Pourquoi la fermeté de Bruxelles contre l'Espagne et le Portugal est une erreur majeure

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La Commission européenne entame des procédures de sanctions contre le Portugal et l'Espagne.
La Commission européenne entame des procédures de sanctions contre le Portugal et l'Espagne. (Crédits : Reuters)
La Commission européenne a lancé la procédure de sanctions contre la politique budgétaire de l'Espagne et du Portugal. Une décision prise sous la menace de l'Allemagne qui est lourde de risques pour l'UE et la zone euro.

Que cette décision fut difficile à prendre ! Prévu mardi 5 juillet, l'avis de la Commission européenne sur la trajectoire budgétaire de l'Espagne et du Portugal a finalement été publié deux jours plus tard. Preuve des tourments incroyables qu'a dû endurer l'exécutif européen pris entre le marteau et l'enclume. Le marteau, c'est l'Allemagne qui, depuis plusieurs jours n'hésite plus à faire passer le message de son agacement vis-à-vis d'une Commission jugée trop laxiste et qui, par son ministre des Finances Wolfgang Schäuble n'hésite plus à proposer de « court-circuiter » Bruxelles pour imposer le « respect des règles ». L'enclume, c'est le risque de contraindre le Portugal et l'Espagne à effectuer un nouveau tour de vis budgétaire alors même que, après le Brexit, l'heure est au renouveau du risque financier et économique et que l'on évoque un « renouvellement » de l'intégration européenne avec plus de solidarité.

En route vers les sanctions

Pendant deux jours, les informations les plus contradictoires ont circulé. La presse portugaise assurait que Bruxelles se montrerait magnanime, la presse espagnole parlait de l'ouverture d'une procédure de sanctions. Là encore, c'est le reflet de discussions très intenses et sans doute tendues entre les partisans de la « ligne ferme » et ceux du pragmatisme. Mais entre le réalisme économique et sa propre survie en tant qu'institution, la Commission a finalement choisi la deuxième option. Pour apaiser Berlin et les pays du nord, elle a opté pour la fermeté, estimant que le Portugal et l'Espagne n'avaient pas pris suffisamment de mesures pour corriger leur trajectoire budgétaire.

Cette décision est essentielle : elle est le premier pas pour entamer des sanctions contre les deux pays qui peuvent s'élever jusqu'à 0,2 % du PIB. Certes, il n'est pas question dans l'immédiat de sanctions. Le conseil des ministres des Finances (Ecofin) doit confirmer l'appréciation de la Commission pour lancer officiellement la procédure. Il sera ensuite demandé ensuite de "nouveaux efforts" aux pays. Mais in fine, dans le cadre des directives Two-Pack et Six-Pack, la Commission peut demander des sanctions et il faudra une « majorité inversée » pour bloquer cette décision, autrement dit, il faudra que deux tiers des voix pondérés du conseil européen contre les sanctions pour qu'elles soient abandonnées. Surtout, c'est bien un message envoyé à Madrid et Lisbonne : corrigez vos trajectoires ou vous serez sanctionnés. C'est donc bien une invitation à l'austérité.

Ceux qui, en mai, lorsque la Commission avait reporté sa décision de deux mois, après les élections espagnoles du 26 juin, avaient proclamé la « mort du pacte de stabilité et de croissance » se sont donc trompés. Bruxelles vient confirmer bel et bien que la zone euro dispose d'une politique économique fondée sur l'austérité et l'obéissance aveugle à des règles « métaphysiques » prises hors de toute réalité économique concrète. Cette obéissance aux règles est une des structures fondatrices de la pensée ordo-libérale allemande qui a enregistré ce 7 juillet une victoire importante.

Urgence à frapper ?

Certes, fin 2015, les déficits portugais et espagnols étaient respectivement à 4,4 % et 5,1 % du PIB, soit au-dessus des 3 % du PIB autorisés, mais il faut rappeler que la zone euro lutte à la fois contre une croissance et une inflation faible et que son déficit public cumulé est de 2,4 % du PIB, alors qu'elle affiche un excédent courant de 3 % du PIB. Il n'y a donc pas de problème « global » de déficit : les « déviations » portugaises et espagnoles ne mettent pas en danger la stabilité de la zone euro. Elles interviennent alors que ces deux pays ont été les victimes de violentes politiques d'austérité qui les ont entraînés dans des récessions importantes. Au final, l'ajustement unilatéral des finances publiques n'a pas permis de réduire les déficits et la dette. C'est une stratégie qui a échoué. Et dans laquelle la Commission s'entête. Sa décision de ce 7 juillet pourrait cependant être une erreur lourde de conséquence, à plus d'un titre.

Réponse inadaptée

D'abord, parce qu'elle place les deux pays dans des situations économiques difficiles. L'Espagne a certes connu depuis 2013 une croissance vigoureuse, mais cette dernière s'explique en grande partie par la fin de l'austérité et la baisse du prix de l'énergie. Le cycle de cette dernière est quasiment terminé. Si le pays doit se lancer dans un ajustement budgétaire de grande ampleur comme le veut la Commission, la croissance pourrait s'en ressentir très fortement. Au Portugal, l'austérité n'a guère permis de faire revenir une croissance forte, elle est restée inférieure à 2 % depuis 2013. Les deux pays ont vu l'émigration accélérer, les inégalités exploser et ont des taux d'inflation très bas. La cure que propose la Commission ne saurait soigner ces maux causés en grande partie par la même médication. Elle menace d'affaiblir la croissance et d'augmenter encore la dette et les déficits.

Rajouter du risque déflationniste au risque déflationniste

Du reste, en frappant fort sur les budgets espagnols et portugais, la Commission envoie un message au reste de la zone euro : le respect des règles est la seule « aiguille dans sa boussole ». Elle tire donc clairement en sens inverse de la BCE. Sans doute, une telle rigueur aurait un sens si elle s'accompagnait d'une solidarité européenne réelle permettant de soutenir l'activité de ces deux pays. Mais comme cette solidarité est réduite au fantomatique plan Juncker, l'effet risque d'être très négatif : la Commission exige en effet une politique déflationniste quand la BCE tente de raviver l'inflation à coup de centaines de milliards d'euros. Bruxelles fait donc tout pour isoler encore davantage la banque centrale et rendre sa politique inopérante.

On aurait pu imaginer que la Commission prenne acte du refus de Berlin de faire jouer ses marges de manœuvre budgétaires en laissant les pays en déficit aller leur train compte tenu des taux d'inflation faibles qui compliquent leurs tâches. Mais non, la Commission continue de ne penser qu'en termes d'ajustement unilatéral. Dès lors, ce ne sont pas seulement les Portugais ou les Espagnols qui sont visés : Français, Italiens ou Belges doivent s'attendre aussi à un tour de vis. La conséquence de cette décision est donc d'encourager les agents économiques à la prudence et à l'épargne. Exactement ce qu'il ne faut pas encourager alors que les tensions renaissent à la suite du Brexit. Pierre Moscovici, le Commissaire aux Affaires économiques, peut prétendre qu'il applique des "règles intelligentes", cette décision est une ineptie économique dans la situation actuelle.

Risque pour le Portugal

D'autant qu'elle pose un grave danger sur le Portugal, en particulier. La dette de ce pays n'est maintenue dans l'assouplissement quantitatif (« QE ») de la BCE, son programme de rachat de titres publics, que par le fait que l'agence de notation canadienne DBRS lui attribue encore une note « d'investissement ». Avec cette décision de la Commission, l'agence sera sous pression pour abaisser la note portugaise. Or, si elle le fait, le Portugal sera immédiatement exclu du QE. Le taux de sa dette risque d'exploser. D'autant plus en ces temps de « fuite vers la qualité ». Le QE de la BCE agit comme une sorte d'assurance pour les investisseurs. Vient-il à disparaître, le Portugal risque de devoir faire face à une crise de la dette. Il devra alors accepter un nouveau « programme d'ajustement » pour bénéficier soit du QE avec une dérogation, soit du programme OMT de rachats illimités d'une dette souveraine par la BCE. Le pays risque alors de s'enfoncer dans une nouvelle récession. La décision de la Commission est grave parce qu'en pleine tourmente post-Brexit, elle prend le risque d'une nouvelle crise financière.

Décision politique

Le gouvernement portugais, dirigée par le PS avec l'appui de deux partis de gauche radicale, ne saurait survivre à une telle crise. Le président de la république conservateur ne manquera pas l'occasion de dissoudre l'assemblée pour ramener la droite au pouvoir. La décision de la Commission, imposée par Berlin, est éminemment politique, mais elle est fort dangereuse, car elle peut alimenter le courant eurosceptique. Le Bloc de Gauche et le Parti Communiste portugais ne manqueront pas alors de faire campagne contre l'UE. Ils auront d'autant plus d'arguments que, ce 7 juillet, la Commission a sanctionné l'action du gouvernement conservateur précédent sans laisser aucune chance à l'actuel gouvernement, en place depuis fin novembre 2015...

En Espagne, la Commission impose au prochain gouvernement des coupes dans les dépenses alors même que le PP de Mariano Rajoy peine à construire une coalition et que, lui-même a promis de ne pas avoir recours à de nouvelles baisses de dépenses, promettant même des baisses d'impôts. Avec cette décision, Mariano Rajoy risque d'avoir encore plus de mal à construire une majorité : qui acceptera de gouverner pour rétablir l'austérité ? De plus, ces mesures risquent de frapper de plein fouet les communautés autonomes (régions) espagnoles, dont la Catalogne. Ce sera une raison de plus pour les Indépendantistes de cette région, qui se déchirent précisément sur la question budgétaire, de retrouver leur unité contre un Etat espagnol qui sape les bases de l'Etat-providence. Politiquement, la décision de la Commission est aussi absurde qu'économiquement.

Réponse inadaptée au Brexit

Elle l'est d'autant plus qu'elle semble devoir fermer la discussion sur l'avenir de la zone euro après la terrible gifle du vote britannique sur le Brexit. Deux jours après ce vote, les ministres français et allemands des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault et Frank-Walter Steinmeier avaient proposé d'en finir avec les « ajustements unilatéraux », les jugeant « politiquement dangereux ». La leçon n'a pas été retenue par la Commission qui cherche clairement désormais à ressembler à cette « instance indépendante » chargée d'appliquer les règles sans aucune autre considération dont rêve Wolfgang Schäuble. En suivant cette voie, Bruxelles aura bien du mal, demain, de venir prétendre défendre davantage de solidarité au sein de la zone euro. La proposition Ayrault/Steinmeier semble déjà morte et enterrée. Pas besoin d'attendre le sommet de Bratislava du mois de septembre pour le savoir : il n'y aura pas de « saut qualitatif » de la zone euro avec plus de solidarité.

Ce 7 juillet 2016 marque la victoire de Wolfgang Schäuble dans la zone euro. Les règles sont certes respectées, mais ceux qui croient que ce respect sauvera la zone euro pourraient bien faire erreur. Car les déficits ne sont que le reflet des déséquilibres internes à la zone euro. Refuser de régler ces déséquilibres, de voir l'impact de l'inflation faible sur les comptes publics, de prendre en compte les effets désastreux de l'inflation passée sur le capital productif des pays touchés et de comprendre que la zone euro ne peut survivre avec un excédent courant allemand de 8 % du PIB, c'est refuser de vouloir vraiment « réformer » la zone euro. C'est s'aveugler sur une doctrine qui a fait la preuve de ses échecs. C'est pourtant le comportement de la Commission. La réponse au Brexit sera donc faible et inadaptée. Les Eurosceptiques de tous poils peuvent se frotter les mains : l'incapacité de réforme de l'UE a, aujourd'hui, été prouvée avec éclat.

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a écrit le 12/07/2016 à 14:09 :
victoire du Portugal à l'Euro a dérangé certains...

A la place du Portugal et de l'Espagne, je demanderais à QUITTER L'UE, que plus personne ne comprend...Que la Commission des Finances continue à prendre des décisions aussi absurdes, et il y a fort à parier que le FN réalisera de très bons scores aux prochaines présidentielles en France...Retrouver sa souveraineté nationale et ne plus se faire dicter ses lois. Des BUREAUCRATES, proches de la finance et IGNARDS en matière du quotidien IMPOSÉ aux populations, déjà au bord du GOUFFRE. Combien de personnes se sont suicidées, se sont retrouvées à la rue, ont vendu leur logement pour retourner vivre avec leurs parents à plus de 40 ans? Ces élites de l'UE prennent des décisions ABERRANTES et s'étonnent que les citoyens rejettent de plus en plus massivement cette Europe qui n'EST PLUS celle qu'on leur avait promis. Quelles sanctions prendront ces bureaucrates au salaire mensuel de 24 000 €!!, face au dérapage budgétaire de la France, un déficit qui a atteint 65,7 milliards d'euros à la fin mai?
a écrit le 12/07/2016 à 13:20 :
M. Godin, vous présentez l'austérité et les financements publics comme des contraires.

Ce sont des complémentaires, où il s'agit de cibler ce qui doit déflationner.

Ce qui est la cible de l'austérité, ce sont les coûts improductifs qui pèsent sur la croissance. Les taux zéro font leur travail répressif sur les revenus financiers comme par ex. sur les pensions allemandes et privées en général

L'austérité ciblée qu'on attend des États, c'est les coûts immobiliers.
a écrit le 09/07/2016 à 15:36 :
Il y a 25 ans, l'aveuglement doctrinaire a conduit à l'effondrement une autre entité qui ne voulait -ou ne pouvait pas- changer : l'URSS.Maintenant c'est le tour de l'U. J'ai même l'im[pression que, si on compare les dirigeants allemands actuels avec Brejnev, ce dernier paraitrait comme un esprit plutôt auvert, tolérant et éclairé. De plus, si Merkel avait comme Brejnev la possibilité d'envoyer des chars au lieu des eurocrates chez ses "partenaires" européens recalcitrants, on verrait des choses vraiment inimaginables
Réponse de le 10/07/2016 à 18:29 :
Brejnev c'était bien avant 1993 !De plus l'effondrement de l'URSS est parti de l'interieur c'est à dire du comité central du PC russe .Eltsine a dit haut et fort publiquement ''''le communisme ça marche pas ....''''et ils étaient beaucoup à penser ça au PC russe .La raison en est que quand tout est nationnalisé ,tout le monde pantoufle sans vouloir et pouvoir prendre le moindre risque ,la moindre initiative empechant toutes possibilités créatives !L'homme a besoin d'une carotte devant lui pour avancer et cette carotte c'est l'argent ,en gagner et l'espoir d'en gagner !Le comparatif de croissance entre les USA et l'URSS ne jouait pas en faveur du communisme mais du liberalisme économique ........
a écrit le 09/07/2016 à 15:07 :
"regler les deséqulibres" comprend deux volets d'après le rapport des 5 Présidents: inciter la consommation interne et favoriser des réformes. Il se trouve que depuis le recul du chomage en Allemagne, la consommation interne est devenu un des piliers de la croissance, alors que des réformes piétinent ailleurs. Faut-il préférer une procédure de rééquilibrage par des directives de l'UE pour remplacer le recours au 49.3?
Réponse de le 10/07/2016 à 18:38 :
Le recul du chomage en Allemagne est du à un fort taux de croissance lui meme tiré par les exportations notamment chez les BRIC et l'excellente réputation des produits allemands un peu partout dans le monde .La situation financiere actuelle de l'Allemagne saine et équilibré lui permet de financer de grands travaux interieurs d’infrastructures qui prennent le relais d'une baisse des exportations ches ces memes BRICS !Malheureusement ce genre de travaux ne profitent pas aux autres pays européens, ils font appel aux ressources interieures du pays ..........
a écrit le 09/07/2016 à 11:19 :
"la zone euro ne peut survivre avec un excédent courant allemand de 8 % du PIB" !!!
Incroyable, donc si les cigales vont mal, c'est à cause des fourmis qui travaillent trop !!!
La France est devenue une pseudo démocratie où les casseurs font la loi tandis que les dinosaures administratifs étatique et territoriaux ne pensent qu'à grossir et bouffer du PIB,
mais La Tribune fustige (ou jalouse?) les vraies démocraties qui réussissent.
Réponse de le 09/07/2016 à 15:56 :
Sachez que ces 8% d'excédant courant allemand ne tombent pas du ciel: ils viennent d'un déficit de 8% plus ou moins répartis sur d'autres pays.

On ne peut pas équilibrer les comptes à zéro si, dans les mêmes temps, un pays vampirise son économie avec un tel excédent.
Réponse de le 09/07/2016 à 23:49 :
Si vous voudriez différencier votre jugement un peu, il faudrait ajouter que d'après les chiffres publiés hier par destatis, l'exédent allemand se monte à 4,4% des exportations pour la zone euro, à 25,1% pour le reste de l'UE et à 34,9% pour les pays hors UE. La zone euro n'est donc à peine affectée.
Réponse de le 10/07/2016 à 18:51 :
C'est la faute à qui si un peu partout en europe il y a des gens qui achètent des produits allemands !Vous critiquez ceux qui achetent, Mercedes ,BMW ,Volswagen ,Bosh, AEG, Metabo,Gardena ext ......Ces produits ont acquis une réputation qui n'est en rien surfaite et bien que cher dans leur catégorie ceux qui ont les moyens partout en europe achetent et continueront de les acheter !Avant l'€ c'était deja le cas et l'€ n'a rien changé au choix des consommateurs !Mais pourquoi alors que les taux horaires allemands ne sont en rien inferieurs aux taux horaires d'ailleurs (activité comparable )leurs produits sont meilleurs !Es ce la faute à l'Allemagne si la France, pourtant grand pays de tradition automobile, n'est pas fichue d'avoir une marque d'automobiles de luxe ou de sport !
a écrit le 09/07/2016 à 10:42 :
Quelle objectivité peut avoir la Commission ?
C'est un ramassis de PARASITES de Junker à Moscovici qui n'a pas plus de légitimité que de contrôle...
Ces "politicards" sans scrupule ni contrôle tiennet SURTOUT A CE QUE LEUR ASSIETTE AU BEURRE NE CHANGE PAS...
Dés lors pourquoi ne pas OBEIR à l'OGRE ALLEMAND le seul susceptible de les priver de dessert et donc d'empêcher la péninsule ibérique de vivre paisiblement ?
a écrit le 09/07/2016 à 8:16 :
Bien sur , dès que l'on parle de rigueur ...mr Godin rue dans les brancards et nous abreuve de ses diatribes pro-laxisme ; Il est quand meme surprenant de soutenir le non respect d'une règle sur les deficits budegetaires qui , déjà , autorise un deficit de 3% !
Allons , un peu de serieux mr Godin , essayez donc celà avec votre banquier...
Réponse de le 09/07/2016 à 15:58 :
Marrant de voir des "pro-austérités" "ruer dans les brancards" dès que quelqu'un remet en cause le totem austéritaire.

Mais je suppose que vous avez déjà pris le recul nécessaire pour vous rendre compte de votre contradiction, n'est-il pas ?
Réponse de le 12/07/2016 à 17:27 :
Déjà, appeler "rigueur" une règle que tous les politiciens européens interprètent comme une autorisation à s'endetter chaque année avec un déficit de 3 % est assez comique...
a écrit le 08/07/2016 à 22:29 :
Ça n'aurait pas mis longtemps à se confirmer, l'Europe de l'après Brexit est juste une UE qui se sent encore plus Allemande, et non une UE qui se remet en cause.
Je vois pas d'où peux venir l'étonnement, visiblement il n'y aura pas "d'autre Europe" !
a écrit le 08/07/2016 à 20:10 :
Une seule solution , oui l'unique ....sortir de ce merdier d'euro et de cette europe !
Réponse de le 09/07/2016 à 15:39 :
Sortir avant qu'il ne nous tombe sur la tête! car son effondrement est désormais plus que certain. Sinon, on finira ensévelis sous les décombres
a écrit le 08/07/2016 à 18:36 :
Tout le monde sait bien que le seuil de 3% n'a aucune valeur théorique et a été décidé sur un coin de table. Les experts du FMI jugent que la politique européenne est complètement stupide et entraine un cercle vicieux d'austérité. Pour rembourser la dette, il faut de la croissance et limiter progressivement la dette et le déficit. Les saignées n'ont jamais soigné personne. Plus on fait d'austérité et plus le pib baisse et plus le déficit en pourcentage du pib augmente.
a écrit le 08/07/2016 à 15:14 :
- Ces pays perdent trop d'argent !
- Alors on fait quoi ?
- Ben, on leur colle une amande !
UE logic...
a écrit le 08/07/2016 à 14:45 :
Par pitié faites le pour la france, et ELLE SEULE Conservatrice Socialiste, laxiste, et non-réformiste. Il est à présent devenu fou furieux et vengeur de son peuple et " sans dents " : il rend les finances ingérables pour 2018 et 2019. Le P.S dira alors " voyez jusqu'en mai 2017, tout allait mieux ". NOUS ALLONS TERRIBLEMENT SOUFFRIR après son sabotage, ses bombes à retardement. Le déclin et déclassement français va s'amplifier après son départ. Et lui bien tranquille et dans le luxe qu'il affectionne tant, et le P.S vont rire entre eux de ce qu'ils nous auront infligé.
Réponse de le 09/07/2016 à 0:15 :
si vous avez peur de tant souffrir, personne ne vous retient, ciao
a écrit le 08/07/2016 à 14:45 :
Par pitié faites le pour la france, et ELLE SEULE Conservatrice Socialiste, laxiste, et non-réformiste. Il est à présent devenu fou furieux et vengeur de son peuple et " sans dents " : il rend les finances ingérables pour 2018 et 2019. Le P.S dira alors " voyez jusqu'en mai 2017, tout allait mieux ". NOUS ALLONS TERRIBLEMENT SOUFFRIR après son sabotage, ses bombes à retardement. Le déclin et déclassement français va s'amplifier après son départ. Et lui bien tranquille et dans le luxe qu'il affectionne tant, et le P.S vont rire entre eux de ce qu'ils nous auront infligé.
a écrit le 08/07/2016 à 14:14 :
Dommage que cela exempte la France : l'Italie, L'Espagne, Le Portugal ont fait et font toutes les Réformes accomplies par tous, que " Moi Président Je " P.S, refuse. Il va donc pouvoir continuer son sabotage de NOS Finances Publiques, dans le seul anti-patriotique but, facile à atteindre de celui-là, de se venger des français, et de rendre la plus terrible et insoutenable possible, la situation et la tache de son successeur.
Réponse de le 09/07/2016 à 15:43 :
Ce que vous appelez "reformes" ne sont que démantèlement de l'Etat-providence, braderie, appauvrissement et baisse généralisée du niveau de vie. Je ne vous souhaite pas de les subir
Réponse de le 09/07/2016 à 16:01 :
Oui, ils ont fait les "réformes" (sic), et on voit le résultat. Avez-vous vraiment lu l'article ou bien ?
a écrit le 08/07/2016 à 12:42 :
Bruxelles vient confirmer bel et bien que la zone euro dispose d'une politique économique fondée sur l'austérité et l'obéissance aveugle à des règles « métaphysiques » prises hors de toute réalité économique concrète. Cette obéissance aux règles est une des structures fondatrices de la pensée ordo-libérale allemande qui a enregistré ce 7 juillet une victoire importante.
c est une forme de chiisme, le respect absolu de la parole du prophete meme si le monde a évolué, et on sanctionne les non croyants avant de les bombarder un jour? pour leur salut naturellement
Réponse de le 08/07/2016 à 15:57 :
Parce que pour vous s'endetter et dépenser à tout va pour créer du PIB virtuel est une solution? On voit bien partout en Europe que ça n'a pas fonctionné. En plus, ce que vous appelez austérité devrait être juste du bon sens : ne pas mettre en place un système de vie "perpétuelle" à crédit mettant en danger l'avenir des générations futures.
Réponse de le 09/07/2016 à 16:05 :
"Parce que pour vous s'endetter et dépenser à tout va pour créer du PIB virtuel est une solution? On voit bien partout en Europe que ça n'a pas fonctionné."

Gné ? Les politiques menées récemment ont été des politiques austéritaires et de destruction du code du travail. Où avez-vus vu que

"ne pas mettre en place un système de vie "perpétuelle" à crédit mettant en danger l'avenir des générations futures. "

Oui c'est ça, et l'augmentation de la dette sous les politiques d'austérité, bouchant par ailleurs l'avenir des jeunes, ce n'est pas du tout, évidement, "mettre en danger l'avenir des jeunes".

Elle est bien bonne celle-là.
a écrit le 08/07/2016 à 11:52 :
Le problème de l'Europe, c'est l'Allemagne. Géographiquement, elle est au Centre de l'Europe, au carrefours de l'Est et de l'Ouest, ce qui lui procure un avantage qu'elle veut conserver par tous les moyens en cherchant en permanence à affaiblir ses voisins. Elle est un danger pour les Européens, le pouvoir de l'Allemagne en Europe est trop important. Plus que les Anglais, c'est elle qui aurait du sortir. Comme il est impossible de la faire sortir de l'Europe, il faut que de grands pays comme l'Italie, la France, l'Espagne quittent le navire pour que cette Europe là soit démantelée.
Réponse de le 08/07/2016 à 12:45 :
L'Allemagne est plutôt une chance voire un modèle pour l'Europe, on est aussi capable qu'eux de réussir, c'est peut être qu'ils ont moins de corruption et d'évasion fiscale et plus de rigueur partout (personne ne doit s'installer qq part sans y être autorisé).
Il ne tient qu'à nous de mieux gérer nos territoires, à certains endroits, même sans tremblement de terre, on se rapproche du Népal...
Et stop à la gestion de type "compteur d'eau collectif" de notre sécurité sociale (où personne n'est responsable de rien)...et les autres aides sociales doivent être distribuées avec une activité liée
Nous devons proposer une taxe de ré équilibrage social aux frontières de l'Europe (à répartir avec les pays sans filets sociaux),
Concurence loyale plutôt qu'économie de subsistance pour tous
Réponse de le 08/07/2016 à 12:52 :
Pas mieux!
N'oubliez pas aussi les résultats merveilleux en matière de pauvreté outre Rhin.
Réponse de le 09/07/2016 à 15:47 :
Réponse à XTOF69 > Quand même, il faut reconnaitre une chose aux Alelmands et à leur ordolibéralisme: avant d'écraser les autres peuples européens, ils ont piétinné leurs "compatriotes" de l'Est et leurs pauvres à eux.
a écrit le 08/07/2016 à 11:32 :
Il faut comprendre les allemands. Ils ne veulent pas assumer le cout énorme de la solidarité dans l’état de surendettement, d’affaiblissement ou se trouvent pas mal de ses voisins qui ont l’euro comme monnaie. L’Allemagne a la Solvabilité budgétaire et elle veut obliger ses voisins à l’avoir aussi. Le problème est que ça ne marche pas comme cela. Même dans un État il y a des régions riches, des régions pauvres et il y a des mécanismes de transferts des riches vers les pauvres effectués par le budget national qui représente une part importante du PIB de l’État.

Dans la zone euro ça ne peut pas exister ou ce ne peut exister qu’à un niveau très faible, car ça couterait trop cher à l’Allemagne et aux quelques autres gagnants de la monnaie unique, alors qu’il y a une majorité de perdants de celle-ci. Et comme ça ne peut pas exister, c’est remplacé par la contrainte budgétaire appliquée à chaque état membre de la zone euro. On s’adapte au système ou en en sort, il n’y a fondamentalement pas d’autre alternative.
a écrit le 08/07/2016 à 11:13 :
Ils tiennent leur revanche et ils ne transigeront sur rien .
Quand bien même l avenir de l UE serait en danger , ils savent qu elle éclatera mais avec le plus de dégâts possible pour le sud .
Ne pas s en apercevoir c est presque être complice .
Mais il est vrai que dans les oligarchies nationales les sans dents ne sont que paramètre
d ajustement .
a écrit le 08/07/2016 à 11:10 :
En quoi la deflation est mauvaise? Ca ne fait qu'augmenter le pouvoir d'achat sans rien faire......
Réponse de le 08/07/2016 à 12:54 :
Par ce que si les prix baissent, on attend pour acheter moins cher plus tard et toute la machine s'arrête.
a écrit le 08/07/2016 à 10:56 :
Tout le monde sait que l'euro est condamné mais tout contribue à retarder l'échéance
- ceux qui sont en excédent commercial remplissent leurs comptes en banque pour préparer l'après et veulent que celà dure le plus longtemps possible
- ceux qui sont en déficit commercial pensent ne pas avoir les moyens de la quitter maintenant et veulent assainir leurs comptes avant de se présenter seuls sur les marchés, ils ont donc besoin de temps
a écrit le 08/07/2016 à 10:29 :
En gros le plus important c'est surtout de ne rien faire, comme ça tout peu continuer tranquillement, ouf je croyais qu'il s'agissait d'un projet commun pour mutualiser les dettes de ceux qui ne font rien face à ceux qui font des réformes ! Vivement que rien ne change c'est que du bonheur !
a écrit le 08/07/2016 à 8:50 :
Bon c est encore qu un gros avertissement et il n y aura pas de sanction. Commission de droite, politique de droite, vous aimez pas? Ben commencer par voter aux prochaines européennes..
Réponse de le 08/07/2016 à 15:13 :
Voter pour la commission européenne ?
C'est une assemblée non élue... l'UE est tout sauf une démocratie, tout est fait sans notre avis
Réponse de le 08/07/2016 à 18:18 :
Si les gens arrêtaient de répéter en boucle les bêtises qu'on balance sur les médias ça serait tellement reposant. La commission n'est pas une assemblée c'est une sorte de gouvernement "light".

La commission est nommée par le conseil européen et validée (commissaire par commissaire) par le parlement. Les européens votent pour le parlement et chaque état-nation vote pour son gouvernement donc pour son représentant au sein du conseil. En bonus pour cette mandature (et j'espère les suivantes) le président de la commission est un élu européen, donc directement élu par le peuple. Bref d'un strict point de vue institutionnel l'UE est une démocratie représentative car ses deux assemblées représentatives sont constituées exclusivement d'élus.

A titre de comparaison le gouvernement français est désigné par le président et lui seul qui fait donc ce qu'il veut même s'il doit tenir compte des équilibre politique au parlement (comme le conseil doit le faire pour le parlement européen).

Si je comprend bien votre raisonnement la France est donc une dictature ??? Car clairement le système français est moins démocratique que le système européen... Le gouvernement français vous demande souvent votre avis une fois élu ? Non, il doit juste avoir l'aval du parlement et éventuellement du sénat. Pour la commission elle doit avoir l'avis du conseil et éventuellement celui du parlement.

Sur le fond je crois que Nico a parfaitement raison. Nous avons la politique pour laquelle nous (la majorité hein, pas moi vous l'aurez compris) avons voté. Et il se trouve que la droite conservatrice est dominante depuis 15 ans tant au niveau du conseil qu'au niveau du parlement européen. Nous pouvons en voir le résultat de manière éclatante ^^. De mon point de vue c'est avant tout la faute de l'abstention des gauchos, que j'entend eux aussi répéter les même bêtises sans savoir de quoi ils parlent...
Réponse de le 09/07/2016 à 0:12 :
faux, Juncker est là car la droite Européenne a gagné les dernières élections européennes et également les précédentes avec ce naze de Barroso. Avant de dire que c'est pas démocratique on se renseigne. Le lendemain du vote pour le Brexit, qu'est que l'UE était la question n°1 en Grande Bretagne sur Google...Ca serait sans doute utile pour nombre de Français de se s'informer aussi...
a écrit le 08/07/2016 à 8:50 :
Bon c est encore qu un gros avertissement et il n y aura pas de sanction. Commission de droite, politique de droite, vous aimez pas? Ben commencer par voter aux prochaines européennes..
Réponse de le 08/07/2016 à 10:40 :
Les membres de la commission ne sont pas élus...
Réponse de le 08/07/2016 à 12:57 :
C'est pas certain. Et rien que de mentionner les sanctions contre le Portugal nuit à son économie
a écrit le 08/07/2016 à 8:49 :
C'est à se demander si l'Allemagne a encore envie, ou besoin, de l'Europe ?

Casser le peu de croissance qui reste est déraisonnable. il faudrait arrêter les politiques d’austérité destructrices d’emplois et de valeur.
Certes il faut des règles communes et les respecter, mais en tenant aussi compte des rythmes économiques, qui ne sont pas tous identiques. La solution : harmoniser tous les salaires, les charges, les taxes et les impôts, les PIB… sinon il faut admettre que ce « décalage de phase » est normal.
Certes il faut renforcer les politiques sociales et coordonner les économies et développer les technologies d’avenir, actuellement dans le domaine de l’énergie. Mais aussi réduire les règles dictées par des lobbies et les conservatismes de tous genres (y compris nationaux).
Suite au Brexit, il faut réagir rapidement et ne pas attendre qu’une nouvelle crise financière ne vienne faire exploser les dettes et l’Europe par la même occasion. Il est temps de prendre de vraies décisions, argumentées par la recherche de l’intérêt collectif Européen. Mais pour cela il faudrait arrêter les tergiversations et les petits calculs, qui alimentent les populismes de tous genres et si l’on revient aux seuls états nation, nos élus modérés ont tout à perdre.
Pour tout cela, ce n’est plus une commission, ou un conseil Européen qu’il faudrait, mais un gouvernement Européen.
a écrit le 08/07/2016 à 8:43 :
Soros l'a dit, l'europe va exploser parce que l'Allemagne veut bien la diriger mais en en retirant que les avantages sans vouloir en assumer les conséquences, "tout pour ma gueule " en quelque sorte.

Elle fabrique sa croissance économique sur le dos de tous les autres pays européens et les dirigeants de ces derniers trop faibles pour réagir laisse faire.

La fin de l'europe doit maintenant vite arriver.
a écrit le 08/07/2016 à 8:09 :
L'auteur veut encore nous faire croire que l'on peut dépenser de l'argent que l'on n'a pas, qu'il suffit de faire tourner la planche à billets c'est dangereux et irresponsable, l'Allemagne est dans la rigueur et la discipline que cela plaise au pas aux pays du club méd.
Le Kéneysianisme avait sa raison d'être soit l'intervention de l'état en période de croissance très faible, le problème c'est qu'à force d'utiliser la corde jusqu'à ce qu'elle casse, elle rompt. En plus économiquement la dette ne permet pas de faire de la croissance saine et propre le monde occidental vit dans l'illusion que l'on peut faire de la création monétaire sans conséquence sur une économie comme l'a connu la France un tel pays s'appauvrit dans la durée, c'est la voie de la facilité de l'indulgence de la négligence et la déchéance, ce que l'on voit pour l'Europe. Ce n'est pas dans cette direction qu'il faut aller, c'est l'augmentation de la productivité, la technologie et l'informatique sont là, il faut savoir utiliser les équations et les algorithmes.
Les règles sont faites pour être respectées, il y a fort à parier que l'euro ne tiendra pas dans la longueur, rien de spécial, là-dedans, l'union latine a explosé du fait des divergences, les pays reviendront à leur monnaie nationale, la position de la locomotive allemande et les rentiers n'accepteront pas bien longtemps les taux d'intérêt négatif ou nuls et la politique de Trichet et de Draghi, un Français et un Italien.
En plus, par égalité de traitement la France devrait être traitée de la même façon que l'Espagne ou le Portugal, c'est la différence de traitement qui est problématique pas le respect des règles simples on ne vit pas au-dessus de ses moyens, un ménage le comprend très bien, mais le gouvernement en proie à sa réélection verse dans la combine la manipulation la politique des petits copains et l'arrosoir.
Réponse de le 08/07/2016 à 20:19 :
Heureusement que les planches à billet et le keynesianisme sont en train de sauver la Deutsch Bank de la faillite par contre...
Quand c'est pour sauver des banques, on est bien content de la voir arriver la planche à billet...Et ne parlons pas même pas des marchés remonté au crick après le Brexit ! Tartuffe !
a écrit le 08/07/2016 à 7:38 :
Le pire est l'inégalité de traitement dans l'UE.
Pourquoi punir l'Espagne et le Portugal et pas la France??
Réponse de le 08/07/2016 à 10:24 :
Simplement parce que la France respecte ses engagements, elle devait avoir un déficit de 3,8 % en 2015 et elle a fait 3,6 %.
Pour 2016, elle doit faire 3.3 %, je pense qu'elle fera mieux malgré les dépenses supplémentaires.
Je sais que la mode veut que l'on dise du mal d gouvernement mais les chiffres montrent le sérieux de sa gestion. Puis mener une baisse trop rapide des déficits risque de provoquer une récession.
a écrit le 07/07/2016 à 23:07 :
Ce qui se passe c'est que le portugal s'en sort mieux sans l'austérité du gouvernement franc-maçon de passos coelho! Et sans vendre tout le pays, le nouveau gouvernement arrive a diminuer le dificit. Forcément, ça fait tomber les masques des austères! Donc, il faut punir.
a écrit le 07/07/2016 à 22:02 :
la fermeté allemande est en fait consécutive au laxisme budgétaire et au refus de réforme de l'Etat français .mais compte tenu du poids économique encore important de notre pays , Mme Merkel n'ose encore pas "casser l'euro " et opérer une partition monétaire autour d'un euro-mark qui signerait l'effondrement d'une partie des pays de la zone euro dont la France .
même avec une alternance politique en 2017 , c'est au moins pire une droite molle qui sera au pouvoir (Juppé ou Sarkozy ) et qui sera aussi incapable de réformer le pays et de résorber les déficits publics .
Mme Merkel doit sans doute préparer un plan B pour préserver la suprématie économique de l'Allemagne et renforcer son leadership politique européen .
a écrit le 07/07/2016 à 22:01 :
Pas sur que la majorité inversée fasse déjà parti du droit européen, je crois que c'est le pacte fiscal qui encore à l'écart du droit europeen jusqu'en 2017....Et sur lequel on pourrait alors s'asseoir le moment venu? Courage enemis de l'austérité!! :-)
a écrit le 07/07/2016 à 21:29 :
Pourquoi pas contre la France?
a écrit le 07/07/2016 à 20:54 :
Personnellement je crois que la Commission a envoyé un signal au pays du Nord européen..... L´Allemagne a compris que laisser le laxisme perdurer présentait un réel danger de scission de l´EU en deux groupe: un groupe sérieux, respectueux des traités et présentant une discipline budgétaire , c.a.d.le groupe Nord qui serait conduit par la GB et le groupe SUD qui resterait sur les bras de l´Allemagne.....et l´Allemagne n´a pas envie d´etre le "G.O." du club med.
a écrit le 07/07/2016 à 20:04 :
Comment ils ne leur ont pas imposée de Loi travail, Vite il faut s'y mettre comme le gouv. français... Tous des charlots qui n'ont jamais travailler !!!!!!
a écrit le 07/07/2016 à 19:58 :
Arc-bouté sur ses dogmes, l'Allemagne tue l'Europe et fait le lit des partis d’extrême droite.
Il est probablement déja trop tard.
Tant pis, l'union européenne était une belle idée.
a écrit le 07/07/2016 à 19:41 :
La tentative de Juncker de sauver son poste en se soumettant à l'Allemagne va encore hâter la désagrégation de l'Union Européenne fédéraliste qu'il défend... Dans le fond, il faudra que les populistes reconnaissent son rôle éminent dans les répliques du Brexit et la fin de l'Union Européenne, un jour ! Pour autant, avec un François qui laisse filer les dépenses, augmente le nombre de fonctionnaires et abandonne ses engagements à diminuer les déficits, les mesures de rétorsion européennes ne vont pas tarder à pleuvoir. Abritons-nous !
a écrit le 07/07/2016 à 19:14 :
Tous les droits pour les Allemands qui eux aussi avec leurs excédents ne respecte pas le pacte de stabilité, et la schlague pour les autres pays surtout ceux du sud. Drôle de conception de l'union européenne et de la zone Euro. Je pense que le résultat est écrit: Une nouvelle crise financière et monétaire qui se doublera d'une crise sociale avec une plus grande désespérance des peuples. Je suis également prêt à parier que le gouvernement Allemand fera preuve de la plus grande mansuétude vis à vis de la Grande Bretagne, après tout c'est son meilleur allier ultra-libéral. Alors à quand un référendum sur la sortie de l'Euro? Ca devient urgent.
Réponse de le 07/07/2016 à 22:56 :
l'Allemagne augmente ses dépenses et fortement. Les allemands sont fortement demandeurs des produits français, mais voilà, il n'y a pas de produits français !!!!
a écrit le 07/07/2016 à 18:29 :
C'est beau la foi ! Comment peut-il encore exister des gens qui pensent il y aurait pu y avoir un "saut qualitatif de la zone euro avec plus de solidarité".

C'est pourtant simple à comprendre : les pays du nord ne veulent pas payer pour les pays du sud ! Ce qui existe à l'échelle nationale ne peut s'appliquer à l'échelle européenne, car il n'y a pas de peuple européen mais des peuples d'Europe. C'est la cause première de l'échec de cette union, comme cela a été la cause première de l'échec de toutes les unions supranationales qui ont pu exister et qui se sont fracassées sur cette réalité.
Réponse de le 07/07/2016 à 22:41 :
Les pays du Nord ont déjà beaucoup payé pour ceux du sud et de l'est, il s'agit d'envoyer le signal que ce ne sera pas sans efforts en retour. Qu'il est plus que temps que l'Espagne se dote d'un exécutif viable pour prendre enfin les décisions économiques et budgétaires nécessaires, et que le Portugal, dont l'improbable exécutif a dilapidé en quelques mois les acquis du gouvernement Passos Coelho, revienne vite sur terre. Encore moins que l'austérité, le laxisme budgétaire n'a jamais permis de réduire déficits et dette.
Réponse de le 09/07/2016 à 16:12 :
A brunobd
"Encore moins que l'austérité, le laxisme budgétaire n'a jamais permis de réduire déficits et dette"

"Encore moins sous l'austérité", ça reste à prouver (et même le contraire EST prouvé, cf ce qui se passe actuellement), et sous Jospin, la dette a baissé.

Et qu'est-ce que l'on voit ? Oh tiens, une baisse de la dette... Avant que celle-ci reprenne son envol avec les politiques austéritaires qui vont suivre...
Réponse de le 10/07/2016 à 9:47 :
@Pakete : la dette n'a PAS baissé sous Jospin, elle a simplement, grâce à la bonne conjoncture mondiale, augmenté moins vite. Normal puisque l'exécutif de l'époque n'a pas été capable de présenter, malgré des rentrées massives, un seul budget en excédent, contrairement aux Etats Unis de Clinton et à l'Espagne d'Aznar (qui a ramené la dette de son pays à à peine plus de 30% du PIB), a jugé intelligent de distribuer une "cagnotte" qui n'existait pas et à créer des dépenses récurrentes dont nous payons encore le prix exorbitant (le financement des 35h, l'AME...). Jospin a aussi bénéficié d'une baisse sans précédent des taux d'intérêts lié à l'introduction de l'€ qui a considérablement allégé la charge de la dette. Budgétairement parlant, la plupart des pas européens ont fait mieux que la France à cette époque, excepté l'Allemagne qui a connu alors une grosse panne de croissance, c'est d'ailleurs ce qui a poussé Schröder à lancer l'agenda 2010 avec les résultats que l'on sait. Aujourd'hui la France est un peu dans la même configuration, on sait donc ce qu'il faut faire. Les lois Macron et El-Khomri 1è version étaient un timide premier pas dans la bonne direction, il faut maintenant aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite.
a écrit le 07/07/2016 à 18:05 :
Mais non M. Godin. Ne soyez pas si catastrophiste. 0,5 pc ca fait 500 millions d'amendes, le Portugal s'en remettra. On privatisera totalement la Tap voilà tout. Costa va blamer la droite au pouvoir comme Hollande l'a fait ici avec Sarkozy. Je vois mal le président dissoudre juste pour ca. On a voté en Novembre et la droite est aussi impopulaire ici qu'en Espagne. On a la meme situation politique bloquée qu'eux d'ailleurs. Costa chez nous du ps n'est pas plus popuaire que Rajoy. Ce qui est vrai c'est que passé l'europhie de l'euro, les Portugais vont l'avoir mauvaise vis à vis de Juncker. Là on est en vacances, y a l'euro. Ca sera surtout chaud à la rentrée en Septembre si c'est confirmé comme ca semble l'etre. On est un peuple placide, dur à la tache et endurant comme ns voisins Espagnols qui sont juste un peu plus fiers que nous, ou comme les Irlandais durs à la doler et résilient. On ne va pas défiler 6 mois comme chez vous alors qu'on 100 fois plus de raisons de le faire, objectivement, par rapport à la loi travail chez vous par exemple. Comparez vous à nous, prenez du recul. Si en France on avait fait subir ce qu'on nous a fait subir, ca serait la guerre civile. On nous a sucré les heures supplémentaires, 4 jours fériés, on a supprimé 200 000 fonctionnaires en 3 as. Vous c'est du pipi de chat à coté. On ne comprend pas pourquoi le Portugal qui fait beaucoup d'efforts et pas vous qui dépensez àtort et à travers. Décision politique voilà tout. Petit pays punissable vs grand pays laxiste qui a la chance d'emprunter à taux trés bas contrairement à vous. Je demande un référendum à Costa sur un Portugalexit. Mes copains espagnols en ont aussi marre de Rajoy et sont de moins en moins pro europens contrairement à ce qu'on peut lire un peu partout. L'Espagne demande aussi un Spainxit via un référendum , surtout les Catalans qui veulent etre indépendants des Castillas et qui en ont marre de financer le reste de la péninsule ibérquehors Portugal. Catalunyaexit too, after Spainxit and Lusitanianexit.
Réponse de le 08/07/2016 à 12:34 :
Ne nous excitons pas trop. Les Catalans, en tout cas, souhaitent rester en Europe et, devenus indépendants, trouver une voie nouvelle pour assumer une juste solidarité avec les autres territoires de l'Espagne actuelle.
a écrit le 07/07/2016 à 17:54 :
La conclusion est tragique : "les dieux aveuglent les hommes qu'ils veulent perdre !". Et le masque de cette folie porte le visage menaçant de Wolfgang Schaüble. La dépression économique de l'Europe du Sud va s'accentuer et avec elle, la détestation Nord/Sud ; heureusement que l'UE avait comme but essentiel l'entente entre les peules ! Pourquoi la Commission ne sanctionne-t-elle pas les excédents excessifs allemands, alors que c'est prévu. Ça devient dictatorial ; à croire que les fauteuils à roulettes de l'ordo-libéralisme sont plus efficaces que les divisions blindées quand on veut domestiquer les peuples... Certains "souverainistes" modérés préconisent un euro "scriptural" au niveau international et des monnaies plus faibles au niveau local ; ça redonnerait de l'air et de l'espoir au sud de l'Europe. Mais cette voix de la sagesse est inaudible aux Allemands, enfermés dans leur névrose monétaire. Le pays de Bach et de Goethe nous emmène en enfer : il est enfermé dans sa malédiction historique.
Réponse de le 07/07/2016 à 20:23 :
Mais bien sur taper sur les allemands parce qu'ils ont des excedents !Ils se les ont gagnés leurs excédents et je pense qu'il y a une pointe de jalousie mais c'est bien dans l'esprit d'une certaine gauche française ,jalouser la réussite des autres et demander de partager ,mais essayer de faire des efforts pour arriver à leur niveau ça non FAUT PARTAGER !Les excedents allemands ne regardent personne d'autres qu'eux memes ,et si il y a à partager ,ils partageront d'abord avec leur propres pauvres ,leurs salariés sous payés à temps partiel ext ......Il y a des regions pauvres en France et on a jamais vu les departements riches d'Ile de France ou de la Méditerranée leur venir en aide!La solidarité n'existe pas et les USA pays fédérés en sont le pur exemple !Quand un état americain est en difficulté (on l'a vu dans le passé avec la Californie pourtant riche ) la Fed prete à des conditions drastiques comparables en tout point à celles du FMI !Il y a en France des departements qui se sont retrouvés en grande difficultés la banque de France leur a prété avec des conditions rigoureuses avec exigence de réequilibrer leurs comptes,et toutes les banques font de memes avec les entreprises et avec les particuliers !Le seul moyen de s'en sortir est de quitter l'€ et de rétablir le serpent monétaire qui existait avant !La solidarité de ceux qui bossent et réussissent avec ceux qui veulent vivre au dessus de leurs moyens ça n'a jamais existé et ça ressemble à la charité chretienne .La sagesse asiatique elle dit '''donne un poisson à un homme il mangera un jour ,apprend lui à pecher il mangera toute sa vie ''''Aux états entreprises et particuliers à appliquer cette devise qui est le seul avenir possible .....
Réponse de le 08/07/2016 à 8:58 :
Vous allez un peu loin...la bonne santé des exportations allemandes a à voir aussi avec la valeur de l euro, l élargissement à l Est bref à l EU et à l Euro. De nombreux pays européens ont fait des efforts considérables et en pleine tourmente les allemands sont pas les seuls. Pas de solidarité entre région ou département en France....n importe quoi. Que ´ on fasse converger les économies européennes c est une chose et je comprends les allemands, mais la voie choisie peut et doit être améliorée. Enfin pourquoi les allemands ne sortent pas à votre avis?
Réponse de le 10/07/2016 à 19:20 :
La solidarité entre les departements existe par une péréquation dans la DGF (dotation globale de fonctionnement ).En aucun cas ,elle n'a réussie à sortir des departements pauvres de la pauvreté, mais simplement à les aider un peu!Quand vous dites que la santé des exportations allemandes a à voir avec la valeur de l'€ on peut en douter !Les produits allemands ne sont pas des produits bas de gamme (au niveau occidental )mais moyen haut de gamme .Des classes moyennes et superieures il y en a partout dans le monde ,de la réussite sociale aussi et vous ne pourrez empecher personne qui a réussi n'importe ou d'avoir sa maison ,sa BMW de s'équiper en Bosch pour bricoler et en Gardena pour jardiner !C'est plus cher que les produits bas de gamme européens ,mais c'est meilleurs et justement ces classes sociales qu'on trouve partout dans le monde ont les moyens les BRICS en sont la demonstration et c'est d'ailleurs eux qui ont tirés durant la derniere decenie la croissance allemande .La France doit innover et monter en gamme partout et etre patiente et consacrer une part plus importante de la plus value dans les entreprises aux investissements et à l'innovation !Le succés allemand n'est pas tombé du ciel ,des decenies de patience ,d'abnegation et le resultat est là pour eux ,les produits allemands sont au zenith !C'est la marche à suivre pour nous .......

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