Les défaillances d'entreprises se stabilisent à un niveau élevé

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Le cabinet Altares pointe un léger recul (de 0,3%) des défaillances d'entreprises enregistrées en France au deuxième trimestre 2011.

Le redressement de l'économie se confirme. Mais les finances des entreprises restent encore fragiles. Le nombre de défaillances d'entreprises a enregistré un recul de 0,3% au deuxième trimestre 2011 par rapport à 2010, passant ainsi de 14.446 procédures judiciaires à 14.397 à la même période, indique Altares dans son analyse trimestrielle dévoilée ce jeudi.

Dans un communiqué, le cabinet souligne une stagnation des défaillances, mais ecette absence de tendance très marquée illustre un partage très inégal de la reprise chez les acteurs économiquese, relève Thierry Millon, responsable des études chez Altares.

La baisse globale de 0,3% est principalement tirée par un recul de 0,8% des redressements judiciaires et liquidations judiciaires. A contrario, les jugements de sauvegarde progressent de près de 23,7% en 2011. Des hausses jugées inquiétantes par le cabinet, notamment dans les activités de commerce de détail (+ 40%) et de l'industrie manufacturière (+ 17%).

Les PME restent vulnérables

Les défaillances d'entreprises augmentent également dans les très petites entreprises, mais également dans les PME de 100 à 199 salariés. Les trois-quarts des entreprises en difficulté emploient moins de trois salariés, relève encore le cabinet. "Plutôt présents dans les métiers de bouche, de la restauration, des services à la personne ou du commerce, ces structures peinent à résister dans un contexte de consommation des ménages atone", ajoute-t-il. Il observe une augmentation sur un an de 3% des jugements prononcés à l'égard de ces petites structures, portant leur nombre à 10.200 au deuxième trimestre 2011.

La situation des PME reste donc sensible. Quelque 31 sociétés ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire au deuxième trimestre 2011, contre vingt-quatre un an plut tôt. En raison d'une sortie de crise gourmande en trésorerie et à un pilotement au plus près des besoins en fonds de roulement, les PME auront du mal à renouer avec la croissance.

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Commentaires
a écrit le 07/07/2011 à 13:48 :
Bonjour,
Je crois que "pilotage" serait plus approprié que "pilotement" !!!!
Merci de relire vos articles avant de les faire paraître, cela commence à devenir franchement désagréable !!!!
Tout fout le camp !!!
Réponse de le 07/07/2011 à 14:39 :
Certes La Tribune rencontre des problèmes en ce moment. Ce n'est pas non plus la peine de s'en remettre d'une telle manière aux journalistes. Des coquilles ou des des fautes d'étourderies peuvent subsister, même dans un journal sans problèmes particuliers.

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