15 303 Pts (c)
+0,06 %
14 612 Pts (c)
+0,89 %
|
|
De Claire Garnier à Petit-Couronne (Seine-Maritime) | 15/10/2012, 06:08 - 1985 mots
Et si cette fois-ci, la raffinerie de Petroplus était enfin sauvée... Les 470 salariés du site de Petit-Couronne près de Rouen, placé en redressement judiciaire le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère, le raffineur suisse Petroplus, retiennent une nouvelle fois leur souffle. Mardi 16 octobre à 10 heures, le tribunal de commerce de Rouen écoutera, pour la troisième fois, les deux candidats à la reprise : Net Oil (Dubai) et Alafandi Petroleum Group (Hong Kong). Net Oil a versé jeudi 11 octobre au Tribunal de Commerce, une nouvelle pièce au dossier : le contrat qu'il vient de signer avec un trader pour l'approvisionnement de la raffinerie de Petit-Couronne en pétrole brut. Pour l'intersyndicale CGT-CFDT- CGC, les "voyants sont au vert" pour une reprise par Net Oil. D'autant que le groupe du Golfe assure avoir accès à des tarifs avantageux pour l'achat de brut.
Impatience des salariés
Plusieurs scénarii sont à envisager pour mardi : une décision de cession ou de liquidation ou bien une mise en délibéré. Le Tribunal ayant déjà demandé, par deux fois, aux candidats des compléments de garanties financières et techniques, certains salariés commencent à perdre patience : "si les CRS sont devant le tribunal, nous saurons à quoi nous en tenir", lancent certains un peu désabusés. Des CRS, quels CRS ? Le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne font pas partie du paysage "Petroplus". Ils ne sont jamais intervenus au cours des dix mois qui se sont écoulés depuis la coupure des lignes de crédit de la part des banques à Petroplus. "Depuis le début de cette aventure, on peut dire que les administrateurs judiciaires, la direction et les organisations syndicales ont convergé vers un objectif commun, le redémarrage de la raffinerie en vue d'une reprise", analyse le directeur de la raffinerie, Philippe Billant.
"Il y a de l'impatience chez les salariés et c'est normal, mais il faut continuer à tirer dans le même sens, comme nous le faisons depuis le début", expliquait à "latribune.fr" Valter Guerreiro, opérateur-tableauteur et membre CGT du CHSCT, samedi 13 octobre. "Notre objectif c'est d'avoir un repreneur pérenne qui soit encore là dans 5 ans". Cet agent de maîtrise rappelle que l'on ne vend pas une raffinerie en une semaine. Cela prend du temps. Il se souvient de la vente de la raffinerie par Shell à Petroplus. "Les premiers contacts avaient été pris en 2006 et la vente a eu lieu en 2008 !".
Le 23 décembre 2011, 2.800 euros en caisse pour faire tourner la raffinerie
Avant de redémarrer la raffinerie, il a fallu l'arrêter, ce qui n'est pas une opération de routine sur un site SEVESO 2. "C'était en plein hiver, ce n'était pas évident, mais on a fait la démonstration que l'on savait se prendre en mains", expliquent avec fierté les deux techniciens Jean-Luc Revel et Josué Vinot. "Il n'y a eu aucun incident durant les opérations d'arrêt", ajoute Valter Guerreiro. Cette étape a été menée avec toutes les exigences de sécurité requises, souligne le directeur. "Les équipes ont fait preuve d'un comportement responsable dans un contexte social difficile". Le trésorier (CGT) du CE et porte-parole de l'intersyndicale du site (CGT-CFDT-CGC), Yvon Scornet, rappelle ce contexte. "Le 23 décembre 2011, nous nous sommes retrouvés avec 2.800 euros de trésorerie en tout et pour tout. De quoi faire tourner la raffinerie pendant dix minutes !". La raffinerie a eu de la chance de bénéficier du redressement judiciaire de la part du Tribunal de commerce de Rouen, car les caisses étaient vides, précise Philippe Billant.
"Une première mondiale"
A peine la raffinerie arrêtée, les administrateurs judiciaires, la direction et les syndicats ont eu une obsession : faire redémarrer l'usine avant de rechercher un acquéreur. Avec l'appui du gouvernement Fillon, ils ont engagé des négociations avec le groupe Shell - ancien client et propriétaire de la raffinerie de 1929 à 2008 - pour décrocher un "contrat de processing". Outre qu'il permettait à la raffinerie de couvrir ses coûts en échange de prestations, ce "contrat de façonnage" permettait à la raffinerie de tourner. Concrètement, depuis le mois d'avril, cette dernière transforme le pétrole brut fourni par Shell en différents produits classiques pour le compte de Shell : gaz de pétrole liquéfié, essence, gasoil, carburant pour l'aviation, fuel classique, fuel lourd, bitumes. Pour redémarrer, il fallait aussi réaliser les travaux de maintenance requis après un arrêt des installations. Ce qui a été fait après négociations avec un financement de Shell. Pour les équipes de la raffinerie, du directeur à l'ouvrier, ce redémarrage réussi est synonyme de fierté. "Tout le monde nous condamnait. Beaucoup d'acteurs ne pensaient pas que nous réussirions. Nous sommes fiers d'avoir réussi à le faire", confie Philippe Billant. "Il était important de montrer à des candidats à la reprise que la raffinerie était en état de fonctionner". Yvon Scornet, technicien chimiste, 30 ans de raffinerie au compteur, n'hésite pas à parler de première mondiale. "C'est la première fois au monde qu'une raffinerie, arrêtée pour raisons économiques, est redémarrée".
Relancer la raffinerie
Yvon Scornet en tire des enseignements sur ce combat syndical. "Les syndicalistes sont vus par la population comme des gens qui ne savent que dire non, mais nous avons prouvé que nous pouvions être constructifs". Regarder devant et non dans le rétroviseur. "Nous avions une série de batailles à mener pour relancer la raffinerie en vue d'une reprise et nous avons les avons toutes menées", résume le capitaine de l'intersyndicale. Le secrétaire du syndicat CGT du site, Jean-LUc Brouté, ne dit pas autre chose : "nous considérons depuis le départ que notre rôle n'est pas de mettre en place un PSE mais de faire en sorte que l'activité industrielle soit relancée sur ce site".
Pour rester crédible auprès de tous ses interlocuteurs, l'intersyndicale a joué l'unité. Au point de repousser les élections professionnelles pour ne pas prendre le risque de se disperser. Parallèlement à la relance de la raffinerie, il fallait régler la question sociale : comment financer un éventuel plan social avec des caisses vides ? Administrateurs judiciaires, direction et syndicats se sont mis autour de la table avec les banques de l'actionnaire pour mettre au point un système permettant d'attribuer une partie de la valeur des stocks entreposés dans la raffinerie vers un compte dédié aux salariés. Ce sont ainsi plusieurs dizaines de millions d'euros qui ont été "sécurisés" via une fiducie. Qualifiée de "grande avancée sociale" par les syndicats, cette caisse de secours servira-t-elle ? Dès le mardi 16 octobre en cas de liquidation. Peut-être par la suite en cas de défaillance d'un repreneur.
L'intersyndicale a "envoyé plus de quarante dossiers de reprise dans le monde entier"
L'intersyndicale a pris sa part dans la phase suivante de recherche d'acquéreurs. "On a monté le dossier et chiffré les investissements les plus urgents à faire. On a envoyé plus de quarante dossiers dans le monde. En Russie, en Azerbaidjan, au Brésil, au Koweit", raconte Yvon Scornet. Il s'est visiblement pris au jeu avec un jeune élu CGT qui l'appelle "papa", Nicolas Vincent. "Ce garçon a un sacré carnet d'adresses et un culot incroyable ; Il peut avoir n'importe qui au téléphone !" Yvon Scornet confie avoir été contacté par des sociétés qui voulaient "discuter avec l'intersyndicale sans avoir à se révéler". Il ajoute : "on s'est retrouvés à répondre parfois à des questions, comme si l'on vendait la boîte" ! Ce 26 septembre, à côté d'Arnaud Montebourg, venu apporter son soutien explicite à la reprise du site, Yvon Scornet avait d'ailleurs des accents de patron. Il s'en est pris au groupe Total, qui a qualifié les deux candidats à la reprise "d'acteurs de troisième zone" dans le secteur du pétrole/raffinage. "Le Tribunal de commerce ne peut pas travailler avec les données du groupe Total, mais avec nous, car c'est nous qui connaissons le dossier !" Valter Guerreiro fait remarquer de son côté, que la raffinerie tourne depuis des mois tout à fait normalement, ce qui ne peut que rassurer un repreneur. "Nous faisons marcher la raffinerie tout seuls depuis plusieurs mois. Et nous dégageons des bénéfices. C'était un sacré défi !" Net Oil étant un groupe financier et non un pétrolier, explique-t-il en substance, "il s'intéresse à nous car nous avons prouvé que nous savions faire tourner une raffinerie".
"Nous ne voulons ni d'un Père Noël, ni un Petromoins"
Le maire PS de Petit-Couronne Dominique Randon, tout comme le député PS du secteur, Guillaume Bachelay, n'ont pas raté une seule assemblée générale hebdomadaire devant les grilles de l'usine. Jeudi 6 septembre, Guillaume Bachelay a pris le micro pour dire ceci aux salariés : "vous êtes retrouvés votre propre employeur ; vous avez-vous-même contacté le cabinet d'Arnaud Montebourg et de Delphine Batho". Le député a suivi, pas à pas, les étapes franchies par l'équipe de direction et l'intersyndicale. "La première bataille a consisté à garder les stocks de produits finis, la seconde à obtenir un contrat de processing avec Shell ainsi qu'une remise en état pour un redémarrage. La troisième bataille est en cours : c'est la reprise de l'ensemble des activités par un industriel". Le spécialiste des questions industrielles du PS n'a cessé de répéter que "la bataille pour l'industrie se jouait ici" ; et rappelé qu'un certain nombre de grands pays - Etats-Unis, Chine, Inde ou Russie - avaient choisi de "protéger et développer leur raffineries", quand d'autres, en Europe, font le choix de l'importation. "Le raffinage est une industrie de souveraineté", martèle le député depuis dix mois. Quand on l'interroge sur le sérieux des candidats à la reprise, il sort son joker avec cette formule : "nous ne voulons ni un Père Noël, ni un Pétromoins, mais un repreneur viable et durable". Les élus sont clairement sur un fil, n'ignorant pas que certaines reprises se terminent mal.
"Soyons combatifs et vigilants en même temps", n'a cessé de répéter le maire de Petit-Couronne. Si la taxe professionnelle n'existe plus, une fermeture de la raffinerie serait un cataclysme pour sa commune. "La raffinerie apporte 750.000 euros en foncier bâti", a-t-il confié à "latribune.fr". "Ce chiffre est à rapprocher des 850.000 euros payés par les habitants en taxe d'habitation". A cela s'ajoutent les emplois directs (440 salariés à ce jour) et les 350 emplois d'entreprises extérieures travaillant pour la raffinerie.
Montebourg : "le gouvernement ne souhaite pas perdre cette raffinerie"
Yvon Scornet est persuadé qu'après avoir "déplacé des montagnes, on ne peut que gagner". Les jeux étant faits, il s'offre un coup d'œil dans le rétroviseur, ce qu'il n'a pas eu l'occasion de faire depuis décembre 2011. Notre usine, confie-t-il, est la seule à avoir reçu tous les candidats à l'élection présidentielle de 2012, à l'exception de la candidate FN qui n'était pas la bienvenue. Mais la raffinerie a aussi eu des visiteurs plus exotiques. Lui, le non croyant, n'en est pas encore revenu d'avoir reçu un jour une lettre de soutien de l'archevêque de Rouen. "Je lui ai dit de venir lire son texte devant les salariés en assemblée générale. C'était très émouvant". La communauté musulmane s'est manifestée elle aussi. "Il ne manque plus que le rabbin du coin", lui a alors soufflé un camarade. Lequel s'est fait un plaisir de venir aussi exprimer son soutien au combat des salariés en assemblée générale. S'il a mis du baume au cœur des salariés, tout comme le soutien de "Jean-Luc" (Mélenchon) et du maire (Modem) de la petite commune de Sotteville sous le Val, ce bel œcuménisme n'a évidemment guère pesé dans la balance face aux froides réalités du raffinage.
A quelques heures du verdict, chacun pourra soupeser la dernière déclaration publique sur ce dossier d'Arnaud Montebourg, mercredi 26 septembre. "Le gouvernement défend ce projet de reprise autant qu'il le peut. Il ne souhaite pas perdre cette raffinerie. Le contraire signifie des importations de pétrole. Pour autant, il ne fait pas de miracles ; en cas d'échec, nous serons fiers de ce que nous aurons fait tous ensemble ; en cas de reprise, champagne !"
|
|
claude hangen a écrit le 19/10/2012 à 00:23 :
https://www.youtube.com/watch?v=c_P-D2313PE&feature=youtube_gdata_playe Pourquoi l'industrie va disparaitre en France...
comte Bourg a écrit le 17/10/2012 à 15:31 :
y a qu'à vendre la raffinerie à montebourg, c'est certain et il l'a dit il a des solutions ...
petroplus a écrit le 16/10/2012 à 15:25 :
le verdict est tombé, il fallait sy attendre, qui va payre les fournisseurs, qui va payer les charges sociales, la nouvelle taxe professionnelle Mme Lagarde; qui va payer certains salaires, les avocats.... et tout....ce fut surement un beau combat mais que faire surtout lorsque la recession conduit aune réduction de la consommation et que l'on importe du gasoil...dans tous ces cas là ce sont les salariés mais les fournisseurs et la solidarité nationale qui payent un effort inutile il faut aussi penser au pauvre maire qui voit ses recettes amputés du foncier de la taxe prof et des emplois au tour... lapolitique n'apparait que de loin, mais il est trés présent.... si vous croyait que le maire d'aulnay de se fait pas des cheveux pour ses recettes.... et qu'il pense qu'a trouver une solution mais surtout pas la fermeture .... l'emploi n'est pas la première recherhce mais cela fait tres bien de le mettre en premier
cela s'en bon a écrit le 16/10/2012 à 12:15 :
Merci Monteboug, la gauche en général car le droite vous a rendu un dossier vide, mon emploi sauvé :)
Triste personnage a répondu le 16/10/2012 à 22:22:
Pouvez-vous écrire normalement ? Merci.
petroplus n'est plus... a écrit le 15/10/2012 à 12:30 :
tu veux du boulot, alors petrosuce !
lamentable a écrit le 15/10/2012 à 11:09 :
Depuis le temps que les salariés attendent que les décisions soient prises sur cette raffinerie s'ils avaient vraiment voulu trouver un autre travail il y a longtemps que ce serait fait !!!! Mais Montebourg est arrivé !!!!Pauvre France !!
petroplus a répondu le 16/10/2012 à 15:29:
personne ne fait mention que cette raffinerie doit payer une taxe professionnnelle importante et que c'est le fief de FA FA.....
churchill a écrit le 15/10/2012 à 10:03 :
ca prefigure de la france 2030, suite a son redressement productif... mdr... personne ne pleurera
DRRW a écrit le 15/10/2012 à 09:50 :
Marche deficitaire, saturation. On entend ces trucs en boucle, ca fleure bon l'expertise de supermarche et on doit se sentir bien apres de telles litanies. Je vous propose une question plus simple, pourquoi hier nous raffinions notre petrole et celui des autres et qu'aujourd'hui on a du mal a raffiner le notre? Est il honteux ou incorrect de vouloir a minima repondre a nos besoins voire souhaiter exister sur ce segment industriel... Le mache a failli et faillira encore, que devons nous attendre un signe de dieu... Montebourg a certainmenet des defauts mais au moins il essaie et ceux qui pensent avoir des alternatives qu'ils n'hesitent pas tout le monde est preneur
Petro Moins a répondu le 15/10/2012 à 11:16:
Qui a levé le verrou des importations de produits pétroliers finis en France dans les années 80 ? Et si c'était les mêmes qui aujourd'hui nous expliquent qu"il faut raffiner en France ....
DRRW a répondu le 15/10/2012 à 14:03:
Et alors. je ne vois pas le pb
Petro Moins a répondu le 15/10/2012 à 15:42:
Ce sont les amis de Monsieur Montebourg qui ont levé ce verrou (Laurent Fabius) qui fait qu'aujourd'hui le raffinage français s'écroule. C'est facile maintenant d'accuser le reste de la terre et de crier à la désindustrialisation ....
@drrw a répondu le 15/10/2012 à 16:25:
Lorsqu'au moyen orient les raffineries font du diesel et du super moins cher que bon nombre de raffineries de l'U.E., le problème de prix fait qu'au bout de quelques années certaines raffineries mettent la clé sous la porte.
UN SURNOM a écrit le 15/10/2012 à 09:46 :
Petit Couronne, tiens, on dirait un nouveau surnom pour Hollande, qui se prend pour le roi des petrodollars.
petro....petro...sera toujours petro... mon pedro. a écrit le 15/10/2012 à 09:40 :
Montebourg s'en fout, il roule en renault zoe électrique. En plus il n'a même pas dû payer la voiture, alors, petroplus, franchement, ça peut bien fermer...
petro a répondu le 16/10/2012 à 15:28:
et en sus il dépasse les vitesses autorisées il s'est fait arreté avec sa ZORRO a 65 Km .... va t il payer et perdre un point ??? a suivre
Tatol a écrit le 15/10/2012 à 09:25 :
Avec le déséquilibre du parc automobile (80% de diesel), le raffinage est structurellement déficitaire en France, car il faut exporter l'essence sur des marchés saturés. Sans compter tous les frais de fonctionnement et de maintenance. Les nouvelles raffineries sont construites au Moyen Orient.
la vérité... a écrit le 15/10/2012 à 09:25 :
LA VERITE C'EST QU'ON FAIT LES COMPTES. SI CA VA PAS ON FERME. RAS LE BOL DES ENTREPRISES SOUS PERFUSION AVEC LES POLITIQUES. LES POLITIQUES FERAIENT MIEUX DE FAIRE LE MENAGE CHEZ EUX QUAND ON VOIT LE SCANDALE SUR LE BLANCHIMENT D'ARGENT ! ! !
gouvernement télé a écrit le 15/10/2012 à 09:20 :
Encore un désavoeu de plus de Ayrault, Hollande, Montebourg et compagnie. Eh, mais ce ne sont pas eux les acteurs de la 7e compagnie ?
Pétro Moins a écrit le 15/10/2012 à 09:17 :
Quel article ! On en pleurerait presque ! mais la réalité est (très malheureusement) moins belle. - 20 milloins de deniers publics dépensés (On aurait sauvé combien de petites sociétés avec cette somme ?) - 2 reports sous la pression politique alors que la liquidation aurait dû être prononcée car les repreneurs ne répondent toujours pas aux exigences règlementaires - Pas un euro mis en jeu par le repreneur à ce jour (Il n'en reste plus qu'un) pour acheter la raffinerie et ses stocks. Tout est reporté à plus tard. C'est un pari énorme sur la capacité à faire de l'argent dés les premiers jours de la reprise sinon .... Monsieur Montebourg il y a des bouteilles de champagne qui se rebouchent très vite; j'espère vraiment pour tous que Pétroplus ne sera pas de celle là ....
NIKO a répondu le 15/10/2012 à 11:26:
20 millions d'euros en prêt !!!! ce qui est donc remboursable quand on sait pas on ne sait pas !!!!
Petro Moins a répondu le 15/10/2012 à 15:37:
Il s'agit d'un prêt qui ne sera pas remboursé ... Les dettes liées à cette entreprise sont énormes les sous traitants en ont malheureusement déjà fait les frais de manière irréversible. Aujourd'hui il n'y a même plus de doute sur le sujet de ce remboursement de deniers publics car le repreneur potentiel ne reprend pas le passif donc le prêt ne sera jamais remboursé.
petroplus a répondu le 16/10/2012 à 15:37:
il faut ajouter le foncier qui ne sera pas payé la taxe professionnelle nouvelle vague non plus pardon les communes recevront de l'état ces montants mais c'est la collectivité nationale qui paiera ca personne ne le dit..... une taxe professionnelle (si l'usine fonctionne le 01 01 de l'année a 450 salariés cela doit faire aux alentours de 1 000 000 d'euros et de foncier... il faut ajouter cela ..plus la perte des charges sociales surement pas payées cela vafaire 6 à 15 000 000 millions de trous dans les caisses sociales ca couterait surement moins de les mettre au chomage...
sauve a écrit le 15/10/2012 à 08:51 :
Ils seront sauvés, c'est politiquement important, mais comme toujours personne ne regarde l'avenir, Est-ce que OUI ou NON cette raffinerie est utile et pour combien de temps ? Comme elle est déjà en faillite et que je vois mal des syndicalistes arrêter tout leurs avantages (bureau, réunionites, ...) ils vont faire comment ?
YOUPI a répondu le 15/10/2012 à 09:10:
Non, ils ne seront pas sauvés. Personne ne sera sauvé avec le PS. Il y aura davantage de chômeurs. OUI DE PLUS EN PLUS DE CHOMEURS. VIVE LE CHOMAGE AVEC LE PS !
NON. NON. NON. a répondu le 15/10/2012 à 09:16:
Non, vous rêvez. Personne ne sera sauvé.
si si a répondu le 15/10/2012 à 09:26:
Non, Petroplus va fermer. C'est inéluctable. Même si Jacques Chirac écrivait (ou on l'a écrit pour lui) dans son soi-disant programme "Rien n'est inéluctable".
Marrant si si a répondu le 15/10/2012 à 09:39:
ah ah ah citer Jacques CHIRAC. Il fallait oser. La semaine commence fort. Ah ah ah hi hi hi oh oh oh hi hi hi.
YOUPI a écrit le 15/10/2012 à 08:20 :
470 chômeurs ! ET VLAN, FRANCE, PRENDS CA !
@YOUPI a répondu le 15/10/2012 à 08:59:
ajoutez 629 de florange : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20121001trib000722167/florange-le-gouvernement-a-deux-mois-pour-trouver-un-repreneur.html
YOUPI a répondu le 15/10/2012 à 09:07:
Oui, ça fait déjà plus de 1000 : les annonces auront certainement lieu juste avant Noël : JOYEUX NOEL LES LICENCIES !
Pipo76 a écrit le 15/10/2012 à 06:59 :
Arretons le delire! Rien n'est coherent avec l'avenir entre la politique de l'energie le developpement des energies renouvellables, la vetuste du site du site, le nombre de petrolier dans la region, la polution, la nature des repreneurs ....... C'est pas leur rendre service atous ces gens