Aide à la Grèce : vers un accord entre la France et l'Allemagne

Selon plusieurs sources, après la cacophonie de ces derniers jours, la France et l'Allemagne auraient trouvé un accord sur un soutien financier à la Grèce avant le sommet européen de la fin de semaine. Mais ces aides européennes, sans doute sous la forme de prêts bilatéraux, ne viendrait qu'en complément de celles du FMI, le Fonds monétaire international.

Un accord aurait enfin été trouvé entre la France et l'Allemagne sur une aide à la Grèce avant le sommet européen de jeudi et vendredi. Selon plusieurs sources, après la cacophonie de ces derniers jours, Berlin aurait cédé à la demande de Paris mais aussi de l'Espagne qui préside l'Union européenne et de la Commission européenne à une condition : que ces aides européennes, sans doute sous la forme de prêts bilatéraux, ne viennent qu'en complément de celles du FMI, le Fonds monétaire international.

Selon le journal allemand Die Welt, l'Allemagne voudrait obtenir en échange de son accord à ce plan d'aide un renforcement des mesures de lutte anti-déficit au sein de la zoen euro et notamment instaurer la possibilité de priver de ses droits de vote lors des cosneils européens un pays qui n'aurait pas tenu ses objectifs en la matière. Par ailleurs, dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble réaffirme qu'il préfère que la zone euro règle elle-même ses problèmes plutôt que de dépendre du Fonds monétaire international : "pour un bloc monétaire, régler les problèmes de l'un de ses membres grâce au FMI ne peut et ne doit être qu'une exception".

La chancelière allemande Angela Merkel déclarait encore mardi que l'Allemagne n'accepterait une aide financière pour la Grèce, en dernier recours, que si elle ne pouvait plus lever des fonds sur les marchés financiers, selon l'agence Reuters. Et, surtout, elle aurait déclaré que son pays n'accepterait comme soutien à la Grèce qu'un modèle combinant une aide bilatérale et une contribution du Fonds monétaire international (FMI). Elle aurait donc eu gain de cause.

Les déclarations de la chancelière allemande confirmaient les propos tenus plus tôt dans la journée par un haut fonctionnaire du gouvernement allemand sur le dossier grec.

Par ailleurs, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s'est dit pas opposé à l'organisation de sommets restreints des dirigeants de la zone euro mais n'a pas encore rendu publique sa décision en vue de la proposition de Paris et Madrid d'une telle réunion jeudi, a précisé ce jeudi son porte-parole.

Plus tôt, ce porte-parole avait indiqué que "M. Juncker fait partie des chefs d'Etat et de gouvernement qui pensent que c'est bien de le faire (se réunir au niveau des chefs d'Etat) mais que cela ne peut pas être institutionnalisé". "C'est la première fois que j'entends parler de cela (la réunion)", a-t-il poursuivi. "M. Juncker est en contact permanent avec la France et l'Allemagne".

De son côté, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a jugé qu'un tel sommet pour tenter de trouver une solution à la question de l'aide à la Grèce serait une "bonne chose".

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Commentaire 1
à écrit le 24/03/2010 à 10:15
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LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE NE PEUVENT SE PASSER L'UNE DE L'AUTRE, C'EST UNE EVIDENCE DE PLUS EN PLUS ECLATANTE A CHAQUE DIFFERENT POLITIQUE OU ECONOMIQUE. IL FAUT ALLER PLUS LOIN DANS L'INTEGRATION.

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