Les Français ne sont pas friands des sites d’e-commerce

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33,8 millions d’internautes ont effectué des achats sur Internet au 4ème trimestre 2013
33,8 millions d’internautes ont effectué des achats sur Internet au 4ème trimestre 2013 (Crédits : <small>DR</small>)
Malgré un chiffre d'affaires record en 2013, la vente en ligne reste timide en France. L'Hexagone est en retard par rapport à ses voisins européens, plus mobiles.

En 2013 les Français ont dépensé plus de 50 milliards d'euros (51,1 milliards exactement) sur les sites de commerce en ligne. Internet ne représente toutefois qu'une faible portion du commerce en détails. D'après le Boston Consulting Group, cette part devrait s'élever à 6,7% en 2016, contre 4,5% en 2010.

Pourtant, un peu plus de la moitié de la population a dépensé dans les trois derniers mois sur le Net. L'Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie rapporte que 33,8 millions d'internautes ont effectué des achats sur Internet au 4ème trimestre 2013, c'est 1.655.000 personnes de plus qu'il y a un an.

La France en retard

Cela reste toutefois peu par rapport aux autres grandes économies mondiales. Ainsi, la France n'occupe que le 6e rang mondial en termes de ventes derrière les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, le Japon et l'Allemagne.

Outre-Manche, la Grande-Bretagne a pesé en 2013 plus du double du marché hexagonal, avec près de 105 milliards de chiffres d'affaires (87 milliards de livres). Le marché des ventes en ligne devrait représenter en 2016 environ 23% des ventes au détail, estime le BCG, alors qu'il ne comptait "que" pour 13% en 2010.

D'après le cabinet eMarketer, les Britanniques ont déboursé 2650 euros en moyenne sur le Net, contre 930 euros pour les internautes français (chiffres 2012).

Faible utilisation des mobiles

La France se distingue également par la faible utilisation des mobiles lors d'achat sur Internet, révèle l'étude du Boston Consulting Group. Les Français sondés ne sont que 12% à utiliser régulièrement leur smarthphone pour aller sur des sites d'e-commerce, loin derrière les Britanniques dont 20% revendiquent des achats réguliers depuis un smartphone. En 2012, le nombre de ventes depuis un appareil mobile a augmenté de 304% au Royaume-Uni, rapporte l'International Business Time.

Une différence que le Boston Consulting Group rapporte à une frilosité des Français quant à l'utilisation de leur adresse mail et une certaine méfiance vis-à-vis de l'utilisation des données personnelles. Il y a également le retard qu'ont pris les e-commerçants par rapport aux pays voisins, qui se sont mis plus tôt à la pratique de la vente en ligne.

>> À lire : la situation de l'e-commerce en France

Viser une clientèle jeune

Il y a toutefois des "opportunités à saisir" avec l'e-commerce en France estime BSG, notamment avec la tranche 18-34 ans, plus prompte à faire ses achats en ligne. Ils sont ainsi plus d'un quart (26%) à utiliser régulièrement un mobile pour dépenser dans des sites d'e-commerce, alors que leurs aînés sont à peine plus d'un sur vingt à en faire autant (7%).

Le cabinet de conseil estime également qu'il faudrait améliorer le soutien aux marques sur Facebook, qui ne reçoivent que de façon période des mentions "J'aime" sur le réseau social, bien loin de nos voisins espagnols qui sont près de la moitié (49%) à le faire plus qu'occasionnellement (contre 23% pour la France).

Pas sûr toutefois que l'indicateur soit très fiable, les Allemands sont encore moins nombreux que les Français à "aimer" régulièrement des marques sur Facebook, pourtant le marché des ventes en ligne devrait peser pour 11,7% des ventes au détail en 2016.

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Commentaires
a écrit le 24/02/2015 à 11:19 :
il n est pas juste de dire que les personnes plus âgées ne se servent pas d internet je voie souvent des personnes de plus de 50ans
faire leur course alimentaire au drive a valence mois même je le fait car je n aime pas faire la queue et avoir le temps de choisir
a écrit le 06/02/2014 à 19:35 :
Il est toujours intéressante pour la garantie de pouvoir ce déplacer; au moins si il ne font rien on reste et quand ils ferment on est toujours là. Quand on achete sur internet c'est plus difficile a faire... Si l'état désire que l'e commerce progresse il doivent protéger l'acheteur des arnaqueurs.
a écrit le 06/02/2014 à 13:40 :
C'est assez étrange, plus on va vers le sud européen, moins l'activité internet est développée, ce qui se corrèle avec la compétitivité et le taux de chômage chez les jeunes. Nous sommes intermédiaires, plus ou moins dépassés... On fait dans l'économie assistée par l'Etat.
a écrit le 06/02/2014 à 12:46 :
Le problème avec la vente en ligne c'est les arnaques, beaucoup de sites annoncent qu'ils ont les produits en srock mais ce seont des mensonges. Et après pour se faire remboursé c'est la croix et la bannière. Je me suis fait avoir avec un appareil photo que je n'ai jamais reçu, il a fallu un mois pour me faire rembourser. Donc maintenant dès que je peux j'évite les achats en ligne.
Réponse de le 06/02/2014 à 16:33 :
suffit de faire un retrocharge sur sa carte de crédit,auprès de sa banque.cest ce qui marche le mieux quand amazon et ses vendeurs sont aux a bonnés absents
Réponse de le 07/02/2014 à 0:36 :
@Olivier

En effet, les escrocs qui font de la trésorerie (en produisant des intérêts sur le compte société) avec l'argent des clients sont malheureusement légion dans le commerce tout court (pas uniquement sur internet). Le trait caractéristique de ce type d'escroc c'est le non remboursement d'une produit substitué par un avoir (comme si vous étiez actionnaire du commerce). De grandes enseignes françaises ayant pignon sur rue ont recours à ce genre de pratiques mafieuses.
a écrit le 06/02/2014 à 11:47 :
Le problème de l'achat sur internet est la difficulté de résolution des litiges. Ce serait presque moins cher en France de payer un homme de main que d'aller en justice pour résoudre un différent. Après une commande en ligne, on m'a livré la mauvaise référence du produit, à mon désavantage bien sûr. Il a fallut que je me batte pour récupérer la somme encaissée malgré mon refus de l'article à la livraison. On m'a aussi déjà livré du matériel reconditionné pour du neuf... Les banques ne jouent pas aussi leur rôle en ne fournissant pas à leurs clients des outils simples pour éviter les problèmes de payement : elles essaient d'imposer des services payant à la fois au commerçant et au client, tant qu'à faire... Il y a aussi le grave problème du SPAM : il faut systématiquement s'inscrire sur les sites pour acheter, et les adresses mail son vendus à des opérateurs de SPAM, ou "volés" au détriment des clients : j'ai reçu environ 1500 mails publicitaires lors de mes 3 semaines de vacances cet été...
Réponse de le 06/02/2014 à 14:56 :
C'est la rançon du modernisme,avec le côté arnaque sur la ligne commerciale et financière;
pourtant quand vous allez au Salon des Entre^preneurs,les jeunes pouces ne voient que par le Web,mais combien vont aller à l'échec?
et puis ce moyen,est pervers pour l'emploi physique,car il ne paie pas de cotisations,est subventionné par l'Etat/Contribuable comme Amazone,fait rompre la relation entre individus,qui peuvent finir Robot!!!
alors on fait quelle réflexion????
a écrit le 06/02/2014 à 10:19 :
il faut surtout y comprendre un risque pour la fraude et pour le porte monnaie du consommateur. Au dela de favoriser le commerce local, les risques de fraude non pris en charge par les banques sont grandissants. Le paiement sans contact en est un parfait exemple
a écrit le 06/02/2014 à 8:24 :
Je préfère voir ce que j'achète, avoir ensuite un interlocuteur à qui m'adresser en cas de problème.Limiter les risques de piratage informatique .Ce système commercial est une aberration .
Réponse de le 06/02/2014 à 17:17 :
C'est particulièrement vrai pour les voyages. Il n'y a rien de tel qu'une agence de voyages.
a écrit le 06/02/2014 à 7:54 :
moins le commerce d'internet sera développé, moins la fraude internationale prendra de l'ampleur,
Réponse de le 06/02/2014 à 9:42 :
Si Google transfert ses bénéfices de publicités issues de la consultation de ses pages en Irlande (ou autre paradis) où se trouve sa maison mère, ou si des gens envoient leur argent en Suisse, c'est à cause des achats par internet chez des commerçants ayant pignon sur rue ? Vous voulez peut-être parler des réseaux informatique bancaires (via les satellites), de la mondialisation des transferts d'argent, ce qui peut exister hors de tout commerce internet (et existait avant). Le train empêche-t-il les accidents de voitures ? Oui, si tout le monde monte dedans.
Réponse de le 07/02/2014 à 22:52 :
@Photo73

Empêcher les accidents de voitures ne signifie pas pour autant sauver des vies humaines car un bourrique sur rail peut être source de nombreux morts.
Réponse de le 07/02/2014 à 22:53 :
@souris

Savez-vous que le réseau internet (ou le réseau des réseaux) existe en France avant de se prolonger à l'étranger?

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