Wolfgang Schäuble adopte un ton plus conciliant vis-à-vis de la Grèce

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Les pays de la zone euro prendront des mesures résolues et coordonnées si l'un des Etats membres venait à faire faillite, a assuré ce mardi le ministre des Finances allemand, Wolfang Schäuble. Selon lui, la Grèce n'a pas demandé d'aide et a pris les mesures pour regagner la confiance des marchés.

"Il est évident qu'en cas d'urgence (...) les membres de la zone euro mettront en place des mesures résolues et coordonnées pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble", a affirmé Wolfgang Schäuble, grand argentier allemand, en marge de la réunion Ecofin des ministres des Finances de l'Union européenne. "Mais nous n'en sommes pas là", a assuré le ministre, tout en exprimant son inquiétude quant à la spéculation dont les monnaies sont actuellement la cible. "Il est dans notre intérêt de garantir la stabilité de la monnaie commune à long terme", selon lui.

Selon l'agence Reuters, Berlin n'excluerait plus de recourir à l'intervention du Fonds monétaire international (FMI), si la Grèce demandait de l'aide. Jusqu'à présent, la plupart des dirigeants allemands, dont Wolfang Schäuble, s'y opposaient.

De son côté, le Premier ministre grec, George Papandréou, a réaffirmé que son pays avait besoin d'un "moment de répit" pour pouvoir mettre en oeuvre ses réformes et stabiliser ses finances. Il a ajouté que la Grèce ne demandait pas à l'UE d'aide financière directe. "Nous avons dit que nous ne sollicitions ni renflouement ni argent (...) Mais il nous faut un instrument d'une forme ou d'une autre, qui, si nécessaire, peut intervenir sur le marché et faire en sorte que nous empruntions à des taux qui soient du même ordre que ceux d'autres pays de la zone euro et qui ne soient pas dispendieux pour la Grèce à moyen et long termes, rendant nos mesures de facto inefficaces et non viables".

George Papandréou a ajouté que l'UE devait développer sa coordination et élaborer peut-être de nouvelles formes d'institutions, comme un fonds monétaire européen, pour aider les pays membres en crise.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2010 à 14:48 :
La réunion de l'Eurogroupe n'a pas fait vraiment avancer les choses. Tout est renvoyé au sommet européen des chefs d'Etat et de gouvernement des 25 et 26 mars. Une nouveauté cependant : l'Allemagne ne s'opposerait plus à l'intervention du FMI si la Grèce en faisait la demande. Le front anti-FMI Allemagne/BCE/France se fissure.

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