Inflation sur les prix industriels français

Les prix à la production de l'industrie française ont progressé de manière significative, en raison de la flambée des prix du pétrole. Des hausses que les consommateurs retrouveront tôt ou tard dans leur consommation courante.
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Selon les chiffres publiés par l'Insee ce lundi, les prix à la production de l'industrie française ont connu une hausse sensible en janvier. Les produits destinés au marché intérieur ont ainsi progressé pour le quatrième mois consécutif, de 0,9%  par rapport à décembre, soit de 5,6% en un an. Les produits industriels importés augmentent plus encore, de 1,1% sur le mois (+9,4% sur un an).

Les conséquences d'un pétrole cher

L'envolée des prix s'explique essentiellement par la progression des prix du pétrole de la mer du Nord (brent),  même si, souligne l'Insee, le redressement de l'euro par rapport au dollar en janvier a atténué les hausses de prix en janvier par rapport celles de à décembre. Les produits issus de la cokéfaction et du raffinage de l'industrie française s'illustrent ainsi par une progression de 30,6% en glissement annuel sur le marché intérieur.

Les tensions sur le pétrole risquent fort de se maintenir dans les semaines à venir, en raison de la crainte d'une rutpture d'approvisionnement en pétrole lybien. Le probable relèvement de la production de l'Arabie Saoudite devrait calmer le jeu. Le baril de brent européen s'est affiché à 119,79 dollars la semaine dernière, un record de deux ans.

Produits manufacturés et alimentaires ne sont pas en reste

Le prix des produits manufacturés à la production, qui intéressent directement la consommation des ménages, ont quant à eux gagné 5,4% sur le marché français en un an. Le prix des produits manufacturés importés augmente de 6,2%.

Le prix des denrées alimentaires à la production ne sont pas en reste, avec un deuxième mois consécutif de hausse (+0,5 % en janvier, soit +3,9% sur un an). Les baisses légères des prix à la production de la viande et du lait n'ont en effet pas compensé la hausse des prix des aliments pour animaux  (de 2,6 %) liée aux "répercussions de la hausse des cours des céréales", estime l'Insee.

L'impact sur les consommateurs

La manière dont ces hausses à la production se répercuteront dans les rayons des magasins dépendra en grande partie des décisions des industriels. Tout sera fonction de leurs capacités à maintenir leurs marges, de leur taille, et de l'état de leurs marchés respectifs après deux ans de crise. Les secteurs devraient ainsi être diversement fragilisés (lire La Tribune de ce lundi 28 février). 

La diffusion aux prix de la consommation dépendra également des négociations qu'industriels mènent avec leurs distributeurs et dont la manière dont l'Etat choisira de légiférer en la matière, s'il choisit de le faire.

Pour l'heure, les ménages supportent essentiellement la hausse des prix de l'essence. L'inflation des prix alimentaires à la consommation reste, elle, modérée (+0,1% en janvier, en glissement annuel), signe que les hausses des matières premières agricoles à l'échelle internationale ne se sont pas encore diffusées au panier des ménages. 

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Commentaires 4
à écrit le 01/03/2011 à 23:00
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M. le Président n'a rien à voir avec ces bévues, c'est l'Europe qui a voulu la libre concurrence avec des entreprises privées, tout comme elle fait la main mise sur l'agriculture, et l'élevage, les quotas de la pêcherie Française, les jachères qui se...

le 04/03/2011 à 0:05
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On dirait des paroles issues de la grande bouche de la mère Le Pen.

à écrit le 01/03/2011 à 14:45
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si le gouvernement actuel, ne bradait pas l'électricité nucléaire d'EDF à des sociétées privées, si il n'avait pas stoppé le développement naissant du solaire,ralenti l 'éolien, alors ces variations auraient été grandement atténuées, d'autre part pou...

à écrit le 01/03/2011 à 12:58
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avec tous les mégawatts qu'EDF vend à l'exportation , les bénéfices vont etre énormes !

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