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L'édito de la tribune Opinions
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Source : La Tribune.fr - 31/03/2010 | 08:32 - 289 mots  | 

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Tours-Bordeaux : la vérité sur le TGV

Par Valérie Segond, éditorialiste à La Tribune.

Valérie Brunschwig

Certes, avec le lancement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, la France confirme sa vocation de grand pays d'infra- structures. Et l'on doit s'en réjouir. N'ont-elles pas accru l'attractivité du territoire en compensant notre trop lourde fiscalité ? N'ont-elles pas facilité la mobilité des Français et aidé au réveil économique du "désert français" ? Et n'apportent-elles pas, aujourd'hui, un soutien providentiel à l'activité et à l'emploi ?

Seulement, à 8 milliards d'euros d'investissement, frais financiers compris, pour 340 km de ligne, il faut bien dire que ce TGV a un coût pour le moins élevé. La flambée des coûts fonciers en zone périurbaine, mais aussi de l'acier et des contraintes environnementales, sans oublier le transfert du coût d'exploitation sur le concessionnaire, ont porté le prix du kilomètre à 23,5 millions d'euros. C'est certes moins que les 29 millions d'euros le km, en valeur 2010, du TGV Méditerranée qui, lui, mettait Marseille à trois heures de Paris.

La bonne nouvelle, c'est qu'avec le financement en partenariat public-privé, on ne peut plus cacher le coût financier du TGV pour le contribuable. Une sorte d'opération vérité sur son équation économique. Si l'état et les collectivités locales n'avaient financé près de la moitié de l'investissement, soit 3,6 milliards, le projet n'aurait pas trouvé d'investisseurs. Ses bénéfices socio-économiques, qui valorisent les 50 minutes gagnées sur le Paris-Bordeaux comme les bénéfices environnementaux liés au report des 3 millions de voyageurs de l'avion vers le fer, justifiaient-ils un tel coût pour la collectivité ? Peut-être. Mais il faut bien dire que le coût de la minute gagnée est de plus en plus difficile à justifier économiquement.

En clair, notre passion du TGV arrive à un point limite, car plus on en construira, plus tout ceci sera vrai.

vsegond@latribune.fr

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  • et le reste? a écrit le 26/08/2010 à 23:48 :

    • ces 23 millions le km, c'est le coût pur SNCF, qu'en est-il du cout d'accès aux nouvelles gares (ou de leur construction reconstruction!) financement impôts nationaux et locaux? idem pour l' accès à la haute tension tout le long de la ligne (facture edf)? après l'achat des rames TGV, la lmaintenace et l'amortissement de tout cela, quel est le prix km du passager transporté? et par rapport au systrème autoroutes voitures, que est le rapport dépense/ emplois créés ou conservés! qui est capable de faire ces calculs et de les publier?

  • zelectron a écrit le 04/04/2010 à 08:55 :

    • Plus la SNCF grossit plus elle acquiert du pouvoir y compris de coercition vis à vis de l'état, des élus et du public, ce qui lui permet un certain nombres de jeux du genre - c'est pas moi, c'est l'autre - nous ajustons nos tarifs pour le confort des passagers - nos clients ne doivent pas savoir si un incident peut durer 5 minutes ou 5 heures... - c'est pas de ma faute, c'est l'état qui nous a dit que... - la liberté de la grève est au dessus de tout (du genre NMPP), c'est républicain... - il nous faut plus d'effectifs pour faire face aux lourdes tâches que nous avons négligées jusqu'ici... - la maintenance? quelle maintenance? à minima (ifo laisser le temps pour la belote, l'apero, et les RTT élastiques) - si vous n'avez pas votre carte, c'est pas la peine de croire que vous allez faire carrière et puis si vous ne voulez pas on peut vous l'expliquer dans un coin discret. Allez c'est des blagues, rien de ce qui est écrit au dessus n'est vrai, on viens de me l'expliquer avec humanité, tendresse et douce persuasion. ...et pendant ce temps là les hedges funds mènent leur danse de mort des économies

  • perlseb a écrit le 02/04/2010 à 18:44 :

    • Sachant qu'il y a 10% de chômeurs en France (bientôt 11%), que nous avons une crise de surproduction (aussi bien alimentaire que des biens industriels : les industries ne fonctionnant que partiellement en raison de la "crise"), nous devrions réaliser plus de projets comme celui-ci (New Deal écologique). Maintenant, avec quel argent ? Mais l'argent est de plus en plus en plus une contrainte dans cette société qu'une aide à la circulation des marchandises. Encore une fois, crise de surproduction et chômage élevé sont absudes. Les gens veulent rarement de l'argent pour de l'argent. On a largement les moyens industriels de satisfaire en biens tous les chômeurs. Seul le passage obligatoire par l'argent pose problème. Cette société d'exclusion est vraiment navrante et il faudrait se poser de sérieuses questions sur la création monétaire exclusive par des banques usurières.

  • hervem a écrit le 01/04/2010 à 07:35 :

    • oui mais l'investissement s'apprécie sur la durée ; cette ligne servira encore dans quelques dizaines d'années ; n'oublions pas que la performance actuelle du réseau ferroviaire résulte de choix (tracés de lignes, gabarits etc) faits... au 19ème siècle

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