ATT sonne la fin de l'Internet fixe illimité

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Après le mobile, l'opérateur américain va désormais surfacturer les abonnés qui dépassent un plafond de 150 gigaoctets par mois. Seuls 2% des clients seraient concernés.

C'est bel et bien la fin de l'Internet illimité. Le géant des télécoms américain AT&T va appliquer à partir du mois de mai un plafond au-delà duquel ses abonnés à l'ADSL devront payer un supplément. Si ces derniers dépassent trois fois de suite la limite mensuelle de 150 Gigaoctets (Go), ils seront facturés 10 dollars de plus par tranche de 50 giga. Une information révélée par le site Broadband reports et confirmée par l'opérateur.

Les boulimiques de films HD ou 3D visés

AT&T relativise en assurant que seulement 2% de ses clients excèdent actuellement ce seuil et que ses abonnés consomment en moyenne l'équivalent de 20 Go par mois. Il est vrai que ce plafond est élevé. Les premiers visés sont les boulimiques de téléchargements ou de streaming de films et de jeux en haute définition et en relief, très gourmands en bande passante. Une heure de vidéo en HD représente environ 2 Go de données. Un système d'alerte est prévu dès que le client approchera 65% de son plafond, puis 90% et 100%, similaire à celui appliqué dans la téléphonie mobile depuis l'été dernier. AT&T a en effet connu des problèmes de saturation de son réseau due au surf intense des utilisateurs d'iPhone, dont il avait l'exclusivité.

Surveiller le compteur

Cette décision commerciale est avant tout symbolique. Elle signe la fin des forfaits illimités dans l'Internet, un retour en arrière pour les utilisateurs, qui devront à nouveau surveiller le compteur, comme aux tout débuts de l'Internet où il fallait veiller à ne pas oublier de couper son modem sous peine de voir sa facture s'envoler...

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Commentaires
a écrit le 14/04/2011 à 17:02 :
Auparavant, les tarifs comportaient une partie fixe représentant globalement les coûts d?exploitation réseau et une partie variable liée à la consommation (durée de com, volume de données?). Avec internet la notion de forfait est apparue à un moment où le volume était assez faible. Avec l?explosion des volumes liés à l?image, tous les opérateurs doivent investir de façon importante (surtout l?opérateur historique qui a l?obligation de louer ses parties de réseau à prix coûtant tout en ayant l?interdiction de baisser ses tarifs commerciaux) pour traiter ces débits (gigarouteurs, transmissions intercentraux?), et ce à chiffre d?affaire quasi constant (faible croissance du nombre de raccordements). Le retour à une tarification proportionnelle à l?usage et donc aux coûts est plus juste et gomme les effets pervers. A force de dire que tout doit être gratuit, ces dispositions engendrent des réticences, mais la logique économique de base est malheureusement incontournable.

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