Réforme des retraites : la semaine s'annonce cruciale

 |   |  1539  mots
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Ce lundi débutent les réunions entre gouvernement, organisations syndicales et patronales sur la future réforme des retraites. Le 14 avril, le Conseil d'orientation des retraites rendra également son dernier rapport sur les perspectives à long terme du système français tandis que la contestation syndicale se met en marche, avec un appel de FO à une journée de grève interprofessionnelle.

Le calendrier de la réforme des retraites s'accélère. Dès ce lundi, le 12 avril, débutent les rencontres entre gouvernement et partenaires sociaux. Organisées au ministère du Travail, elles "aborderont les objectifs" et "la méthode de concertation" du "rendez-vous 2010" sur les retraites, a indiqué Eric Woerth, nouveau ministre du Travail, qui doit mener à bien ce chantier. Puis, mercredi 14 avril, le COR (Conseil d'orientation des retraites) rendra son dernier rapport sur "l'actualisation des perspectives à long terme" du système français de retraite.

Nicolas Sarkozy avait fait la promesse, en mars dernier, d'adopter la réforme des retraites "dans les six mois". Mais l'agenda devrait être plus rapproché. Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a ainsi indiqué ce lundi après un entretien avec le ministre du Travail Eric Woerth que la réforme des retraites fera l'objet d'un projet de loi examiné "début juillet" en conseil des ministres.

"Le ministre nous a confirmé le calendrier, avec un document d'orientation (comprenant) des options (sur les réformes possibles), sans qu'il y ait des choses précises, vers la mi-mai", a-t-il dit. Viendra ensuite "un projet plus détaillé vers la mi-juin, un passage en conseil des ministres début juillet pour une loi qui serait déposée en septembre".

Un dossier brûlant

Alors que la semaine va voir le débat sur les retraites s'intensifier avec ces rendez-vous clés, plusieurs dirigeants politiques et syndicaux se sont prononcés sur la question dimanche. Ainsi, lors de l'émission La Tribune - BFM TV - Dailymotion, Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, a évoqué la création d'un prélèvement spécifique écornant le principe du bouclier fiscal pour financer la dette du système des retraites.

"S'il s'agit de donner le coup de collier qui évitera de transmettre à nos enfants et petits enfants une dette dont nous sommes les seuls responsables, il faudra sans doute aller au prorata des revenus, au-delà du bouclier fiscal. Pour absorber la 'bosse', il faudra sans doute un prélèvement". Même s'il faut faire "sauter" ponctuellement le bouclier fiscal. "Il y a une dette accumulée par des générations, la nôtre, et nous n'avons pas moralement le droit de la transmettre sans faire une part d'efforts".

De son côté, le député PS du Doubs Pierre Moscovici a lancé : "tout doit être examiné en mettant à plat le système, pas seulement en disant, comme le gouvernement, que nous sommes en situation de crise, que les ressources sont limitées" lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France. "C'est un carcan que le gouvernement veut imposer sur les retraites . Si c'est comme ça qu'il mène les discussions, il va au devant de très sévères désillusions, parce que ce seront toujours les mêmes qui payent, et ils payent sans raison". Il a indiqué que le PS va faire ses propres propositions dans les prochaines semaines. Un groupe de travail sur le sujet doit en effet se réunir le 20 avril sous la présidence de sa première secrétaire, Martine Aubry. Mais "nous restons attachés à la retraite à 60 ans comme âge légal de départ", a-t-il souligné.

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron a estimé pour sa part sur radio J que la retraite des fonctionnaires, calculée sur la base des six derniers mois travaillés, est souvent présentée comme plus avantageuse que celle du secteur privé, basée sur les 25 meilleures années : "c'est un des sujets de référence, ce n'est pas forcément LE sujet de référence", a expliqué GeorgesTron. "C'est un sujet qu'on ne peut pas enlever de la discussion globale, c'est une évidence, mais on ne peut pas pour autant en faire un préalable".

Laurence Parisot contre le départ à 60 ans

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a, elle, lancé dimanche : "bouger les bornes d'âge change complètement la donne" lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. A ses yeux, le déficit du régime général d'assurance-retraite atteindra "100 milliards d'euros d'ici 2050" si rien n'est fait pour réformer le système. "Les scénarios de calcul du Conseil d'orientation des retraites (qui datent d'il y a deux ans) montrent que si on bouge cette borne à 62, 63 ans (...) ça change complètement et plus ou moins rapidement les espérances de retour à l'équilibre du régime général des retraites. Nous sommes un des derniers pays européens à ne pas avoir déplacé l'âge légal de 60 ans.Soixante ans c'est un symbole qui marque profondément la gauche (...) il faut sortir de ce tabou symbolique (...) S'accrocher à des symboles qui datent des années 80, ce serait complètement irréaliste (...) il faut rentrer dans le réel".

Nouveau sondage

Selon un sondage Harris Interactive pour RTL diffusé dimanche, à  la question "quelle est selon vous la nécessité de réformer le système des retraites en France", 80% des personnes interrogées répondent "tout à fait ou plutôt nécessaire" contre 18% qui choisissent "plutôt pas nécessaire ou pas du tout nécessaire". 1% des sondés ne répond pas. Mais pour leur retraite personnelle, une minorité de 43% se déclare prête à cotiser plus longtemps que ce qui est prévu actuellement contre une majorité de 56% qui y est opposée. 1% ne répondent pas. 

A la question "pensez-vous qu'il faille reculer l'âge de départ" (60 ans actuellement): 60% des Français répondent "non", contre 39% "oui", et 1% qui ne se prononcent pas. Et sur la nécessité ou non d'un régime unique de retraites pour les salariés du privé et du public, 82% des personnes interrogées y sont favorables contre 17% défavorables.

La fonction publique également concernée

Par ailleurs, les députés ont adopté jeudi dernier les dispositions que le gouvernement a récemment ajoutées sur le dialogue social dans la fonction publique, qui incluent une disposition sur le régime de retraite des 300.000 personnels infirmiers et paramédicaux de l'hôpital public.

Cette réforme prévoit qu'infirmiers et paramédicaux devront individuellement choisir, à partir de juin, soit une meilleure rémunération - environ 2.000 euros nets en plus par an - assortie d'un départ à la retraite à partir de 60 ans, soit  le maintien de leur droit à la retraite à partir de 55 ans, mais avec une revalorisation bien moindre. Les socialistes ont tenté de toutes leur force d'obtenir le retrait du dispositif, dénonçant "le troc", "le chantage" et "un passage en force qui augure mal des promesses de dialogue du gouvernement" sur la question des retraite .

Cette modification du régime des infirmiers a la particularité de s'inscrire non pas dans le cadre de la réforme des retraites, mais dans celui de la reconnaissance du diplôme d'infirmier au niveau licence, qui vaut aux professionnels de pouvroir passer de la catégorie B à la catégorie A de la fontion publique.

Cependant le régime des retraites des fonctionnaires sera bel et bien concerné par la réforme 2010. Dans un communiqué du 26 mars, Eric Woerth a rappelé "la nécessité d'une concertation approfondie" sur les problématiques liées à la réforme. "Les modalités de cette concertation seront annoncées prochainement", a également annoncé le ministre.

Appel à la grève

Côté syndical enfin, Jean-Claude Mailly (FO) a proposé le 7 avril à ses homologues syndicaux "un appel commun à 24 heures de grève interprofessionnelle, au moment opportun". Pour Jean-Claude Mailly, le gouvernement ne cherche pas d'autres solutions à la pérennité des régimes de retraites que l'allongement du temps de travail.  

Or les militants de FO sont "fermement opposés à tout allongement de la durée du travail quelle qu'en soit la forme (allongement de la durée de cotisation et/ou report du droit au départ à 60 ans)" et à toute "remise en cause" des régimes de retraite des fonctionnaires.

L'opinion publique continue elle aussi à voir cette réforme d'un mauvais oeil : 93% des Français restent défavorables à une diminution du niveau de leurs retraites et deux sur trois s'oposent au recul de l'âge de départ au-delà de 60 ans, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche du 4 avril.

 

15 millions d'affiliés, pour une pension moyenne de 1.122 euros mensuels

Selon la Drees, le service statistiques des ministères sociaux, à fin 2008 :
- 15 millions de Français étaient affiliées à un régime de retraites, soit 500.000 de plus qu'en 2007
- le régime général des salariés du privé (Cnav) représente le régime le plus important en termes d'effectifs, avec 11,4 millions de bénéficiaires ; viennent ensuite les régimes des professions agricoles : les salariés (2 millions de retraités) et les exploitants (1,6 million), et enfin la Fonction publique d'État (1,6 million de retraités)
- la pension moyenne se montait à 1.122 euros par mois en moyenne en 2008, soit 2,4% de plus qu'en 2007
- le montant moyen de pension de droit direct des femmes reste nettement plus faible, avec 825 euros mensuels, que celui des hommes (1.426 euros en moyenne)
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/04/2010 à 11:17 :
Monsieur Wortz..SVP...utilisez la même argne contre les syndicats que celles que vous avez utilisé contre les évasions fiscales....mettez sur la touche ces syndicalistes/fonctionnaires qui ne sonts que des fouteurs de M.......
a écrit le 13/04/2010 à 4:58 :
jml23 avant de dire autant de connerie tu devrais vérifier tes sources ,si tu en a car actuellement il ne touche que les indemnités de président les autres pour la retraite. je doute que concernant son patrimoine vu les attaques incessantes de la gauche sur sa personne ,cela serait sur la place public
a écrit le 12/04/2010 à 10:24 :
Diviser pour mieux régner marche toujours. A la SNCF, il faut savoir que les employés "au Statut" sont de moins en moins nombreux. La politique actuelle est d'embaucher des contractuels (régime général) et de faire travailler de jeunes stagiaires non rémunérés sur de grands projets.
Je lis dans l'article ci-dessus : moyenne nationale des retraites 825? pour les femmes et 1426? pour les hommes. Je voudrais ajouter le coût mensuel d'une maison de retraite : entre 2000 et 3000?. Est-ce que lors des négociations, quelqu'un pensera à le mentionner ?
a écrit le 12/04/2010 à 9:44 :
Vous savez ce qui va se passer ? c'est pas difficile : les régimes spéciaux du public, personne va y toucher, sinon ca va être encore le blocage du pays grâce aux syndicats représentatifs (d'eux même uniquement). Les conducteurs de trains vont continuer à partir à 50 ans, les militaires à 45 ans, les parlementaires à ... (au fait à quel âge ?) toucher leur retraite après 5 ans de boulot, ca c'est sur etc ... Donc le public c'est planté d'avance, il ne se passera rien. Le privé va par contre s'en prendre plein la figure comme d'hab, on va faire payer les vilains gros riches, vous savez ceux qui gagnent 4000 euros par mois (dixit F. Hollande) et on va les faire partir encore plus tard à la retraite avec des retraites de plus en plus amoindries, les vilains énormes riches (les footballeurs, les grands patrons du cac 40, les traders etc...) eux vont continuer à ne rien payer et de toutes façons si on les fait payer ils partent à l'étranger. Et voila. Comme d'hab ceux qui payent des impôts vont en payer encore plus, ceux qui n'en payent pas vont continuer à ne pas en payer, et les salariés du privé vont continuer à ramer, mais encore un peu plus longtemps. Voila. Bonne semaine !
a écrit le 12/04/2010 à 9:15 :
jml23 si c'est ainsi il peut bien vivre notre president -
a écrit le 12/04/2010 à 9:06 :
supprimons la moitie des ministeres avec chacun conseillers tehniques, chef de cabinet, directeur de cabinet, charge mission et j'en passe , la France se porterait mieux-
a écrit le 12/04/2010 à 8:57 :
retraite a 60 ans - par contre reduire le nombre de ministeres comme voulait le faire le General de GAulle , qui aimait sa FRANCE et qui restera le plus grand homme politique Français -
a écrit le 12/04/2010 à 8:55 :
je pense qu'il faut mettre la retraite
a écrit le 12/04/2010 à 7:43 :
Pour la réforme des retraites, il n'y a pas 36 solutions : il faut refaire la révolution de 1789 et abolir les privilèges, après avoir dépouillé le roi et sa cour, et tous les pauvres riches qui sont bien contents de bénéficier du bouclier fiscal, etc...!
Au moins, justice sera rendue, en cessant de taxer sans arrêt ceux qui ont juste de quoi vivre...!!!
a écrit le 12/04/2010 à 7:01 :
Petite info complémentaire croustillante:
> > On s'en doutait mais la Direction des Services Fiscaux vient de le confirmer !
> >
> > SARKOZY ne paye aucun impôt depuis plus de 12 ans.
> >
> > Alors que depuis son élection ses revenus se décomposent ainsi:
> > Indemnité mensuelle du Président de la République: 24.874, 55 Euros
> >
> > Retraite de député ( à vie ): 9.298,21 Euros
> >
> > Retraite de ministre ( à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers, les petits Sarko sont tranquilles)8.776,34 Euros
> >
> > Retraite de maire de Neuilly ( à vie ): 6.241, 92 Euros soit un total mensuel plutôt gentillet de : 49.191,02 Euros !!!
> > La misère en somme ! Et quelle somme ! Même si, tout à fait légalement, 30 % de ces revenus ne sont pas imposables, il reste tout de même à notre agité de l'Elysée un revenu imposable mensuel de : 34.435,71 Euros !!!
> > On se demande où Cecilia est partie trouver mieux ! Mais sur ces petites rentes, Sarko ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995 !!! Et ce n'est pas tout !
> >
> > Sarko a déclaré pour l'ISF un patrimoine de 1.576.394 Euros, juste avant l'élection présidentielle. Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie totalisant 897.654 Euros, de :
> > - 1 appartement de340 m² à Neuilly
> > - 3 studios de rapport dans le 6ème
> > - 1 résidence d'été de 11 pièces et 13.000 m² de terrain à Ajaccio ( son intérêt pour la Corse n'est pas désintéressé..)
> > - 1 appartement pour les sports d'hiver au dessus de Chamonix ( 120 m² )
> > Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l'I.S.F.. Inutile de valoriser ces babioles!
> >
> > Le tout ne dépasse sûrement pas 1.576.394 Euros (*) > >
> >
> > Assez de la France qui travaille et de la France qui empoche!
> >
> > VOUS DEVEZ TOUS TOUT SAVOIR !!! Car pour TOUS, il faudra que la justice passe!
> >
> > Toutes ces informations sont vérifiables sur le site de la Recette Principale de Neuilly.




a écrit le 12/04/2010 à 5:15 :
moi personnellement je pense avant de reformé les retraites il faut d'abord choisir les differenents métiers parce que tout les métiers sont pas faciles exemple un ouvrier batiment ne travaille pas comme une secretaire bueau à médité
a écrit le 11/04/2010 à 17:33 :
Si l'Etat se mettait à la diète, les petits retraités pourraient manger à leur faim !
a écrit le 11/04/2010 à 16:29 :
il est normal q'un salarié à haute responsabilité ou un PDG gagne 20 fois plus que l'ouvrier. En revanche il est anormal qu'à la retraite cette difference soit encore présente,un plafond devrait fixé, tout individu a droit à vivre décemment, de quoi améliorer les bassses retraites et renflouer la caisse.
a écrit le 11/04/2010 à 15:18 :
Je demande à ce que soit publié le régime de retraite des personnes qui vont négocier avec le gouvernement. Je suis persuadé à 200% qu'ils bénéficient tous d'une régime très spécial qu'ils ne sont pas prêts de dénoncer... donc, ils vont se pencher sur les moutons que nous sommes pour nous plumer un peu plus sans pour autant aborder le sujet qui fâche vraiment l'ensemble des français moyens : les régimes spéciaux, et il y en a des centaines... Voir l'association appelée, sauvegarde des retraites, eux ils savent ce qu'ils disent.
Merci de me publier.
a écrit le 11/04/2010 à 13:51 :
Autant de chiffre contradictoire,il faudra bien un jour remettre tout à plat les régimes de retraite 38 au total. Connaitre les salaires et avantages de tous les salariés du public ,assimillés et politiques touchant de l'argent public. Chacun pourra se faire une idée ou passe l'argent du contribuable,se faire sa propre opignion.Au fil des années la gabegie c'est installée ,il faut une vrai politique de réduction des dépenses avant d'aller chercher ailleurs
a écrit le 11/04/2010 à 13:25 :
Bachelot et ses sbires (J. Domergue en autre ...) ont réussi imposer dans leur projet de rénovation du dialogue social dans la fonction publique le fameux article 30, exercant ainsi un chantage auprès des infirmières : la retraite à 60 ans ou pas de reconnaissance de votre diplôme au niveau licence. Ce sont pourtant deux aspects de la profession qui ne sont absolument pas liés !! Cela fait plus de vingt ans que les infirmières (dont la durée des études est supérieure à 3 ans) revendique la juste reconnaissance de leur diplôme à un niveau BAC +3. Le gouvernement a fini par le faire, non pas pour enfin revaloriser ces pauvres infirmières qui ont un travail si facile (de quoi se plaignent-elles donc ?), mais bien parce qu'il a été obligé à le faire par une harmonisation européenne des diplômes. En contrepartie, Bachelot a estimé que cette profession n'était plus ''pénible". Donc fini les patients de plus en plus âgés et de plus en plus difficile à soigner, fini les interminables paperasses, fini les heures sup non payées, les congés non pris, les arrêts maladies non remplacés, fini le travail de nuit, de WE, les jours fériés ... ??? Eh bien NON !!!
Bachelot n'a pas du mettre les pieds dans un service de soins depuis bien longtemps, à moins que tout cela ne soit qu'une logique comptable ???

Que dire de la mort programmée de la profession d'infirmière anesthésiste. Les infirmières anesthésistes (IADE) sont pourtant essentielles à la sécurité des patients. Elles une formation BAC +5 mais le gouvernement leur refuse une reconnaissance ''master'' et une reconnaissance salariale proportionnée. Elles seront bientôt remplacées par des personnels sous qualifiés mais également sous payés !!!

a écrit le 11/04/2010 à 13:19 :
bonjour.je propose pour financer les retraites un essai sur 3 ans afin de mettre du fric dans les caisses: revenir a 3 semaines de congés payés, supprimé les R T T. bossé 40 h semaines, et de lutter dans toutes les communes de france faire la chasse au travail au noir. ceux qui partent a 50 ans de les faire bossés a 60ans. et dans 2ans mettre tout le monde a 65 ans. retour au pays d'origine des personnes qui sucent la nation sans travail, et les 30000 polygames avec 20gosses a charge de la C A F dehors de l'argent si on veut l'état peu en trouvé vite.personne na rien dit lorsque le privé a du faire 3 ans deplus ya pas si longtemps de cela.
a écrit le 11/04/2010 à 12:32 :
Effectivement le calendrier s'accélère mais que devons nous attendre de la soi-disant "concertation" et du soi- disant "dialogue" ?
Lundi dans la journée, M.Woerth va recevoir l'une après l'autre toutes les formations syndicales (salariés et patronnat), u vrai marathon. Ce premier rendez-vous est destiné non pas à discuter du fond mais de l'objet (comme s'il n'était pas connu ?) et de la méthode. Ils auront droit à 1h chacun (1er RV, FO, à 8h30, dernier RV, CFE-CGC à 17h), faudra donc faire vite.
Ensuite, au sujet du rapport du COR. Finalement, il ne va pas être donné dans son intégralité (faut y aller doucement, ne pas affoler les foules). Le 14 avril il ne sera question que des projections financières pour réactualiser le besoin de financement. Histoire de "bien planter le décor", de "bien préparer les esprits" pour peser sur les négociations (il faut 100 milliards d'ici 2050, faut bien combler ce trou = CQFD).
Les 7 scénaris du COR pour combler le déficit (dont l'un prévoit... la possibilité d'un recul de l'âge légal à 65 ans et 45 ans de cotisation, rassurez-vous, c'est hypothèse la plus "noire") ne seront dévoilés que fin avril/début mai dans un document spécifique.
Et vous nous dites que le projet de loi serait présenté fin mai/début juin. Cela ne fait pas longtemps pour discuter ! Il est vrai qu'avec des RV d'une heure, ça peut aller vite....
a écrit le 11/04/2010 à 12:32 :
Prenez vos machines à calculer : les revenus ne sont pas imposés en totalité car avant le calcul il y a un abattement de 20 % - par conséquent une personne qui déclare 1000000 ? sera imposé à environ 38% ( sans réduction d'impôt particulière ou niches fiscale. ( voir simulation sur impots.gouv)
En ce qui concerne les fonctionnaires, il faut cesser comme les politiques de les critiquer ; la majorité ont des petits salaires et percevront des retraites 1000/1200 ? ce qui ne me semble pas elevées.
Personne ne parle des fonctionnaires internationnaux ( CEE , ONU , CERN à Genève , etc ) qui ne paient pas d'impôts .
Qui va perdre dans cette réforme : les petits salaires du privé et du secteur public.
Pourquoi toujours aller vers le bas ?
a écrit le 11/04/2010 à 12:05 :
TOUS LES ELUS doivent avoir le régime de retraite du privé,calculé comme pour un salarié du privé,ouvrant droit comme un salarié du privé à 60 ans sans possibilité de cumul comme c' est le cas actuellement,car ils doivent montrer l' exemple et avoir le régime le plus défavorable comme les plus démunis des salariés avec effet rétro-actif pour récupérer l' argent qu' ils se sont indûment votés,argent volé car jamais alloué et décidé par référendum,ils ne doivent pas être juges et partie.Alors nous récupèrerons des milliards et les caisses seront à nouveau pleines,car nous serons dans un état plus juste ou seule la valeur individuelle doit être source de profit,pas les privilèges.
a écrit le 11/04/2010 à 11:31 :
à dana : moins de recettes peut-être, mais alors beaucoup, beaucoup moins de dépenses. Il faut pousser le raisonnement au bout...
a écrit le 11/04/2010 à 11:21 :
Moscovici en donneur de leçon du PS trouve que la retraite à 60 ans c'est faisable.....qui va payer et au fait qu'a fait le PS en son temps pour prévoir le financement des futurs retraités.....rien....comme d'habitude la critique est aisée l'art est difficile, prévoir c'est gouverner.......comme d'habitude ils font du vent .......
a écrit le 11/04/2010 à 9:35 :
Rassurez vous rien ne changera La raison du plus fort a toujours été la meilleure...Egalité , Fraternité..: Laissez moi rire !...L'etre humain a aujourd'hui encore et malheureusement le coeur aussi tordu que par les temps passés...Histoire de l'Humanité.....
a écrit le 11/04/2010 à 8:48 :
cout annuel des "niches fiscales":73 milliards d'euros(au benefice de moins de 100 000 foyers);deficit annuel des retraites :moins de 10;il est temps de prendre l'argent la ou il est -.-
a écrit le 11/04/2010 à 8:24 :
est ce que la question des retraites
touchera aussi les retraites de elus
deputes senateurs conseillers generaux et regionnaux
car a ce jour personne n'en parle
c'est une honte .
messieurs des syndicats,journalistes.
sourtout pas de vagues mais un stunami se prepare
a ca ira plus pour tres longtemps
a écrit le 11/04/2010 à 8:15 :
Les fonctionnaires : 5 millions étaient parmi ceux qui payaient de impôts :

soyez contents : moins de fonctionnaires, moins de recettes !

a écrit le 11/04/2010 à 5:47 :
@asudawa, vivement que les banquiers disparaissent, ainsi quand vous voudrez financer vos projets et les entreprises les leurs pour créer vos emplois, vous irez voir les agents de nettoyage hospitalier.... Quand à vos sources, elles sont inutilisables et ces noms ne renvoie dans aucun moteur de recherche vers aucune étude documentée. Dommage, leurs calculs m'auraient intéressé au plus haut point ! Une seule certitude, un conseiller fiscal n'est pas là pour créer de la valeur fiscale, il est payé pour freiner la spoliation des contribuables de la voracité des états providence. C'est une forme de contre pouvoir indispensable.
a écrit le 10/04/2010 à 7:24 :
SAchant qu'un agent de recyclage à7eur/h génère 12eur par euro de salaire,qu'1euro de salaire d'un agent de nettoyage hospitalier produit 10 euros de valeur sociale,qu'un employé de crèche rend à la société 9,43 fois son salaire,qu'un banquier DETRUIT 7euros par euro de valeur financière créé,qu'un conseillezr fiscal DETRUIT 47 FOIS PLUS DE VALEUR FISCALE QU'IL N'EN CREE,nous pouvons comprendre avec clarté les raisons de la crise annoncée depuis longtemps et surtout les partis-pris de sa gestion par nos larbins de politiciens !!!!!sources:Ellis Lawlor,Helen Kersley,Susan Steed,John Hills,Richard Wilkinson,Kate Pickett
a écrit le 10/04/2010 à 6:53 :
Vouloir faire payer, comme le repris de justice Alain Juppé (condamné en cours d'appel à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité ), les plus riches est très original, quand on sait que les 500.000 ménages les plus aisés ont payé 50% de tout l'IRPP (non, ce n'est pas déjà un impôt très concentré). Évidemment quand ces 500.000 ménages, certainement assujettis à l'ISF, seront partis (ils vont le faire doucement en rasant les murs) il faudra trouver 25 milliards d'IRPP qui se seront évaporés (soit 50% des recettes), 4 milliards d'ISF, et comme ils paient au moins autant en CGS/TVA/TIPP que d'IRPP, ce sera 25 milliards de plus à rechercher. Je ne parle pas des emplois perdus et de l'activité économique liée à leur consommation qui aura disparu. Bien sûr, il faut au moins avoir fait l'ENA pour ne pas voir qu'à trop presser un citron il s'enfuit (courbe de Laffer) et qu'à demander toujours un effort de plus (après le 1% RSA, les 2% dépendance, etc.) aux mêmes (les soi disant protégés du bouclier qui en prennent plein la figure) c'est bientôt 60 milliards de recettes qui vont manquer quand ces sales riches vont en avoir assez d'être pris pour des boucs émissaires. Comme les recettes plafonnent à 260 milliards (et que la croissance n'est pas prête de les regonfler, c'est presque 30% des recettes qu'il va falloir ensuite déporter sur les classes moyennes, en les pressurant comme jamais pour boucher le trou. En voila de bonnes idées pour des gens qui se disent de droite. La solution est pourtant simple: STOP à la dépense publique qui nous ruine ! En Post Scriptum: j'imagine que Monsieur Juppé va bien renoncer à l'un des ses nombreux salaires et/ou retraites obtenus à divers titres pour les remarquables services qu'il nous a rendus (dont le déplafonnement de l'ISF) et tous financés par le contribuables pour donner l'exemple ? non, je me trompe ?
a écrit le 09/04/2010 à 19:07 :
En tous cas ça va être sportif; je suis très curieux de voir le déroulement de cette réforme. Le peuple français est aussi préparé à accepter une réforme, même à minima, que mon chat de sauter dans la piscine pour jouer au water polo.
De toute manière ces débats prendront vite une tournure surréaliste pour tous ceux (contra riens comme moi) qui sûrs d'eux prédisent à la France une explosion atomique de la dette avec un champignon non pas atomique mais à la grecque. Et là, les mesures auront probablement une tout autre tournure pour tous
a écrit le 09/04/2010 à 12:29 :
la fonction publique il y en a marre et leurs syndicats sont des machines à faire du bruit sur l'incurie des rescapés de la chute du mur du stalinisme .
a écrit le 09/04/2010 à 9:32 :
egalite . pour tous fini le regime protege paye par le regime expose et les de C.E certaine entreprise POUR EX ..gaz +15 pour cent......
a écrit le 09/04/2010 à 9:24 :
Entre un gouvernement incapable de gérer son personnel et à l'intégrité contestable et des syndicats acharnés à ne rien changer, nous sommes bien lotis
a écrit le 09/04/2010 à 8:31 :
Ils n'ont pas interet a nous augmenter le temps de cotisation!!!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :