Noël Mamère tourne la page (verte) sans regret

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Noël Mamère quitte le parti écologiste Les Verts
Noël Mamère quitte le parti écologiste Les Verts (Crédits : Reuters)
L'ancien leader du parti écologiste annonce son départ des verts qu'il avait rejoint en 1998, dans une interview accordée au quotidien le Monde.

"Une page se tourne", confie Noël Mamère dans un entretien accordé au Monde. Après quinze ans passés chez Les Verts, le député de la Gironde et maire de Bègles rend sa carte. Et il dit partir "sans regret, sans émotion particulière". La raison ? "Je ne reconnais pas le parti que j'ai représenté à la présidentielle en 2002", explique-t-il. "Notre parti ne produit plus rien: il est prisonnier de ses calculs et de ses clans. Nous sommes devenus un syndicat d'élus". Retour sur la carrière de l'ex-candidat à la présidence de la République, ancien journaliste ayant fait un bref passage chez les Francs-maçons ainsi qu'au Barreau de Paris.

Des débuts journalistiques

Né en 1948 à Libourne, en Gironde, Noël Mamère est diplômé de l'Institut d'études politiques (IEP) de Bordeaux. Il est titulaire d'une licence de droit et d'un doctorat en communication. Il devient ensuite journaliste à l'ORTF, chez RMC et au Quotidien de Paris. Puis il entre à la télévision publique où il présente l'émission "C'est la vie" sur Antenne 2, dont il est également le rédacteur en chef. Il s'agit de la première émission télévisée qui s'intéresse de près à l'écologie. Le journaliste passe ensuite par la case "présentateur du journal télévisé" le midi et le week-end, et présente le "Grand Raid le Cap Terre de Feu", puis l'émission "Résistances", consacrée aux droits de l'Homme, jusqu'au début des années 1990.

Une carrière politique

Noël Mamère décide ensuite de suivre son penchant pour la politique. Le maire de Bègles, en Gironde, depuis 1989, devient alors membre du conseil régional d'Aquitaine en 1992. Deux ans plus tard, il devient député européen. En 1997, il devient député de la 3e circonscription de Gironde, et l'année suivante, il adhère, avec l'ensemble de son mouvement, aux Verts.

En 2002, Noël Mamère représente Les Verts à l'élection présidentielle mais il appelle à voter à droite pour Jacques Chirac (RPR) au second tour afin de faire barrage au frontiste Jean-Marie Le Pen. Il se consacre ensuite aux seules élections législatives.

Mais la carrière de Noël Mamère n'a pas été seulement journalistique et politique. En 1994 par exemple, il serait entré au Grand Orient de France, mais en aurait démissionné six mois plus tard, faute d'y avoir trouvé sa place. Noël Mamère a également enfilé la robe d'avocat pendant quelques années. En effet, il prête serment au Bareau de Paris en 2008. Mais le député en demande (et obtient) son omission en 2011, pour être en accord avec ses convictions. N'avait-il pas déclaré en effet à propos de Jean-François Copé, député UMP de Meaux également devenu avocat: "La logique voudrait que, quand on est député, on est seulement député"?

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Commentaires
a écrit le 25/09/2013 à 17:37 :
Le gouvernement devient un otage par EELV depuis que la secrétaire de EELV a menacé le gouvernement le gouvernement a tout de suite rajouté des taxes sur le carbone or il devait donner un véritable projet pour que les Français regagnent le pouvoir d'achat or ils ont ajouté une taxe de plus donc c'est normal que les Français ne croient pas à la pause fiscale car il ont perdu confiance en le gouvernement .
a écrit le 25/09/2013 à 15:47 :
Et nous on tourne la page de Mamere avec encore moins de regret.
a écrit le 25/09/2013 à 15:42 :
Etant cruciverbiste depuis toujours , il y a une une définition dans les mots croisés que j'affectionne particulièrement " animal rampant" ou "animal se déplaçant ventre à terre" : je ne suis pas certain du terme "animal ", mais je ne peux m'enpêcher de faire une corrélation , bien que cela ne s'écrive pas pareil , et qu'il n'y ait aucun lien entre "les vers" et "les verts" !
a écrit le 25/09/2013 à 15:29 :
L'exemple même du beau parleur aux sentiments faussement généreux et toujours a cote de la plaque !
Le roi des entourloupes politicardes, des crocs en jambes vicieux et et des revirements prudents, bref l'opportuniste dans toute sa splendeur.
Un rigolo de moins dans l'arène politique mais il en reste tant.........
a écrit le 25/09/2013 à 15:25 :
si, comme en Allemagne, les verts divisent leur score par deux, il est preferable de ne pas etre collé a la "firme"....
a écrit le 25/09/2013 à 14:53 :
Au moins Marine, Bayrou et Mélanchon, eux ils restent à leurs postes, et ils ont raison, les européennes et les municipales de 2014 seront le tournant pour nettoyer karchériser les immondices de la politique UMP UDI et PS.
a écrit le 25/09/2013 à 14:50 :
Comme le dit JC66, Mamère démissionne de EELV parce que les élections municipales approches.
Être dans un parti qui fait parti du gouvernement çà devient risqué. Alors comme à chaque fois qu'il y a un risque de perdre son poste de maire, il va se présenter comme gauchiste indépendant étant dans l'opposition et avec quelques sympathie pour l'écologie. En gros je ne connais plus mes anciens amis, j'ai toujours été contre les conneries qu'ils ont fait, mais j'ai toujours soutenu ce qui à bien fonctionné. Donc je suis un F... de P....
a écrit le 25/09/2013 à 13:29 :
Oui, tôt ou tard il faut faire face a la réalité et se réveiller, comme le font de nombreux politiques actuellement, qui se rende compte qu'ils se font manipuler par le dogme européiste qui les empêche d'employer des méthodes pragmatiques au service de la populaiton
Réponse de le 25/09/2013 à 13:57 :
Oui, c'est l'heure de prendre quelques distances, le temps des municipales.
a écrit le 25/09/2013 à 13:25 :
Noel Mamère, c'est élu d'opérette et sa démission bidon.

Electeurs de gironde et plus particulièrement de Bègles, ouvrez les yeux, votre triste député affilié à un mouvement politique mineur, cherche simplement à se dédouaner du gouvernement très très impopulaire actuel avec lequel son parti est de connivence dans le simple but inavoué de sauver sa prochaine candidature au renouvellement de son siège de maire à Bègles.

Dans un premier temps après une carrière de journaliste, il a fait de la politique son métier, sans doute plus lucratif et surtout qui doit lui apporter plus de passes droits et de privilèges découlant de ces multiples fonctions.

Alors Mr Mamère, démissionnez de tous vos mandats et plus particulièrement de celui de député que vous avez obtenu grâce aux moyens et aux électeurs écologistes et leurs acolytes socialistes.

Je fais le pari que vous rentrerez dans le rang dés la proclamation des prochains résultats des élections municipales.

Autre possibilité prenez votre retraite.

a écrit le 25/09/2013 à 12:09 :
Ce mec est à l'opposé de mes convictions mais il a une paire de cojones !
a écrit le 25/09/2013 à 11:11 :
Au moins un homme politique honnête avec sa conscience quelque soit ses opinions chapeau mr mammere vous représentez un monde de courage et de sincérité qui n est pas le monde politique francais
a écrit le 25/09/2013 à 10:37 :
Je ne suis généralement pas d'accord avec ses idées et n'apprécie pas particulièrement le personnage lui-même, mais il faut lui reconnaître une intégrité et un courage qui fait très largement défaut à notre classe politique en général.
Réponse de le 25/09/2013 à 10:56 :
Une intégrité ? Plutôt un sectarisme dont le niveau atteint les sommets; Il sera mieux avec Mélenchon ou Besancenot. il a toujours représenté que la fraction gauchiste des verts avec l'alibi écolo pour berner les électeurs. Un boulet pour les défenseurs d'une écologie responsable.
Réponse de le 25/09/2013 à 11:59 :
Mélenchaon et Besancenot gardent leur carte du parti et espèrent toujours se hisser à la tête du pays. Pauvre France, tu as les politiques que tu mérite!
a écrit le 25/09/2013 à 10:30 :
Cette décision l'honore mais si le non-cumul pour les députés se confirme et qu'il se représente l'an prochain à la Mairie de Bègles, il peut aussi y avoir une part de calcul électoraliste dans cette décision. Le panache n'exclut pas l'intérêt bien compris.
a écrit le 25/09/2013 à 10:23 :
Il a raison. Les verts sont la risée de ce pays. Leur approche de l'écologie est à pleurer.

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