Ayrault et les illusions du grand soir fiscal

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Le Premier ministre aura bien du mal à mettre en oeuvre une grande réforme fiscale à prélèvements constants.
Le Premier ministre aura bien du mal à mettre en oeuvre une grande réforme fiscale à prélèvements constants. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La grande réforme fiscale annoncée par Jean-Marc Ayrault satisfait une grande partie de la gauche. Elle risque surtout d'alimenter des illusions: une réforme à prélèvements constants relève de la mission impossible.

La gauche du PS applaudit. Enfin, nous l'avons cette grande réforme fiscale, promise par le candidat Hollande pendant sa campagne électorale, mais un peu, et même beaucoup oubliée depuis, dit-on au PS, après l'annonce de Jean-Marc Ayrault de la préparation, dans la concertation, d'une réforme fiscale d'ampleur.

« L'annonce du Premier ministre dans le journal Les Echos va donc dans le bon sens » souligne le mouvement « La Gauche populaire », qui savoure sa victoire : « notre combat en faveur du respect de l'engagement n°14 du Président de la République n'a pas été vain » affirment les élus, dans un communiqué.

 Davantage de progressivité

Secrétaire nationale du PS à l'économie, Karine Berger applaudit également :

« C'est de l'engagement 14 du candidat Hollande dont il est question, permettant la fusion à terme de l'impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d'un prélèvement simplifié sur le revenu » dit elle dans un communiqué. « Une telle évolution renforcera la justice devant l'impôt, étant donnée que l'assiette de la CSG est plus large que celle de l'IR. Elle permettra davantage de progressivité, rendant ainsi nécessaire une réflexion sur l'augmentation des tranches d'imposition et leur progression. »

Ainsi, il suffisait de la vouloir et de l'annoncer, cette réforme. Pas très difficile, finalement, de satisfaire le peuple de gauche…

 Les doutes de Bercy

Et si le bel enthousiasme suscité par cette annonce était, en fait, gros de désillusions à venir? Et si Jérôme Cahuzac, qui, encore ministre du Budget, annonçait en janvier 2013, devant un intervieweur et quelques millions de téléspectateurs ébahis, que la « réforme fiscale est derrière nous », signifiant ainsi que l'on ne pouvait pas faire plus, avait raison?  De même que Pierre Moscovici, qui assurait récemment sur BFM exclure une « grande réforme » des impôts ?

« C'est la vision du Trésor, celle des technocrates » s'était-on alors offusqué au PS.

 

 Le pari d'une réforme à rendement des impôts constants

Ce doute tient en quatre mots : « A prélèvements obligatoires constants ». Ces mots, associés à l'annonce par Jean-Marc Ayrault sont essentiels. Ils forment un carcan -compréhensible vu l'état des finances publiques- qui bornera nécessairement l'ampleur de ce projet, quelle que soit la -bonne- volonté politique des uns ou des autres.

Au lieu de parler de réforme fiscale, on devrait employer l'expression « transfert de charges », qui décrit mieux la réalité d'une telle opération souligne l'historien Frédéric Tristram. Par cette expression, on entend bien sûr le fait d'alléger l'impôt de certains pour augmenter celui d'autres . L'objectif de simplification évoqué par Jean-Marc Ayrault revient au même : en supprimant des niches fiscales, au nom de cette simplification, on fait payer plus à certains contribuables.

 Les gagnants se taisent, les perdants hurlent au scandale

La réforme envisagée concernant surtout l'impôt sur le revenu et la CSG, les transferts auraient lieu entre particuliers. En général, les bénéficiaires de ce genre de réforme se taisent, tandis que les perdants hurlent au scandale. Pour l'éviter, l'Etat adoucit la facture des perdants, renonçant alors à une partie des recettes fiscales. Une option déjà fermée par Jean-Marc Ayrault, par son expression insistante « à prélèvements obligatoires constants ».

 Les partisans de la grande réforme, qui prendrait la forme, pour l'essentiel, d'une fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG, s'appuient sur les travaux de l'économiste Thomas Piketty, présentés dans son ouvrage « Pour une révolution fiscale », publié en 2011. Ce qui les séduit, c'est la possibilité de redonner du pouvoir d'achat aux salariés les plus modestes, via cette refonte de la fiscalité, cette fameuse progressivité de l'impôt. Il suffrirait donc de suivre les préconisations de Piketty. Il est vrai que la thèse de l'économiste et des co-auteurs ne manque pas d'attraits.

De 18% à.... 136% de hausse d'impôt pour les plus aisés

Pour résumer : en enlevant du pouvoir d'achat à une petite fraction très aisée de la population (moins de 5% des contribuables), au moyen d'un impôt plus progressif,  on peut améliorer le sort de 50% des Français. Un tel « miracle » passerait par la mise en place d'un grand impôt sur le revenu, issu de la fusion de l'IR actuel, de la CSG et de la prime pour l'emploi. Et par une augmentation de l'impôt sur les revenus, qui viserait donc une minorité de riches.

A quelle hauteur ? Selon les annexes du site « Pour une révolution fiscale », l'impôt augmenterait de 18 à... 136% pour ces 5% de contribuables aisés. Ce dernier taux de progression concernerait le millième des contribuables les plus riches (soit 35.000 à 50.000 personnes). La problématique peut se résumer simplement : peut-on taxer les riches encore plus ?

 

 Aller plus loin dans la taxation des "riches"?

Même des économistes comme Henri Sterdyniak (OFCE) en doutent fortement. Avec les mesures prises depuis le début du quinquennat (qui s'ajoutent à la surtaxe de 3 ou 4% instaurée sous Nicolas Sarkozy) « on est allé aussi loin que possible dans la taxation des plus riches à l'impôt sur le revenu. Il n'existe pas de marge supplémentaire » avait-il déclaré à La Tribune.

Et de souligner que les « revenus du capital sont en fait plus taxés, aujourd'hui, que ceux du travail ». De fait, pour les hauts revenus, une tranche d'imposition à 45% a été instaurée, à laquelle s'ajoute à la taxe Sarkozy de 3 ou 4%. Soit un total de 49% au-delà 500.000 euros de revenus. Les revenus du capital supportent en outre des prélèvements sociaux à hauteur de 15,5%.

«On a fait beaucoup, il est difficile d'aller plus loin dans ce domaine de l'imposition des hauts revenus » estimait il y a quelques mois le rapporteur général du Budget, Christian Eckert.

Plus de clarté et de lisibilité

Plus de clarté, à quel prix? L'autre avantage d'une fusion de l'impôt sur le revenu serait de « mettre de la lisibilité dans le système », pour reprendre une expression commune, que Jean-Marc Ayrault semble approuver en mettant en avant la nécessaire simplification du système (« ce qui est très important, c'est de simplifier, de rendre plus efficace, de rendre plus lisible » a déclaré le premier ministre).

Il est certain que la cohabitation de deux impôts sur le revenu (la CSG et l'IR), le premier individuel, proportionnel, et à l'assiette large, le second familialisé, progressif, et avec une assiette minée par les niches, ne facilite pas la compréhension de la fiscalité et du niveau réel d'imposition. Il est tentant d'opter pour le modernisme de la CSG, et de corriger ainsi les défauts d'un impôt sur le revenu dont le rendement reste affecté par l'existence de nombreuses niches. Ce serait donc la CSG qui absorberait l'impôt sur le revenu.

 

De véritables bombes politiques

Mais une telle réforme pose de nombreux problèmes techniques, qui sont autant de bombes politiques potentielles. Si la CSG est gagnante, dans la fusion, le nouvel impôt serait individuel (et non calculé sur l'ensemble des revenus du couple, en cas de mariage ou de PACS). Plus question de quotient conjugal ou familial.

Thomas Piketty et avant lui des hiérarques du PS, comme Martine Aubry, avaient suggéré fortement d'individualiser l'impôt sur le revenu, l'alignant donc sur CSG. L'argument est que l'imposition dans un cadre familial, que le conseil constitutionnel a mise en avant pour censurer la taxe à 75%, serait obsolète, à l'heure des familles recomposées et la plus grande indépendance des femmes.

De gros risques, un gain mal mesuré...

Mais comment assumer l'imposition soudainement accrue des couples mariés, dont l'un des membres ne travaille pas (ou dont les revenus sont plutôt faibles) ? Avec le passage à l'impôt individuel, le plus gros salaire du couple paierait beaucoup plus, sans qu'aucune économie ne soit perçue du côté du conjoint à la faible rémunération. De nombreux couples modestes sont dans ce cas, avait souligné François Hollande, avant d'être investi comme candidat du parti socialiste pour la présidentielle de 2012. Et il avait retoqué l'idée de Martine Aubry d'individualisation. Bref, la fusion IR-CSG soulève de nombreux problèmes, pour un gain encore mal mesuré…

 

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Commentaires
a écrit le 21/11/2013 à 8:41 :
Quand notre prof d'allement déguisé en premier ministre dit "Réforme": on doit comprendre: "augmentation des prélèvements obligatoires pour tout le monde."
Résultat prévisible: exode massif des talents et des riches, incitation à la paresse et à la triche.
Et le bouquet final: le Trésor Public risque de voir ses rentrées divisées par deux.
Prouesse!
a écrit le 20/11/2013 à 19:48 :
C'est bizarre mais j'ai le sentiment que les impôts vont encore continuer à exploser...
Bon, j'ai encore un copain qui se barre cette année...
a écrit le 20/11/2013 à 19:47 :
C'est bizarre mais j'ai le sentiment que les impôts vont encore continuer à exploser...
Bon, j'ai encore un copain qui se barre cette année...
a écrit le 20/11/2013 à 18:15 :
Bah, l impot sur le revenu est obsolete. Il n ont qu a tout mettre sur la CSG avec un taux progressif et filer des primes aux femmes (ou hommes) qui ne travaillent pas pour s occuper des enfants. Ca marche tres bien comme ca dans les pays anglo-saxon, au moins c est simple.
a écrit le 20/11/2013 à 17:21 :
Je crains , en effet , que ce soit une promesse de plus non tenue Attendons la suite !
FH a "décidé" de ne pas décider !. Il maintiendra le "cap" pour l'instant mais en attendant nous croyons savoir qu il consulte ses proches pour savoir quelle est la moins mauvaise de solutions globales …..Je crois qu'il sera obligé de prendre une "initiative" plus significative avant peu par exemple de changer de premier Ministre et de resserrer les rangs
a écrit le 20/11/2013 à 16:45 :
Le grand soir Fiscal et le matin la Geule de bois
a écrit le 20/11/2013 à 16:22 :
Vat-on enfin en finir avec les indemnités non-imposables de certains ?
a écrit le 20/11/2013 à 13:03 :
" Impôts : pourquoi il n'y aura pas de grand soir fiscal " : Tout simplement , il n' y a aucune personne de ces politiques qui dirigent capable de voir la configuration politique, économique et sociale de la France pour une vraie réforme fiscale juste, simple, viable et surtout au service de l' emploi et la croissance. C' est possible tout en réduisant les impôts et taxes pour les citoyens et les sociétés. et bien entendu avec des réformes dans d'autres domaines.
Ce qu' a annoncé Mr. Ayrault c' est juste pour sauver sa place de Premier Ministre.
a écrit le 20/11/2013 à 12:32 :
La CSG est déjà progressive, puisqu'elle est calculée sur le revenu avant impôt. (et oui, on paye la CSG sur les impôts i.e. sur un revenu que l'on ne touche pas : c'est une taxe sur une taxe...)
a écrit le 20/11/2013 à 12:29 :
Je suis ahuri que l'on puisse ne serait-ce qu'envisager d'alourdir les impôts de la classe moyenne supérieure (la seule que l'Etat puisse atteindre). Il est évident que beaucoup cesseront de travailler et de s'investir, de subir le stress de leur hyperactivité, avec les conséquences que l'on imaginera sur les comptes de cette pauvre nation.
Réponse de le 20/11/2013 à 13:20 :
Il faut bien que le PS continue à s'acheter des électeurs... sinon, il est totalement inutile.
a écrit le 20/11/2013 à 12:13 :
En réalité, cette soit disante remise à plat de la fiscalité, en fin de comptes, se traduirai par une nouvelle hausse d'impôts, comme d'habitude depuis des années et des gouvernements, si bien de droite comme de gauche... quels en-fumeurs ceux là !!!!
Réponse de le 20/11/2013 à 13:22 :
Ils disent qu'ils cherchent à relancer l'économie et ils rançonnent ceux qui se remuent et qui créent de l'activité économique.
a écrit le 20/11/2013 à 12:10 :
cet article confirme ce que je pense: voilà un nouveau terme pour augmenter les impôts malgré la "pause fiscale" et (coup double) appliquer la promesse 14 du candidat Hollande. Donc on cumule une nouvelle fois mensonge et hypocrisie.
a écrit le 20/11/2013 à 11:31 :
en fait, ce Gouvernement cherche le moyen de déplafonner la CSG en justifiant comme toujours une meilleure "justice fiscale" . haro sur les riches et surtout sur les classes moyennes supérieures qui représentent un potentiel fiscal important .et en plus, autant taper au portefeuille de ces français qui ne votent pas socialiste ou communiste .
Hollande et Ayrault jouent coup double : donner satisfaction aux parlementaires et militants socialo communistes de la gauche dure , et prélever encore plus d'impôts directs malgré un engagement de pause fiscale .
leur seul risque, la descente dans la rue des classes moyennes, ou la grève générale .
a écrit le 20/11/2013 à 10:53 :
tout a bouleverser et tout à revoir de fond en comble , réorganiser la société qui se délite car ses politiques sont incapables de rétablir la marche normal d'un pays sans déficit et surtout combattre la corruption grandissante qui doit représenter plusieurs points de PIB .
Réponse de le 20/11/2013 à 12:41 :
Malheureusement, ce n'est pas cela qui va être revu : comme vous l'avez lu, il n'est aucunement question de baisse des dépenses publiques, ni même de sa stabilisation. Et encore moins de baisser les prélévements. Il s'agit juste de jeter au feu les derniers meubles (et leurs propriétaires) pour alimenter ultimement la fournaise infernal de cet Etat, dévorateur totalement hors contrôle.
a écrit le 20/11/2013 à 10:52 :
Inévitablement une grande illusion, comme d'hab jusqu'ici, de ces messieurs de gauche comme de droite. Ce pourrait servir à quelque chose si était précisé et demamdé clairement aux Français - par référendum non truqué - quelles dépenses sont à supprimer - Gattaz l'affichant sérieusement - et quelle société choisir, et quel avenir .
a écrit le 20/11/2013 à 10:50 :
Demain on rase gratis.
Aujourd'hui on crève
Ecran de fumée, comme d'habitude avec les socialistes
a écrit le 20/11/2013 à 10:28 :
Très clair, quand un nouvel impôt ne marche pas on envisage d'en mettre un nouveau et ça continue
a écrit le 20/11/2013 à 10:26 :
Hollande a trouvé un sujet pour éviter de parler de son échec pour ses vœux ce sera donc table rase sur le passé parlons du futur
a écrit le 20/11/2013 à 10:26 :
Hollande a trouvé un sujet pour éviter de parler de son échec pour ses vœux ce sera donc table rase sur le passé parlons du futur
a écrit le 20/11/2013 à 10:23 :
Manière comme une autre d'augmenter encore plus les impôts ! Mais, comme promettra Ayraut, seul moins de 10% des plus riches seront touchés ! Comme d'habitude....
Réponse de le 20/11/2013 à 10:52 :
Les 10% les plus riches paient déjà 90% des impôts: vous voudriez quoi ? Car richesse est également synonyme d'efforts, de travail et de prise de risques.On oublie souvent les profiteurs, les fainéants, les molassons, ceux qui bossent 12 heures par semaine : nombreux sont ceux qui sont responsable de leur "non richesse".
Réponse de le 20/11/2013 à 21:46 :
entre 10 et 20 % du peuple!!!! conserve depuis,???? jadis 90 % de la richesse !!!!! alors le mérite mon Garçon !!!!! et la morale!!!! c'est bon
a écrit le 20/11/2013 à 9:37 :
Ca sent l'opération de diversion improvisée à plein nez cette histoire, histoire de donner un os à ronger à la gauche. Il n'empêche, je m'en suis déjà pris plein les dents depuis l'arrivée de Hollande (je suis ce qu'on appelle un CSP+, qui ne vit que de son travail je précise) et là je vois arriver l'éventualité d'une fusion IR-CSG pour laquelle je sens bien que je vais encore faire partie des perdants puisqu'on ne peut plus taper sur les plus riches. C'est vachement rassurant leur "stabilité fiscale", plus anxiogène tu meurs...
Réponse de le 20/11/2013 à 10:02 :
c est ce que je pensais , il pourrait tres bien alléger les cotisations patronales , qui il faut le dire sont aberrantes , et les mettre dans les cotisations salarier .remettre a plat , c est une vrais usine a gaz , hier ils en parlaient a la télé plusieurs tva sur chaque secteurs , un truc a démoraliser les plus optimistes , tva actuel est un racket , car il n est pas harmonisé
a écrit le 20/11/2013 à 8:38 :
"remise a plat de la fiscalité" en claire cela veut dire pour la gauche :
franchir une nouvelle étape dans le matraquage fiscale d'une partie de la population pour redistribuer l'argent a la clientèle électorale du PS (les classes pop). Cela Ils adorent!
Réponse de le 20/11/2013 à 9:26 :
"plus de justice" = plus de matraquage pour ceux qui paient déjà tout
a écrit le 20/11/2013 à 8:33 :
C'est l'occasion d'exprimer son opinion sur la fiscalité,et surtout,d'en avoir une.Que les économistes agissent avec pédagogie!
a écrit le 20/11/2013 à 8:23 :
Prélever à la source signifie prélever pour l'année en cours. Donc, pour ne pas perdre une année, il suffit de prélever deux fois la même année! Que voilà une bonne rentrée d'argent pour financer les dépenses de nos élus ! On peut s'étonner qu'ils n'y ait pas pense plus tôt: le doublement des impôts pour une année!
a écrit le 20/11/2013 à 8:09 :
Nous sommes dans le médiatique pas dans l'économie ce qui dit un politique aujourd'hui est le mensonge de demain. la France n'est pas gouverné autant à droite qu'à gauche pour une intégration de notre pays dans l'économie mondiale mais dans la course aux bulletins de vote et que dite de tous esz petits élus qui n'ont jamais vu une entreprise lu un bilan. Les médias s'enflamment avec des commentaires ridicules tel que le premier ministre reprend la main ..... les élus commentent mais sur le fond celui qui devrait avoir la parole est le citoyen, reste lucide il n' a ni journal à vendre ni bulletin à courtiser. A cela se rajoute ceux qui n'ont plus la main les partenaires sociaux de plus en plus au niveau de la médiocrité de notre classe politique.
a écrit le 20/11/2013 à 7:59 :
Pour moi cette annonce n'est qu'un coup de com pour resserrer les rangs de la frange la plus à gauche qui soutien le gouvernement. Avec si peu d'opinion favorable, l'espace d'action politique est réduit. Déjà, simplement prélever à la source l'IR est un gros chantier. Quasiment tous les pays européens le fond, ce qui évite la fraude. Après ce prélèvement à la source on pourra aller progressivement à l'individualisation puis enfin à la fusion avec la CSG. Mais que l'étape 1 va prendre au plus vite 2 ans !
a écrit le 20/11/2013 à 0:54 :
N oublions pas les propos de warren Buffet il y a 1 an, lui il acceptait une juste repartition fiscal et proposait que les structures de regulations reprennent du mouvement.
a écrit le 19/11/2013 à 23:47 :
Le capitalisme, c'est une répartition inégale des richesses,d'accord. Le but avoué des ultracollectivistes et autres Pikettout qui nous gouvernent c'est la répartition égale de la pauvreté, en couches bien épaisses. C'est normal, c'est leur fond de commerce. Pour l'instant, ça marche plutot bien.
Réponse de le 20/11/2013 à 0:01 :
Pauvreté, oui, mais pas pour tout le monde : la Nomenklatura enarchienne pourra continuer à s'enrichir avec ses privilèges, ses défiscalisations, et ..... Ce qui est plus louche!
Réponse de le 20/11/2013 à 11:28 :
pas tous 30 % ont leurs emploies....ET salaires garantie a vie .
a écrit le 19/11/2013 à 23:30 :
Du bla-bla rien que du bla-bla. Et pendant ce temps des gens perdent leur emploi et crèvent de faim. En quoi le PS serait-il socialiste ? Une illusion de plus.
a écrit le 19/11/2013 à 23:11 :
Notre système fiscal est certes compliqué ,Mais au delà de ce constat!,Crois t on vraiment que l'on va trouver des gens qui ne payent pas assez d'impots pour compenser ceux qui en payent trop .
Encore un leurre pour nous détourner des vrais problèmes
Réponse de le 20/11/2013 à 6:40 :
Simplifier, ce serait déjà pas du luxe...
a écrit le 19/11/2013 à 23:05 :
Remise à plat, pour au final augmenter, en catimini, la pression fiscale...les seuls moyens pour renflouer efficacement les caisses de l'état, c'est de lutter contre la fraude fiscale dans les paradis fiscaux, "déverrouiller" le "verrou de Bercy" qui laisse sérieusement planer la suspicion sur des passe droits, d'arrêter de "taper" sur ceux qui n'ont pas pu se réfugier au "paradis"...et de diminuer la dépense publique....Mais comme cela ne se fera pas, on ne peut que craindre que la pression fiscale n'augmente encore..et toujours.
Réponse de le 19/11/2013 à 23:58 :
Rassurez-vous, les députés et sénateurs ne verront pas leurs niches fiscales et autres avantages Diminues!Ce serait faire du populisme !
a écrit le 19/11/2013 à 22:37 :
Mais non, il n'est pas question de taxer les oeuvres d'art, voyons ! les niches concernées, ce sont celles des autres ! Que le bas peuple est bête décidemment ; heureusement, la réforme permettra de l'empêcher définitivement de s'enrichir et de s'élever socialement, au vu des taux préconisés par Piketty. Ouf, on l'a échappé belle.
a écrit le 19/11/2013 à 21:15 :
Remise à plat, pour au final augmenter, en catimini, la pression fiscale...les seuls moyens pour renflouer efficacement les caisses de l'état, c'est de lutter contre la fraude fiscale dans les paradis fiscaux, "déverrouiller" le "verrou de Bercy" qui laisse sérieusement planer la suspicion sur d'éventuelles "magouilles" politico financières, d'arrêter de "taper" sur ceux qui n'ont pas pu se réfugier au "paradis"...et de diminuer la dépense publique....Mais comme cela ne se fera pas puisque ça toucherai les "élites", on ne peut que craindre que la pression fiscale n'augmente encore..et toujours.
a écrit le 19/11/2013 à 20:33 :
Le grand saut en avant ! Le Comité Central nous abolit la propriété privée et instaure le communisme véritable en France ! Vive Kim Il Flamby notre leader bien-aimé !
Réponse de le 20/11/2013 à 6:10 :
En tous cas on ne risque pas de vous spolier d'une quelconque forme d'intelligence ...
a écrit le 19/11/2013 à 20:16 :
Les socialo-marxistes au pouvoir font dans l'incantation et dans l'enfumage. Croyant dur comme fer aux prophéties réalisatrices, ils pensent ainsi faire diversion ; il est temps de virer ces incompétents.
Réponse de le 20/11/2013 à 6:15 :
Ah chouette ! La révolution des rentiers ! On va bien s'amuser...
a écrit le 19/11/2013 à 20:11 :
ouïlle, ça va faire très très mal ...autant se tirer de ce pays de fous, bientôt il n'y aura plus que des gens habitant des logements sociaux, vivant d'allocations, avec le tarif social du gaz, de l'électricité, du téléphone, d'internet, de l'essence, la CMU ou l'ACS, comme chez les soviets
Réponse de le 19/11/2013 à 22:29 :
+1
a écrit le 19/11/2013 à 19:55 :
Piketty, propose 40% IR + CSG sur les revenus bruts de 25 000 a 40 000 euros, 50% de 40 000 a 100 000 euros et 60% au dela. Sur la derniere tranche, le gain est d'environ 5 milliards. Qui va payer la note ? Les classe moyennes. C'est mathématique, il n'y a pas assez de riches pour payer. Apres, c'est un choix de société, mais les bonnets rouges , verts, ou bonnets d'ane devraient arreter de geindre.
a écrit le 19/11/2013 à 19:51 :
Si cette bande d'inconscients gavés d'argent public, monte encore les prélèvements il vont déclencher une catastrophe d'ampleur nationale. Ce ne sera pas faute de les avoir prévenus.
a écrit le 19/11/2013 à 19:37 :
c'est simple:
-supprimer toutes les niches fiscales
-prendre l'impôt à la source
Voilà une bonne solution et juste
Réponse de le 19/11/2013 à 20:57 :
D'accord : impôt à 15% du revenu brut prélevé à la source pour tout le monde sauf titulaires du minimum vieillesse et grands handicapés et suppression de l'ISF pour ne plus faire fuir hors de france les plus riches (s'il en reste)...
Réponse de le 19/11/2013 à 22:24 :
Pour les riches c'est trop tard, ils se sont tous barrés . L'équipe de France de Tennis est en Suisse, pareil pour la F1, les chanteurs sont en Suisse, en Belgique ou ailleurs. Les patrons ont dégagé. Pour les entreprise du CAC 40, on se demande si elles sont encore en France; Même certains politiques pensent à foutre le camps (et je ne parle pas de Cahuzac, bien sûr). Reste plus grand monde. Tout est déjà un peu trop tard.
a écrit le 19/11/2013 à 19:35 :
c'est simple:
-supprimer toutes les niches fiscales
-prendre l'impôt à la source
Voilà une bonne solution et juste
a écrit le 19/11/2013 à 19:28 :
Les pieds nickelés vont encore essayer de nous gruger. Restons sur nos gardes.
Réponse de le 19/11/2013 à 19:40 :
Ouais !!!
a écrit le 19/11/2013 à 19:28 :
Les pieds nickelés vont encore essayer de nous gruger. Restons sur nos gardes.
a écrit le 19/11/2013 à 19:23 :
C'est l'aveu qu'ils ont tout faux ! Cela fait 1 an 1/2 qu'ils bricolent les impotstant qu'ils peuvent et maintenant, il faut tout remettre à plat ? Le devoir est rempli de fautes, il faut tout recommencer ! Nous sommes dirigés par une bande d'amateurs.
a écrit le 19/11/2013 à 19:18 :
C est l idée du jour après la pause fiscale et après que Cahuzac eu déclaré que la réforme fiscale était faite . Crédibilité très faible il a grillé la chance de sa vie il n a rien fait pendant 18 mois et maintenant il est trop tard c est l heure des adieu
a écrit le 19/11/2013 à 18:58 :
Et bien nous on a pas la banane ! l'avenir va être bouché .
Réponse de le 19/11/2013 à 22:12 :
C'est surtout sans avenir en France...

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