Moscovici sur les 3% de déficit public : "On ne peut pas le faire à moitié"

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Le ministre de l'Economie a jugé que la France fournissait un effort "historique" pour redresser les finances de l'Hexagone. Lors d'un forum économique à Berlin, il a estimé que la sacro-sainte barre des 3% de déficit constituait "une question de crédibilité".

C'était il y a deux jours seulement. Dans un entretien aux Echos, Pierre Moscovici arguait qu'il était "impératif" de tenir l'objectif des 3% de déficit public en 2013. Samedi, lors d'un forum économique organisé par le parti social-démocrate allemand (SPD), le ministre de l'Economie a renchéri. Et cette fois-ci, il a jugé cet objectif "indispensable".

Au pays de la chancelière allemande Angela Merkel, qui défend âprement une politique de rigueur à l'échelle de la zone euro, le ministre socialiste s'est montré ferme, d'après ses propos rapportés par l'AFP : "Il faut que nous passions de 5% de déficit (public) dans le PIB à 3% en un an. C'est indispensable. C'est une question de crédibilité (...). On ne peut pas le faire à moitié."

"Une ponction de 37 milliards d'euros sur un an"

Devant une assistance regroupant quelques grands patrons européens et le candidat SPD à la chancellerie, principal rival d'Angela Merkel dans l'opposition, Peer Steinbrück, il vanté l'effort "historique" de la France : "Rendez-vous compte de l'effort que ça représente pour l'économie d'accepter une ponction de 37 milliards d'euros sur un an."

Ce faisant, il n'a pu s'empêcher d'adresser une pique à Nicolas Sarkozy et aux précédents gouvernements de droite. Car pour le ministre de l'Economie, "il faut s'attaquer aux faiblesses structurelles de notre économie, qui n'ont pas été traitées sérieusement depuis de nombreuses années", a-t-il lancé. Et ce, avant, une fois encore, de rejeter le qualificatif "d'austérité" à la politique du gouvernement, qui ferait peser le coût des réformes sur les plus faibles.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2012 à 10:48 :
Ce n'est pas l'avis de la nouvelle "tête" du PS qui prône des sorties "vite fait bien fait". Ce genre de double langage a précipité les hellènes dans la m...
a écrit le 21/10/2012 à 18:30 :
Je crois que Moscovici voulait dire "on ne peut rien faire du tout".
Réponse de le 21/10/2012 à 19:31 :
je plussoie
a écrit le 21/10/2012 à 16:04 :
Et les baisses de dépenses monsieur Moscovici, vous y pensez ???????
Réponse de le 21/10/2012 à 16:13 :
..même pas à moitié !!
Réponse de le 21/10/2012 à 19:30 :
Moscovici et penser, ça fait deux.
a écrit le 21/10/2012 à 12:42 :
un citoyen normal se rend compte dans sa vie quotidienne que tout est géré de manière dispendieuse depuis de nombreuses années et cela ne fait que continuer et s'emplifier avec des impots qui s'alourdisse et surtout locaux et fonciers. On est démorilisé de subir... il n'y a plus d'espoir : droite ou gauche , c'est de la politique de voleur du peule que nous sommes. Du temps des rois on savait au moins qui nous tondait...
a écrit le 21/10/2012 à 10:31 :
non il n'y a pas d'efforts de faits on a simplement un matraquage fiscal ,mais on ne touche pas aux priviléges élus,fonction public etc redistribution fiscale ne veut pas dire augmentation des impots
a écrit le 21/10/2012 à 9:24 :
la baisse des dépenses publiques doit être envisagés et sur l'investissement en recentrant ces derniers sur les besoins prioritaires (recherches, modernisation des réseaux de transports en commun, hôpitaux,..) et sur les dépenses de fonctionnement.
Concernant les dépenses de fonctionnement, la baisse du nombre de d'élu qu'il soit au niveau national ou local
577 députés, 348 sénateure, 1 870 conseillers régionaux 4 000 conseillers généraux 142 000 délégués des conseils municipaux tout ce beau monde qui utilisent les moyens de l'état et ponctionnent à coup d'études, de buffets, de déplacements sans parler de leurs indemnités diverses et variées et des cumuls de mandat.
Tout ce beau monde qui se superposent avec les différentes structures juridiques montées pour telles ou telles mission (établissement public - communauté de commune - communauté d'agglomération et j'en passe..) Tout ce beua monde pour rendre plus complexe les démarches pour obtenir des travaux et services publics, des subventions....Nous avons des marges de manoeuvres afin d'améliorer l'efficacité d'utilisation des fonds publics, mais faudrait-il le vouloir !
Réponse de le 21/10/2012 à 9:52 :
pas question de toucher au gateau que ce partage cette gauche CAVIARS a vec son armee de fonctionnaires ou assimiles dans ces conditions aucune amelioration pssible
Réponse de le 21/10/2012 à 13:33 :
Ouh la, comment feront t ils pour recaser leurs copains après, c'est pas pour tout de suite cette réforme des différentes structures.
Réponse de le 22/10/2012 à 9:14 :
nous d abord .........socialiste egal égoïste
Réponse de le 22/10/2012 à 23:27 :
Tout est là. Soit tu le fais mon petit Mosco, soit les français vont le faire. Comme disait le visionnaire Coluche : "même avec le budget des Etats Unis, la France n'y arrivera pas?". 30 ans après rien à changer. Il n'y a pas un état français qui se goinfre et des abrutis qui paient. Staline a déjà existé et on a vu le résultat. Il va falloir être créatif (si ce mot évoque quelque chose pour toi à tes copains du gouvernement) et se bouger les fesses pour dégraisser le mammouth. Bientôt es français vont perdre patience?
a écrit le 20/10/2012 à 19:06 :
Quand auront-ils l'idée géniale que, pour réduire le déficit et la dette, il faudrait tailler dans les dépenses ? L'Etat est un gros mamouth bien gras qui devrait réduir considérablement ses dépenses de fonctionnement !!! A quand une vraie réforme des retraites avec suppression des régtimes spéciaux ? Une vraie réforme des impôts et non pas une petite réformette comme celle du petit Nicolas ? La suppression d'une tranche du millefeuille adminsitratif, par exemple, la suppression des départemnts ? De quoi ont-ils peur pour ne rien entreprendre ? Pas d'idées ? Ils n'ont qu'à m'appeler !!! Peur des électeurs ? Ils ont la majorité partout !!! A ce rythme-là, les réformes auront lieu dans 20 ans.
Réponse de le 20/10/2012 à 19:15 :
"C'est une question de crédibilité (...). On ne peut pas le faire à moitié.", a dit Mr Moscovici ! ... alors on ne fera RIEN de ce côté-là ! et hop !
a écrit le 20/10/2012 à 18:40 :
il est dangereux ce type ,socialiste danger pour la vie du peuple ,
a écrit le 20/10/2012 à 18:09 :
Oui ,ce qu'il nous faut c'est:
-un Glass Steagall strict : une séparation stricte des banques d'affaire et de dépôt ,le premier pays qui le fera aura une prime de stabilité financère ,les capitaux viendront en masse se réfugier chez nous par peur de tout perdre ailleurs (BNP PARIBAS a un chiffre d"affaire de 1600 milliards soit le budget de la France avec moins de 5% dans ses caisses ce n'est pas tenable longtemps ....)
-Une interdiction des VAD et autres produits dérivés
-Une loi d'une ligne pour en finir avec les paradis fiscaux : interdictions aux banques de trafiquer un euro avec les paradis de la zone noire ,puis grise.(c'était une proposition de ...Merkel paniquée en 2008...)
-suppression de l'article 123 du traité de Lisbonne qui ne sert à rien puisque la BCE rachète tout de même de la dette à tour de bras .
-arrêts des dispositifs selliers et autres et aides directes aux foyers solvables non propriétaires et dont les ascendants ne sont pas propriétaires pour acheter un logement .
-Taxe tobin à 1% sur toutes les transactions boursières pour revenir à l'économie réelle et éloigner les spéculateurs purs
après tout cela vous pourrez faire la semaine de 32 voire 28 heurs sans problème....(volkswagen était à 32 heures avant la crise financière...)
a écrit le 20/10/2012 à 17:47 :
ni les "experts" de Bercy ... Tout ce joli monde préfère l?impôt pour financer les crédits et pour s'en mettre plein les poches. Pour les français, la vile populace, advienne que pourra.
a écrit le 20/10/2012 à 17:04 :
La règle d'or est la résultante d'une manipulation de grande envergure qui consiste à l'imposer aux autres. En effet le spectre économique est régressif non seulement pour des questions financières mais aussi pour des raisons technologiques. Pour les grands pays mature européens il sera difficile de maintenir une croissance, on peut donc leur imposer ce mécanisme pour qu'il soit opérationnel en interne il suffit de prendre aux petits pour donner aux grands, après tout a-t-on besoin des petits ? Hein ? Pour les petits pays nouvellement arrivés il en est autrement : A plus de 3% ils risqueraient de nous rattrapper. La règle sert donc à les brider par le bas au profit de nos grandes entreprises, ou plus exactement des grands entreprises... mais en ont-ils ? Non. Alors tout sera pour nous. Voilà pour le commerce mais qu'en sera t-il des populations ? Celles de ces petits pays qui n'ont pas de travail et qui voudraient rester chez eux ? Réponse : Nous les financerons (les consommateurs "riches" par rapport aux autres) durant des années avant que leurs enfants se déplacent sur les lieux où il y aura du travail, pas forcément en Europe. Une action de grande ampleur on le voit.
Réponse de le 21/10/2012 à 1:07 :
@Corso: il faut aussi rappeller qu'une règle européenne de 3% existait déjà, et qu'elle a été violée par ...la France...mais bien entendu on en parle plus :-)
a écrit le 20/10/2012 à 17:04 :
lui aussi c'est un menteur , il ne reconnaisse pas que le gouffre de l'endettement a été fait sous l'empire royalasocialiste de mitterrand , http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Abeille
il s 'est confirmé (le gouffre) avec mr rocard, c'est lui qui a inventé la csg soit disant pour 15ans pour renflouer la sécu , mr jospin et mme aubry ont fait de même avec les 35 heures, une fumisteries etc etc etc etc etc etc etc et c
Réponse de le 21/10/2012 à 1:00 :
@schtroumf: il est évident que si tu lis les articles d'un UMP, tu vas avoir de l'anti PS et inversement :-) le fait est qu'ils sont tous responsables de la situation actuelle et que le père de notre dette, scest Giscard avec son célèbre emprunt.
a écrit le 20/10/2012 à 16:44 :
pourquoi ne pas dire ce qu'on peut?
Réponse de le 20/10/2012 à 17:04 :
Parce qu'il ne sait pas justement ce qu'il peut faire. Il est trop nul.
a écrit le 20/10/2012 à 16:38 :
LA RÈGLE DES 3% EST UNE FUMISTERIE SUR LAQUELLE S'EST CONSTRUIT L'UNION EUROPÉENNE :

Ancien haut-fonctionnaire à la direction du budget, Guy Abeille est "l'inventeur du concept des 3%" (de déficit à ne pas dépasser). Il raconte : "On a imaginé ce chiffre en moins d'une heure. Il est né sur un coin de table, sans aucune réflexion théorique. (...) C'était un soir de mai 1981, Pierre Bilger, le directeur du budget de l'époque nous a convoqué. Il nous a dit : Mitterrand veut qu'on lui fournisse rapidement une règle facile qui sonne économiste et puisse être opposée aux ministres qui défilaient dans son bureau pour réclamer de l'argent".

source:
- http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20101001trib000554871/pourquoi-le-deficit-a-3-du-pib-est-une-invention-100-francaise.html
- http://www.sudouest.fr/2012/09/28/rigueur-la-regle-de-limitation-deficit-des-3-du-pib-une-foutaise-834562-705.php
a écrit le 20/10/2012 à 16:33 :
La moitié d'une barre à 3 %, c'est quoi : 6 % ! Etonnant non ?
a écrit le 20/10/2012 à 16:31 :
Au lieu de décrire un impératif, de dire, on ne peut pas le faire à moitié : FAITES-LE. Si vous en parlez déjà, c'est que vous savez que vous n'y arriverez pas Mr MOSCOVICI.
a écrit le 20/10/2012 à 13:31 :
Une ponction ? Moi: Non imposable, ( au RSA ) je vais devoir payer 34,5% d'impôts (taxe+ CSG) sur les plus-value immobilière de la vente de mon jardin (pour manger).
C'est l Article 10 de la nouvelle loi de finance .
Pas de prise en compte de l inflation, plus d abattement par année de possession (33 ans)
Où est la Justice fiscale ??????

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