Moscovici sur les 3% de déficit public : "On ne peut pas le faire à moitié"
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Au pays de la chancelière allemande Angela Merkel, qui défend âprement une politique de rigueur à l'échelle de la zone euro, le ministre socialiste s'est montré ferme, d'après ses propos rapportés par l'AFP : "Il faut que nous passions de 5% de déficit (public) dans le PIB à 3% en un an. C'est indispensable. C'est une question de crédibilité (...). On ne peut pas le faire à moitié."
"Une ponction de 37 milliards d'euros sur un an"
Devant une assistance regroupant quelques grands patrons européens et le candidat SPD à la chancellerie, principal rival d'Angela Merkel dans l'opposition, Peer Steinbrück, il vanté l'effort "historique" de la France : "Rendez-vous compte de l'effort que ça représente pour l'économie d'accepter une ponction de 37 milliards d'euros sur un an."
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Ce faisant, il n'a pu s'empêcher d'adresser une pique à Nicolas Sarkozy et aux précédents gouvernements de droite. Car pour le ministre de l'Economie, "il faut s'attaquer aux faiblesses structurelles de notre économie, qui n'ont pas été traitées sérieusement depuis de nombreuses années", a-t-il lancé. Et ce, avant, une fois encore, de rejeter le qualificatif "d'austérité" à la politique du gouvernement, qui ferait peser le coût des réformes sur les plus faibles.
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