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Profits en trompe-l'oeil pour Areva. Le groupe nucléaire français a certes dégagé un bénéfice net de 843 millions d'euros au premier semestre, soit cinq fois plus que les 161 millions d'euros engrangés l'an passé à la même époque. Mais ces chiffres incluent une plus-value estimée à 1,27 milliard d'euros réalisée sur la cession de son pôle Transmission et Distribution (T&D) à Alstom et Schneider.
Le résultat opérationnel, qui exclut ce gain exceptionnel, s'affiche en revanche dans le rouge, à hauteur de 485 millions d'euros. Au premier semestre 2009, le groupe dirigé par Anne Lauvergeon avait accusé une perte opérationnelle de 170 millions d'euros.
Ces performances opérationnelles ont été pénalisées par une provision de 417 millions d'euros, dont 367 millions en raison des retards enregistrés sur le chantier de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande, dont la mise en exploitation nucléaire est prévue pour fin 2012, soit près de trois ans et demi après la date initialement prévue. Au total, Areva a enregistré 2,6 milliards d'euros de provisions au titre de ce chantier.
Areva a également déprécié la valeur de certains actifs miniers à hauteur de 300 millions d'euros en raison de nouvelles données prospectives sur les cours à terme de l'uranium. En excluant, ces deux éléments particuliers, le groupe a dégagé un résultat opérationnel de 213 millions d'euros, contre 155 millions au premier semestre 2009.
Areva a par ailleurs indiqué qu'il s'attendait à finir l'année sur une perte opérationnelle. Le groupe a également confirmé ses prévisions de chiffre d'affaires et de commandes pour 2010, à savoir une "progression significative".
Cette publication intervient alors que l'Elysée vient d'exiger que le constructeur de réacteurs et EDF concluent un accord de partenariat stratégique couvrant l'ensemble de leurs domaines d'activité d'intérêt commun dans le nucléaire.
L'éventualité d'une prise de participation d'EDF dans le capital d'Areva sera examinée dans le cadre de cet accord. Areva doit par ailleurs procéder avant la fin 2010 à une augmentation de capital d'un maximum de 15% pour financer les investissements nécessaires à son développement.
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Elie a écrit le 31/07/2010 à 15:53 :
"Areva a par ailleurs indiquait qu'il s'attendait"
naïf a écrit le 31/07/2010 à 11:49 :
EPR finlandais? AREVA. Retard : plus de trois ans... EPR de Flamanville? EDF. Retard : au moins deux ans... Pour chacun d'eux, superbe exemple d'incommunicabilité entre managers, parfaitement incompétents techniquement, et ingénieurs-techniciens totalement indifférents aux coûts de leurs initiatives. Ceci révèle une non-transmission des expériences chèrement acquises entre chaque groupe et laisse très sceptique quant à leur future collaboration : chacun d'eux voudra imposer ses vues. Les EPR chinois nous coûteront très cher et probablement la filière est-elle déjà condamnée? Mais non! On nous concocte le réacteur ATMEA de moindre puissance qui va tout arranger. Même si sa description initiale est exactement celle d'un EPR modèle réduit. Au fait, ces retards, quelles en sont les vrais raisons?
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