Pourquoi la BCE est opposée à toute restructuration de la dette grecque

 |   |  706  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : REUTERS)
Le président de l'institution européenne a insisté jeudi à Francfort sur le rejet par son institution de toute option débouchant sur un "événement de crédit", s'opposant ainsi à la position de Berlin.

Jean-Claude Trichet l'a martelé à nouveau jeudi, lors de sa conférence de presse qui a suivi la réunion du conseil de la BCE : « La Banque centrale européenne est contre un événement de crédit. » Autrement dit, le gouverneur réaffirme son opposition résolue à toute idée d'une « restructuration de la dette », en l'occurrence celle de la Grèce, comme le demande l'Allemagne.

Le débat devrait donc être vif lors de la réunion de l'Eurogroupe le 20 juin, préambule au Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement les 23 et 24 juin, qui devra trancher sur l'aide à apporter à une Grèce incapable de pouvoir se financer sur les marchés en 2012 comme prévu.

Plusieurs pays, dont l'Allemagne, qui font face à l'hostilité croissante de leurs opinions publiques, veulent réduire au minimum leur contribution à une nouvelle aide à la République hellénique dont les besoins pour faire face à ses engagements d'ici à 2014 sont estimés à quelque 90 milliards d'euros. Ces États souhaitent donc que les détenteurs privés d'obligations grecques participent aussi à l'effort.

« Dans l'affaire grecque, les Européens sont dans une impasse. Le gouvernement allemand dit qu'il faut une restructuration de la dette, les agences disent qu'une restructuration est une forme de défaut, et la BCE dit qu'elle n'acceptera pas des obligations en défaut en collatéral », résume Maurice de Boisséson, chez Octo Finances.Surtout, le risque d'un « événement de crédit » pourrait s'avérer préjudiciable pour la BCE, et mettre à mal son indépendance sur laquelle s'est bâtie sa réputation.

En effet, dans le cadre de la résolution de la crise de la dette souveraine dans la zone euro, elle a acheté des obligations des pays fragiles à hauteur de 444 milliards d'euros, dont 190 milliards d'euros de papier grec, selon une étude du think tank Openeurope. Selon les calculs des experts de Open Europe, le chiffre de quelque 440 milliards d'euros d'exposition de la Banque centrale européenne (BCE) découle de l'addition de l'obligataire qu'elle a acheté : 60 milliards d'euros de titres grecs, 18 milliards de titres irlandais et 20 milliards de titres portugais.

Mais il s'agit là en fait de montants exprimés en nominal. En réalité, le prix d'achat effectif est de : 42 milliards d'euros pour les titres grecs, 14,4 milliards pour les irlandais, 18 milliards pour les portugais, soit un montant de 74,4 milliards d'euros.

A cela, les experts d'Open Europe ajoutent les crédits consentis à des conditions attractives aux banques de ces pays plus l'Espagne et l'Italie et les collatéraux inhérents dont Open Europe souligne qu'ils souvent des produits titrisés ABS (Asset Backed Securities). Or s'ils ne sont pas tous classés « toxiques », il reste difficile à déterminer les risques potentiels de pertes en cas de restructuration de la dette souveraine grecque dans un premier temps. Selon les calculs d'Open Europe, les montants en question s'élèvent à 97,7 milliards (Grèce), 126 milliards d'euros (Irlande), 41 milliards d'euros (Portugal), 47,4 milliards d'euros (Italie), 57,1 milliards d'euros (Espagne), soit un total de 369,2 milliards d'euros, qui ajoutés à la valeur réelle d'achat de l'obligataire (74,4 milliards), donne un montant de 443,6 milliards.

Cela souligne le risque auquel est exposé la BCE en cas de défaut de dette et les conséquences sous forme de contagion aux autres maillons faibles de la zone euro. De facto, une décote de ces actifs la rendrait extrêmement vulnérable, et très dépendante des États de la zone euro, qui devraient la recapitaliser. « Si la Grèce devait restructurer la moitié de sa dette, un niveau où elle redeviendrait soutenable, la BCE pourrait subir entre 44,5 milliards et 65,8 milliards d'euros de pertes sur les obligations et les titres en collatéral des banques grecques qu'elle détient », ont calculé Raoul Ruparel et Mats Persson, chez Openeurope.

Une solution pour sortir de l'impasse consisterait en un rachat par les États de la zone euro, via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), de ces titres détenus par la BCE. « Cette option discutée il y a quelques mois était tombée à l'eau. Il serait de l'intérêt de tous de la faire aboutir au Conseil européen des 23 et 24 juin », juge Bruno Cavalier, chez Oddo Securities.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/06/2011 à 12:20 :
si je comprends un peu, d'un coté la bce se fait carotter et les etats membres renflouent, donc nous et s'endettent, ou bien mieux les etats (nous toujours) renflouent directement le trou et s'endettent .
a écrit le 14/06/2011 à 19:55 :
Le fonctionnement de l'europe qui a été créee est déplorable. Il paraît inconcevable que le fonctionnement économique de la Grèce ait pu échapper aux économistes internationaux. Nous assistons maintenant à l'absorbtion d'un pays par des pays ; paraît-il amis. Comment un peuple peut-il considérer des amis qui engloutissent leur patrimoine. Certes, ils sont les premiers responsables, mais notre comportement n'est pas un modèle de solidarité européenne.
Réponse de le 14/06/2011 à 21:45 :
En fait, les économistes internationaux auraient dû inspecter la Grèce avant, correct? Le seul hic - avant les problèmes, sur quelle base? Sur quelle base le banquier chez lequel vous n'êtes pas peut vous demander des comptes? Et ce sera quoi le modèle de solidarité Européen? Si quelqu'un ne peut payer et a besoin d'argent, avant de donner des sommes astronomiques, vous allez aussi demander des contreparties? Si je me trompe, je serai heureux... Mais je ne pense pas. Solidarité ne veut pas dire aumône...
a écrit le 14/06/2011 à 14:05 :
Je pense que sortir de l'Euro sera assez catastrophique pour la Grèce comme pour France.

Mais rester dans l?Euro dans l'état actuel des choses l'est aussi!!
a écrit le 14/06/2011 à 13:09 :
Et donc que va t'il se passer si l'euro s'écroule? Pour nous, pour les grecs?
a écrit le 14/06/2011 à 12:54 :
Pour enquiquiner la BCE, la Grèce doit lancer un grand emprunt national.
Ce n'est pas autorisé ? Mais diriger l'Europe sans être élu, ce n'est pas démocratique, non plus.
Réponse de le 14/06/2011 à 21:48 :
Et si on "enquiquine" la BCE, c'est nous tous qui allons souffrir... La Grèce peut lancer ce qu'elle veut, le seul problème, c'est que personne n'en veut (à moins que vous ayaez acheté des titres grecs en masse?)
a écrit le 14/06/2011 à 3:41 :
La planche a billet il n'y a plus que cela ... de toute manière les américains ont commencé donc nous sommes obligés de suivre ...
a écrit le 13/06/2011 à 18:57 :
L'Allemagne est un cas unique en Europe et vraiment a part.

Ils sont peut être aussi endettés mais ils affichent une croissance de 4% et des exportations record! Merci à l?Inde, Chine et tous les autres clients des allemands.

En clair, ils n'ont pas de problème de compétitivité et peuvent financer leurs dettes!

Mais des économies hyper endettes (y compris l?Espagne, l'Italie ou la France..) vont être obliger d'épouser l'austérité... avec bien étendue toujours un gros problème de compétitivité!

Ca va obliger ces pays à s'offrir plus de flexibilité et de compétitivité qui n'est pas négatif pour le long terme!!

En attendant, le peuple va souffrir mais probablement pas les banques !!
Réponse de le 14/06/2011 à 0:02 :
C'est surtout avec les pays de la zone Euro que l'Allemagne affiche un grand excédent commercial.
Réponse de le 14/06/2011 à 13:51 :
L'allemagne affiche un excédent commercial avec la zone Euro (60%) mais aussi avec l'Asie et les etats-unis (40%)!!
a écrit le 13/06/2011 à 17:33 :
D'ailleurs les agences de notation n'y croient plus : S&P vient de dégrader la note de la Grèce à CCC; plus que 3 crans avant d'avoir la pire note possible : D. Ils estiment qu'une restructuration sera nécessaire. Attachez vos ceintures !!!
a écrit le 13/06/2011 à 15:16 :
Très bien mais n'oubliez pas le marché des CDS et le casse tête devant lequel se trouve nos dirigeants, soit la restructuration entraine un déclanchement de la couverture ( du CDS ) obligeant les banques à indemniser les détenteurs de CDS, soit on trouve un tour de passe passe pour que la restructuration ne soit pas un élément declencheur et l'industrie du CDS en prendra un coup ainsi que celui des obligations en général. En clair dans les 2 cas le probleme grec risque de declancher une nouvelle crise financière.
Réponse de le 13/06/2011 à 17:10 :
Quand une banque émet un CDS, elle vend un produit d'assurances. Elle doit alors couvrir ce risque et provisionner ce risque. Si elle ne le fait pas, elle vend une "promesse de payer en cas de défaut" alors qu'elle n'en est pas capable. C'est un mensonge et une escroquerie. Nous devons raisonner comme si les banques émettrices de CDS étaient capables de faire face à leurs obligations contractuelles. Sinon, cela revient à protéger des escrocs ayant émis des CDS sans en avoir les moyens, comme l'avait fait à l'époque AIG, liquidé en 2 jours par la faillite de Lehman dont elle avait garanti les dettes sans rien provisionner (c'était plus simple de tout distribuer en bonus...). Les contribuables n'ont pas à protéger de tels escrocs.
Réponse de le 13/06/2011 à 17:12 :
en gros !! CDS et/ou restructuration : les banques paient

l'essentiel sera la capacité des dirigeants européens à faire passer la population avant les banques.

si les banques font faillite, les états peuvent les nationaliser et les dépecer et certainement effacer une partie de leurs propres dettes , c'est pas si mauvais en fin de compte
a écrit le 13/06/2011 à 15:13 :
Autrement dit, seul un retour à l'inflation pourrait permettre d'éviter la déflation qu'annoncent la restructuration de la dette grecque et la crise des dettes souveraines plus généralement... Non pas que ce soit souhaitable, mais entre l'inflation et le chaos on ne choisit pas.
a écrit le 13/06/2011 à 14:32 :
TRICHET c'était le gardien du temple BANQUE de FRANCE quand le CREDIT LYONNAIS s'est vomi . On a le right man at the right place . L'addition c'est pour le contribuable .
Réponse de le 13/06/2011 à 15:12 :
C'est bien de rappeler aux veaux français un peu d'histoire. Bien joué !
Réponse de le 13/06/2011 à 15:53 :
Encore un commentaire de Mr Bastien sans intérêt et dénué d'un minimum de culture et reflexion économique. Enfin il évolue on ne voit plus de commentaire du style " a bat l'UMPS". Mrs de La Tribune il conviendrait de censurer ces commentaires sans interet pour redonner la hauteur qu'il convient à cette rubrique.
Réponse de le 14/06/2011 à 4:25 :
Ah la censure ! La gloire des ennemis de la démocratie ! Quant à l'économie, relisez donc un peu ce que j'écrivais il y a déjà plusieurs mois de cela sur ce même site. Curieusement, vous y trouverez point par point la situation qui se déroule à l'heure actuelle tandis que vos petits amis "économistes" des médias se sont lamentablement gauffrés sur toutes leurs prévisions. Il faut croire que je ne suis donc pas si bizut que cela en ce domaine... contrairement aux amis de l'UMPS.
a écrit le 13/06/2011 à 14:18 :
Contrairement aux idees recues, je pense que les banques francaises sont bien exposées aussi.. et il est plus qu'evident que les banques doivent payé à 100%!

En cas de restructuration, nous devrons simplement echelonne cette risque des banques sur la duree ( 10, 15 ou 20 ans) mais ils doivent payer à 100%!!
a écrit le 13/06/2011 à 13:51 :
Mercredi 4 mai 2011 :
Hans-Werner Sinn, professeur à l'université de Munich, président de l'Institut de Recherche Economique IFO :
"Au final, soit l?euro s?écroulera, soit une Union de transfert sera établie dans l?Union européenne, par laquelle les déficits des comptes courants seront financés par des donations entre pays membres."
a écrit le 13/06/2011 à 12:33 :
Il est inacceptable que la totalement de la facture soit payée par le contribuable européen, sans participation des banques. Il faut que la facture soit partagée. Et il n'est pas possible de continuer à savuer en parmanence tous ceux qui ont des problèmes à payer leurs dettes : cela ne fait que repousser le problème. Les banques étaient en quasi faillite ? Les états et la banque centrale les ont sauvées. Puis ce sont certains états qui ont été au bord de la faillite ? D'autres états, l'UE et le FMI les ont sauvés partiellement. Cela ne suffit pas ? On va encore les sauver ? Mais quand ces sauveteurs auront à leur tour du mal à payer leurs dettes, que se passera t'il ? Qui sauvera la BCE, l'UE, l'Allemagne quand leur tour viendra après qu'ils aient sauvé les banques, la Grèce, l'Irlande, le Portugal etc ? Cela n'a aucun sens. Autant accepter maintenant des défauts partiels plutôt que de se voiler la face en repousser l'inévitable.
Réponse de le 13/06/2011 à 13:41 :
1. Il faut arreter de generaliser, ca ne fait pas avancer le debat: non, toutes les banques n'ont pas ete en faillite. En Europe, il s'agissait principalement de certaines banques allemandes, britanniques, belges, puis irlandaises (sans compter le secteur bancaire espagnol qui n'est toujours pas restructure...). Les banques francaises, elles, se portent bien, merci.
2. Et le risque systemique? Les tests de resistance ont ete plutot positifs, mais n'ont pas completement convaincus de la solidite du systeme bancaire europeen. On ne sait pas trop quelles consequences pourrait reellement avoir une restructuration de la dette grecque. Mais n'oubliez pas qu'in fine, si les banques sont touchees... l'ensemble de l'economie, ainsi que votre porte-monnaie (ou votre compte en banque), le sera! C'est pour cela que (a part pour des questions morales et politiques!) "faire payer les banques" n'est pas non plus LA solution ideale.
Réponse de le 13/06/2011 à 16:32 :
il n'y a plus de solution idéale.
il n'y assez d'argent pour payer les dettes, donc elles ne seront pas payer et cela se fera dans la douleur.

il faut seulement être réaliste et chercher la moins mauvaise façon de traiter le problème. les banques mourront et seront nationalisées et dépecées mais les contribuables ne doivent pas devenir leurs esclaves.
dans le passé, les états , dont la France, ont tous fait faillite plusieurs fois, les banquiers sont morts depuis mais les états sont toujours là.
a écrit le 13/06/2011 à 9:43 :
Article interressant. Bien que je ne comprenne pas tout, il me semble que deux choses soient certaines. La premiere est que la Grece est ruinee et la seconde est que les contribuables Europeens devront payer. Alors que ce sooit par une recapitalisation de la BCE ou par un rachat de la dette par les Etats Europeens n'a finalement pas grande importance.Quand a la participation des prives, je n'y crois pas ou alors attention aux futurs taux Grecques, Portugais ou autres.
a écrit le 13/06/2011 à 9:19 :
Des hyper endettés qui prêtent à des hyper endettés ? A votre avis, le résultat ça donne quoi ?
Les seuls qui ne sont pas endetté, c'est les allemands...vous comprenez pourquoi, ce sont les seuls qui propose une restructuration...Car ce sont les seuls qui ont quelque chose à perdre...les autres sont déjà mort.

Allez jeter un oeil du coté de l?Islande qui dès le départ à refuser de payer pour les banques...aujourd?hui, son économie va bien merci. et sa note à été remontée (sans tambour médiatique bien ententu...)

A présent, si un seul, cesse de payer, tout le schéma de ponzi s'écroule et tout le monde fait faillite.
Réponse de le 13/06/2011 à 13:20 :
Faux, en % du PIB, l'Allemagne est en fait aussi endettee que la France - et meme davantage, en realite, a la fin 2010, et probablement un peu moins pour 2011 d'apres les projections.
Ce n'est pas si simple, il y a des voix discordantes en Allemagne. Mais c'est vrai que ce sont parmi les 1ers a emettre des critiques.
Réponse de le 13/06/2011 à 15:22 :
C'est vrai Jamie. Je regrette qu'il y ait aussi peu de lecteurs avec ce bon sens.
Réponse de le 13/06/2011 à 20:43 :
Moi je viens de lire et je dois dire que cela est tres inquietant car tout ce que l'on economise glou glou glou c terrible de s'etre privee pour ses enfants et ce sera bien la faute de ceux qui ns ont dirige mais de la notre Bastien
a écrit le 13/06/2011 à 9:08 :
Mouahahahaha, le folie revolving de l'Europe va s'effondrer tout de go.
Réponse de le 13/06/2011 à 20:44 :
Je n'aie pas voulu de l'EUROPE mais ns y sommes !!!!!!
a écrit le 13/06/2011 à 8:44 :
Les chiffres cités dans cet article semblent un peu farfelus; on en était resté à environ 80 milliards de dette souveraine rachetés par la BCE (donc hors créances sur les banques) et hors encours de dette souveraine rachetée par les banques centrales de chacun des Etats de la Zone euro ou de l'UE. Nous remercions la Tribune de bien vouloir vérifier car si ces chiffres étaient fondés ce serait un vrai gros gros problème.
Réponse de le 13/06/2011 à 15:24 :
Non, dans les faits, il faudra 120 milliards d'euros minimum pour faire souffler la Grèce jusqu'en ... 2012. 60 milliards prêtés par la BCE sur du vent, 30 milliards par le FMI sur ... du vent et 30 milliards donnés par ... les banques en fonction de leur bonne volonté. Elle est pas belle la vie chez les bisounours européens ?
Réponse de le 20/06/2011 à 13:03 :
Selon les calculs des experts de Open Europe, le chiffre de quelque 440 milliards d'euros d'exposition de la Banque centrale européenne (BCE) découle de l'addition de l'obligataire qu'elle a acheté : 60 milliards d'euros de titres grecs, 18 milliards de titres irlandais et 20 milliards de titres portugais. Mais il s'agit là en fait de montants exprimés en nominal. En réalité, le prix d'achat effectif est de : 42 milliards d'euros pour les titres grecs, 14,4 milliards pour les irlandais, 18 milliards pour les portugais, soit un montant de 74,4 milliards d'euros. A cela, les experts d'Open Europe ajoutent les crédits consentis à des conditions attractives aux banques de ces pays plus l'Espagne et l'Italie et les collatéraux inhérents dont Open Europe souligne qu'ils souvent des produits titrisés ABS (Asset Backed Securities). Or s'ils ne sont pas tous classés « toxiques », il reste difficile à déterminer les risques potentiels de pertes en cas de restructuration de la dette souveraine grecque dans un premier temps. Selon les calculs d'Open Europe, les montants en question s'élèvent à 97,7 milliards (Grèce), 126 milliards d'euros (Irlande), 41 milliards d'euros (Portugal), 47,4 milliards d'euros (Italie), 57,1 milliards d'euros (Espagne), soit un total de 369,2 milliards d'euros, qui ajoutés à la valeur réelle d'achat de l'obligataire (74,4 milliards), donne un montant de 443,6 milliards. Cela souligne le risque auquel est exposé la BCE en cas de défaut de dette et les conséquences en cas de contagion aux autres maillons faibles de la zone euro.
a écrit le 13/06/2011 à 8:21 :
Faut-il comprendre que la BCE est virtuellement en faillite, à moins que les États n'interviennent à nouveau ?
Réponse de le 13/06/2011 à 9:59 :
Oui, et c'est le contribuable qui va racheter la dette, sans doute à la valeur nominale... Préparez la vaseline!
Réponse de le 13/06/2011 à 15:25 :
En même temps, on ne prépare la vaseline que si on l'accepte. Transformez vos billets de papier en or et argent tangibles et ce sont les voleurs qui boivent le bouillon.
Réponse de le 13/06/2011 à 16:34 :
c'est plutôt une bonne nouvelle finalement !!
fin du pouvoir de la BCE et reprise en mains par les états !!
Réponse de le 18/06/2011 à 22:52 :
letroll, oui, reprise en main par les états : nous sortons l'euro et à chacun sa propre monnaie comme cela s'est passé pendant des siècle !!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :