quel a été le bilan de ces vieux machins réactionnaires incapables de bouger un orteil par idéologie de l'immobilisme.

L'europe était un rêve merveilleux, son oligarchie en a fait un véritable cauchemar à tel point que si on continue de les laisser faire ils sont capables de nous mener à la guerre alors que pourtant, de part le concept européen cela semblait impensable.

Les propriétaires des capitaux et donc des moyens de productions et donc des hommes politiques nous mènent droit à la misère et la mort se contentant seulement de se donner bonne conscience à bien peu de frais.

D'un autre côté on ne peut pas servir les marchés financiers et les peuples en même temps, ils ont fait définitivement leur choix. Au secours.
Réponse de le 12/09/2016 à 20:02 :
La guerre argument falacieux !Meme Hitler actuellement et meme pire que lui ne penserait aucunement à la faire !Et a qui d'abord !Un sous marin strategique russe de la classe Borei c'est 160 bombes atomiques et un sous marin français un peu moins !L'Allemagne serra vitrifiée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire !Alors l'argument de la guerre en Europe faut arreter d'autant que tous les pays européens sont alliés dans l'Otan !Vous voyez l'Allemagne sortir de l'Otan et faire du militarisme agressif ho ho ho .....
Réponse de le 13/09/2016 à 8:55 :
"Meme Hitler actuellement et meme pire que lui ne penserait aucunement à la faire !"

Vous parlez au nom d'Hitler maintenant !? C'est bien...

Sachez que seuls les fous et les charlatans font parler les morts.

Calmez-vous donc un peu, comme on le voit en Ukraine, comme on le voit avec DAESH, la guerre actuelle n'a rien à voir avec les guerres de votre époque.
a écrit le 12/09/2016 à 18:03 :
L'Europe est comme une machine thermique où l'eau chaude stagne dans le foyer A, et l'eau froide dans le foyer B. Et ça ne communique jamais, ça ne circule pas, parce que quelqu'un a définitivement fermé le robinet, et interdit qu'on l'ouvre : jamais le chaud ne va vers le froid. Le foyer A est toujours plus chaud (bouillant), et le foyer B toujours plus froid (glacé). A la fin c'est la chaudière qui explose ! On pourra se consoler en disant que la chaudière avait été conçue et fabriquée par des ingénieurs et ouvriers allemands.

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